dimanche 7 décembre 2008

Amarres larguées

Manœuvre à virer, la nuit sur le grand fleuve.

FlashAmarres larguées.
Demi-tour sur place, barre à tribord, en avant lentement...
Les Abeilles du port s'activent, vibrillonnent et s'accolent au navire pour de somptueux baisers de métal. Elles tirent et poussent, vont et viennent le long de la coque. Les haussières se tendent et claquent, s'ébrouent, dispersant alentour des cataractes irisées. Les remorqueurs se cabrent dans des bouillonnements d'écume... Le monstre s'ébranle et la proue fantomatique du cargo bientôt me fait face, majestueuse, qui se dresse dans un gémissement de câbles raidis.

Du haut des mats de charge, de gros projecteurs lèchent le ponton de leurs faisceaux, éclaboussent soudain notre voiture et leur lumière blanchâtre illumine un instant la croupe impudique puis la nuque de Douce qui, penchée entre mes cuisses s'affaire et me suce, faisant jaillir la promesse d'un autre voyage...

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samedi 13 mai 2006

Passage

De l'autre côté du miroir...

passage

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mardi 2 mai 2006

Dalila

Je laisse à d’autres la fatuité de se croire Dalila et de pouvoir penser que vous puissiez, imberbe, en être moins homme.

Osez donc, Bel Eronaute , vous abandonnez à mes mains. Voyez, déjà, près de votre corps nu, vous qui êtes assis sur le bord de ce fauteuil rouge, le bol de savon attend, et promptement le blaireau s’est enduit de mousse. Permettez-moi de poser sur vos yeux ce bandeau de satin et de me laisser écarter lentement vos jambes pour que je me mette à genou entre vos cuisses.

Sentez-vous maintenant la caresse de ce pinceau qui masque, dans des effluves mentholées, votre toison ? Vous frissonnez ? La mousse serait-elle fraîche ou peut être est-ce l’effet de ma main qui prend votre sexe ? Vous me savez consciencieuse, je ne puis que veiller à en déposer à tout endroit nécessaire.

Avec délectation, je me saisis dès lors de cet instrument que vous me tendiez, il y a un instant, pour l’ouvrir avec souplesse.

Remarquez, j’éprouve une étrange griserie à poser mes doigts sur votre ventre, à l’orée du savon. Vous ne bougez plus, votre respiration se coupe quand la lame commence à glisser dans un délicieux crissement.

Votre souffle reprend et se fait court quand je nettoie la lame. Vous tressaillez à chacun des contacts de mes doigts,  du métal, ou à mon haleine caressant votre peau qui se dévêt.

Votre tête bascule en arrière quand je saisis votre sexe pour tendre de l’index la peau si fine de vos bourses, vous aussi, sentez toute la sensualité de ce geste-là.

La pulpe des doigts suffit à confirmer que nulle parcelle de peau n’a été oubliée, et une serviette tiède à ôter le savon restant. Mais seule ma langue et mes lèvres apprécient en l’instant la volupté émanant de cette peau si lisse.

Dalila avait bien tort d’ailleurs, croyez-moi, la virilité n’est absolument pas proportionnelle à la pilosité … Votre phallus dressé, prêt à toutes les conquêtes, à tous les plaisirs, en est somptueuse preuve …

 

Posté par LouiseB à 20:35 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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lundi 1 mai 2006

Sanson

Ingénument, chère Louise, vous m'avouâtes il y a peu que jamais vous n'aviez vu la nature d'un homme allégée de sarasoir toison... Et d'ajouter, frémissante, que cette image vous troublerait sans doute au point d'apporter plus de piment encore à votre plaisir !

Bien vite le mythe de Sanson nous vint à l'esprit, bien vite nous l'oubliâmes, laissant aux nigauds cette croyance d'une virilité proportionnelle à l'abondance de la pilosité...

"Oseriez-vous ?" m'avez-vous dit...

Et vous, Louise, oseriez-vous, pour réaliser cette modeste fantaisie fantasmatique, vous saisir de cet instrument si je vous le tendais ?

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dimanche 23 avril 2006

Accostage

d_taill

Goûter un instant de repos en accostant sur d'étranges îles

Posté par LouiseB à 23:52 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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mardi 18 avril 2006

Toutes voiles dehors

Douce traversée de l'Eronaute...

ile

Carnet de voyage

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lundi 10 avril 2006

Rituel

Le porte-jarretelles rigoureusement positionné, ni trop haut, ni trop bas, Douce procédait maintenant à divers réglages, de hauteur, de tension, d'aplomb même, sur cet astucieux fourniment... Simples en apparence, de petits gestes précis accaparaient tant son attention depuis cinq bonnes minutes que j'en fus intrigué.

Vint le moment délicat de l'insertion du bas dans cette pince ingénieuse... Deux doigts légers qui par dessous retiennent le bouton tandis que l'autre main, non moins légère, ajuste le fermoir sur le nylon... J'admirais la manœuvre !

Je pensais à un marin ajustant ses écoutes au millimètre en prévision d'un grain... Mais Douce ne portait ni ciré ni vareuse : elle n'avait que ce troublant harnachement qui lui ceignait la taille, et ses bas noirs...

bas1bas2

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samedi 1 avril 2006

Femme nue voilée...

Dernière livraison de la commande du 17 mars...

statuevoil_e

Nous satisferons-nous de cette réalisation ?

Ou devrons-nous imposer à Douce
quelque exercice supplémentaire ?

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lundi 27 mars 2006

Femme nue voilée

statue11      statue1var

Exécution d'une commande...

... et 1ère variation !

Posté par Eronaute à 18:30 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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vendredi 24 mars 2006

20 cm et quel cadeau

20 cm

La peau en douceur s’échauffa sous mes doigts, dans les contorsions inhérentes à nos activités. Cette longueur étendue dans mes mains, suscitait de bien fiévreuses émotions.

Vous vous laissiez faire, nullement réfractaire, la pensée même de présenter une quelconque résistance ne vous avait sans doute pas effleuré un instant.

Il faut dire également que l’idée d’un assujettissement à 20 cm de sensations avait empourpré mon esprit, et vous me présentiez donc un superbe spectacle, allongé ainsi sur le lit.

De la pulpe d’un doigt, je caressai l’objet, je ne pouvais m’empêcher de jouer un moment avec pour vous faire languir encore un peu. Jusqu’au moment attendu. Je le serrai donc alors que vous laissiez un gémissement s’échapper de vos lèvres.

Les yeux dans les vôtres, je menais vos mains dans votre dos, frémissante déjà, triturant encore cet objet pour lui adjoindre son jumeau.

Vous étiez ainsi paré, 20 cm de bracelet de cuir autour de chaque poignet liés entre eux, et votre corps offert à ma concupiscence pour notre plus grand plaisir.

Quel cadeau !

Posté par LouiseB à 03:19 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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