samedi 11 février 2012

Délicate sélection

- J'avoue que j'aimerais bien savoir ce qui vous donne tant envie de m'exposer ainsi sur votre blog...
- Ma foi...
- N'y aurait-il pas là une forme d'exhibition de votre part ?
- De ma part ?
- Oui... Une façon de dévoiler vos désirs, vos plaisirs...
- Sans doute... Bon, alors ? Celle-ci ?
- Oui... Non... Plutôt celle-là : on y voit mieux mon abandon... Mais vous pourriez un peu la "flouter", non ? Ce serait moins...
- Soit ! Voilà :Agnes flou

- Quoique bon... On ne voit plus grand-chose maintenant ! Et puis ce pourrait être n'importe qui, vous ne trouvez pas ?
- Parce que vous tenez à ce qu'on vous reconnaisse ?
- Oui... Non ! Enfin... J'ai au moins envie de me reconnaître moi ! Et puis, ça manque de chair : quitte à être nue, autant que ce soit charnel !
- Bon... On enlève le flou, je colle un bandeau qui masque un peu...
- D'accord... Agnes masque

- Mmmoui... Sauf que là, c'est un peu artificiel, non ?
- Vous trouvez ?
- Oui... Puis on n'aperçoit qu'un bout de sein, mon ventre est masqué. Quant à mon sexe... On ne le devine même pas, mon sexe ! Je ne sais pas moi, mais au moins qu'on puisse le supposer ! Enfin... mieux que ça...
- D'accord... Alors un camouflage végétal... Votre ventre en pleine lumière... Le pli de la cuisse... La naissance de vos petits seins... Voici :

Agnes végétal

- Oui... Alors justement ! Déjà qu'ils ne sont pas gros mes seins, si vous les escamotez, c'est pas du jeu ! Puis bon, ça m'arrive de les montrer mes seins, tout de même ! Petits sans doute, mais je les aime bien...
- Bon...
- Et ce papillon ! Vous avez déjà vu des papillons de cette taille, vous ?
- Non...
- Un énorme papillon sur le pubis ! Je rêve... Il ne vous plaît pas mon sexe ?
- Mais c'est pas la question...
- Non, parce que si vous n'aimez pas ma chatte, il faut le dire !
- Bon, bon... Ne vous fâchez pas... Voilà !

Agnès nue

 

- ... Heu... Évidemment, comme ça... Pfff... Vous ne trouvez pas que...
- Trop tard, Agnès ! C'est publié...

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lundi 10 octobre 2011

Sur mesure

ShortElle a enfilé l'un de mes vieux jeans et se contemple devant le miroir... De dos, de face... De dos surtout, hypnotisée par la tension généreuse de la toile usée sur ses fesses.
- Juste un peu long peut-être...
- Bouge pas...
Je prends un feutre pour tracer une courbe idéale. Aux ciseaux, je taille dans l'étoffe en suivant l'arrondi de sa cuisse. Les lames d'acier glissent sur sa peau tendre, se faufilent indiscrètes, effleurent, ouvrent de larges perspectives dans les replis tièdes de l'entre-jambes, poursuivent leur chemin...
- C'est mieux, non ?
- Juste un peu court peut-être...
- Penses-tu ! Aurais-tu quelque chose à cacher ?
- Plus maintenant, non...

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jeudi 7 avril 2011

Embruns

Le temps d'un soupir, il y eut comme un parfum d'inconnu qui émanait des embruns.
Par vagues successives déferlaient des émotions insoupçonnées, ourlées d'une écume d'interdit.
"Insatiable, dit-elle en riant, je suis insatiable !"
Elle s'offrait aux caresses frissonnantes de la brise, soupirait d'aise aux effluves marins, espérait en secret qu'on la vît...
Captive, elle s'abandonna.

