samedi 5 avril 2008
Concerto pour trois
Elle avait rêvé d'un amant suffisamment averti pour la livrer, pendant l'amour, à la concupiscence d'un ou deux autres hommes… Il exposerait ainsi son désir inépuisable à leurs propres désirs, décuplant la violence de ses sens, la plongeant dans l'abîme vertigineux de l'oubli et de la volupté...
… Dans un salon aux lumières diffuses, sur un grand sofa de soie, je lui fais l'amour devant deux témoins... Elle les devine plus qu'elle ne les voit, elle entend peut-être leur souffle et de légers remuements... Elle est nue sous quelques voiles légers, abandonnée à mes caresses, à mes pénétrations répétées, ivre d'une jouissance qui lui semble ne plus devoir s'arrêter. Une nouvelle fois, alors que je cherche encore de ma langue le miel de sa source, elle prend mon sexe dans sa bouche pour le sucer longuement sous les regards avides de nos deux spectateurs qu'elle devine dans l'ombre... Comme dans un rêve, elle se surprend à ouvrir plus largement ses cuisses, tentée de leur montrer mieux encore l'intensité de son désir et le creux de son intimité offerte...
Dans la lumière incertaine que quelques bougies rendent équivoque, elle croit percevoir une ombre qui bouge et qui s'avance... L'un des deux hommes est là, près de nous, et tandis qu'elle étreint toujours mon sexe dans sa main, qu'elle le lèche à petits coups de langue précis, juste sur le bout de mon gland, elle le découvre à demi nu, sa virilité dressée, énorme et tentatrice...
Il lui frôle les seins d'une main, de l'autre lui caresse le pubis sous lequel son clitoris tendu comme une corde de violon vibre et frémit entre mes lèvres...
J'ai pris sa main libre qui s'égarait sur son ventre et l'ai posée doucement sur ce sexe inconnu qu'elle tâte maintenant avec précaution, comme pour le reconnaître et l'apprivoiser. Un sexe de belle taille qui bande comme un dieu ! Je la vois l'entourer de ses doigts, le presser un peu pour éprouver sa résistance, faire quelques va et vient, timides et lents, puis plus assurés, sans lâcher de l'autre main mon propre désir, dressé avec encore plus de force...
Allongée sur le dos, les seins frémissant de ses propres mouvements, elle nous masturbe, nous branle avec passion tandis que nos quatre mains la parcourent, la fouillent et l'affolent, jouant un concerto dont elle règle la mesure, un sexe dans chaque main... Elle jouit maintenant sans discontinuer et cependant que sa chatte palpite et suinte de plaisir, je devine à son sourire gourmand le ton qu'elle entend donner au prochain mouvement ! Elle nous tire vers elle, elle rapproche l'une de l'autre ses mains toujours bien pleines, elle nous conduit vers sa bouche et nous suce tour à tour puis ensemble, se délectant déjà de notre offrande prochaine...
lundi 11 février 2008
Soirée d'une Novice (3)
...
Il y eut un moment d'accalmie dans cette houle de corps enchevêtrés...
Je restais là ensorcelé, admirant cette sculpture charnelle dont s'échappait l'odeur entêtante de vos nectars mêlés. Puis j'observai bientôt d'imperceptibles mouvements, comme une réorganisation de l'ensemble... Deux des trois femmes se détachaient du groupe pour jouer avec un godemiché dont elles usaient ensemble et par les deux bouts. La troisième, une blonde aux cheveux défaits, s'étendait mollement sur le dos, tandis que d'un gracieux mouvement de danseuse, vous vous retrouviez vous-même à califourchon sur elle, tête-bêche, reposant sur vos genoux et vos avant-bras. Vous me tourniez le dos si j'ose dire, alors que votre compagne allait et venait entre vos cuisses, butinant votre fleur et la couvrant d'humides baisers...
A l'opposé, de votre côté, un homme entra, nu et nanti d'un vit superbement érigé. Il considéra la situation puis galamment, ayant perçu mon approbation, vous proposa ses services. Je vous ai vue saisir sa queue d'une main délicate, la sucer consciencieusement puis l'introduire vous-même dans la chatte de votre partenaire tandis que de votre langue vous assuriez un complément de caresses tant sur les lèvres de la jeune femme que sur le membre du nouveau venu...
J'avoue alors avoir été distrait ! Car pour faire bonne mesure je suppose, ou adepte de symétrie, la blonde projeta ses deux bras en arrière et avec une habileté étonnante au vu de sa position, défit en un instant mon pantalon. Mon sexe enfin libre et généreusement gonflé en sortit comme un diable de sa boîte ! Elle n'eut alors aucune peine à le dresser complètement... De ses doigts longs et fins elle le branlait légèrement puis m'attirant vers son visage, elle l'ingurgita !
