Journal d'un Eronaute

Correspondances érotiques. Confessions intimes et récits alertes... L'érotisme comme principe vital

samedi 28 février 2009

J'aime les Allumeuses !

Un billet publié par Oxanne m'a récemment plongé dans un abîme de perplexité !

Plaire ou séduire, telle est la question qu'elle propose à la méditation des uns et des autres, et qu'elle tranche d'ailleurs pour ce qui la concerne, avouant son désir et son  besoin de plaire avant tout, mais par forcément de séduire. Nuance qui pour ma part me paraît toujours un peu délicate à dessiner malgré sa réalité...

OxanneMais voilà que dans le petit débat qui s'ensuit, apparaît le qualificatif "Allumeuse" dont un intervenant habille (si je puis dire, à la vue de la photo qui accompagne l'article et que je reproduis ici) notre aimable billettiste. On aurait vite fait de donner à ce terme un côté péjoratif dénotant le caractère vaguement hypocrite et parfaitement pervers de celle qui allumerait un incendie de désir chez sa victime, pour finalement la laisser plantée là, la langue pendante - je ne parle que de la langue - et sans extincteur…

Eh bien non ! Pour moi une "Allumeuse" est une femme éminemment honorable qui devrait être décorée pour services rendus à la collectivité. Car non seulement elle satisfait son désir de plaire, mais en plus elle illumine d'un jour radieux le quotidien de ses "allumés" en leur apportant une lumière salvatrice. En effet, pour appréhender l'entière profondeur de ma réflexion, on voudra bien se pencher au risque d'un vertige métaphysique salutaire, sur le cheminement de ma pensée méandreuse et non moins radicale...

Plaire, c'est donner à l'autre la satisfaction d'un plaisir qu'il recherche… Et d'une !
Séduire (emmener à l'écart), c'est conduire l'autre vers soi, le convaincre de ses vues et le conquérir : on sent bien là l'idée d'une manœuvre tendant à circonvenir, à obliger… Et de deux !
Alors que "allumer"… (Et de trois)

Allumer, c'est éclairer, rendre lumineux ce qui ne l'est pas et qui donc est encore dans l'ombre. Et cela sans engagement bien entendu : quiconque demanderait des comptes n'aurait à s'en prendre qu'à lui-même. Une allumeuse allume, sans être chargée d'assurer le service après vente qui consisterait par exemple à entretenir la vigueur de la chandelle !

Hommage donc aux "Allumeuses" de tout poil ! Moi, je les aime, parce qu'elles savent plaire sans circonvenir... Parce qu'elles montrent ce dont elles sont éventuellement capables à notre endroit, parce qu'enfin, elles révèlent la lumière cachée jusqu'alors sous le boisseau et nous indiquent le chemin à parcourir pour les mériter !

Allumeuse, gentille allumeuse ! Allumeuse, je te...

Cela me rappelle l'histoire que me rapportait un jour mon copain Herbert... Copieusement émoustillé par la conduite et la plastique d'une beauté de passage, il finit par lui demander qui elle était et ce qu'elle faisait dans la vie...
"Mais, répondit-elle, je suis allumeuse de rêves, Herbert..."

Quel programme !!

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samedi 14 février 2009

Rue Robinson

Octobre, novembre au Nouveau Brunswick, ce n'est jamais vraiment comme on s'y attend !
Plus exactement, c'est tout ce qu'on attend, mais tout à la fois : l'été qui joue les prolongations et l'automne qui ressemble à l'hiver, déjà,  avec ses premières tempêtes de neige, et ses envies de coin du feu… Et ce jour là, il neigeait. La veille, je lorgnais encore sur les  t-shirts  légers des  filles dans la rue Main, mais ce jour là, la température était descendu sous zéro, et il neigeait…

La rue Main là bas, ils l'appellent "rue Main street". C'est du moins ce qu'on lit sur les plaques, bilinguisme oblige. Comme une sorte de dédoublement permanent où la langue française se bat pouce par pouce pour garder un peu de ses trente pour cent d'influence. Malgré le "chiac", mais c'est une autre histoire… Enfin, pas tout à fait, puisque j'étais là pour des histoires de francophonie, justement, invité au salon du livre qui se tenait quelque part sur le campus de Shippigan…