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lundi 14 mars 2011

Convocation

J'avais bien perçu quelque chose de bizarre dans sa façon de me convoquer "dans sa suite"...
Mais sur le coup, je n'avais pas cherché davantage. Nous nous étions retrouvés le matin... Un nouveau séminaire, deux jours de travail dans un de ces palaces  où j'ai toujours eu l'impression d'être un clochard de luxe. Elle, c'est un peu le big-boss. Celle qu'on ne voit que rarement, qui fait pondre des notes de services frappées au coin du bon sens et qui tient la barre, fermement. Il semble qu'elle ait toujours raison. Une bien belle femme, vive et décidée qui donc, en pleine réunion, me balance à travers la table un petit papier roulé en boule: "Dix-sept heures dans ma Suite. Nous avons du pain sur la planche !" Bon...

La "Suite" de la Dame n'était jamais qu'une chambre spacieuse avec coin salon. Sur la table basse nous avons étalé quelques  dossiers ; nous réglons leur compte à des projets en instance puis nous voilà plus détendus. "Vous prendriez quelque chose ?" Oui sans doute ! Je lorgne sur ses jambes "gainées de soie" comme on dit dans les mauvais romans érotiques et tandis qu'elle s'affaire vers le bar, je lui trouve sous sa jupe stricte, noire et fendue derrière, un fort joli cul...  Elle a posé deux verres, une bouteille de Colheita, j'ai jeté un œil dans son décolleté généreux lorsqu'elle s'est inclinée, nos mains se sont frôlées et quand j'ai fait mine de me lever pour l'aider un peu, elle m'a repoussé d'un seul mouvement brusque sur mon fauteuil accompagnant son geste d'un  "Ne bougez pas !" inattendu...
Un ange passe, légèrement émoustillé par les vapeurs du Porto, puis  nous dérivons agréablement sur une conversation anodine... Elle me parle de ses vacances,  d'équitation,  du débourrage de son dernier étalon...

- Levez-vous, s'il vous plaît...
Sans trop comprendre je me dresse, mû par un réflexe de courtoisie puisqu'elle s'est elle-même extirpée de son fauteuil. Sa silhouette se dessine dans le contre-jour de la baie ; sa taille prise dans une large ceinture serré ne m'a jamais parue si fine, ni ses hanches aussi rondes. Elle se rapproche,  se campe, me considère de bas en haut, passe sous ma veste une main qui descend posément jusqu'à mon entre-jambes... et me repousse fermement sur mon siège où je m'affale, vaguement dubitatif.
- Ouvre ton pantalon, me dit-elle sur un ton exempt de toute aménité...
- Je ne suis pas sûr de...
- Ce que tu peux être assommant ! Ouvre ton pantalon...

J'en ai connu, des approches diverses, des commencements incongrus, des préliminaires inopinés et pourtant là, je suis un peu désemparé, partagé entre le sourire et l'agacement. Quelque chose ne va pas ! Mais je n'ai pas le temps de penser plus – et d'ailleurs, est-ce que je pense vraiment – qu'une injonction nouvelle fuse :
- Ouvre, je te dis... Je veux voir ton sexe !
Je vais me lever, je vais la planter là avec ses airs de matamore, je vais me tirer vite fait, moi ! J'amorce un mouvement et de son pied elle me repousse encore... "Mais merde", me dis-je... "C'est quoi son truc à cette nana ?"
- J'attends...
- Bon dieu, mais...

Son regard vert me transperce ! Elle ne bronche pas, m'observe et elle attend. Sûre d'elle. Je sens comme un fusible qui saute quelque part dans ma tête. "Bon, d'accord ma belle... Voyons voir". Je défais ma ceinture posément, je descends le zip de ma braguette. Je ne la quitte pas des yeux, elle attend toujours, imperturbable... J'ai une conscience aiguë  de l'obscénité de la situation, ce qui m'encourage peut-être, et j'étale mon sexe en pleine lumière au milieu des pans de ma chemise... Aucune expression sur son visage : elle me considère encore un instant puis regarde...
- Et c'est tout ? me dit-elle froidement ?
Je crois que je vais l'étrangler ! Je ne suis pas susceptible, du point de vue anatomique j'estime ne pas avoir à me plaindre ; d'ailleurs, j'ai passé l'âge de me la mesurer tous les matins devant un miroir...  Mais je vais l'étrangler ! Elle ne m'en laisse pas le temps. Elle va s'asseoir d'une fesse sur le bord de la table, une jambe repliée, l'autre étendue, sa jupe noire remontant haut sur ses cuisses qu'elle ouvre à outrance jusqu'à découvrir dans l'ombre le relief bombé d'une culotte de dentelle rouge encadrée par ses jarretelles...
- Pas sûre que tu mérites une telle récompense... A moins que...

