Journal d'un Eronaute

Correspondances érotiques. Confessions intimes et récits alertes... L'érotisme comme principe vital

mercredi 4 novembre 2009

Madame ***

J'avais passé la nuit chez les ***.
Dans la chambre d'amis, pour être précis. Je suis sûr que Madame aurait apprécié d'autres arrangements, y compris l'absence de Monsieur, mais ce dernier est un peu sourcilleux et Madame a des principes... Le genre de femme qui ne fonctionne que par allusions, sous-entendus et se contente de fantasmes inassouvis. Je ne lui en veux pas mais c'est bien dommage : Estelle *** a tout ce qu'il faut pour entretenir une conversation, des arguments remarquables et j'aime la conversation... Donc, chambre d'amis...

Dame offrant ses seins dans l'espoir de voir autre choseJolie chambre d'ailleurs. Grande baie, vue sur le tilleul et le massif de rosiers, reproduction au mur d'une Dame de Le Tintoret, accès direct à la salle de bain... Au réveil, j'avais oublié que ladite salle de bain était aussi celle de la chambre de mes hôtes. Et c'est dans le plus simple appareil, nanti de mon habituelle ardeur matinale que je suis inopinément entré dans la salle d'eau. Estelle l'occupait déjà...

Surpris tout nu par quelqu'un qui n'est pas censé le connaître dans cette tenue adamique, un homme a généralement un réflexe assez simple : une main (ou deux, cela dépend autant de son degré de pudeur que de la taille de... ses mains) devant ses génitoires, et hop, voilà qui lui suffit pour se sentir un peu moins exposé ! Une femme... Eh bien une femme, c'est moins évident semble-t-il et c'est surtout dans 90% des cas, assez surprenant. Il faudrait sans doute vérifier (l'enquête est ouverte Mesdames, vous pouvez vous exprimez...) mais j'ai souvent pu observer un réflexe inattendu : les dames cachent d'abord et essentiellement leurs seins avec leurs deux mains et leurs bras ! Dieu sait - enfin je suppose qu'il le sait - que des seins sont attirants pour le regard et qu'ils génèrent bien des fantasmes. Mais tout de même, un sexe féminin ça inspire aussi ! En tout cas, moi, ça m'inspire... Mais non : surprise toute nue par un homme, la dame cache soigneusement sa poitrine, laissant alors son intimité exposée, faute de mains supplémentaires. Bon...

J'entrai donc dans la salle de bain, et Estelle y était nue. Plus exactement, elle ne portait qu'un soutien-gorge qu'elle finissait d'ajuster avec précision...
- Oh, pardon, dis-je en prenant un air penaud et omettant dans ma fausse confusion de cacher ce qu'elle n'aurait pas dû voir mais qu'elle regardait avec insistance.
- Pardon, pardon, répétais-je, je ne savais pas, j'ignorais que, je...
C'était charmant : d'une main, elle retenait une bretelle qui glissait, de l'autre elle cachait inutilement sa lingerie...
- Ce n'est rien, ce n'est rien, dit-elle en rosissant un peu, vous voyez bien que je suis presque habillée...

ChezJ'admirai au passage les nuances de la langue française ! Ce "presque habillée" me laissait d'autant plus songeur qu'elle ne semblait guère se soucier du flamboiement auburn de sa toison sous laquelle je devinais une longue fente sombre qui s'étirait paresseusement. L'improbable face à face me sembla durer plus que de raison...
- Mais vous-même, reprit-elle enfin... Oh ! Mon Dieu ! Oh, mon dieuuuu... Je suis tellement confuse !
Elle le paraissait si peu, pourtant.
- Je vous prie de m'excuser, dis-je, je reviendrai plus tard...

- Nooon ! Surtout pas... Restez... Enfin, je veux dire, c'est moi qui... Ou plutôt, je vais... Enfin, ne bougez pas... Je... Faites comme si...

Et d'un coup elle explosa, abandonnant toute réserve :
- Ah, merde, cela fait tellement longtemps que je n'ai pas vu une autre queue que celle de Marc ! Et en plus, vous bandez ! Vous permettez que je regarde ?

Elle regarda...

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lundi 17 août 2009

Un, deux, trois...

IMG15aJe crois qu'elle m'observe...
Du bout des yeux, discrètement, mais elle m'observe. Ou me considère, me guette, m'évalue, je ne sais pas... Je n'ai rien de très spécial pourtant mais l'étrangeté de l'inconnu attise parfois la curiosité. Ou l'intérêt... Elle se doute bien que je le sais mais comme je n'en montre rien par discrétion, elle fait exactement comme si je ne l'avais pas vue dans la pénombre du couloir et poursuit son examen, me regarde, me détaille...