C'était le mot qui convenait. Sa tête renversée en arrière lui permettait sans doute cette performance : elle m'avalait jusqu'au plus profond de sa gorge et je voyais mes testicules battre sous son nez à l'orée de ses lèvres. Puis elle me repoussait en soufflant et m'aspirait encore... Mais elle sut varier le jeu. Faisant toujours aller et venir sa main sur mon membre bandé, elle ouvrait de l'autre votre figue trempée pour y enfouir sa langue. Je vous voyais onduler, vous cambrer plus encore tandis que vous poursuiviez votre propre jeu, léchant et suçant le chibre turgescent de l'inconnu. Vous aviez entrepris, sans omettre de doigter profondément notre blonde amie, une fellation impériale ne laissant au pauvre homme aucun répit.
C'est alors que notre blonde vous ouvrant davantage tira mon sexe jusqu'à la lisière de votre chatte. Elle promenait mon gland sur vos lèvres, le faisait glisser sur votre fente écartelée jusqu'à votre clitoris. Puis, s'en servant comme d'un gode de chair, elle vous en enfila d'un coup... Je vous ai sentie un instant vous resserrer sous l'assaut inattendu mais que vous espériez sans doute. Quelques lapements habiles de notre entremetteuse vous détendirent et vous retenant par les hanches, flattant vos fesses de quelques tapes d'encouragement, je vous pénétrai complètement. Nos mouvements s'harmonisèrent sur un rythme qui ne faiblissait pas... A chacun de mes coups vous avaliez le pieu de du mâle qui vous faisait face, cajolant toujours la fille qui vibrait de plus en plus, se cabrait et caressait vos seins de son ventre tendu. Et je sentais sa langue courir de vos lèvres à ma hampe qu'elle léchait voluptueusement chaque fois que je la ressortais de vous...
Il y eut bientôt une sorte de frémissement collectif... Une vibration qui s'amplifia jusqu'à ce que l'orgasme nous gagne tous en même temps... Et tandis que, vous aidant réciproquement de vos doigts, vous jouissiez toutes deux avec force feulements et gémissements, l'inconnu et moi, frustrés sans doute de ne pouvoir nous occuper que de l'une d'entre vous à la fois, nous nous retirions pour éjaculer entre vous deux ! Je vis le sperme de votre étalon se répandre sur vous et jaillir jusqu'au visage de la blonde tandis que je projetais le mien jusqu'au vôtre...
Vous êtes restée quelques instants suspendue au dessus d'elle, secouée de longs spasmes, la tête rejetée en arrière... Puis dans un soupir vous vous êtes effondrée sur son corps, vous enduisant l'une et l'autre de notre semence encore tiède...
mercredi 23 janvier 2008
Soirée d'une novice (2)
(La 1ère partie est ICI )
J'avoue que certains détails de mon souvenir se diluent depuis cette soirée, dans une brume dont ressort essentiellement aujourd'hui l'excitation peu commune que je ressentais. Une tension si vigoureuse qu'elle me semblait ne jamais devoir faiblir ! Et qui d'ailleurs me reprend par surprise en écrivant ces quelques lignes, ne serait-ce qu'en évoquant la danse de vos cheveux sur vos épaules tandis que vous marchiez devant moi… Vos cheveux, certes, mais aussi votre déhanché chaloupé et la vision fugitive de vos fesses nues entre les pans de votre robe. Vous me sembliez à la fois mienne, et inaccessible !
Nous nous étions éloignés de cette joyeuse cabine ajourée pour nous retrouver bientôt dans une de cave : le "donjon" de l'établissement ! D'une rusticité inquiétante, les lieux n'étaient éclairés que par des flambeaux dont le grésillement apportait encore plus de mystère. Dans le fond, avait été aménagée une geôle fermée de solides barreaux métalliques… Vous m'avez demandé ingénument à quoi cela pouvait bien servir ! Peut-être certains détails vous échappaient-ils encore mais à la lueur de vos yeux où la flamme des torches dorait des éclats de noisettes, j'ai su en un instant que vous aviez intuitivement quelques idées sur la question. Il y avait là des anneaux, des chaînes, des liens de toute sorte, des cagoules, un impressionnant martinet… On y voyait aussi une potence ancrée dans le mur de pierres vives et au centre, tout un dispositif de contention dont le siège aussi étroit et inconfortable que la selle d'un vélo de course était muni d'une excroissance oblongue et polie dont l'usage ne laissait aucun doute… Votre curiosité était à son comble !
