samedi 15 mars 2014

Paléo-soumission

Evidemment, il ne manque jamais d'esprits chagrins pour affirmer péremptoirement que les pratiques de domination et de soumission sont le fruit d'une décadence morale de nos sociétés modernes sur le déclin… Eh bien non ! Tout cela n'est pas le signe d'une société dépravée, et encore moins d'ailleurs, l'apanage d'une sorte d'intelligentsia libertine qui aurait réussi à imposer une mode dont les échos se répercutent l'air de rien jusque dans les magazines bcbg… Mais alors ? Alors, rien ! Rien que la résurgence d'un refoulé ancestral constitutif de la naissance d'une organisation sociale !

Tout a commencé à l'époque où quelques gros costauds menaient leurs clans à la baguette. Je vous parle d'un temps que les moins de 200000 ans ne peuvent pas connaître, bien sûr… Le Gros-Costaud conduisait ses hommes à la chasse, leur assurait une relative protection et accessoirement monopolisait toutes les femmes du clan pour son compte personnel. Et quand je dis accessoirement, c'est un euphémisme, bien entendu. Parce que pour assurer sa descendance, Gros-Costaud ne ménageait ni ses gonades, ni les petites nanas qu'il surveillait jalousement. Pendant ce temps, les jeunes et les gringalets tenaient la bougie – c'est sans doute pour ça qu'ils ont inventé le feu – attendaient inutilement leur tour ou allaient voir ailleurs pour piquer quelques femmes de tribus lointaines… Mais bon, ça ne pouvait pas durer !

Madame Homo erectus

Un jour donc, quelques gringalets réunissant leurs forces ont décidé de tuer le Père ! Pour faire bonne mesure, après l'avoir pulvérisé à coups de massue, ils l'ont même bouffé au cours d'une super-fête, d'abord pour faire disparaître le corps et puis… des fois qu'ils auraient pu prendre un peu de ses forces, au vieux, pourquoi se priver ? De mémoire d'homme (mais ils avaient encore la mémoire courte à l'époque) on n'avait jamais vu une orgie pareille ! Tout le monde était là, les vieux, les jeunes… les femmes aussi, bien sûr, enfin libérées de l'emprise du Maître. Et tout le monde se vautrait dans le stupre et la fornication, dansant, buvant des trucs à assomer un auroch, chacun baisant avec sa chacune et l'échangeant aussitôt avec sa voisine, sa sœur, sa mère, sa cousine... Bref, l'orgie !

Le lendemain, ce fut une autre affaire que l'on résuma en quelques grognements avinés autour des restes de Gros-Costaud :
- Et maintenant, alors ? C'est qui le Chef ? a dit l'intello de la bande.
- Ben si c'était tout le monde ? a dit l'un.
- Ca va être la merde… a dit un autre.
- Y a qu'à inventer la démocratie, a dit un presque gros costaud
- C'est quoi la démocratie, qu'ils ont tous dit…
- Ben c'est quand vous faites exactement comme je vous dis !

Ils l'on regardé avec des yeux torves en tripotant leurs massues…

- Oui, bon… Sous votre contrôle évidemment, si vous êtes d'accord !

Je résume, évidemment…
Et la vie a repris. Mais côté sexe, il y avait comme un malaise… D'abord ça leur faisait tout drôle d'aller avec les femmes du défunt Gros-Costaud pour qui ils avaient fini par dresser un totem au milieu du camp, histoire de se faire pardonner. Ils commençaient aussi à regretter le temps où une femme se gagnait à coups de beignes et puis, bon, ils les connaissaient un peu trop, les ex de Gros costaud. C'étaient comme des sœurs, quoi…

- Y a qu'à inventer le tabou de l'inceste, a dit un ancêtre de Freud…
- C'est quoi l'inceste ? a dit un gringalet...
- C'est malin, et on fait comment alors pour… a dit un autre en se tripotant les génitoires.
- Y a qu'à inventer l'exogamie, a repris l'intello.
- C'est quoi l'exogamie ? a demandé le gringalet...