Et ça me plaît bien ! Il y a longtemps que l'eau ne coule plus, que j'aurais pu sortir de la douche, mais je m'attarde comme si j'avais encore besoin de... de je ne sais quoi ! Par l'entrebâillement de la porte, je la regarde aussi mais ne distingue qu'une silhouette vague qui m'intrigue. Sa curiosité m'intrigue ! Et donc attise la mienne... Ce doit être comme ça que nait le désir, ou au moins l'envie, l'attrait. Elle m'observe, je la regarde...  Nous sommes à égalité en quelque sorte !

Pas tout à fait cependant : elle m'a vu avant que je ne la voie, et je suis nu comme un ver, mes vêtements dans le couloir précisément... Et ce genre de situation est de nature à provoquer chez moi des réactions embarrassantes ! Je suppose qu'elle le pressent. Ou qu'elle l'attend ! Allez savoir... Alors je compte jusqu'à dix ! A dix, je sors comme ça, l'air innocent, nu et avec ma réaction embarrassante ! Allez...

Un, deux, trois... sept, huit...

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vendredi 3 juillet 2009

Quoi, encore ?

Ce qui est pénible avec les photographes homologuées, c'est qu'elles ne se contentent plus de regarder par le trou de la serrure...

Elles vous dérangent même pendant la sieste !

EroMathilde04

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lundi 8 juin 2009

Chantage

- Et vous ne faites plus de photos de vous ?
La question de Mathilde me parvient de la chambre voisine, où elle finit de se préparer tandis que je traîne encore sous la douche...
- Comment ça, des photos de moi ?
- Eh bien oui... Pour votre blog, votre repère et tout ça...
Elle entre en trombe dans la salle de bain, brandit mon appareil.
- Non mais attendez, vous voyez bien que je ne suis pas... présentable !
- Justement...

Elle a un curieux petit éclat de lumière dans l'œil et tourne autour de moi, jupe rouge virevoltante comme la muleta d'un torero et l'objectif aux aguets. J'ai l'impression que je vais devoir négocier.
- Je vous propose de devenir votre photographe officielle, me dit-elle. Je me débrouille vous savez... Et vous aurez de quoi illustrer vos récits !
- Mais je n'ai pas l'intention d'illustrer mes récits avec mes photos !
- Ah non ? Alors voilà... C'est donnant-donnant : je fais des photos et vous les publiez, sinon je ne vous autorise plus à raconter nos histoires.
- Mais c'est du chantage !
- Oui...

EroMathilde01Evidemment, ce ne serait pas si grave. Mais il y a un petit quelque chose qui m'attire dans l'enjouement fiévreux de Mathilde et finalement...
- Et que retirez-vous de tout cela ?
- Ça, c'est mon affaire... Disons que j'ai envie de vous montrer à ma façon !! Et vos lectrices "regardeuses" comprendront sans doute... Mieux que vous ! Tenez... Bzzz-bip... là... Vous ne savez pas ce que je vois... Bzzz-bip Bzzz-bip... Et là... Ne vous occupez pas de moi... Pour une fois, c'est moi qui vous possède. Je me sers de vous... Bzzz-bip Bzzz-bip ! Marché conclu n'est-ce pas ?

Mathilde est fichtrement convaincante. Elle joue de l'appareil comme d'un sixième sens qui tiendrait à la fois de la vue et du toucher, elle me donne terriblement envie de me laisser faire... Terriblement envie tout court, d'ailleurs.
- Oh, oui ! Bzzz-bip Bzzz-bip... Là, j'adore...

Sa jupe rouge me frôle, tourbillonne, glisse...

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lundi 21 janvier 2008

Exhibi !

Je ne saurais affirmer que je suis exhibitionniste !
Il est vrai que je garde l'image populaire et caricaturale de l'exhibitionniste qui au coin d'une rue ouvre son imperméable pour montrer ses attributs et sa nature supposée généreuse à des dames scandalisées ! Non... Je ne suis sûrement pas ce genre de personnage…

J'avais approché ces notions avec un billet intitulé "Narcisse", faisant volontairement l'amalgame entre narcissisme et exhibitionnisme : pour ce qui me concerne, je crois en effet que ces deux tendances vont ensemble. Ce qui est premier pour moi, c'est le désir d'être et de me sentir nu, mais pas forcément de me regarder sans cesse et de tomber en pâmoison devant mon image ! Et pour être tout à fait honnête j'ajoute, parce que je m'en rends compte en essayant d'analyser cela pour vous, que cette nudité recherchée est une forme d'auto érotisme : nous ne sommes pas loin d'une manifestation libidinale brute, d'un désir sans objet direct dont la première satisfaction serait de me trouver au seuil d'une excitation sexuelle véritable, donc disponible…

