lundi 20 juin 2016

Les confidences de Miss A.

Miss A...


Ah, c'est quelque chose, Miss A. !
Ou plutôt, c'est quelqu'un... Une belle et jolie femme. On s'est un peu entiché l'un de l'autre en l'espace de quelques heures, allez savoir pourquoi ! Et c'est sûr qu'on aimerait bien... Mais bon, il doit y avoir quelque chose comme cinquante mille kilomètres entre nous et autres épines dans le pied pour empêcher de tourner rond dans de beaux draps, alors voilà. On se raconte des trucs et des machins, on s'envoie des confidences osées et des photos qui ne le sont pas moins et puis voilà... L'un dans l'autre, si j'ose dire, on se partage nos envies, on tisse l'écheveau de nos fantasmes et on se cultive un champs entier de désirs. Ca pousse bien le désir ! Et me voici devant vous pour vous rapporter quelques unes de ses histoires...
Parce que somme toute, ça nous plaît bien que je la mette en scène.

_____

 

Bas 2

Je devais le voir que samedi mais je me suis souvenue que j'avais invité du monde ! Il a été très vexé que je lui dise "Au fait, c'est mort pour samedi... Vendredi matin tu bosses pas ?" Il m'a répondu : "je ne suis pas ton objet !"

C'est mon célibataire endurci, un sacré caractère !
On parle beaucoup ensemble de nos vies, je finis toujours par me jeter sur lui et souvent il me repousse en disant qu'on a le temps... pfff ! Un peu plus jeune que moi, maître d’hôtel dans un palace. Il est d'une incroyable sensualité, on se caresse pendant des heures, on se lèche, on se touche. Ça nous suffit. On va rarement jusqu'à faire l'amour ; je crois que sur la petite dizaine de fois où on s'est vus, on a eu que deux rapports. Il aime les pieds, les bas, collants. Donc il me fait découvrir tout ce monde un peu particulier et j'aime bien.
 
Vendredi, j'étais déjà un peu en stress, car ma petite était chez moi et je devais retourner la chercher pour l'emmener au collège...
Quand nous sommes allés dans sa chambre, il m'a enfilé un bas et m'a longuement léché les pieds, puis mon minou , mes seins... On a fait que des préliminaires durant 30 bonnes minutes... puis il est venu sur moi... je l'ai branlé en me touchant le clitoris avec son gland... j'ai eu un orgasme merveilleux, je n'ai pas pu m’empêcher de le glisser dans mon minou pour quelques petits aller-retour, et encore quelques spasmes de plaisir...
Il s'est relevé et il a joui en se branlant dans mon bas...
Mon téléphone a sonné !! Ma fille... "Maman t'es où ?"
Minceeeeeeeeee, une douche, je me suis vite habillée, je suis partie en panique !
Il me répond à peine depuis ... 
Ca m'énerve, mais je n'ai pas envie de me prendre la tête.
Miss A.

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lundi 13 octobre 2014

Est-ce que Vénus...

1 - Au Coquelicot de Mademoiselle Rose

 

- Ben alors, Monsieur G, vous laissez pousser vos cheveux maintenant ?
- Ca ne date pas d'aujourd'hui, Mademoiselle Rose. Vous n'aviez pas remarqué ?
- Si, si… Mais…

 Au "Coquelicot", le tabac-presse du quartier, Mademoiselle Rose c'est ma buraliste...
On devrait dire Madame Machin mais comme tout le monde l'a connue avant qu'elle ne convole, on continue à l'appeler Mademoiselle Rose et ça lui va à merveille, je trouve. Elle file sur ses trente cinq ans et elle est aussi mignonne qu'une poupée japonaise, avec ses jupettes d'écolière et ses petits seins ronds qu'elle n'a pas sa pareille pour mettre en valeur. Elle aime bien quand je lui demande de chercher des magazines dans les rayons du bas. Et moi aussi j'aime bien... Parce qu'elle se penche tout exprès et m'offre une vue plongeante dans son corsage qui fait alors comme un nid douillet où frémissent ses deux colombes. Certains disent qu'elle ne porte jamais de soutien-gorge ; moi j'en suis sûr !