Ses mots résonnent curieusement dans ma tête. La situation prête à rire, et je ne ris pas ! Je pourrais l'envoyer se faire voir ailleurs, lui sauter dessus ou partir tranquillement, et je ne pars pas. Je pourrais... et je ne fais rien de ce que je pourrais faire, empêtré dans mon pantalon défait qui m'entrave et dans des contradictions qui me déconcertent et me paralysent... Envie, pas envie... Envie parce qu'il y a cinq minutes je me disais que... Je ne sais plus ce que je me disais. Pas envie parce... Et pourquoi pas envie ?
- Caresse-toi, maintenant ! Je veux te voir te branler...
Je ne sais pas si c'est un deuxième fusible qui saute : j'ai un coup de chaud ! Une montée d'adrénaline subtilement dosée avec un trait de testostérone, et puis là, bien planquée derrière mon unique neurone de secours, une sorte de satisfaction d'avoir à lui... obéir ! Le mot cingle à la surface de ma conscience avec la sécheresse cuisante d'un coup de fouet et comme un fait exprès elle ajoute :
- Obéis !

C'est sans appel. Il n'y a plus de fusibles. Je disjoncte ! Rien n'explique l'érection qui se manifeste soudain sinon la perspective apaisante de faire ce qu'elle me demande. Parce qu'elle me le demande. Parce que c'est dans l'ordre des choses, parce que... parce que... parce que... Je ne sais pas pourquoi... Elle ne bouge pas. Je regarde furtivement l'ombre entre ses cuisses, elle me fusille du regard : ma main se coule alors jusqu'à mon sexe qui se dresse incongrûment, le saisit et je m'exécute. Douces pulsations soyeuses d'un désir qui s'affermit entre mes doigts. Je me perds dans l'insondable d'une obéissance qui ne me ressemble guère et dans la volupté d'un plaisir qui perle déjà comme la rosée d'une aurore inconnue...

- Cela suffit !
Je sursaute. Elle se lève, se défait de ses vêtements et sans plus d'attention à moi va et vient à moitié nue, disparaît dans la salle de bain… Vaguement penaud, je remets de l'ordre dans ma tenue : je compte bien m'éclipser discrètement. Mais je n'ai pas fait deux pas vers la porte qu'elle revient, splendide. Elle a changé son tailleur strict pour une robe claire et légère, elle semble flotter dans une brume lumineuse, dégageant autour d'elle, comme un rempart, des effluves de Shalimar. Inattingible...

- Vous accepterez de diner avec moi, n'est-ce pas ? J'ai réservé une table… Venez…
Elle sort… Je la suis... Aspiré par son sillage...

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dimanche 25 juillet 2010

Ficelles

Liens

 

  • En réalité, vos instructions, savez-vous, m'ont contrainte et... déliée.
    ... Jouer ce jeu seule me tentait, m'attirait et j'avais bien essayé, mais ça n'avait aucun sens...

(Elodie)

 

 

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mercredi 16 juin 2010

Elodie sort du cadre

Je la vois parfois en sépia, comme échappée d'un album improbable...
Elle, elle se met au vert, court dans les champs, explore des zones réservées...

Elodie sort du cadre !

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mardi 8 juin 2010

Sylve nocturne

Je me demande parfois comment nous ne nous sommes jamais lassés de nos rituels coquins avec Agnès... Leur variété peut-être...