Et c'est comme ça qu'on a pris l'habitude d'aller chercher des femmes dans les tribus voisines. C'était sympa parce que c'était l'occasion de bagarres homériques et ça faisait de nouvelles têtes dans le clan… A vrai dire, ça faisait de nouveaux culs à mater, de nouveaux seins à peloter et tout ça quoi… Puis bon, elles ne se laissaient pas toujours faire et ça rappelait le bon vieux temps. Il fallait parfois les attacher, leur filer quelques torgnoles, leur rappeler qui était le maître et tout le bazar… Puis ça s'est calmé. L'Intello a inventé la cohésion sociale…

- C'est quoi, la cohésion sociale ? a failli dire Gringalet. Mais il s'est retenu...

… On s'est mis a honorer la mémoire de Gros-Costaud.
On a voulu oublier qu'on l'avait bouffé et on a tout refoulé d'un bloc : le meurtre du père, les traitements infligés aux femmes, l'humiliation des gringalets.
Et le temps a passé en tricotant des tabous et des interdits…

Sauf que les interdits, voyez-vous, c'est fait pour être transgressés.

Homo erectus

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dimanche 17 novembre 2013

Inanna


Couple sumérien

 

Il me tint, les reins entre ses mains fermes
Il me couvrit de crème et de lait
Il caressa mes poils pubiens
Il arrosa le bas de mon ventre
Il mit ses mains sur ma vulve sainte
Il caressa mon bateau noir avec sa crème
Il se pressa contre mon bateau étroit avec son lait
Il me caressa sur le lit.

 

... Douces paroles d'un rituel sumérien qui ne paient pas de mine, mais...

 

Déesse sumérienne de l'amour et de la guerre, Inanna* préside au choix de tout nouveau Roi parmi les mortels. Elle en fait son époux et son serviteur... A sa mort, les candidats à la succession sont nombreux mais Inanna est exigeante et terrible : elle attend d'un souverain qu'il sache avant tout combler ses désirs inépuisables et qu'il baise comme un dieu ! Un culte étrange accompagné de rites qui ne le sont pas moins s'instaure alors. On commémore ainsi le premier "Mariage sacré" de Inanna et Dumuzi, à l'origine des temps...

Les Prêtresses du plaisir, somptueuses beautés dévoreuses d'hommes et vouées au culte de la Déesse, testent les impétrants. Sur leur couche, elles les reçoivent, tous vaillants et mâles guerriers et attendent qu'ils les satisfassent en présence d'Inanna et de tous les assistants qui se livrent à une orgie sexuelle... Les meilleurs passeront ainsi d'une Prêtresse à l'autre, s'épuisant un peu plus chaque fois, jusqu'à ce que par élimination, il n'en reste plus qu'un !

Puissant par ses fonctions, le nouveau roi est aussi serviteur... Serviteur des plaisirs de l'épouse déesse et promis à une fin inéluctable : il sera sacrifié...

 

"Je transforme l'homme en femme...
Je suis celle qui pare l'homme pour la femme,
je suis celle qui pare la femme pour l'homme..."

Paroles attribuées à la déesse

 

* Inanna est cité dans la Bible : on la désigne comme la Grande Prostituée de Babylone... 

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lundi 10 juin 2013

Optimisme béat

Evoquer les femmes que j'ai connues me donne généralement une pêche d'enfer... Rêver à celles que je n'ai pas encore rencontrées témoigne d'un optimisme inébranlable.

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mardi 24 avril 2012

Foudroyante ouverture

En googelisant tranquillement ce lundi, j'apprends que la "fermeture éclair" est due à l'imagination fertile en 1851, de Elias Howe - par ailleurs inventeur de la machine à coudre - puis à son amélioration par un autre Américain d'origine suédoise, Whitcomb Judson en 1891 et enfin, à sa mise au point définitive par Gideon Sundback en 1912...

Il aura donc fallu plus de cinquante ans pour en arriver à ce fameux "Zip" fulgurant , aussi rapide que l'éclair. A noter cependant que l'appellation d'origine est, comme chacun le sait "fermeture à glissière" puisque "Eclair" est une marque dont le nom s'est imposé dans le langage courant. Au même titre que "Frigidaire" d'ailleurs, mais dans un autre domaine.

Autre domaine en effet puisque si le frigo produit du froid, la manipulation d'une fermeture éclair, elle, a la vertu de provoquer certains échauffements qui peuvent parfois tutoyer le torride !

Voilà pourquoi je m'insurge contre cette appellation erronée qui invite trop à la réserve pudibonde et à la fin de non recevoir, du style "Circulez, il n'y a rien à voir !" ! Je milite donc pour que l'on rebaptise cet astucieux dispositif en "Ouverture éclair". Beaucoup plus engageant, non ?