- Mais quoi, Mademoiselle Rose ?
- Ben c'est-à-dire… Les cheveux longs pour un homme, ça fait un peu… Comment dire ? Vous voyez ?
- Pas du tout…
- Un peu féminin, quoi ! Pas très viril… M'enfin, je dis ça…
- Vous devriez en parler à Samson !
- C'est qui Samson ? Votre coiffeur ?
- Non ! Laissez tomber… Donc si je comprends bien, plus on a le cheveu court, plus on est viril…
- Oui… Mais je ne dis pas ça pour vous, évidemment… N'allez pas croire !
- Dites-donc, Rose, avec votre mari qui n'a pas un poil sur le caillou, ça doit être quelque chose au lit !
- Oh ! Monsieur G... Vous alors !

Elle rougit, jette un œil inquiet vers l'arrière-boutique et, se penchant vers moi si brusquement que ses petits seins tentent une sortie soudaine de son décolleté, elle baisse le ton :

- Ben justement non. Vous voyez ce que je veux dire ? Il doit y avoir des exceptions ! Il y a toujours des exceptions à la règle. Et vous... c'est peut-être le contraire, non ? J'imagine que vous êtes l'exception virile du cheveu long !

Elle me coule un regard qui en dit long, justement, sur son imagination, puis se reprenant un peu :

- Enfin, bon, voilà... Et alors qu'est-ce qu'il vous faudrait aujourd'hui, Monsieur G ?
- Eh bien, mon tabac comme d'habitude et… Vous auriez toujours cet ouvrage illustré sur les parures et les colifichets du libertinage à travers les âges ?
- Oh ! J'ai eu ça, moi ? Vous êtes sûr ? A moins que… Sur les étagères du haut, là… Attendez, il faut que je prenne mon escabelle…

Et la voilà qui grimpe, gracile et court-vêtue sur son petit marchepied, farfouille posément…

- Et n'en profitez pas pour regarder mes jambes !
- Mais non Mademoiselle Rose, qu'allez-vous penser…

Ce qu'elle pense Mademoiselle Rose, avec un doux frétillement au creux des cuisses, c'est que ce ne sont pas ses jambes que je regarde ! Sous sa jupe qui s'évase en corolle comme un coquelicot, je regarde ses fesses où s'insinue un délicat string mauve qui, dans une exemplaire économie de textile moule à la perfection une bien généreuse petite motte…

- J'ai trouvé ! s'exclame-t-elle soudain. "Colifichets, parures et libertinage dans l'Antiquité"… C'est le titre !

Elle feuillette l'ouvrage, s'arrête sur une page puis sur une autre… "Oh ! Ben ça…  Ben dites… Ah oui…  Ben d'accord… Vous alors…" marmonne-t-elle dans sa barbe. Elle se retourne vivement sur son escabeau, dévoilant du même coup en contre-plongée et en relief le côté face de ses dessous. "Ah, fichtre..." me dis-je in-petto en la regardant descendre, altière.

- Vous, me dit-elle, je parie que vous préparez encore un article un peu olé-olé… Je me trompe ?
- Vous êtes perspicace, Mademoiselle Rose.
- Vous me montrerez ?
- Une lecture privée peut-être ?
- Oh oui, oh oui… Une lecture pour moi toute seule !
- A une condition alors…
- Dites voir…
- Vous mettrez pour l'occasion l'une vos petites culottes mauves…
- Oh ! Monsieur G… Vous alors ! Et ça pourrait être un jeudi ? Parce que le jeudi après-midi, je peux fermer le magasin vous savez… Oh, vous alors, Monsieur G !

 

... et ceci n'est qu'un début !