L’un des plus fréquents, qui pour des raisons mystérieuses nous paraissait inévitable, consistait en ce qu’elle se retrouve de nuit, nue dans des sites divers et parmi les plus improbables ! Il y eut donc des places de villages, des chapelles, des cimetières, des chemins creux, les bords de Seine, le bois de Boulogne, des escaliers, des couloirs et des ascenseurs d’hôtels, un port de pêche ou deux, des aires d’autoroutes et des péages... J’en passe ! Moments uniques, étranges et jubilatoires, préludes à nos nuits les plus chaudes. Les plus tendres aussi.
Elle cédait à mes suggestions ou bien, spontanément – et elle avait un vrai talent pour faire ça – elle commençait l’air de rien à s’effeuiller dans la voiture puis me demandait de m’arrêter. Elle descendait, laissait glisser les derniers vestiges de sa pudeur et prenait des poses innocentes en observant le paysage alentour. C’était alors à qui trouverait l’idée la plus farfelue, la plus osée, la plus...

Un soir... Je me souviens, c’était un début d’été caniculaire. Le rituel attendu s’imposa de nouveau... Nous roulions en bord de mer dans le couchant ; dans les derniers éclats rougeoyants du soleil elle retirait ses vêtements pour ne conserver bientôt qu’un foulard léger. Par un chemin désert, nous nous sommes aventurés au cœur de la forêt côtière. Jusqu’à cette clairière où je crois, nous mourions d’envie de faire l’amour "sous l'obscure clarté qui tombait des étoiles"... J’ai coupé le moteur. Silence peuplé de bruissements inquiétants, fûts vertigineux dressés devant nous, nuit noire bientôt, transpercée par les phares. C’est dans ce paysage fantomatique qu’elle m’est apparue soudain, frêle silhouette, nue, fragile dans la lumière crue... Nous avons fait quelques pas. Je lui tenais la main, je la désirais, nous avancions vers la noirceur impénétrable…
- Envie d’avoir peur, murmura-t-elle...
- Pardon ?
- J’ai un peu peur. J’ai envie d’avoir peur...
- Et c’est bon, n’est-ce pas ?
- Oui...
- Et si je te laissais là ?
- Non ! ... Oui...

J’avoue que je ne comprenais pas tout… Comprendrai-je un jour tout des femmes ? J’espère que non... Je devinais sans doute : fantasme de viol ou je ne sais quoi, l’abandon, la fragilité, l’envie de fuir et de ne pas pouvoir – comme dans ces rêves où l’on essaie de courir sans avancer d’un pas - la peur au ventre qui exacerbe l’excitation... J’avoue aussi que la situation me troublait : l’idée de la livrer ainsi à l’inconnu me donnait le curieux sentiment de la posséder davantage. Je m’éloignai...
- Attendez...
- Tu as la trouille ?
- Oui... Mais éteignez les phares...
Revenu à la voiture, j’ai coupé la lumière... J’ai bruyamment claqué la portière et je suppose qu’elle a entendu mes pas qui s’éloignaient.

Je me suis assis quelque part au pied d’un arbre, dans un taillis pour qu'elle ne me voie plus... Moi, je ne percevais plus au loin que la tache claire de son corps, comme une apparition sur le touffus du sous-bois ; les yeux plissés, je croyais voir ses seins tendus soulevés par sa respiration, j’imaginais avec délectation la tâche plus sombre de son pubis. Je la rêvais plus nue que nue... La nuit était douce et parfumée, vibrante de craquements infimes, de souffles inquiets, de silences invisibles... Une appréhension étrange me gagnait, qui céda bientôt à de sourdes terreurs où l’image d’Agnès dénudée, offerte à son effroi, vint se ficher dans mon ventre comme un pal en fusion ! Un désir sauvage et brut s’imposa : je bandais... Je n’ose imaginer quelle partie primitive de mon cerveau me soufflait de partir en chasse et de chercher l’apaisement dans les chairs intimes d’Agnès. Silencieusement, je revins vers elle...