- Mais, c'est un… me dites-vous du bout des lèvres en tendant une main pour caresser l'objet…
- C'est cela même, dis-je ! Une fois assise là, vous êtes sûre de ne pas glisser ! Je me demande en fait comment cela pourrait vous arriver, une fois liée, ligotée, menottée, enchaînée sur cet appareil… C'est aussi bien, d'ailleurs, puisque l'ensemble monté sur un mécanisme ingénieux permet de le faire pivoter en tous sens… Ce qui offre évidemment la possibilité de vous exposer dans toutes les positions imaginables…
Insidieusement, une image aussi crue qu'improbable s'était emparée de moi : je vous voyais là, solaire, empalée, "crucifiée" sens dessus-dessous, vos seins pointant vers le haut ou le bas, suivant les révolutions de la machine... J'ai eu soudain l'envie sauvage de vous prendre contre les barreaux !
Mais, insouciante et mutine, vous faisiez mine d'entrer dans la cage ! Voyant alors s'approcher deux hommes au sourire carnassier, j'ai attiré votre attention sur le panonceau apposé en évidence au-dessus de la porte :
"Hic inis libidine tua… Gaudium dominorum libera te !"
- Ce qui veut dire ?
Vous étiez redoutablement désirable... Et tellement fragile... J'ai bien failli me noyer dans vos yeux !
- Ce qui veut dire approximativement : "Ton désir te fait entrer ici… Celui de tes maîtres t'en fera sortir". Autrement dit, si vous entrez là de votre propre initiative et sans maître déclaré, ces joyeux lascars vont refermer la porte, garder la clef : et vous n'en sortirez que lorsque vous vous serez soumise à l'un d'entre eux et que cela lui plaira…
- Mais vous êtes là…
- Je ne suis pas votre Maître, Julie !
… Trop de choses à vous expliquer... Je crois me souvenir que vous m'avez demandé d'y revenir un jour, seuls vous et moi parce que tout cela vous attirait. Il me semble bien aussi que je vous l'ai promis… Nous sommes remontés, pour faire une station au bar où je vous ai juchée sur un tabouret haut, vous demandant de bien laisser s'ouvrir les pans de votre tunique… Vous m'avez dit en riant que vous n'aviez plus de culotte ! Je vous ai répondu que je le savais et que c'était bien pour cela que…
Et puis, je vous ai entraînée dans une pièce aux lumières diffuses où trônait un vaste lit rond qui occupait toute la place... Là, un groupe, indistinct d'abord, s'emmêlait inextricablement : des corps nus dont on ne voyait que des jambes, des bras, des mains ondulant comme des serpents, et soudain des éclats de chair, des seins, des cuisses... Puis la scène est devenue plus précise. Trois femmes entièrement nues mais jouant avec de multiples voiles qui ondoyaient sur elles, s'ébattaient tendrement... Quand je dis s'ébattaient, je trahis un peu la douceur des mouvements ! Leurs corps glissaient les uns sur les autres, des doigts apparaissaient ici sur un sein, d'autres dans des cheveux, ou bien c'était encore une jambe qui semblait s'enrouler autour d'une taille qui se cambrait...
Vous sembliez fascinée par la scène : au pied du lit et me tenant encore par le bout des doigts, vous onduliez vous-même à l'unisson. De cet ensemble harmonieux jaillit soudain un bras dont la main fine et légère se posa sur votre cuisse. Elle disparut sous votre robe de vestale... Je la devinais sous les pans qui s'ouvraient, glissant sur votre ventre, s'égarant entre vos cuisses. Vous avez d'abord posé un pied sur le lit pour vous offrir davantage et puis, cette main vous tenant toujours, vous entraînant je suppose, vous vous êtes affalée sur le groupe qui a paru vous absorber ! Je ne voyais plus alors, au gré de cette danse érotique, que des parties de vous rendues au plaisir général. De vos lèvres brillantes vous baisiez un sein, de vos doigts fébriles vous caressiez une toison légère, là, vous vous frottiez contre une poitrine aux tétons érigés, ici votre langue s'attardait sur une fesse ronde...
Il y avait sur une musique sourde, des respirations légères, des souffles de plaisir et des gémissements que je vous attribuais. Et puis, comme dans un éclat sombre de désir, j'ai vu vos cuisses ouvertes, votre chatte gourmande où s'aventuraient deux mains qui, ensemble, vous investissaient...