Et elle était là aussi. Un peu paumée au milieu des travées où on lui parlait de Chateaubriand et de Paul Eluard dans un français chantant l'acadien, mâtiné parfois d'anglicismes refrancisés qui la faisaient un peu frémir, surtout lorsque quelqu'un de bien intentionné se proposa de lui lire un extrait des chroniques de Ti-Léon à Zidore… "… J'ai r'mis ça su l'drive encor avec le feeder à place pi l'aute pied su l'brake.. ". C'est à ce moment là que nos regards se sont croisés et que j'ai vu comme un appel au secours dans ses yeux ronds de Française fraîchement débarquée en Acadie… Riche de quelques voyages d'avances et de relations locales, je brûlais déjà de jouer les "interprètes" pour elle et de lui monter comment se superposent les langues…

Enfin... Non ! Ça ne s'est pas passé tout à fait comme ça.
PullPlumeJe l'avais remarquée au stand d'à côté alors que j'étais plongé dans une n ième édition de l'histoire exemplaire d'Evangéline, parce que j'avais eu soudain une furieuse envie de voir ses seins nus ! Sous son gros pull, ils n'offraient qu'un modeste relief qui m'avait immédiatement électrisé... Puis j'étais retourné à "Evangéline" dont j'imaginais désormais la poitrine menue offerte aux vents mauvais de la perfide Albion...

"... Bin sûr ct'engin-là ... à force qui horlait... Pierre me f'zait des signes... j'ai fidjuré qui f'zait bye. J'sais pas pourquoisse qui s'hallait lé ch'veux…" La voix du lecteur se perdit dans le brouhaha général puis se tut, me laissant à mes rêveries sur l'histoire locale.

Il y eu un parfum de vanille...
Un parfum de vanille, un petit quelque chose de doux et l'insistance d'un regard qui venait de se poser sur moi. Je levai les yeux : elle était là. Une apparition dans une touffe de douceur ébouriffée et de lumière et de cheveux châtains. Elle sentait la neige du dehors, la gourmandise et le fruit défendu ! "Vous..." lui dis-je. Et puis j'ai compris qu'il n'y avait pas de présentations à faire parce que notre conversation avait dû commencer quelques siècles plus tôt...

- Vous savez que vous auriez pu vous appeler Evangéline ?
- Ah... Et vous aimeriez ?
- Oui...

Je lui ai raconté l'histoire... Elle ne cessait plus de me regarder. Il y avait son souffle au bord de quelque chose. Elle semblait me boire et se noyer à la fois mais je commençais à me demander qui de nous deux aller s'accrocher à l'autre... Je racontais et elle me respirait, me dévorait tandis que je me nourrissais de la brûlure de son regard...

Une heure plus tard, je lui ai proposé de retourner au centre ville. Du côté du Théâtre… "Il y a là un café, lui dis-je, où nous pourrions boire quelque chose et…" Je réalisai soudain qu'il fallait qu'elle découvre ça… "Vous avez déjà entendu la chanson Le Café Robinson ? Oui ? C'est là que nous allons…"

- Allez, viens...

J'ai ajusté son écharpe en la remontant sur son nez, j'ai resserré le col de son manteau en effleurant son menton. Toujours ce parfum de vanille... Et je l'ai poussée dans un taxi qui a projeté en démarrant de grandes gerbes de neige toute fraîche…

A suivre...

Attention en traversant cet article : une photo peut toujours en cacher une autre !

