Journal d'un Eronaute

Correspondances érotiques. Confessions intimes et récits alertes... L'érotisme comme principe vital

lundi 17 août 2009

Un, deux, trois...

IMG15aJe crois qu'elle m'observe...
Du bout des yeux, discrètement, mais elle m'observe. Ou me considère, me guette, m'évalue, je ne sais pas... Je n'ai rien de très spécial pourtant mais l'étrangeté de l'inconnu attise parfois la curiosité. Ou l'intérêt... Elle se doute bien que je le sais mais comme je n'en montre rien par discrétion, elle fait exactement comme si je ne l'avais pas vue dans la pénombre du couloir et poursuit son examen, me regarde, me détaille...

Et ça me plaît bien ! Il y a longtemps que l'eau ne coule plus, que j'aurais pu sortir de la douche, mais je m'attarde comme si j'avais encore besoin de... de je ne sais quoi ! Par l'entrebâillement de la porte, je la regarde aussi mais ne distingue qu'une silhouette vague qui m'intrigue. Sa curiosité m'intrigue ! Et donc attise la mienne... Ce doit être comme ça que nait le désir, ou au moins l'envie, l'attrait. Elle m'observe, je la regarde...  Nous sommes à égalité en quelque sorte !

Pas tout à fait cependant : elle m'a vu avant que je ne la voie, et je suis nu comme un ver, mes vêtements dans le couloir précisément... Et ce genre de situation est de nature à provoquer chez moi des réactions embarrassantes ! Je suppose qu'elle le pressent. Ou qu'elle l'attend ! Allez savoir... Alors je compte jusqu'à dix ! A dix, je sors comme ça, l'air innocent, nu et avec ma réaction embarrassante ! Allez...

Un, deux, trois... sept, huit...

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jeudi 11 décembre 2008

L'exécuteur (3)

On lira ICI le début de cette chronique...
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Executeur3Au salon du Pilori, l'assistance est nombreuse. Le visage dissimulé sous des loups de carnaval et des dominos noirs ou blancs, les spectateurs sommairement vêtus de capes, de foulards ou de toges antiques, cherchent la meilleure place et se pressent au bas du podium.  Liée sur son chevalet, Dame Hermine exposée n'attend plus que mon bon plaisir…

C'est un tirage au sort qui m'a désigné Exécuteur pour la saison. Ici, personne ne connaît personne : le port du masque est obligatoire… On laisse avec ses vêtements de ville son identité au vestiaire puis les couples se séparent. Ce sont des groupes anonymes qui se forment alors dans la lumière diffuse des salons où l'on s'adonne chaque soir à des jeux de rôle choisis au hasard par un majordome impénétrable. Quoique...

Sur la petite estrade, j'use de mon privilège et flatte ostensiblement la jolie croupe de Dame Hermine… On attend du bourreau qu'il exécute sa tâche avec succès mais on attend aussi de lui qu'il l'accomplisse en exposant à l'assistance une virilité de bon aloi. L'anonymat, ma nudité et la posture engageante de ma victime me facilitent les choses ! Hermine frémit sous mes caresses, se contracte un peu et, la malheureuse oubliant ses liens, tente vainement de resserrer les cuisses lorsque j'ai le bon goût d'explorer plus avant les doux replis de son intimité…

C'est alors que je décide d'agir. Le premier coup de badine lui arrache un gémissement de surprise et de douleur. De vraie douleur… Je sais que les premières fustigations sont difficiles à supporter : je serai donc clément et surtout attentif à ménager mes effets, autant que la progression subtile de l'échauffement des chairs vers une inflammation générale des sens. Au cinquième coup, je vois rougir  les fesses rondes offertes à mon exercice et se garnir d'élégantes zébrures, annonciatrices de l'incendie ! Je temporise… Histoire de me redonner de l'allant, j'effleure du dos de la main le postérieur de la suppliciée, le caresse légèrement et considère avec une envie secrète le tendre abricot qui s'offre à ma convoitise. Quelques pensées lubriques s'imposent alors à moi, provoquant un regain de vigueur que semble apprécier l'assistance…

Je reprends mon office. J'enchaîne une série de petits coups légers convenablement répartis sur le fessier de la Dame puis, la voyant se détendre un peu, je la gratifie soudain d'un unique coup sec et précis sur sa motte. "Ahh !!" dit Hermine en se cambrant autant qu'elle le peut dans son harnachement… "Ahhh !!" fait l'assemblée pétrifiée où j'aperçois une dame se frotter tendrement les seins… Une autre plus loin, plonge une main décidée sous la toge de son voisin.