Ouverture Eclair

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mardi 24 mai 2011

Mais non je ferme pas : je glande !

Pas malin d'intituler un billet "Rideau !" puis de ne plus rien écrire...
Tout le monde croit qu'on ferme !
Certains se sont émus : c'est gentil, comme on dit. Merci !

Remarquez bien que ça pourrait aussi être un acte manqué : j'y ai pensé après coup. Je me suis "tiens, tu as envie d'arrêter et tu ne t'en es même pas rendu compte... Juste tu dis rideau en pensant à autre chose, mais ton inconscient, lui, il travaille..." Mais pourquoi donc alors m'exposer à poil ? Allez savoir... Si quelqu'un a une explication...

Eh bien non, je ne ferme pas ! Juste une question de temps, d'organisation et de priorités...
Et là, je voudrais bien raconter des trucs et des machins , mais ça ne serait pas vraiment dans le ton de ce journal - quoique, après tout, n'est-ce pas... - C'est vrai qu'il s'en est passé des choses ! Entre le mariage de Kate, la béatification de Jean-Paul, l'exécution de Ben, l'histoire de Dominique, on ne sait plus où donner de la tête. Mais faut avouer que tout ça est fichtrement bien organisé : pas un temps mort, pas un blanc ! Ça s'enchaîne remarquablement avec de petits entr'actes histoire de respirer et d'aller faire pipi au moment où on reparle de la Libye ou du volcan islandais et puis hop, ça repart. Moi, je dis "Chapeau" !

Et dans tout ça, allez donc essayer de parler de cul !
Quoique, si on cherche bien...

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mardi 22 mars 2011

Kâma Sûtra

Une amie très curieuse des choses du sexe me fit sursauter dernièrement en évoquant le Kâmasûtra tandis que je lui parlais d'érotisme chinois ! Ah, l'erreur... Il est vrai que comme toutes les gourmandes en la matière, elle a tendance à se mélanger un peu les pinceaux et à se prendre les pieds dans le tapis, faisant définitivement sienne la formule "Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse..." Et ma foi, pourquoi pas ? Seule la volupté compte, et que les textes dont on l'alimente en plus soient d'origine chinoise, indienne ou japonaise, cela n'a guère d'importance : je veux bien faire flêche de tout bois...

Mais bon ! Voici donc l'occasion d'ouvrir une rubrique pour les adeptes d'émoustillement exotiques, une sorte de chronique pour l'édification érotique de celles (et ceux) qui en veulent toujours un peu plus et dont la libido débordante est tout aussi cérébrale que sexuelle...

Le Kâmasûtra est indien.
KamaSutra38Son origine se situe autour du V° siècle, on le doit à un certain Vâtsyâyana Mallanâga qui a également proposé quelques traités philosophiques. Contrairement à la croyance répandue en occident, ce n'est pas uniquement un recueil de positions acrobatiques illustré de riches miniatures où fleurissent des vulves longuement fendues et s'érigent des hampes généreuses et fièrement bandées, non... c'est plutôt un traité du savoir vivre entre hommes et femmes, un guide de bonne société. L'équivalent en quelque sorte de  "La Prairie parfumée où s'ébattent les plaisirs", ouvrage érotique arabe écrit par Cheikh Nefzaoui au 15° siècle.

Si l'érotisme semble tellement codifié dans l'Inde de l'époque, c'est d'abord parce qu'on lui donne une large place dans une société où peu de tabous sévissent... L'homosexualité est admise, aller avec une femme mariée n'est pas un crime, séduire une deuxième femme après s'être assuré des bonnes grâces et du plaisir d'une première est recommandé, se faire ouvertement draguer par sa voisine est assez courant... Bref, tout va bien. Il suffit simplement de s'y retrouver, dans ce joyeux monde, de savoir interpréter le moindre signe et bien comprendre que "se laisser caresser les cuisses" par son hôtesse peut avoir plusieurs sens selon les circonstances ! Or donc pour se faire, on codifie et l'on s'assure surtout que chacun y trouvera son plaisir... Un gain en quelque sorte !


C'est ainsi que l'on prévoit tout (ou presque) y compris la difficulté rencontrée par des amants dont les sexes, à cause de leur taille ou de leur conformation, pourraient ne pas se compléter harmonieusement ! C'est ce de cas qu'il est question ci-dessous avec cet extrait des "Kâma Sûtra" ou "Avis sur les désirs"... 

