samedi 19 octobre 2013

Intime solution

- Heu… Tu es vraiment sûre ? Parce que je le sens pas très bien ce coup-là, moi !
- T'inquiète, je m'occupe de tout.
- Justement ! J'ai soudain comme un doute…

Tout nu sur le lit, j'observe Mathilde qui vient de sortir de son sac un flacon de gel antiseptique ; un de ces trucs très en vogue depuis je ne sais quelle épidémie de grippe, censé atomiser 99,9% des bactéries et des virus qui traînent sur les mains. Sur les mains en effet ! Mais je devine à son sourire un peu bizarre que Mathilde n'a pas l'intention de s'en servir pour ses mains. Ni même pour les miennes…

Après trois ou quatre heures de galipettes diverses, accusant une saine et légitime fatigue, j'ai pris une douche, je me suis habillé et lorsque je suis revenu dans la chambre j'ai retrouvé Mata Hari vêtue d'un string en latex ! "Ah ! On ne va pas dîner ?" dis-je. "Si. Mais je suggère auparavant une mise en bouche à ma façon…Sans que j'oppose beaucoup de résistance, je l'avoue, elle m'a bousculé sur le lit, m'a dépouillé de mes vêtements dans un simulacre de lutte me permettant au passage de lui arracher son string.

Et la voilà maintenant qui se saisit fermement de mon sexe pour y déverser une bonne rasade de sa solution hydroalcoolique
- Mais arrête, malheureuse !
- Ca va, fais pas ta chochotte ou je t'attache ! Pour quelqu'un qui recherche toujours de nouvelles sensations fortes, tu me déçois…
Les tout premiers instants, je ne ressens que la douceur de sa main et l'étrange fraîcheur du gel dont elle me masse soigneusement, rajoutant une dose pour faire bonne mesure… Puis le produit s'évapore et une soudaine chaleur enveloppe mon pénis, se concentre sur mon gland que je vois rougir à vue d'œil !
- Mais ça brûle ton truc…
- T'occupe !
Et elle en remet une couche qui provoque les mêmes effets, douceur, fraîcheur, chaleur, multipliés par dix. Mon sexe en feu se dresse comme un hybride de cactus et de buisson ardent ! Une érection rougeoyante et homérique qu'elle branle délicatement, juste pour le plaisir…

- C'est pas beau, ça ? dit-elle.
- Il est vrai que… Mais dis-moi, tu as déjà testé ce machin sur toi ?
Fière de son œuvre, elle contemple ma queue avec gourmandise puis s'étend sur dos, ouvre s'es cuisses et m'offre sa chatte…
- Sur moi ? Mais comment veux-tu… où veux-tu que… Mais non ! Allez, viens…

Subrepticement, je prends le flacon.
Courageusement j'en déverse une quantité convenable le long de ma verge.
Incontinent, je la pénètre de toute ma brûlante vigueur.

- Ahhhh ! dit-elle d'abord accompagnant d'un long et voluptueux soupir la lente progression de mon vit dans son intimité…

Elle a fermé les yeux puis les rouvre soudain et je décèle alors dans son regard un brin d'affolement. Je suppose que dans l'humidité de son antre, l'évaporation plus lente du produit favorise une irradiation plus intense. Elle se tend comme un ressort, se cambre, s'empale plus profondément encore, puis…

Le reste est indescriptible…
Et nous n'avons pas dîné finalement.

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mardi 20 octobre 2009

Harcèlement

- Eh bien moi je dis que si vous ne postez pas des photos, votre blog, tout le monde s’en fout !
- Peut-être bien Mathilde… Cependant, permettez-moi de ne pas avoir envie de me tirer régulièrement le portrait à poil ! Ça devient bizarre à force…
- Mais puisque je suis votre photographe officielle !
- C’est ce que vous dites ! Je vous rappelle que vous n'avez pas l'exclusivité...

Ça fait un moment qu’on discute comme ça, inutilement…

Elle a débarqué sans prévenir, sous prétexte d’une panne d’eau chaude dans sa chambre ! Faut dire que les coïncidences s’accumulaient ce jour là… Au hasard d’un déplacement, même ville, même hôtel... Et voilà qu’on déambule maintenant dans la piaule, chacun à sa toilette, à ses affaires. Mais elle tout d’un coup, ça lui a pris comme ça, elle menace de me fusiller de son numérique, à bout portant…

 

- Bon… Vous permettez que je m’habille ?