... Nous ne sommes plus loin du compte : je n'ai plus que deux ou trois coups à offrir à Hermine et je m'applique à les lui dispenser pour son plus grand bien. Voilà déjà quelques minutes que ses gémissements ont changé de tonalité et je vois son fruit s'ouvrir à mes espérances et luire d'un désir paradoxal. Et lorsque mon stick de cuir souple s'abat pour la dernière fois, impérieux, sec et brûlant,  ma victime arquée dans ses liens reste ainsi tendue entre douleur et petite mort, au bord de l'orgasme… "Grâce !" crie-t-on dans la foule… "Le coup de grâce !!!"

Avec un rien d'ostentation, je considère Dame Hermine, je fais courir mes doigts le long de ses vertèbres, lui caresse les fesses de mon sexe érigé… Elle soupire, gémit, supplie qu'on la délivre… Prenant un peu de recul, je darde ma cravache comme le ferait un torero avec son épée et lui porte l'estocade du bout de mon instrument. L'effet est immédiat : Hermine perdant tout contrôle jouit sauvagement sous les vivats de l'assistance…

Mémoires inachevées
(Chroniques véritables de la Haute Tour)

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jeudi 4 décembre 2008

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jeudi 23 octobre 2008

Frivolités

Ah, très Chère, vous vous demandez si je pense à vous ?
Enfin, au cas où vous vous le demanderiez : oui !

Oui, vous dis-je, et de façons diverses au fil de la journée...
Bien sûr, il y a des moments où je pense aussi à mon travail, à ceci ou cela, ou même à d'autres personnes, précieuses connaissances ou vieux amis (tiens, notamment à... Mais peu importe, je digresse).

Si je pense à vous, donc ? Oui. Et tenez, pas plus tard que ce matin !
Non, pas immédiatement à mon réveil qui me laisse généralement assez "vaseux" pendant un petit quart d'heure... Un peu plus tard... Reprenant mes esprits devant mon café, sommairement vêtu d'un t-shirt léger, le sexe distraitement bandé...
Je ne sais quelle association mystérieuse entre lui et vous a favorisé une érection plus conséquente. Enfin... modeste, tout de même, n'exagérons rien... Je sais qu'il est de bon ton chez un homme de laisser croire à des tailles considérables et par conséquent à des turgescences hors norme, mais non !

J'ai alors envisagé d'un oeil torve l'heure matinale sur la pendule de la cuisine, j'ai imaginé avec un peu d'envie votre sommeil encore paisible sous votre couette douillette et, de fil en aiguille si je puis dire, d'évocation de douceur ou de tiédeur en visualisations diverses, l'évidence de votre intimité moite m'est apparue sournoisement et... Et là, foin de modestie, nom de Zeus, la chose a pris rapidement des proportions intéressantes. Mais bref (enfin non, justement, mais bon...),  je vous épargne les détails...

Je suis donc resté quelques minutes ainsi, posé du bout des fesses sur ma chaise en MatinShirtpaille, considérant le phénomène, philosophant un brin et me disant que nous étions vraiment peu de chose, nous les hommes, devant les mystères de la nature... Puis, pour satisfaire ma curiosité légendaire, je suis allé vérifier l'incongruité de la situation dans un miroir. J'y ai trouvé l'image d'un vieux satyre priapique à poil sous un t-shirt froissé, mal rasé, le cheveu hirsute, les yeux bouffis et le sexe inutilement dressé, tenant élégamment de sa main droite une tasse de café fumant, tandis qu'un journaliste insipide évoquait à la radio l'effondrement mondial des cours de la bourse !

Je n'avais pas le temps de m'attarder... Dommage, me dis-je, il faudrait bien qu'un jour j'arrive à fixer sur une photo ces curieux instants d'exhibition auto-satisfaisante qui attiseraient sans doute votre gourmandise, ou l'éteindraient à jamais...

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jeudi 18 septembre 2008

L'Exécuteur (1 & 2)

Attaches"Que l'on applique à Dame Hermine la discipline des verges... Trente fois !"