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Lorsqu'un homme ne parvient pas à satisfaire une femme, il doit recourir à divers moyens pour éveiller son désir. D'abord, il lui stimulera le Yoni (sa chatte si vous préférez) de sa main ou de ses doigts, et n'aura de véritable rapport avec elle que si elle est excitée ou commence à ressentir du plaisir...

Il peut aussi avoir recours à certains apadravyas, sortes d'objets qu'on se met sur le Lingam (la verge en quelque sorte) ou autour, afin d'augmenter sa longueur ou sa grosseur, afin de remplir le Yoni. D'or, d'argent, de cuivre, de fer, d'ivoire, en corne de buffle, en bois de différentes essences, en étain ou en plomb, ces accessoires doivent être doux, frais, aptes à provoquer la vigueur sexuelle et propres au but proposé. Vâtsyâyana affirme que chacun peut les façonner à sa fantaisie.

Voici les différentes sortes d'apadravyas :

  • Le brassard (valaya) : il doit être de la même grandeur que le Lingam, et sa surface extérieure doit être semée d'aspérités.
  • Le couple (sanjhati), formé de deux brassards.
  • Le bracelet (chudaka), fait de trois brassards, ou plus, joints ensemble, jusqu'à ce qu'ils arrivent à la longueur de Lingam requise.
  • Le bracelet simple, formé d'un simple fil de fer enroulé autour du Lingam, suivant ses dimensions.
  • Le kantuka ou jalaka: c'est un tube ouvert aux deux extrémités, avec un trou dans toute sa longueur, raboteux en dehors et semé de bosses douces, dont les dimensions sont calculées sur celles du yoni; on se l'attache à la ceinture.

Si l'on n'a pas ce genre de chose précise à disposition, on peut utiliser une comme une sorte de tube façonné avec du bois de pommier ou avec la tige tubulaire d'une gourde ou encore avec un roseau frotté d'huile et d'extraits de plantes. On se l'attache à la ceinture avec des cordons.

Il est vrai que depuis, lubrifiants divers, sex-toys vibrants ou pas, godes silicone et autres ont efficacement pris la succession des apadravyas indiens du V° siècle, mais si j'ai une suggestion à faire : ne vous privez jamais de confectionner vous-mêmes vos accessoires ! Histoire de démultiplier le désir et d'anticiper le plaisir... Vous verrez...

Posté par Eronaute à 17:32 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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lundi 21 mars 2011

Le printemps

On dit que le printemps c'est une affaire de calendrier...
Printemps astronomique, printemps météorologique et tout ça. Sans doute ! Mais ça ne serait pas aussi une affaire de cul ? Sinon pourquoi cette expression particulièrement élégante :

"Au cul la Vieille, c'est le Printemps !"

Je vous le demande... Bon allez, une piste : la Vieille, c'est l'hiver. Et quand Mars arrive... Mais si vous avez d'autres explications...

Printemps

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mardi 22 février 2011

Je suis une virtualité

Il est vrai que ça ne saute pas aux yeux tout de suite !
Et la conscience que j'en ai – jusqu'à maintenant – est assez floue. Je suis (et si je dis "je" ce n'est déjà pas tout à fait exact dans ce contexte)... je suis une virtualité. Si !

Homme virtuelSynonymes plus ou moins proches : potentialité, éventualité, possibilité...
Alternative, aussi. Donc susceptible d'exister – à la place d'autre chose ou de quelqu'un d'autre, allez savoir, mais qui reste sans effet dans le présent. On peut encore dire que la virtualité est un état potentiel susceptible d'actualisation, expression reprise partout. Voilà qui rassurant puisque de la vague idée d'un état quasi ectoplasmique, je passe à celle d'un état en devenir. Yessss !
Plus rassurant encore : si je peux devenir, j'ai accès au réel. Donc je ne suis pas fictif... Ca, c'est une bonne nouvelle.

Je suis une virtualité...
- Oh Eh... Eh-eh-ehhh ! (écho prolongé laissant supposer un vide incommensurable)
- Oh Eh ! Y'a quelqu'un (Qu'un-qu'un-qu'un-heun-heunn) ??