Désir sans objet précis, disponibilité cependant…
Voilà qui motiverait peut-être ce passage possible à l'exhibition : au bien-être de cette disponibilité s'ajoute le contentement de la manifester et pour cela, il faut bien des témoins, n'est-ce pas ? Les plages de nudistes ne me conviennent pas ! Encore moins d'ailleurs les "camps" de naturistes où je découvris un jour que lorsqu'il fait un peu frais le soir, on accepte que vous mettiez un pull mais où l'on ne tolère ni short ni jupette ! Ce qui laisse donc sous-entendre bien des choses...   Il y a là trop d'organisation, trop de convention, trop de retenue… Trop de non-dit aussi.

D0_06bPCette nudité convenue et embrigadée m'indiffère. En revanche, ces immenses plages semi-désertes où je peux croire transgresser un interdit sous la molle surveillance de quelques hélicoptères, satisfont ma sensualité naturelle… Je n'y redoute plus l'érection sauvage et spontanée que pourrait provoquer la présence d'une accorte naïade ! Eh quoi, un sexe d'homme vit, se rétracte ou gonfle et s'allonge, bande pour de multiples raisons y compris pour celle, unique et majestueuse, de manifester sa présence…

Exhibitionniste donc, je ne le suis pas parce que je ne m'expose pas n'importe où… Je le suis cependant puisque c'est pure jouissance que d'évoluer nu et de me dévoiler dans des circonstances qui ne sont pas seulement de stricte intimité. Quant aux sensations que cela me procure, puisque c'est l'objet d'une question que l'on m'a souvent posée, je crois simplement qu'elles procèdent de l'envie que j'ai d'offrir à la curiosité ou au désir d'une éventuelle "regardeuse", le plaisir d'en profiter comme elle l'entend.

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mardi 29 mai 2007

Vous avez un message

"Oh !" dit Justine en se redressant soudain devant son écran... Elle consultait son courrier et venait d'ouvrir un message de Thomas.

Thomas, elle l'avait rencontré lors de ses dernières vacances dans le Limousin. Petit flirt platonique malgré quelques papouilles osées un soir dans une boîte, mais rien de plus. Sinon qu'avec le temps elle avait fini par fantasmer un peu, gardant surtout le souvenir d'une braguette qui gonflait contre son ventre tandis qu'il lui tripotait les fesses. Depuis, ils correspondaient par mail. Gentiment. Il rêvait de la revoir, elle se demandait pourquoi...

Sur l'écran, après un laconique "Je pense à toi", se succédaient trois photos de Thomas. Plus exactement trois gros plans de son sexe sorti de son pantalon. Ce qui fascinait pour l'instant Justine, c'était cette braguette ouverte en V qui encadrait ce qu'elle compara à un gros escargot niché entre les boutonnières d'un côté et les boutons de l'autre ! Sexe au repos de toute évidence... Mais pas tout à fait, se dit-elle. On voyait bien que pour la photo suivante, ni l'appareil ni Thomas n'avaient changé de position. Seul le temps, combien de temps, se demanda-t-elle ? avait modifié les choses... Le temps seulement, se demanda-t-elle encore en se mordant la lèvre inférieure ? Redressé à l'horizontale le pénis de Thomas avait sensiblement gonflé, doublé de volume et dégageait ainsi la moitié supérieure d'un gland lisse et rose qui lui rappelait les glaces qu'elle aimait bien sucer à la sortie de la piscine. Elle frissonna... L'une de ses mains passa sous sa jupe, retrouva la tiédeur de sa motte dont elle épousa le galbe.

"Oooooh !" dit-elle cette fois-ci en ouvrant la troisième photo... Toujours encadré par les boutons et les boutonnières le sexe de Thomas se dressait maintenant dans tout le cadre, verge raide et tendue à la verticale. Le gland presque mauve entièrement dégagé, laissait apparaître ce qui lui semblait le comble d'une érection : un ourlet finement incurvé garni d'une discrète couronne perlée dont elle imagina les effets... A travers le coton humide de sa culotte, son majeur épousait le creux de sa fente. Elle afficha la première photo... Puis la deuxième... Et la troisième... Pour se rendre compte enfin que Thomas n'avait pas de poils ! Ou presque pas. Et Justine chargea les trois clichés en diaporama : elle le mit en boucle pour voir le sexe, non la queue, pensait-elle, de Thomas s'ériger indéfiniment, gonfler, durcir supposait-elle...