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dimanche 23 février 2014

Enlacements

Assise - Henner

 

- Nous ne nous rencontrerons jamais, n'est-ce pas ? Ma situation... Jamais je ne pourrai...
- Je crains hélas que cela soit bien difficile.
- Mais... si perdant toute retenue, toute prudence et ne sachant résister à l'attrait de l'interdit, je vous le demandais...
- Oui ? Dites-moi...
- Promettez-moi de refuser !
- ... Et si, moi, je vous le demandais ?
- Oh, non ! Je serais capable d'accourir. Ne me demandez rien...
- Nous voici donc dans l'interdit et la tentation inévitable de sa transgression !
- N'est-ce pas délicieux ? La tentation, le sourd délit de l'impudeur... Laissez-moi rêver de vous...
 

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dimanche 27 octobre 2013

Double jeu

Deux ou trois jours après cet épisode charmant dans la salle de bain de Estelle S***, j'ai reçu de mon hôtesse cet étrange petit mot que je lis et relis avec une perplexité grandissante...

    Cher ami,

  • L'évocation de cette rencontre inattendue dans ma salle de bain l'autre matin s'inscrit en images bien troublantes dans ma mémoire... Je vous prie cependant avec insistance, dans le cas où vous vous en souviendriez encore vous aussi, de bien vouloir ne jamais rien en dire, surtout pas à moi ! Comprenez que celle que vous avez vue ce jour là est une autre Estelle que je ne souhaite pas connaître. A n'en pas douter, c'est une dévergondée : elle rêve j'en suis sûre, que vous la conduisiez sur les chemins brûlants de la luxure et même qu'à l'occasion, vous la preniez par surprise. Quant à moi, je vous supplie de ne pas m'en parler et de ne faire devant moi aucune allusion au commerce inavouable que vous pourriez entretenir avec cette gourgandine. Dans ces conditions, mon très cher ami, soyez assuré que j'aurai toujours un immense plaisir à vous rencontrer et à cultiver notre amitié...

Bien à vous, Estelle S.

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vendredi 12 octobre 2012

Petit café

- Je me demandais...
On prenait un café l'autre matin, se réchauffant sous un chiche soleil automnal. Échange civil de nouvelles ordinaires, la vie, les gosses, le temps, les collègues...

Café- Oui, je me demandais... Tu n'as jamais eu envie de coucher avec moi ?
J'ai failli avaler mon café de travers ! Nous sommes assez proches elle et moi mais rien jamais ne nous a conduits vers ce genre de relation. Je ne dirais pas non, mais voilà, c'est comme ça... J'ai reposé ma tasse.

- A vrai dire...
- Oui, à vrai dire ! Franchement... Ca ne t'a jamais traversé l'esprit ?
- Eh bien ma foi, si !
- Souvent ?
- Heu... plusieurs fois. Mais pourquoi tu me demandes ça tout d'un coup ?
- Tu vas rire : cette nuit j'ai rêvé de toi !
- Et... Comment ?
- Hou là ! Si tu savais...
- Ben quoi ?
- Nooon, non, non... Je peux pas te dire... Tu te rends compte ? Bon, on va bosser ?

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vendredi 14 septembre 2012

Le temps qui plisse...

Une amie m'écrivait récemment pour demander de mes nouvelles...
"Comment allez-vous, depuis le temps ?" me disait-elle.
Et elle ajoutait, dans un formidable raccourci existentiel sur la vie qui va : "... malgré le temps qui passe et la peau qui plisse !"
"Ca va, ça va..." l'ai-je rassurée... Et je me suis souvenu de ce dialogue inattendu entre une baronne d'un certain âge et son majordhomme qu'elle retrouve après bien des années :
- Ah, mon vieux complice...
Et l'autre de répondre illico :
- Oh, Madame... Mes vieilles couilles aussi !