(à suivre)
jeudi 17 janvier 2008
Soirée d'une novice (1)
En descendant du taxi, une question me taraudait insidieusement : n'alliez-vous pas vous enfuir de ce Club un peu spécial, malgré nos accords et les explications que je vous avais données, pour ne plus jamais me revoir ? Mais ce qui me paraît surprenant aujourd'hui, avec un peu de recul, c'est que ma principale inquiétude ce soir-là était de savoir si vous préfériez les hommes ou les femmes ! Je crois me souvenir aussi qu'au dernier moment, juste avant d'entrer, je me disais qu'après tout je pouvais bien vous offrir les deux à la fois...
Un peu plus tard, vous sembliez si surprise par le côté classe et courtois de la société qui se trouvait là, que d'une part j'oubliai mes craintes et que d'autre part la question de vos préférences s'envola aussi légèrement que les dessous du personnel féminin ! Nous avions opté pour une soirée avec dîner... Le service était assuré par des jeunes femmes très, très court-vêtues et vous me parûtes très rapidement vous y intéresser autant que moi ! Chaque fois que notre serveuse, une petite brune tout aussi appétissante que le menu, venait s'occuper de nous, je passais ma main sous sa jupe autant pour connaître vos réactions que pour apprécier le velouté de ses fesses, et je m'aperçus rapidement que, les yeux brillants, vous en faisiez autant... De très jolies fesses, la brunette !
La suite de mes souvenirs se perd un peu dans des images et des sensations désordonnées. La jupe noire et plissée de la serveuse qui, lorsqu'elle s'éloigne à petits pas chaloupant sur ses hauts talons, se soulève en battements réguliers sur son cul... La subtile frontière de ses bas noirs sur sa chair blanche... Le tendre pli de ses cuisses à la naissance rebondie de son séant... La sensation fugace de la tiédeur de son entre jambes que vous sembliez mesurer en connaisseuse chaque fois que vous y mettiez discrètement la main... S'imposait aussi cette sorte d'évidence (mais vous savez ce que sont les souvenirs...) : vous écartiez largement les cuisses sous la table prétextant que cela ne se voyait pas et que j'étais le seul à le savoir... Je le savais en effet, et sans avoir à me pencher sous la nappe, je le voyais aussi... Du moins ai-je encore en tête le spectacle charmant de votre chatte dont la toison dissimulait à peine votre source qui me semblait suinter de plaisir... Je me souviens aussi de ma propre excitation ! Peu commune dans une salle de restaurant je l'avoue... Une excitation entretenue par le bout de votre pied entre mes cuisses, et par l'évocation des surprises que je brûlais de vous réserver... Impatient de votre plaisir, un peu comme on l'est parfois lorsqu'on attend que quelqu'un ouvre le cadeau qu'on vient de lui faire.
... Nous nous sommes retrouvés dans la salle... Une sorte de Pub avec tables basses, profonds fauteuils rouges, divans ... Et tout autour, des portes tendues de rideaux donnant sur des alcôves meublées de banquettes confortables. Toutes communicantes ces alcôves et constituant une sorte de labyrinthe. Je vous les faisais visiter, n'ayant d'autre but que de vous les montrer et de vous faire passer au milieu de tous ces gens, certains en couples d'autres par groupes de trois ou quatre, tous fort correctement vêtus. Mais l'on voyait ici ou là s'ouvrir un chemisier, se relever une robe si bien que l'on apercevait dans la pénombre des poitrines nues, des cuisses dévoilées que caressaient doucement des mains non identifiées...
A ce moment là, vous étiez vêtue, sans que je me souvienne quand avait eu lieu le changement, d'une surprenante et longue chasuble blanche. Elle ne tenait qu'autour de votre cou, constituée d'une douzaine de pans qui descendaient jusqu'à vos pieds. A chaque pas, cet assemblage léger s'ouvrait légèrement et par intermittence apparaissaient l'une de vos jambes, une cuisse, un sein, une hanche ! Je vous tenais la main et vous conduisais toujours vers une pièce nouvelle jusqu'à ce qu'une curieuse cabine retienne votre attention... Cylindrique, un mètre de diamètre sans plus, deux fois plus haute, elle était percée sur son pourtour de plusieurs ouvertures vaguement ovoïdes d'une dizaine de centimètres disposées à des hauteurs variables... Vous vous en êtes approchée pour découvrir qu'on pouvait y entrer, ce que vous avez fait, vous y tenir debout, accroupie ou même penchée...