- Ben non, justement !

 

Je la regarde du coin de l’œil. Les cheveux défaits, un slip léopard inattendu (où donc a-t-elle trouvé ce machin horrible ?) et la poitrine épanouie se balançant au gré de ses mouvements brusques… C’est qu’elle finirait par me mettre en retard, Mathilde !

 

- … Et puis je vais vous dire… Ce qui serait plus logique, c’est que je poste des photos de femmes, non ? Un homme, ça s’intéresse aux photos de femmes...

- Oui mais ce sont des femmes qui vous lisent !

- Vu comme ça, en effet…

- Et puis zut ! Vais vous en faire des photos de femmes, moi…

  

La voilà qui boude. Ou qui fait semblant ! Et qui se photographie elle-même, ici, là, le bras tendu… Et qui ne s’intéresse plus à moi…

 

J’aurais du me méfier un peu… Quand je suis revenu dans la salle de bain elle se tirait le portrait devant le miroir. Pas fait attention… Et clic !

- Et voilà-voilàààààà… Vous aurez une photo mixte, comme ça… Pour faire plaisir à tout le monde ! Et vous la publierez n’est-ce pas ? Sinon je dis à Elodie que vous me harcelez…

 

 

Alors voilà...

 

Mixte

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lundi 8 juin 2009

Chantage

- Et vous ne faites plus de photos de vous ?
La question de Mathilde me parvient de la chambre voisine, où elle finit de se préparer tandis que je traîne encore sous la douche...
- Comment ça, des photos de moi ?
- Eh bien oui... Pour votre blog, votre repère et tout ça...
Elle entre en trombe dans la salle de bain, brandit mon appareil.
- Non mais attendez, vous voyez bien que je ne suis pas... présentable !
- Justement...

Elle a un curieux petit éclat de lumière dans l'œil et tourne autour de moi, jupe rouge virevoltante comme la muleta d'un torero et l'objectif aux aguets. J'ai l'impression que je vais devoir négocier.
- Je vous propose de devenir votre photographe officielle, me dit-elle. Je me débrouille vous savez... Et vous aurez de quoi illustrer vos récits !
- Mais je n'ai pas l'intention d'illustrer mes récits avec mes photos !
- Ah non ? Alors voilà... C'est donnant-donnant : je fais des photos et vous les publiez, sinon je ne vous autorise plus à raconter nos histoires.
- Mais c'est du chantage !
- Oui...

Evidemment, ce ne serait pas si grave. Mais il y a un petit quelque chose qui m'attire dans l'enjouement fiévreux de Mathilde et finalement...
- Et que retirez-vous de tout cela ?
- Ça, c'est mon affaire... Disons que j'ai envie de vous montrer à ma façon !! Et vos lectrices "regardeuses" comprendront sans doute... Mieux que vous ! Tenez... Bzzz-bip... là... Vous ne savez pas ce que je vois... Bzzz-bip Bzzz-bip... Et là... Ne vous occupez pas de moi... Pour une fois, c'est moi qui vous possède. Je me sers de vous... Bzzz-bip Bzzz-bip ! Marché conclu n'est-ce pas ?

Mathilde est fichtrement convaincante. Elle joue de l'appareil comme d'un sixième sens qui tiendrait à la fois de la vue et du toucher, elle me donne terriblement envie de me laisser faire... Terriblement envie tout court, d'ailleurs.
- Oh, oui ! Bzzz-bip Bzzz-bip... Là, j'adore...

Sa jupe rouge me frôle, tourbillonne, glisse...

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lundi 5 mars 2007

Tea Time

Le thé fume dans le service de Tante Adèle...
Les cuillères en vermeil tournent avec distinction, créant au fond des tasses une légère dépression tandis que tinte discrètement la porcelaine...

- Ma chère amie, savez-vous que le temps sera bientôt venu où demain n'aura plus pour moi le même sens que pour vous ? ... Un nuage de lait ?

- Encore votre philosophie ? Profitez donc - non merci, nature s'il vous plaît - profitez aujourd'hui de la vie autant que de mon aimable personne, puisque je vous l'offre... Ne voyez-vous pas sous le coton léger de mon pull mes seins nus et blancs frémir d'impatience ?

- Oui, certes... Mais... du sucre peut-être ? ... Mais demain ?

- Demain sera un autre jour, que d'ailleurs vous appellerez aujourd'hui, et j'aurai toujours deux seins et un petit coquillage gourmand à combler ! ... Pas de sucre non plus... Alors quelle différence ?