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mercredi 28 janvier 2009

Séance photos

  • C'était une chambre spacieuse et claire comme on n'en trouve que dans les hôtels de province, avec un grand lit, un miroir rococo et deux fenêtres. Il y avait aussi deux grands fauteuils et une table basse…
    J'ai commencé à prendre des photos, puisque nous étions venus pour ça ! Des photos de la chambre, des fauteuils, de la table avec son bouquet sec, des rideaux aussi, en contre-jour parce que le soleil couchant donnait encore sa lumière dorée… Et je vous racontais des histoires, des bêtises…
    Puis d'un coup, je vous ai vue entrer dans mon viseur ! Vous vous placiez dans le champ, tripotant le rideau, arrangeant le bouquet, jouant avec les moulures du miroir. Et j'ai continué à prendre des photos, de la chambre avec vous qui passiez, des fauteuils profonds que vous essayiez, aux rideaux derrière lesquels vous faisiez semblant de vous cacher !
    Et je me disais "tout de même, elle va bien se décider !"
    Et juste à ce moment là, votre jupe a glissé...
    Et vous vous êtes retrouvée en petite culotte avec votre pull si court...
    Et vous avez longuement examiné les fleurs en vous penchant un peu...
    Et...

...

Et oui !
Je bandais
Madame...

Je vous regardais du coin de l'oeil tandis que je photographiais votre écharpe dans l'espoir d'y cueillir un peu de votre parfum... Je vous regardais venir à moi devant mon objectif et vous n'aviez pas encore esquissé la moindre pose, vous n'aviez même pas tendu vos petits seins vers moi que je bandais déjà, simplement parce que vous étiez là...

Je vous regardais, je vous guettais dans mon viseur et vous le saviez.  Mais pour exalter plus encore votre désir, vous feigniez de croire que je ne m'intéressais pas à vous... Vous tourniez et virevoltiez, vous dansiez autour de moi puis enfin, n'y tenant plus, vous avez fait glisser je ne sais comment votre jupe jusqu'à vos pieds, réalisant d'un coup que vous n'aviez plus grand chose à retirer ! Et je photographiais votre chaînette à votre cou, attendant avec impatience de voir votre petite croix en or se balancer incongrûment entre vos seins nus... Puis votre pull, vous l'avez fait s'envoler d'un seul mouvement au-dessus de votre tête, ébouriffant vos cheveux et vous êtes retrouvée, un peu fragile, presque perdue, en petite culotte au milieu de cette grande chambre.

RubanJe souris encore de votre surprise lorsque vous m'avez vu m'approcher, pointant mon objectif à quelques centimètres pour photographier cet adorable petit noeud de ruban, judicieusement piqué au dessus de votre aine ! Et ne me dites pas que vous n'avez pas vu le mouvement de mon appareil lorsque doucement je l'ai incliné pour voir la courbe délicate de votre motte étroitement moulée sous l'étoffe ! Vous l'avez si bien remarqué, que des deux mains, légèrement, imperceptiblement, vous avez descendu votre slip découvrant bientôt votre pubis puis votre chatte tout entière et votre fente entrebâillée...

Et avec ça, vous auriez voulu que je ne bande pas ?

Croix

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jeudi 22 janvier 2009

Après dîner (2)

  • Toujours est-il que lorsque nous sommes arrivés à l’Univers, votre bras comme une ceinture chaude et sucrée était autour de ma taille. Nous nous sommes installés. Nous avons rapproché nos sièges, émerveillant ainsi mon ventre de cette intelligente connivence ..

Verres

… Et nous sommes arrivés au Pub.

Amarrés l'un à l'autre, chaloupant un peu pour accorder nos pas, mon bras autour de ta taille, ma main aux aguets sur la peau mouvante et tiède, juste à cette hauteur où l'on se dit que les frontières des convenances ne devraient pas exister.

Deux petites marches à monter. Je t'ai poussée devant moi, prétexte à voir onduler tes rondeurs sous ton léger cotillon. Frontière encore : l'ourlet de ta jupe le dispute aux dentelles de tes bas, entre les deux mon cœur chavire… Le bar est tout en longueur et juste après, petite table discrète d'où l'on peut voir sans trop se montrer, où l'on peut se montrer sans le vouloir vraiment. Mon bras laisse ta taille, ma main frôle tes fesses, ta veste tombe dévoilant un instant ton pull tendu  sur tes seins qui me narguent, on s'assied l'un près de l'autre, on rapproche les sièges pour étudier la carte.
- Et... Qu'aimeriez-vous ?