On la dépouilla de sa tunique pour la conduire jusqu'à moi. L'assistance dont je sentais la concupiscence vibrer comme une sourde rumeur s'écarta sur son passage, laissant toutefois traîner quelques mains aventurières.
- Quelle faute ai-je donc commise pour mériter ce châtiment, me dit-elle en m'implorant de son doux regard.
- Je ne suis pas là pour connaître ces choses et vous les dire... Allons, maintenant !
Je fis signe aux gardes de s'écarter :
- Dame Hermine... Faites-moi la grâce de prendre place sur cet instrument sans un mot de plus...

***

Nue, Dame Hermine s'approche craintivement de l'instrument dressé sur un petit échafaud...
Selon la règle, je passe légèrement une main entre ses jambes, je les lui fais écarter, puis j'attache ses chevilles aux anneaux fixés sur le plancher ne lui laissant qu'une dizaine de centimètres d'illusoire liberté. Tournant le dos à l'assistance, elle redoute maintenant la phase suivante des préparatifs.

- S'il vous plaît, me dit-elle tout bas, ne pourriez-vous m'appliquer la discipline en me laissant debout ?
- Folle que vous êtes, lui réponds-je, si je fais cela c'est pour votre bien ! Vous sachant observée dans l'impudique posture que vous redoutez, vous serez plus occupée par votre honte que par la douleur...

Et lui saisissant les mains, de l'autre côté de l'appareil, je n'ai alors qu'à la déséquilibrer d'une infime traction. La hauteur du Chevalet a soigneusement été réglée par mes soins : le bas-ventre de Dame Hermine vient s'appuyer sur un étroit coussinet de cuir, et elle bascule en avant pour se retrouver en suspension précaire, retenue par les cordelettes de ses chevilles. Ses pieds n'effleurent plus le parquet que du bout des orteils. Par réflexe, elle saisit la rampe horizontale qui se trouve loin devant elle au niveau du sol, et la voici dans une position parfaite ! Prestement, je lui lie les mains... Il y a dans l'assistance quelques murmures d'approbation...

Je tourne autour de ma victime pour la considérer sous un meilleur angle.
Elle offre au public qui se trouve en léger contre-bas, l'arche triomphale de ses jambes tendues couronnée par ses fesses ouvertes entre lesquelles sa motte charnue et finement fendue saille comme un fruit mûr... Les Messieurs du public haussent le col pour ne rien manquer. Les Dames s'agitent un peu. Elles commentent discrètement le début d'érection qui vient de me prendre et que rehausse sans doute à leurs yeux le signe distinctif de ma charge, une chaînette d'or passée autour de mon sexe...

Mémoires inachevées
(Chroniques véritables de la Haute Tour)

Posté par Eronaute à 08:41 - Chroniques de la Haute Tour - Commentaires [8] - Permalien [#]
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lundi 18 août 2008

Léger désordre

Il y avait là Pierre, Félix, Jacques...
Et Vous bien sûr, qui pour une obscure raison vouliez me faire connaître certains de vos amis. J'ai vite compris que ces amis-là étaient quelques uns de vos prétendants, des hommes que vous n'aviez jamais eus mais dont l'évocation accompagne encore souvent vos caresses solitaires. Pour faire bonne mesure, j'étais venu avec Mathilde que je n'avais pas vue depuis longtemps et qui semblait vouloir rattraper le temps perdu... Une soirée...

Il aurait pu se faire que l'on se contente d'évoquer nos vies respectives, de boire et de rire. Mais quelque chose dans la moiteur de cette nuit où l'orage menaçait, l'attitude de Mathilde qui par défi me prenait par la taille ou posait ses mains sur mes fesses chaque fois que je vous adressais la parole, ou encore votre compagnonqui n'avait de cesse d'évoquer plaisamment le jour où il vous livrerait à l'un de ses amis... quelque chose devait dérégler nos sens ! La conversation prenait un tour inattendu. Quelqu'un a évoqué l'impondérable des rencontres. Pierre disait qu'il aurait pu vous épouser, Mathilde racontait à Félix comment j'avais, une nuit d'ivresse, fait l'amour à Elodie croyant que c'était elle. Jacques prenant ma défense, affirmait que dans certaines circonstances et dans le noir, une femme serait bien incapable de reconnaître son amant... Vous protestiez ! Je ne sais qui proposa de vérifier séance tenante et réclama des foulards que l'on noua promptement sur vos yeux et ceux de Mathilde...