Debout contre un hêtre, elle y appuyait le front, frôlait de ses seins l’écorce rugueuse, entourait le tronc d’un bras et se balançait doucement d’avant en arrière  faisant saillir ses fesses blanches. Agnès se caressait ! Spectacle improbable, inattendu et qui pourtant, mesuré à mes propre réactions, me parut dans l’instant inévitable, évident... Elle ne m’entendait pas ou faisait semblant de ne pas m’entendre poursuivant ses caresses, si bien que je fus sur elle sans qu’elle puisse se retourner. Je l’ai serrée contre moi pour qu’elle sente l’ardeur de mon désir, et me défaisant à peine, je l’ai prise ainsi, la pénétrant d’un coup...
Nous avons joui ensemble, instantanément ou peu s'en faut, en hurlant comme des bêtes...

Plus tard, tendrement blottie contre moi alors que nous venions de nous aimer encore mais plus paisiblement, Agnès qui tremblait toujours me dit :
- Vous ne pouvez pas savoir comme j’ai eu peur...
- Tu m’en veux ?
- Oui... Mais non...
Et après un long frisson :
- Vous pourriez me violer un jour ?

______________

Il y a souvent d'étranges échos dans certaines forêts ! Tenez...

Ici, Chilina
Là, Elodie

Et  qui encore ?

Et je pense à Baudelaire... Correspondances, Les Fleurs du mal.

La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Posté par Eronaute à 19:25 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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lundi 11 août 2008

Sur le seuil

Lorsqu’il m’a ouvert la porte, il ne portait qu’un jean complètement déboutonné et un sourire malicieux. Il était appuyé nonchalamment sur le chambranle de la porte, s’amusant beaucoup du trouble qu’il devait lire sur mon visage. Son bassin volontairement vers l’avant, offrant délibérément à mes yeux une vue plongeante dans l’ouverture béante de son vêtement, il me provoquait… Il aimait provoquer.

Mes pensées voyageaient à toute vitesse. Je me devais de répondre à cette provocation. Je n’allais pas le laisser prendre avantage aussi facilement, aussi tôt. J’avais envie de jouer, moi aussi… Ignorant le murmure de la rue, les passants et les voisins qui risquaient à tout moment de nous surprendre, je détachai le haut de ma robe, que je fis glisser lentement, jusqu’à découvrir presque entièrement ma poitrine nue.

Seule une étrange lueur dans son œil trahit son étonnement. Il tendit la main pour effleurer, du bout de son index, la naissance d’une aréole, visiblement excité par l’incongruité de la situation. N’était-ce pas la voisine, que l’on entendait marcher, tout près?

Il fit tomber ma robe jusque sur mes hanches, me faisant reculer d’un pas pour me regarder… Il me tendit la main et lorsque mes doigts touchèrent les siens, il me fit tourner sur moi-même, autant pour regarder les courbes de mes fesses que pour m’offrir aux regards d’éventuels passants. Lorsque je fis entièrement face à la rue, il m’attira à lui. Chaleur de sa peau dans mon dos, bouche gourmande dans mon cou, sur mes épaules, main qui remonte sur mes cuisses vers mon intimité avide, sexe dressé à travers le jean…

Froissement de tissu. Son jean venait de choir sur le seuil…

Ange Solaire

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jeudi 26 juin 2008

Logement d'appoint (3)

( Suite) Immobilité statuaire, me dis-je...


Face à face, sans autre contact que nos regards croisés. La pointe de ses seins sur ma chemise, sa main sous ma ceinture. Et la mienne, nichée entre ses cuisses, épouse étroitement la courbe de sa chatte… Quelques autres pensées inattendues se bousculent dans une partie reculée de mon cerveau encore en veille : je n'ai jamais rencontré Elsa que de loin en loin, et je ne me souviens même pas lui avoir un jour serré la main !