Affalée sur sa chaise, elle avait passé ses mains sous l'étoffe et se caressait. Et lorsque sa messagerie lui annonça soudain l'arrivée d'un nouveau message de Thomas, Justine arquée sur sa chaise, robe troussée, cuisses ouvertes et chatte en feu, jouit à n'en plus finir, les yeux rivés à l'écran...

Posté par Eronaute à 19:05 - FANTASMAGORIES - Commentaires [9] - Permalien [#]
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vendredi 8 décembre 2006

Sans détour...

C’est vrai que vous avez fini par lui donner envie de se... Vous étiez tellement excitée, chaude, désireuse de vous faire prendre, qu'il a eu l'idée un peu perverse de vous faire attendre, jambes ouvertes, assise sur le grand fauteuil d'osier et les mains mollement liées dans le dos...

Vous étiez trempée, la chatte suintante, gorgée de désir. Votre fente s'ouvrait largement et lui laissait voir battre l'intimité votre coquillage rose… Et cette fente humide aux lèvres écartées, il l'a désirée au point de bander de plus en plus fort, de plus en plus dur, de plus en plus gros… Il aurait voulu vous pénétrer profondément, sentir votre sexe se resserrer autour de lui. Mais il voulait aussi vous agacer, vous rendre folle... Voir jusqu'à quel point vous pouviez vous exciter. C'est ainsi que vous lui avez donné envie de se masturber, là, devant vous qui ne pouviez qu'assister. Pour vous provoquer davantage !

Il n'a fait qu'entrouvrir son pantalon... Il a sorti son sexe qui s'est détendu comme un ressort sortant de sa boîte et vous l'a présenté, le tenant à deux mains... Vous ne le lâchiez pas des yeux, et vous baviez, vous passant la langue sur les lèvres. Vous auriez aimé le sucer, le prendre tout entier dans votre bouche, le mordre, l'avaler, le lécher des couilles jusqu’au gland… Et vous en repaître jusqu’à ne plus pouvoir respirer.

Mais c’est lui qui le tenait : une main pour sa queue qu'il branlait doucement, une main pour ses bourses qu'il massait. Par réflexe, vous ouvriez plus encore  les cuisses et vous lui offriez votre chatte buissonnante. Mais il ne vous touchait pas... Il vous laissait à votre désir, prisonnière des liens de soie qui vous entravaient et qui ne vous permettaient que de vous toucher du bout des doigts… Et lui, là, juste devant vous... Votre fente ouverte dégoulinait, coulait jusque sur le parquet. Si ! Souvenez-vous... Il a eu envie de vous boire, de vous lécher le con pour vous rendre folle de désir… Votre cul dansait, vos fesses ondulaient, votre trou s’offrait à ses caprices… Il savait bien ce que vous vouliez : vous vous livriez à lui, vous attendiez qu'il vous prenne, sauvagement, autant pour assouvir vos désirs que pour vous soumettre ! Vous aimez tellement ça, le désir, le plaisir, la jouissance…

Vous aimez tant vous faire baiser qu’il vous faudrait parfois plus d’une queue pour vous satisfaire ! Mais pas cette fois ! Il se masturbait, se donnait à voir, s'exhibait… Jusqu'à ce qu'il éjacule et qu'il se répande sur vous en quelques jets longs et tièdes qui vous ont immédiatement fait jouir, dès qu'ils ont touché votre bouche, votre ventre, votre motte...

Gourmande ! Encore secouée de spasmes de plaisir, vous sortiez la langue, vous vous léchiez les lèvres…

Un jour, j'en suis sûr, vous allez lui faire payer ça… à votre façon !

Posté par Eronaute à 08:30 - FANTASMAGORIES - Commentaires [11] - Permalien [#]
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lundi 4 septembre 2006

Du coin de l'oeil

Cela devait arriver !

Je prenais le soleil dans mon jardin, fort peu vêtu puisque je n'avais chaussé que mes lunettes de soleil, et mollement répandu sur un transat j'appréciais les douces caresses d'une brise légère qui avait le don d'agacer mes sens. Quand je dis mollement répandu, c'est une façon de parler, mais le lecteur averti l'aura compris…

Du coin de l'œil, je vis soudain la tête brune de ma voisine émerger au dessus de la palissade de bois… J'eus la présence d'esprit de ne pas réagir. Après tout, j'aurais très bien pu ne pas la voir et je me dis en une fraction de seconde que son attitude allait m'en apprendre beaucoup plus sur elle que quelques mois d'un voisinage convenu où de simples "bonjour, bonsoir" me mettaient à l'abri de la suspicion d'un mari sourcilleux et athlétique.