- La différence s'appelle hier, ma chère ! Un hier dont nous nous souviendrons et que nous regretterons peut-être.

- ... Que vous regretterez si vous vous entêtez à ne pas me faire minette dans les meilleurs délais ! Et puis tenez, vous m'ennuyez ! Approchez-vous...

- Mais... Que faites-vous donc ?

- Comme vous le voyez, j'ouvre votre pantalon d'une main experte, et notez : sans même mettre en péril l'équilibre de ma tasse.

- Mais... mais... mais...

- Mais, mais... Mais quoi ? Cessez de bêler comme un bouc en rut... Ne dit-on pas qu'il ne faut jamais remettre à deux mains ce que l'on peut branler d'une seule le jour-même ?

 

Minette

Posté par Eronaute à 14:24 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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lundi 28 août 2006

Un imprévu

"... Un imprévu, oui... Désolée ! Je ne rentrerai qu'assez tard ! Mais que cela ne vous empêche pas de venir, vous avez une clef... Oui, comme prévu... Vous n'aurez qu'à regarder la télé en m'attendant !"  Elle riait au téléphone et semblait s'amuser de ma déconvenue.

Mathilde ! Mathilde et ses jobs multiples, ses rendez-vous, son agenda surbooké... Un courant d'air... Avant de raccrocher elle ajoute au vol :

– J'oubliais : Elodie ! Elle passera la nuit à la maison. Elle ne va pas bien. Encore une de ses histoires, je ne sais pas... Elle nous rejoindra plus tard. D'accord ? Je file, baisers...

Eh bien, le week-end serait donc amputé de quelques heures ! Ce n'était pas la première fois et Mathilde avait assez de ressource et de tempérament pour qu'on se rattrape largement le samedi matin... Et pour ce soir ma foi, j'avais quelques articles à revoir, un peu de documentation à rassembler... Sur le tard, quitte à être seul, je dégustais des sushi chez le Japonais du coin... On m'offrit le saké, je m'en offris deux autres et c'est d'assez bonne humeur que je partis chez Mathilde.

Du coin de l'œil j'aperçus la masse sombre d'une voiture garée devant la villa et je m'en voulus soudain d'avoir traîné : elle était arrivée avant moi ! J'étais à deux doigts de me sentir coupable. La maison était sombre : Mathilde devait dormir, ou faire semblant, attendant sans doute que je la "surprenne" dans le noir... Elle adore ça. L'obscurité, de légers frôlement dans la chambre, les draps qui glissent et sans un mot deux corps qui se retrouvent et qui s'étreignent tandis qu'elle feint le sommeil...

Le plus discrètement possible et légèrement embrumé par le saké, je passe l'étape de la salle de bain, enfile le long couloir, me cogne à une chaise, hésite entre les deux chambres possibles, puisque Mathilde s'offre un décor différent selon son humeur, entre enfin dans la première et... L'obscurité, une respiration paisible (dormirait-elle vraiment ?), le frôlement des draps que je fais lentement glisser sur son corps... Et puis cette douceur tiède, mes mains qui s'aventurent entre ses cuisses qu'elle ouvre peu à peu, cette moiteur enivrante... Je sens sous mes doigts son désir... Elle ondule déjà, se met sur le ventre, m'offre son cul... A genoux derrière elle, férocement agrippé à ses hanches, je la prends dans l'urgence et la transperce...

...

Un bruit venant d'en bas me tire d'un sommeil sans rêve. Quelqu'un frappe à la porte. Je me lève tant bien que mal, me couvre hâtivement de je ne sais quoi et je descends...

Sur le perron, Mathilde m'accueille, rayonnante.

– Vous en faites une tête, dites donc ! Je vous réveille ?
– Mais...
– Avez-vous vu Elodie ? Elle est venue plus tôt finalement, je lui ai donné ma clef...
– Si j'ai vu... Eh bien...

Un léger vertige me prend, je cherche mes mots. Dans mon dos, une voix pâteuse me dispense de les trouver... Elodie est en bas de l'escalier, ébouriffée, à peine couverte d'un drap qui traîne derrière elle...

– Ah, vous êtes là tous les deux... C'est bien. Je vais me recoucher : j'ai dû prendre un somnifère, ça n'allait pas du tout... Amusez-vous bien...

Posté par Eronaute à 14:18 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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