Et l'on vous effleurait de nos mains, de nos doigts, de nos cheveux que l'on passait sur vos joues qui rosissaient un peu, sur vos bras dénudés, sur vos genoux découverts. Vous poussiez l'une et l'autre de petits cris rieurs et vous ne nous reconnaissiez pas, bien sûr. Alors, vous avez tenté de tricher, palpant les étoffes pour identifier une texture, un blouson, un pantalon... J'ai vu Mathilde poser carrément une main sur la braguette de Félix tandis que vous tâtiez innocemment les fesses de Pierre... "C'est vous, c'est vous !" Vous vous exclamiez au hasard, d'autant plus perplexe que Jacques s'enhardissait d'une main sous votre jupe. "Non, c'est toi !" Vous sembliez sûre de vous mais personne ne savait de qui vous parliez. La confusion était totale.

C'est Mathilde qui la première déclara qu'il faisait vraiment trop chaud. C'était vrai. Mais était-ce une raison pour qu'elle retire son chemisier ? La générosité de ses seins sous la dentelle noire de son soutien-gorge eut un effet dévastateur. Jacques, qui à mon avis avait bu un verre de trop, la fit se lever puis descendit le zip de sa jupe qui glissa très lentement le long de ses cuisses avant d'atteindre le sol tandis qu'un silence moite se faisait dans notre petite assemblée. "Que se passe-t-il, avez vous dit... On ne joue plus ?" Il y eut pour vous répondre deux ou trois paires de mains qui entreprirent de vous dévêtir, mais si délicatement que vous n'avez pas protesté...

Vous deviez vous demander qui osait... Qui déboutonnait votre robe, qui vous effleurait soudain le bout des seins, quelles mains saisissant votre culotte la descendaient avec lenteur, quels doigts frôlaient votre toison... Etait-il seul ? Étaient-ils plusieurs à vous effeuiller ainsi ? Et qui regardait ? L'incertitude vous faisait sans doute désirer que cela se poursuive. A l'abri de votre bandeau, vous n'aviez pas envie de savoir...

Sur le siège voisin, Mathilde subissait le même sort. Vous vous en doutiez... Ce dont vous ne vous doutiez pas, c'est qu'au hasard de ses tâtonnements, elle ouvrait des pantalons, explorait innocemment slips et caleçons… Quelqu'un la guida jusqu'à vous... Elle mêla ses caresses aux nôtres... Cela, vous ne le saviez pas... Imaginiez-vous seulement que nous étions six autour de vous ? Lorsque vous avez senti une bouche tiède se poser sur chacun de vos mamelons, je crois que vous avez renoncé définitivement à compter ! Nous invitant sans pudeur à d'autres caresses, vous avez plongé votre main entre vos cuisses pour suivre du bout d'un doigt le sillon de votre fente et guidant ainsi la langue et les lèvres anonymes qui butinaient votre bouton... Votre autre main qui s'affolait sur votre ventre est remontée sur vos seins aux tétons dressés et vous les avez fait rouler doucement entre le pouce et l'index, fermant les yeux, la tête rejetée en arrière...

La suite fut un peu désordonnée ! On vous faisait l'amour passionnément, et vous ignoriez qui vous touchait, qui vous caressait, qui vous embrassait. Cette main qui palpait votre sein, cette bouche qui léchait votre mamelon, cette queue que vous agrippiez soudain, ce gland qui se frayait un chemin entre vos lèvres… A qui appartenaient-ils? Je vous ai vu sucer deux verges à la fois, les maintenant d'une seule main tandis que de l'autre vous me branliez avec ferveur. Mathilde vous subtilisa votre homme, épuisa d'une fellation magistrale le pauvre Jacques qui s'endormit bientôt dans un coin, ivre de plaisir et d'alcool… Elle entreprit Félix qui s'effondra à son tour.