Et me reviennent à l'esprit ces mots de Verlaine : "... allons, mon vieux complice, redresse et peins à neuf tous tes arcs triomphaux." Moins grivois sans doute, dans le contexte, et tellement plus optimiste !

Un souvenir chassant l'autre, voilà que ma mémoire me restitue maintenant l'image souriante d'une rencontre imprévue avec une amie que j'avais bien connue quelques années plus tôt. Je la savais depuis, casée, mariée, sage...

- Comment ça, tu es là ? Et tu ne m'as rien dit ? J'arrive...
Elle est arrivée. Direct dans ma chambre d'hôtel. Je ne me souviens pas des premiers instants de nos retrouvailles. Il n'y peut-être pas eu de premiers instants ! En revanche, je la vois toujours deux ou trois heures plus tard me suçant encore avec ardeur et qui, se relevant soudain, me dit sans me lâcher :
- Et comment vas-tu alors, depuis le temps ? Tu sais que tu ne changes pas, toi ? Tu me fais penser au tronc d'un vieux chêne...

La comparaison était osée certes, un tantinet exagérée je suppose, mais j'avoue que mon ego en fut passablement réconforté. Pas que mon ego d'ailleurs...

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vendredi 4 mai 2012

La lettre cachée

  • Dans une chambre d'hôtel,  j'ai des habitudes de vieux garçon !
    Il faut dire que je me trouve là bien souvent par obligation. Il faut dire aussi que j'ai la fibre bricoleuse... Dans ces lieux anonymes et aseptisés, un robinet qui fuit ou la porte du placard qui ferme mal sont pour moi source inépuisable de curiosité. Mais j'ai aussi le vague à l'âme fouineur : j'aime penser que quelqu'un m'a précédé, qu'une femme a dormi là, dans ce grand lit blanc solitaire, face au miroir ; et me voilà en quête de traces infimes qui auraient pu échapper à la vigilance de la femme de ménage...

Depuis un bon moment, il y a un truc qui me tire l'œil... Je bouquine distraitement avant de dormir mais décidément, ce petit quelque chose non identifié, coincé dans l'interstice entre le chevet intégré et le mur titille ma curiosité. Une cale, peut-être... Un bout de carton ou de papier que l'on aurait glissé là pour éviter que le lit ne cogne le mur... J'imagine toutes les hypothèses... Je regarde de plus près : c'est bien du papier, froissé, plié sur lui-même. Il dépasse d'un millimètre ou deux. J'avance un doigt, je tripote prudemment la chose qui s'enfonce bientôt dans les profondeurs de la fente ! Ah ça, mais non ! Je veux savoir... Je tire le lit, le truc glisse encore. Je pousse le chevet, je plonge un majeur investigateur et... victoire, je l'extirpe !
C'est une petite feuille de papier repliée sur elle-même, une page de bloc-notes pour être précis, finement quadrillée, où dansent des mots... Des phrases ! Toute une page d'écriture...

  • "Bonsoir vous...

    Il est tard. La solitude de cette chambre et la tiédeur de la nuit m'inspirent des pensées lascives. Je suis prise d'une envie de confidence qu'explique sûrement l'état d'excitation dans lequel je me trouve. Je dis "envie de confidence" mais si je veux être honnête avec moi-même c'est d'un désir d'exhibition qu'il s'agit ! J'ose le dire, ce qui est assez nouveau pour moi ; serais-en train de me fustiger pour m'avouer enfin certaines choses dont on ne parle pas dans mon entourage ? J'ai imaginé cette lettre à un correspondant inconnu (dois-je confesser aussi que j'aimerais mieux que vous soyez un homme plutôt qu'une femme ?) et je la confie au hasard.