Moi, ce que j'aimerais… Tes genoux qui se séparent modestement, le creux de l'étoffe entre tes jambes, la chaleur de ton ventre sous ma main vagabonde, mes doigts qui s'égarent et la moiteur ambrée de ton parfum… Rude whisky aux odeurs de tourbe ? Bière ? Et sa mousse blanche qui déborde de la choppe, s'écoule sur tes doigts, se répand sur tes lèvres… Cocktail explosif ? Et ta bouche qui aspire la paille fluo, ta bouche fruitée sur le bord du verre, ta langue…

- Un verre de vin, peut-être ? Est-ce que vous savez que…
J'ai posé ma main sur la tienne… J'ai pris ta main dans la mienne…
- Oui ?

Je ne pense plus qu'au vallon étroit qui s'ouvre entre tes cuisses, à ta motte bombée sous le satin de ta culotte, aux reliefs de ta fente, aux rives humides de ton ruisselet qu'aucun été n'assèchera jamais… J'envie le verre que tu baises, le cuir de ton fauteuil où tu te trémousses, la bougie dont la flamme danse dans tes yeux...

Et j'envie la voix qui s'écoule de tes lèvres lorsque tu me dis soudain :
- A quoi pensez-vous ?

Posté par Eronaute à 16:05 - HISTOIRES VRAIES - Commentaires [8] - Permalien [#]
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samedi 3 janvier 2009

Après dîner

Je vous sentais impatiente...

PlaceRoyaleA peine avions-nous terminé notre dessert que déjà vous me pressiez de questions sur la suite de la soirée. Allions-nous rentrer, l'hôtel était-il très loin ? Je m'amusais... Il me tardait au moins autant qu'à vous de vous prendre dans mes bras, de mettre un peu de désordre dans votre tenue, dans vos cheveux, de vous... Dès l'instant où nous nous étions assis dans ce restaurant, je n'avais plus pensé qu'à ça. Je ne voyais que vos lèvres qui s'avançaient à chaque bouchée et lorsque votre genou touchait le mien - le faisiez-vous exprès ? -  l'image de vos cuisses que vous deviez serrer et desserrer sous la table, s'imposait, tentante, chaude, brûlante. N'eût été le monde qui nous entourait, j'aurais volontiers plongé sous la nappe pour y déguster comme amuse-bouche le fruit que vous me cachiez encore. Vous doutiez-vous que dès lors se dressait l'étendard du désir ?

Apr_sD_nerEt je voulais que cela dure, je voulais tout et ne voulais pas que cela arrive déjà... Un Pub ? Oui, tout proche, près du théâtre... Devant la grande fontaine, vous avez eu froid. Un coup de vent venu de la mer s'engouffrant entre les immeubles tourbillonnait sur la place. Vous m'avez pris le bras vous vous êtes blottie contre moi et, en même temps que votre parfum, j'ai senti la note sucré de votre désir vous envelopper d'un long frisson qui vous a fait rire... Vous avez serré votre veste sur votre pull et j'ai imaginé vos petits seins nus sous le coton léger, j'ai eu la vision de mes mains les prenant comme deux colombes frémissantes, mes doigts pressant légèrement vos tétons qui se dressaient sans doute, à cause du froid, ou à cause de moi... Je ne savais pas encore...
Et nous avons remonté, hanche contre hanche, la rue Crébillon *. "Père ou Fils ?" m'avez-vous demandé soudain et riant encore... "Je crains fort qu'il s'agisse du père ! Vous auriez mieux aimé qu'il s'agisse du fils, n'est-ce pas ? "

Des vitrines de lingerie nous éclaboussaient de lumière et nous laissaient muets de suggestions grivoises... Votre chaleur irradiait tout mon flanc. Vous imprimiez à mon corps les mouvements de vos hanches, je vous sentais tanguer, chalouper en douceur et cette danse impromptue m'en racontait d'autres, plus charnelles, tandis que du coin de l'œil je devinais votre jupe battre sur vos fesses, arrondir plus encore vos courbes que vous cambriez tout exprès... C'est alors que je vous ai pris votre taille, que j'ai niché ma main sous votre veste, accrochant un doigt à votre jupe où j'ai senti un peu de votre chair tendre et douce... "Voyez : l'Univers ! Nous sommes arrivés..."