Plus tard dans la nuit, alors que vos amis somnolaient vaguement, j'ai eu l'idée bizarre de vous attacher ! Vous vous êtes retrouvée les poignets liés au dessus de la tête et toujours aveuglée par votre bandeau, debout, nue, les jambes légèrement écartées, la croupe offerte, impudique … Je vous ai regardée longuement, avivant mon désir au spectacle de votre posture docile et j'ai choisi de rejoindre Mathilde, vous abandonnant dans le noir. Je suppose que vous m'avez entendu quitter le salon, que vous nous avez entendus, dans la pièce d'à côté... Mon souffle, ses gémissements à elle, qu'elle exagérait j'en suis sûr pour attiser votre envie... Le murmure de nos ébats que vous ne pouviez qu'imaginer faisait sans doute ruisseler le désir entre vos cuisses. Je ne souhaitais que cela...

Et ce matin vous m'écriviez ce mot :
"J'ignore combien de temps vous m'avez laissée ainsi, mais il m'a semblé que c'était interminable... Lorsque je l'ai entendue jouir (elle), je priais pour que ce soit mon tour, pour que vous veniez enfin me délivrer de ce manque cruel au creux de mon ventre…"

Vous ai-je fait attendre suffisamment, mon Ange ?

Posté par Eronaute à 16:40 - CORRESPONDANCES SENSIBLES... - Commentaires [9] - Permalien [#]
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mercredi 13 août 2008

Coups de sonde

Tout au long de cette journée-là, je ne portais rien sous mon jean...
Curieuse habitude prise depuis quelque temps. Rien de très original ! Mais bon... Sourde et glauque envie d'exhiber sans en avoir l'air, de provoquer aussi en laissant apparaître un désir chronique de mâlitude...

Étrange sensation. Frottements permanents contre la toile adoucie, positionnement délicat puis confortable de mes attributs contre ma cuisse droite. A chaque mouvement, à chaque pas, je sens mon sexe vivre sa vie, s'étirer mollement, changer vaguement de volume, se raffermir un peu selon mes pensées ou les regards que je porte autour de moi... En somme, il manifeste sa présence ! Et cela se voit...

Je suis sorti faire une course. Et me voici agréablement confronté aux regards de quelques passantes. Regards furtifs ou insistants, coups d'oeil rapides, précis, ajustés, vifs comme l'éclair puis qui s'échappent dans le vague. Certaines réitèrent... Je ne leur en veux pas : je fais la même chose dans l'entrebâillement d'un chemisier ou la convexité d'un pubis sous un pantalon léger... Bref, on s'envisage, on s'évalue. C'est de l'ordre du reniflement civilisé : ça n'ira généralement pas plus loin mais la vie palpite dans ces désirs brièvement affichés, avoués, échangés...

Rayon bricolage, une brunette s'attarde tout près de moi, perplexe devant l'étalage des vis et des boulons où se pose l'éternelle question de la taille et du diamètre de la quincaillerie : est-ce que ce foutu truc va entrer dans ce sacré machin ? Une vis de 3,5 x 30 ou de 4 x 3,5 ? Je m'intéresse discrètement, je compatis et grommelle, j'ose même un conseil d'un hochement de tête en direction des vis à bois laiton perceuses, anti fendage et autofraiseuses... Sourire muet ; elle approuve, s'éloigne, revient, se baisse à hauteur de ma ceinture pour examiner l'étal du bas laissant alors bailler son top où frémit une poitrine ferme et nue, se relève, tournicote et distraite, me rentre carrément dedans !

Choc frontal.
Illusion d'un souffle dans mon cou...
Parfum léger, effluves tièdes...
Rondeur amortie de ses seins sur mon tee-shirt...
Et l'espace d'une infime seconde, la pression fugitive d'une main sur moi, qui se moule sur le relief oblong. Là, exactement là...

"Oh, pardon !" dit-elle, et elle s'enfuit à petits pas faisant danser sa jupe légère...

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lundi 11 août 2008

Sur le seuil

Lorsqu’il m’a ouvert la porte, il ne portait qu’un jean complètement déboutonné et un sourire malicieux. Il était appuyé nonchalamment sur le chambranle de la porte, s’amusant beaucoup du trouble qu’il devait lire sur mon visage. Son bassin volontairement vers l’avant, offrant délibérément à mes yeux une vue plongeante dans l’ouverture béante de son vêtement, il me provoquait… Il aimait provoquer.