Il m'a semblé alors que vous aviez deviné son usage... J'ai refermé soigneusement la porte, vous laissant à l'étude d'un mode d'emploi qui dut vous apparaître immédiatement ! A l'extérieur, cinq ou six hommes s'approchèrent et chacun exhibant son sexe l'introduisit sans plus tarder dans l'une des ouvertures... A la mine réjouie de ces messieurs, je devinai que vous aviez su quoi faire devant ces vits anonymes tendus vers vous et de ces quelques mains féminines qui ne tardèrent pas à s'immiscer dans les orifices libres... Impossible de dire combien de temps cela a duré. Vous êtes sortie, les lèvres palpitantes et brillantes, le visage un peu rouge. Y avait-il de la confusion dans cette rougeur ? Ou n'était-ce que la conséquence d'un essoufflement bien compréhensible ? Du regard vous sembliez m'interroger timidement : j'ai décidé alors de ne pas vous dire si j'avais moi aussi... Et je vous ai entraînée plus loin, vers d'autres réjouissances...
(A suivre)
vendredi 7 avril 2006
Promenade au parc
Nous allions main dans la main, penchés l’un vers l’autre, échangeant de menues confidences. Le jour n’en finissait pas de s’éteindre mais ce n’étaient pas les derniers rayons du couchant qui lui rosissaient le visage…
Je lui racontais des histoires. De ces aventures imaginaires et coquines qu’Agnès aimait tant parce qu’elle y tenait toujours le premier rôle. J’aimais mettre en scène ses désirs les plus cachés, ceux qu’elle ne consentait à avouer que sous la torture de mes caresses, lorsqu'à bout de plaisir elle dévoilait enfin l’univers troublant de ses fantasmes : contraintes, soumission, exhibition... Agnès ne manque pas d’imagination ! Je sais que tout ce qu’elle me confiait alors, elle le désirait réellement, bien qu'elle mît encore un peu de distance entre ses envies et leur réalisation : j’attendais avec curiosité que cèdent bientôt les derniers vestiges d’une pudeur chancelante qui n’en était que plus piquante.
Douce et tiède soirée. Quelques couples flânaient dans le parc. A leur approche, elle se serrait un peu plus contre moi. Et moi, l’enlaçant, je lui caressais les seins qui pointaient avec insolence sous son T-shirt et les lui pinçais délicatement, juste pour l’entendre gémir au moment où les promeneurs passaient à notre hauteur.
"Je vais vous libérer de votre culotte " dis-je soudain. Sa surprise ne dura qu’un instant et docile, Agnès se laissa vite entraîner sous un arbre, près d’un banc. Accroupi devant elle, j’avais sans prévenir passé mes mains sous sa jupe et j’explorais ses dessous : j’effleurais ses cuisses, j’identifiais la fine dentelle. Je m’attardais… Adossée contre l’arbre, elle avait fermé les yeux pour mieux goûter la tiédeur de la nuit et la douceur de mes doigts qui s’insinuaient sous son slip. Délicatement je dégageais l’étoffe, je musardais entre ses fesses, je glissais vers la moiteur de son sexe tandis que de l’autre main je descendais doucement sa culotte…
Je l’ai invitée à s’asseoir sur le banc de pierre, lui ai fait prendre la pose, jupe relevée sur ses cuisses écartées, offerte ainsi à tous les regards et j'ai reculé de quelques pas, autant pour faire naître son inquiétude de se trouver seule dans cette situation que pour savourer le spectacle. Dans la lumière d’un réverbère proche sa silhouette claire tranchait sur la pénombre des buissons. Nonchalante, elle avait posé une main sur son ventre et d’un doigt distraitement tendu semblait me montrer où poser mon regard, au cas où je n'aurais pas remarqué sa petite touffe noire, ses lèvres luisantes de désir, le sourire énigmatique de son sexe...
"Ne bougez pas." Je suis revenu auprès d’elle. "Ne bougez surtout pas." Un couple passait sur l’allée toute proche : le garçon poursuivit son chemin tout absorbé par le discours qu’il tenait à sa compagne, une métisse lascive à la démarche de danseuse. Nous ayant aperçus, elle avait ralenti sa promenade puis s’était arrêtée. Les bras repliés sur son corsage où l'on devinait une poitrine généreuse et nue, elle plongeait maintenant un regard gourmand sous la jupe d’Agnès qui imperceptiblement, s'appliquait à lui ouvrir davantage les profondeurs de son intimité. Le mystérieux face à face se prolongeait... "Ben alors, qu'est-ce que tu fiches ?" Au loin, l’ami s’impatientait. La fille fit volte-face et tandis qu’elle s’éloignait, esquissant un pas de danse, des deux mains elle a relevé sa robe par derrière : un instant, il n’y eut plus dans la nuit bleue que ses fesses ambrées, comme un beau fruit charnu.
Agnès eut un petit soupir félin... Elle n’avait pas bougé. Ou si peu : ses doigts voletaient mollement entre ses cuisses et perdue dans d'insondables rêveries, elle se caressait...
== Publicité ==