Le temps d'un battement de cil et la tête disparut, plongeant comme un bouchon happé par la touche vive d'un gardon ! J'allais en être déçu lorsque je l'aperçus revenir prudemment à la surface, les cheveux bouclés d'abord, les yeux puis le visage tout entier et m'observant à son aise… Je ne bougeais toujours pas, ne tentais rien pour me dissimuler malgré l'indubitable accroissement de ma… curiosité. Et j'avais beau tenter de penser à autre chose, le léger émoi dans lequel je me trouvais ne cessait d'augmenter ! J'avais imaginé jusqu'alors qu'une telle situation m'aurait suffisamment gêné pour réduire ma virilité à des proportions ridicules. Mais non ! Sous le regard de cette femme, qui ne savait pas que je l'observais moi-même du coin de l'œil, je sentais mon sexe se dresser sans vergogne. Cercle vicieux si je puis dire, plus j'y pensais, plus je bandais…

Cela dura… plus que de raison ! Mais faut-il être raisonnable dans ces conditions ? Je finis par me dire que cette aimable personne n'était pas dupe de ma fausse sieste et qu'elle prenait un malin plaisir à ne plus bouger elle-même… pour voir !

Elle se retira cependant… Mais tandis que je la croyais rentrée chez elle, un remue ménage se fit dans son jardin. Chaises que l'on tire sur les dalles d'une terrasse, remuement de parasol, glaçons tintinnabulant dans un verre, toussotements peu discrets : Madame faisait savoir qu'elle était là ! Puis nos jardins s'assoupirent de nouveau dans le silence d'une brise légère qui caressait les feuilles de nos arbres. Prudemment, je me levai.

Monté sur une pierre, je passai une tête au dessus de la palissade : elle était là, étendue sur une chaise longue, nue sous ses lunettes solaires, une main s'agitant mollement entre ses cuisses…

Je m'installai pour l'observer…

Posté par Eronaute à 17:09 - HISTOIRES VRAIES - Commentaires [5] - Permalien [#]
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mardi 6 juin 2006

Débat

Un constat… Naïf, mais vraisemblablement porteur de sens :

L'iconographie érotique est unisexe !!!

Qu'ils soient masculins ou féminins, les blogs érotiques ne présentent en effet généralement que des images de femmes. Des femmes prises sous toutes les coutures, dans toutes les positions même les plus scabreuses, un flou artistique, un éclairage subtil ou un léger "bougé" suffisant alors à revêtir le nu de son caractère érotique, donc passe-partout…

On pourrait en conclure assez superficiellement que le mâle fantasme sur le corps féminin dénudé (on le savait déjà en fait) et qu'il le donne en représentation par plaisir autant que par provocation, se flattant ainsi par la même occasion d'être "celui par qui le scandale arrive"…

Que dire alors des femmes qui, hormis la publication devenue traditionnelle, comme par défi, de photos d'individus hyper bodybuildés, exposent des femmes ? N'ont-elles aucun intérêt pour le corps de leurs compagnons ?

L'examen minutieux de quelques rares exemples contraires laisse imaginer un début d'explication : l'homme porteur d'un sexe qui se voit trop n'est pas photographiable ! L'anatomie féminine permet toutes les audaces photographiques, jusqu'à suggérer assez précisément et plein cadre son désir et son plaisir, tandis que celle de l'homme, trop encombrante, décourage toutes les bonnes volontés :

"... Coupez ! Il y a quelque chose qui dépasse…"

Alors ? Votre avis ? Photos d'hommes ou pas ? Et devons nous définitivement cacher ce sexe que personne ne saurait voir ailleurs que dans des sites franchement pornographiques ?

pilouface

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lundi 1 mai 2006

Sanson

Ingénument, chère Louise, vous m'avouâtes il y a peu que jamais vous n'aviez vu la nature d'un homme allégée de sarasoir toison... Et d'ajouter, frémissante, que cette image vous troublerait sans doute au point d'apporter plus de piment encore à votre plaisir !

Bien vite le mythe de Sanson nous vint à l'esprit, bien vite nous l'oubliâmes, laissant aux nigauds cette croyance d'une virilité proportionnelle à l'abondance de la pilosité...

"Oseriez-vous ?" m'avez-vous dit...

Et vous, Louise, oseriez-vous, pour réaliser cette modeste fantaisie fantasmatique, vous saisir de cet instrument si je vous le tendais ?

Posté par Eronaute à 13:00 - 4 CONTES D'HIVER - Commentaires [3] - Permalien [#]
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