    Lettre cachée

    Tout à l'heure, j'ai pris une douche fraîche... Je me suis surprise à penser que j'aurais aimé faire une rencontre au cours de la soirée. Ne pas rentrer seule. J'aurais pu séduire un inconnu, c'est tellement facile pour une femme. Encore faut-il oser, ce qui l'est moins. Je suis restée toute nue et je me suis regardée longuement dans le grand miroir en face du lit... Vous le voyez ? Et si une trace de moi y était restée ?! Je me suis regardée, oui. Et je me suis trouvée tout à fait désirable ! Je ne suis pas très grande, les cheveux châtain clair, les yeux noisette, la bouche gourmande... La femme que je voyais dans ce miroir, j'avais l'impression de la découvrir ! Je l'ai vue de ses mains suivre voluptueusement les lignes de son corps. Je l'ai vue se caresser les seins, j'ai vu ses doigts virevolter sur son ventre, je l'ai vue effleurer sa toison brune, j'ai vu son sexe qu'elle ouvrait en se contorsionnant un peu...

    C'est en me regardant ainsi que j'ai senti monter ce désir que je ne connaissais pas : celui de me montrer. De m'exhiber dit-on... Et c'est ce que j'ai fait devant cette fenêtre ouverte sur le puits sombre de la nuit. J'aurais aimé que l'on me voie. J'espère que l'on m'a vue poursuivre mes caresses. Et j'ose écrire que l'idée que l'on ait pu me voir jouir ainsi, debout, seule, impudique, continue à m'exciter...

    A présent, je suis assise sur ce lit où vous êtes peut-être vous-même étendu pour me lire... Je suis toujours nue pour vous écrire, dans une position dont le miroir me renvoie toute l'inconvenance... Je m'exhibe à moi-même avec délice et multiplie les effets de cette exhibition en vous l'écrivant. D'autant que je me caresse encore, que ma chatte est trempée et que je vais jouir pour la troisième fois ce soir, en serrant cette lettre entre mes cuisses avant de la signer...

    Bien à vous, cher Inconnu,

    O.
  • Et puis au bas de la page, presque timide, en tout petit mais lisible, une adresse de messagerie. Une invitation, supposai-je... Un temps d'hésitation puis j'ai saisi mon téléphone et rédigé un petit mot :"Bonsoir O.
    Je suis dans votre chambre, sur votre lit. Le grand miroir est toujours là et me renvoie une image de moi tout aussi inconvenante que la vôtre : votre désir est contagieux..."

J'allais m'endormir lorsque mon téléphone a fait Bip !
J'avais un message...

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vendredi 10 février 2012

Potins

Conversation surprise dans le bureau voisin du mien, alors que ces dames me croyaient absent...
Oui, je sais : ce n'est pas bien d'écouter aux portes !

- ... et figure-toi que l'autre soir alors que je sortais du bureau, il m'a demandé de l'attendre pour que nous descendions ensemble au parking !
- Non !
- Si, je te dis ! Et nous étions les derniers, nous étions seuls... Je te jure, il avait un drôle d'air. Même que j'ai pensé qu'il avait l'intention de... Tu sais, le parking est désert le soir...
- Et alors ?
- Ben, je l'ai attendu !
- Et qu'est-ce qui s'est passé ?
- Rien...
- Ah bon ? Et il n'a pas essayé de...
- Non... C'est pas l'envie qui lui manquait, je te jure ! Si tu l'avais vu... Mais j'ai fait semblant d'être pressée, je lui ai dit que mon mari m'attendait. J'ai pris ma voiture et je suis partie très vite : il est mûr pour la prochaine fois...
- Oh, toi alors...

Ce qui est piquant dans cette histoire, c'est qu'elles parlaient de moi...
Ce qui est plus étrange, c'est que je suis sûr que cet épisode n'a jamais eu lieu ! Je m'en souviendrais tout de même. Allez comprendre !

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samedi 4 décembre 2010

Oups !