Restons calme... C'est pas si mal d'être virtuel tout de même... Ca laisse de l'espoir. Et puis on bouffe pas, on dort pas et on est toujours là pour la virtualité de quelqu'un d'autre... Est-ce qu'on souffre ? Une souffrance virtuelle sûrement, donc...

... On baise pas non plus ! Bon...
Mais ça aussi c'est un état potentiel susceptible d'actualisation. Alors...
Et quoi ? ... Si on aime ? Oh, le gros mot, tout de suite, l'autre !

Posté par Eronaute à 17:04 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
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vendredi 7 janvier 2011

2011 bis

Supplément gratuit...

S'il est une coutume dont l'origine ne nous préoccupe guère, c'est bien celle de l'échange des vœux en début d'année, de l'envoi de cartes généralement plus ridicules les unes que les autres et du claquage systématique de bises convenues et non moins sonores...

A vos souhaits !Bonne année ! "Je vous la souhaite longue et juteuse", disent encore certains jeunes gens avec force œillades et sous-entendus égrillards. Au moins ont-ils le mérite d'aller à l'essentiel, ignorant tout de même que ce n'est pas tant la longueur qui compte mais le rythme. Je n'ai jamais entendu pour ma part de formules féminines comparables mais l'on m'assure qu'il en existe. Mais je m'égare...

Tout cela remonte donc à la nuit des temps. Au moins ! Et bien avant le 16ème siècle, où l'on décida que le 1er janvier serait le début de l'année. Cela tombait bien : à quelques jours près, c'est l'époque où la durée du jour augmente... Que ce soit donc au solstice d'hiver ou à l'équinoxe de printemps, c'est toujours sur ces repères astronomiques que se sont fondés bien des traditions et des rituels tendant à infléchir dans le bon sens le cours du destin. Que les dieux, en hiver, nous apportent la lumière... Qu'au printemps, ils fertilisent nos terres et nos femmes...  Et c'est au nom de Strenia, vague déesse de la santé et de la bonne fortune, que les Romains se faisaient en décembre et janvier lors des Saturnales, de menus cadeaux – y compris des pièces de monnaie – se souhaitant tout ce qu'ils pouvaient. On l'aura remarqué au fait : étrennes vient de Strenia.

Mais les vœux coûtent moins que la monnaie sonnante et trébuchante : au diable les espèces, voici mes vœux... Et si ça ne fait pas du bien, ça ne fait pas de mal !

Bonne année, bonne santé, bonne bourre ! A la tienne, Etienne... Bougre, si je t'en souhaite autant c'est que j'espère un retour : plus je formule de vœux, plus j'aurai de chance et de bonheur moi-même. A vos souhaits ! Partez ! Tiens au fait... Souhait, c'est un drôle de mot quand on y pense. Ça veut dire demander ou ordonner "par en dessous", sans trop le faire savoir, sans trop y croire. Mais on ne sait jamais : c'est comme le loto, une "chance" sur des millions... Ou comme les doigts qu'on croise dans le dos, comme éviter de passer sous une échelle, de croiser un chat noir, de renverser la salière. Vaut mieux ça que des sacrifices humains...

On raconte que sous la Convention, un certain La Bletterie prit la parole à l'Assemblée pour s'indigner : "Citoyens, assez d'hypocrisie ! Tout le monde sait que le Jour de l'An est un jour de fausses démonstrations, de frivoles cliquetis de joues, de fatigantes et avilissantes courbettes..." Pas pu vérifier l'existence réelle de ce député, mais il me plaît bien cet homme !

Bon alors... On se souhaite quoi ? De l'argent, du bonheur, de la santé ? Des érections impériales ? De voluptueux orgasmes ? L'affriolant sigisbée croisé au bar du coin ? La brunette aux cheveux courts et au regard de soie ? Tout à la fois ? Moi, ce que j'aimerais...

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* Au fait : "souhaiter ses voeux" est une expression qui m'horripile ! c'est un pléonasme, une inutile redondance, une erreur syntaxique...

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lundi 15 novembre 2010

Travaux manuels

La main de l'homme n'est vraiment vivante que quand elle s'enfonce entre deux cuisses pour y chercher un sexe qui se laisse découvrir comme un fruit dans l'herbe...

Lucien Becker
1911 - 1984

Inconnue_2

Peut-être faut-il ajouter, pour éviter toute forme de sexisme primaire, que la main de la femme est tout aussi vivante quand elle.. Non ?

Posté par Eronaute à 08:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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