* Claude Prosper Jolyot de Crébillon (dit Crébillon fils), écrivain licencieux du 18ème siècle, fils de Prosper Jolyot de Crébillon, auteur dramatique...

Posté par Eronaute à 10:30 - HISTOIRES VRAIES - Commentaires [10] - Permalien [#]
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mardi 16 décembre 2008

Jeux d'eau

Moi qui croyais te faire peur avec mon arrivée intempestive !

Le gymnase est obscur, les vestiaires sont déserts, et ça fait un moment que je te regarde sous ta douche. Je te zyeute dans l'ombre, tu prends ton temps, tu te prélasses et tu paresses, tu te caresses ici ou là, négligemment, l'air de rien, parce que ça mange pas de pain, évidemment… Tu te crois seule. Et sous le prétexte de te laver de toute ta transpiration, tu te fais mousser ! Tu ne négliges aucun détail, aucun repli.  De tes mains tu navigues sous tes bras,  sur tes seins, au bas de ton Doucheventre où tu te fais une toison d'écume pour habiller tes lèvres qui gonflent doucement comme la pâte à la chaleur de ton désir… J'ai envie de les bouffer. Continue, tu me rends dingue  ! Ne te prive pas ! Je te regarde et tu ne le sais pas mais tu fais exactement comme si tu le savais, comme si tu voulais me provoquer, comme si tu m'attendais ! Comme si tu attendais que s'érige soudain dans la pénombre une énorme queue pour la pétrir de tes doigts, la façonner à ta mesure, la mitonner pour la déguster lentement, l'avaler… Juste une queue bien dure qui viendrait se lover entre tes fesses tandis que t'enserrant de mes bras je te masserais les seins, te pincerais les tétons, les ferais glisser sous mes doigts…

Tu écartes les jambes, tu plies les genoux, tu lèves un peu la tête en tendant le cou, les yeux fermés. De tes deux mains tu t'écartèles  comme un fruit que tu livres au jet tiède de la douche et tu t'épanouies comme une fleur exotique. Tu te croyais seule, mais tu n'es pas surprise lorsque ma langue vient se joindre à tes doigts… lorsque t'agrippant j'ouvre tes fesses, lorsque me redressant je viens te manger les seins et la bouche et que, sur ton ventre, se dresse mon pieu conquérant…

Tu t'en saisis, tu l'étires et le masses. Glissant de mousse il t'échappe et tu le reprends, tu en fais ta chose, ton butin, ton sceptre, ton bâton de plaisir. Tu le conduis vers  ta grotte marine, l'enfiles pour ne plus le perdre, t'y empales… Et tu ondules, tu ondules, tu ondules...

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Tiens-donc, me dis-je en relisant ce billet...
(Oui, parce qu'il m'arrive de me relire et parfois aussi de me dire : "Tiens-donc..." ce qui alerte immédiatement mon armée de jeunes assistantes dévouées, attentives à mes doutes). Et me voilà parti dans quelques recherches enfiévrées pour découvrir soudain, là, bien visible sur la pile de gauche, l'une des dernières News Letters de Vallisnéria...
- Mince alors, surenchèré-je, j'ai pompé Vallis !
- Ohhhhh ! murmure le choeur des vierges imaginant je ne sais quoi...
- Qu'on me l'appelle, il faut que je lui parle...
- M'enfin G, dit la petite blonde chargée de mon agenda, vous ne la connaissez même pas !
- Peu importe ! Une table pour deux aux "Copains d'abord" ce soir-même et qu'on lui fasse apporter par coursier des brassées de roses au pied de son lit, sur le champ !
- Sur le champ ou au pied de son lit, faudrait savoir, insiste Aglaé...

Bon... Ça ne s'est peut-être pas passé tout à fait comme ça, toujours est-il que la lecture de cette fameuse News Letter avait dû sacrément me tournebouler pour que, inconsciemment, j'en reproduise le décor et le contexte dans l'historiette ci-dessus...

Ma confusion et mes hommages , chère Vallis...
Vous avez trop de talent pour qu'on vous imite !
Mais vous deviez ce jour-là rêver si fort...

Posté par Eronaute à 07:30 - MOTS DOUX - Commentaires [9] - Permalien [#]
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