SeuilMes pensées voyageaient à toute vitesse. Je me devais de répondre à cette provocation. Je n’allais pas le laisser prendre avantage aussi facilement, aussi tôt. J’avais envie de jouer, moi aussi… Ignorant le murmure de la rue, les passants et les voisins qui risquaient à tout moment de nous surprendre, je détachai le haut de ma robe, que je fis glisser lentement, jusqu’à découvrir presque entièrement ma poitrine nue.

Seule une étrange lueur dans son œil trahit son étonnement. Il tendit la main pour effleurer, du bout de son index, la naissance d’une aréole, visiblement excité par l’incongruité de la situation. N’était-ce pas la voisine, que l’on entendait marcher, tout près?

Il fit tomber ma robe jusque sur mes hanches, me faisant reculer d’un pas pour me regarder… Il me tendit la main et lorsque mes doigts touchèrent les siens, il me fit tourner sur moi-même, autant pour regarder les courbes de mes fesses que pour m’offrir aux regards d’éventuels passants. Lorsque je fis entièrement face à la rue, il m’attira à lui. Chaleur de sa peau dans mon dos, bouche gourmande dans mon cou, sur mes épaules, main qui remonte sur mes cuisses vers mon intimité avide, sexe dressé à travers le jean…

Froissement de tissu. Son jean venait de choir sur le seuil…

Ange Solaire

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samedi 5 avril 2008

Concerto pour trois

Elle avait rêvé d'un amant suffisamment averti pour la livrer, pendant l'amour, à la concupiscence d'un ou deux autres hommes… Il exposerait ainsi son désir inépuisable à leurs propres désirs, décuplant la violence de ses sens, la plongeant dans l'abîme vertigineux de l'oubli et de la volupté...

… Dans un salon aux lumières diffuses, sur un grand sofa de soie, je lui fais l'amour devant deux témoins... Elle les devine plus qu'elle ne les voit, elle entend peut-être leur souffle et de légers remuements... Elle est nue sous quelques voiles légers, abandonnée à mes caresses, à mes pénétrations répétées, ivre d'une jouissance qui lui semble ne plus devoir s'arrêter. Une nouvelle fois, alors que je cherche encore de ma langue le miel de sa source, elle prend mon sexe dans sa bouche pour le sucer longuement sous les regards avides de nos deux spectateurs qu'elle devine dans l'ombre... Comme dans un rêve, elle se surprend à ouvrir plus largement ses cuisses, tentée de leur montrer mieux encore l'intensité de son désir et le creux de son intimité offerte...

Dans la lumière incertaine que quelques bougies rendent équivoque, elle croit percevoir une ombre qui bouge et qui s'avance... L'un des deux hommes est là, près de nous, et tandis qu'elle étreint toujours mon sexe dans sa main, qu'elle le lèche à petits coups de langue précis, juste sur le bout de mon gland, elle le découvre à demi nu, sa virilité dressée, énorme et tentatrice...

Il lui frôle les seins d'une main, de l'autre lui caresse le pubis sous lequel son clitoris tendu comme une corde de violon vibre et frémit entre mes lèvres...

J'ai pris sa main libre qui s'égarait sur son ventre et l'ai posée doucement sur ce sexe inconnu qu'elle tâte maintenant avec précaution, comme pour le reconnaître et l'apprivoiser. Un sexe de belle taille qui bande comme un dieu ! Je la vois l'entourer de ses doigts, le presser un peu pour éprouver sa résistance, faire quelques va et vient, timides et lents, puis plus assurés, sans lâcher de l'autre main mon propre désir, dressé avec encore plus de force...

Allongée sur le dos, les seins frémissant de ses propres mouvements, elle nous masturbe, nous branle avec passion tandis que nos quatre mains la parcourent, la fouillent et l'affolent, jouant un concerto dont elle règle la mesure, un sexe dans chaque main... Elle jouit maintenant sans discontinuer et cependant que sa chatte palpite et suinte de plaisir, je devine à son sourire gourmand le ton qu'elle entend donner au prochain mouvement ! Elle nous tire vers elle, elle rapproche l'une de l'autre ses mains toujours bien pleines, elle nous conduit vers sa bouche et nous suce tour à tour puis ensemble, se délectant déjà de notre offrande prochaine...

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samedi 29 mars 2008

Regardeuses...

Je ne sais résister que rarement aux femmes qui s'avouent voyeuses et pudiques à la fois... Elles nourrissent ainsi sans le savoir l'un des fantasmes essentiels de l'Eronaute...

Gueridon

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