- Putain ! T'as vu la nana ? La brune, à gauche...
- J'ai vu, oui...
- Dis-donc, sa jupe... Waouh ! Au ras de la touffe, la jupe ! L'a pas l'air d'avoir froid !
- Bah ! Elle a un collant tout de même...
- Tu parles ! Un collant... et rien dessous, oui !
- Tu crois ?
- Sûr ! Pas de culotte, je te dis. Et la chatte en feu !
- Tu vois ça comme ça, toi ?
- Je veux, oui ! Toutes les mêmes... C'est de la chaudasse, ça ! De la salope garantie ! Une bouche à tailler des pipes, le genre de fille qui grimpe au rideau rien qu'en matant ta braguette. Tu la regardes, elle mouille déjà ! Tu fais un geste, elle arrive... tu claques des doigts et... Tiens qu'est-ce que je disais : la voilà qui se pointe ! Oh merde, le sourire ! Mais elle nous branche, là... Toi ou moi, à ton avis ? Les deux peut-être...
- Ben, on va lui demander : c'est ma femme...

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mercredi 30 juin 2010

Estelle

Je n'ai pas résisté !
Renoir : Jeune fille aux margueritesIl faut dire que les femmes dites "bon chic, bon genre", celles à qui l'on donnerait volontiers le bon dieu sans confession, m'ont toujours mis dans un état second ! Cela s'explique sans doute par l'ambigüité de leurs charmes,  par l'apparente froideur de leur mine d'angelots sous laquelle, souvent, brûle un désir aussi dévastateur qu'inavoué. Et je résiste rarement à ce genre de paradoxe : j'y vois toujours un noble  défi...
La charmante Estelle, qui semblerait sortie du "couvent des oiseaux" se tient bien droite dans son fauteuil, les genoux modestement serrés, et porte une robe légère. Si légère qu'elle m'agace un brin : le galbe de la cuisse sous l'étoffe fluide,  le modelé des hanches, la douce dépression au creux du ventre et le décolleté généreux que modère une modestie de dentelle blanche posée là comme un soupçon d'écume sur les trésors enfouis de l'Atlantide.

- Vous reprendrez bien un peu de thé, dis-je en me levant...
Je la débarrasse de sa tasse, frôle sa cheville, la contourne pour m'affairer sur la desserte tandis que, très convenable, elle poursuit la conversation...
- Hier encore, mon époux me disait...

Quelques mèches blondes et rebelles sur sa nuque, son cou gracile, la naissance de ses épaules blanches... Je ne sais pourquoi je pense à Renoir, à cette jeune femme de La loge accompagnée d'un homme qui, derrière elle, regarde ailleurs avec des jumelles, ou encore à la Jeune fille aux marguerites dont la douceur de la chair le dispute à la générosité voluptueuse de sa gorge dénudée... Je n'ai pas résisté... Du bout des doigts j'effleure la nuque blonde, glisse sur les épaules blanches et plonge délicatement dans la mousse de dentelle où frissonnent des seins ronds, tièdes et nus que j'empaume des deux mains. Debout derrière elle, je me penche jusqu'à frôler son oreille de mes lèvres et lui murmure :
- On ne t'a jamais dit, chère Estelle, qu'avec tes belles manière et cette si jolie robe tu invites à te faire trousser derrière un buisson ? Et à te faire prendre alors, sans façon... en toute discrétion... 
Et je pince tout soudain ses tétons érigés. "Ah"... Souffle-t-elle. Puis, lui faisant passer les boudoirs et revenant sur mon siège :
- Pardon, j'étais distrait... Vous disiez ?
- ... Je vous en prie mon ami... Je disais... Je disais que mon époux...
Elle s'agite un peu, porte gracieusement une main à son décolleté...
- Mais... Je crois me souvenir que vous avez un charmant petit jardin, calme et discret... Si nous descendions ? Il fait si chaud ici ! Vous ne trouvez pas ?
Elle se lève, fait en riant tourner sa jolie robe, me prend par le bras :
- Venez, venez... Ah ! J'ai tant de choses à vous dire...

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