- Les présentations sont faites, je vois…
Judith vient d'apparaître dans l'encadrement de la porte… Et ce n'est pas son intervention soudaine qui me fige davantage, mais sa tenue… "Je vais me changer…" qu'elle disait quelques instants plus tôt ! Et la voilà dans le plus simple appareil, vêtue modestement de ses longs cheveux noirs et d'un surprenant serre-taille blanc qu'elle porte très bas, juste au dessus d'une vulve glabre et longuement fendue…

- Alors, whisky pour tout le monde, lance-t-elle ?
Elle s'affaire avec naturel. Elsa joue les utilités, dispose les cacahuètes… Incrédule encore, je considère mes hôtesses qui glissent comme des Nymphes, l'une ceinturée de blanc, l'autre papillonnée de noir, et je me demande...

Un guet-apens, de toute évidence ! Ces dames évoluent avec un naturel désarmant, me présentant du même coup, et dans toutes les postures, les nombreuses facettes de leurs charmes ! Facettes et charmes incendiaires au demeurant... Je m'aperçois que leur jeu qui jusqu'à présent n'avait eu d'autre conséquence sur moi qu'une muette surprise, produit maintenant des effets secondaires indéniables.

Alors, dans l'espoir de reprendre l'avantage :
- Ma foi, dis-je, je suis un peu confus... Je suis venu les mains vides et je ne me suis même pas changé ! Si vous permettez...
Et je me lance illico dans un rapide effeuillage, passe avec succès le cap délicat des chaussettes, hésite un instant encore et me débarrasse de mon slip pour enfin reprendre mon verre et le siroter, nonchalamment appuyé sur une console modern-style.

- Il ne manque qu'un détail, dit Judith...
Et ramassant ma ceinture, elle vient délicatement me la passer autour des hanches, enserrant mon sexe sur lequel elle referme la boucle de métal froid...

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Posté par Eronaute à 12:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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lundi 9 juin 2008

Logement d'appoint (2)

- Bonsoir…

Elsa glisse vers moi comme une apparition, succinctement vêtue d'un déshabillé noir et vaporeux dont la coupe et le tombé me figent sur place. Largement échancré sur les épaules, son décolleté lui dessine sur la poitrine un long triangle renversé qui plonge jusqu'à son nombril. C'est là que  se rejoignent enfin les deux pans du col, retenus par une fine ceinture. Au-dessous, le vêtement s'évase à nouveau paresseusement sur son ventre où fleurit une toison noire. Il flâne sur ses hanches en froufroutant, glisse en s'ouvrant le long de ses cuisses et tombe pudiquement jusqu'à ses pieds nus.

Involontairement je présume, Elsa m'invite à une méditation géométrique : la triangulation des courbes ! Sorte de contradiction de l'esthétique féminine dont les douceurs ne s'arrondiraient que pour valoriser le delta de son intimité, trigone du plaisir frappé au coin du désir… Enchâssée dans la mousseline noire, la chair blanche d'Elsa dessine deux triangles de perfection opposés par la pointe, sablier où le temps ne s'écoule plus !

- Bonsoir, dit-elle encore…

Des ombres badinent entre ses seins, les frôlent et les sculptent d'estompes mouvantes, au gré de sa respiration qui soulève l'étoffe. Comme la houle… Ses aréoles brunes dont les pointes tutoient le liseré de son col, menacent de s'en échapper à chaque mouvement.
Elle vient vers moi, me tend une main. Que je veux prendre… Pour la lui baiser peut-être tant ce geste décalé me paraît de circonstance, mais elle s'avance encore et mes doigts frôlent son ventre où ils s'attardent et papillonnent…

- Vous prendrez bien quelque chose, dit-elle sans me quitter des yeux ?
Mes doigts musardent dans son buisson…
- Juste une goutte alors…

Nous n'avons pas bougé…
Sa main s'est posée sur mon pantalon, mes doigts se faufilent entre ses cuisses…
"Ne m'attendez pas !" crie Judith depuis l'autre pièce… "Sers-toi G, j'arrive…"
J'ai refermé ma main sur la motte tiède d'Elsa…

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* Logement d'appoint 1

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