samedi 11 février 2012

Délicate sélection

- J'avoue que j'aimerais bien savoir ce qui vous donne tant envie de m'exposer ainsi sur votre blog...
- Ma foi...
- N'y aurait-il pas là une forme d'exhibition de votre part ?
- De ma part ?
- Oui... Une façon de dévoiler vos désirs, vos plaisirs...
- Sans doute... Bon, alors ? Celle-ci ?
- Oui... Non... Plutôt celle-là : on y voit mieux mon abandon... Mais vous pourriez un peu la "flouter", non ? Ce serait moins...
- Soit ! Voilà :Agnes flou

- Quoique bon... On ne voit plus grand-chose maintenant ! Et puis ce pourrait être n'importe qui, vous ne trouvez pas ?
- Parce que vous tenez à ce qu'on vous reconnaisse ?
- Oui... Non ! Enfin... J'ai au moins envie de me reconnaître moi ! Et puis, ça manque de chair : quitte à être nue, autant que ce soit charnel !
- Bon... On enlève le flou, je colle un bandeau qui masque un peu...
- D'accord... Agnes masque

- Mmmoui... Sauf que là, c'est un peu artificiel, non ?
- Vous trouvez ?
- Oui... Puis on n'aperçoit qu'un bout de sein, mon ventre est masqué. Quant à mon sexe... On ne le devine même pas, mon sexe ! Je ne sais pas moi, mais au moins qu'on puisse le supposer ! Enfin... mieux que ça...
- D'accord... Alors un camouflage végétal... Votre ventre en pleine lumière... Le pli de la cuisse... La naissance de vos petits seins... Voici :

Agnes végétal

- Oui... Alors justement ! Déjà qu'ils ne sont pas gros mes seins, si vous les escamotez, c'est pas du jeu ! Puis bon, ça m'arrive de les montrer mes seins, tout de même ! Petits sans doute, mais je les aime bien...
- Bon...
- Et ce papillon ! Vous avez déjà vu des papillons de cette taille, vous ?
- Non...
- Un énorme papillon sur le pubis ! Je rêve... Il ne vous plaît pas mon sexe ?
- Mais c'est pas la question...
- Non, parce que si vous n'aimez pas ma chatte, il faut le dire !
- Bon, bon... Ne vous fâchez pas... Voilà !

Agnès nue

 

- ... Heu... Évidemment, comme ça... Pfff... Vous ne trouvez pas que...
- Trop tard, Agnès ! C'est publié...

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lundi 10 octobre 2011

Sur mesure

ShortElle a enfilé l'un de mes vieux jeans et se contemple devant le miroir... De dos, de face... De dos surtout, hypnotisée par la tension généreuse de la toile usée sur ses fesses.
- Juste un peu long peut-être...
- Bouge pas...
Je prends un feutre pour tracer une courbe idéale. Aux ciseaux, je taille dans l'étoffe en suivant l'arrondi de sa cuisse. Les lames d'acier glissent sur sa peau tendre, se faufilent indiscrètes, effleurent, ouvrent de larges perspectives dans les replis tièdes de l'entre-jambes, poursuivent leur chemin...
- C'est mieux, non ?
- Juste un peu court peut-être...
- Penses-tu ! Aurais-tu quelque chose à cacher ?
- Plus maintenant, non...

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mardi 8 juin 2010

Sylve nocturne

Je me demande parfois comment nous ne nous sommes jamais lassés de nos rituels coquins avec Agnès... Leur variété peut-être...

L’un des plus fréquents, qui pour des raisons mystérieuses nous paraissait inévitable, consistait en ce qu’elle se retrouve de nuit, nue dans des sites divers et parmi les plus improbables ! Il y eut donc des places de villages, des chapelles, des cimetières, des chemins creux, les bords de Seine, le bois de Boulogne, des escaliers, des couloirs et des ascenseurs d’hôtels, un port de pêche ou deux, des aires d’autoroutes et des péages... J’en passe ! Moments uniques, étranges et jubilatoires, préludes à nos nuits les plus chaudes. Les plus tendres aussi.
Elle cédait à mes suggestions ou bien, spontanément – et elle avait un vrai talent pour faire ça – elle commençait l’air de rien à s’effeuiller dans la voiture puis me demandait de m’arrêter. Elle descendait, laissait glisser les derniers vestiges de sa pudeur et prenait des poses innocentes en observant le paysage alentour. C’était alors à qui trouverait l’idée la plus farfelue, la plus osée, la plus...

Un soir... Je me souviens, c’était un début d’été caniculaire. Le rituel attendu s’imposa de nouveau... Nous roulions en bord de mer dans le couchant ; dans les derniers éclats rougeoyants du soleil elle retirait ses vêtements pour ne conserver bientôt qu’un foulard léger. Par un chemin désert, nous nous sommes aventurés au cœur de la forêt côtière. Jusqu’à cette clairière où je crois, nous mourions d’envie de faire l’amour "sous l'obscure clarté qui tombait des étoiles"... J’ai coupé le moteur. Silence peuplé de bruissements inquiétants, fûts vertigineux dressés devant nous, nuit noire bientôt, transpercée par les phares. C’est dans ce paysage fantomatique qu’elle m’est apparue soudain, frêle silhouette, nue, fragile dans la lumière crue... Nous avons fait quelques pas. Je lui tenais la main, je la désirais, nous avancions vers la noirceur impénétrable…
- Envie d’avoir peur, murmura-t-elle...
- Pardon ?
- J’ai un peu peur. J’ai envie d’avoir peur...
- Et c’est bon, n’est-ce pas ?
- Oui...
- Et si je te laissais là ?
- Non ! ... Oui...

J’avoue que je ne comprenais pas tout… Comprendrai-je un jour tout des femmes ? J’espère que non... Je devinais sans doute : fantasme de viol ou je ne sais quoi, l’abandon, la fragilité, l’envie de fuir et de ne pas pouvoir – comme dans ces rêves où l’on essaie de courir sans avancer d’un pas - la peur au ventre qui exacerbe l’excitation... J’avoue aussi que la situation me troublait : l’idée de la livrer ainsi à l’inconnu me donnait le curieux sentiment de la posséder davantage. Je m’éloignai...
- Attendez...
- Tu as la trouille ?
- Oui... Mais éteignez les phares...
Revenu à la voiture, j’ai coupé la lumière... J’ai bruyamment claqué la portière et je suppose qu’elle a entendu mes pas qui s’éloignaient.

Je me suis assis quelque part au pied d’un arbre, dans un taillis pour qu'elle ne me voie plus... Moi, je ne percevais plus au loin que la tache claire de son corps, comme une apparition sur le touffus du sous-bois ; les yeux plissés, je croyais voir ses seins tendus soulevés par sa respiration, j’imaginais avec délectation la tâche plus sombre de son pubis. Je la rêvais plus nue que nue... La nuit était douce et parfumée, vibrante de craquements infimes, de souffles inquiets, de silences invisibles... Une appréhension étrange me gagnait, qui céda bientôt à de sourdes terreurs où l’image d’Agnès dénudée, offerte à son effroi, vint se ficher dans mon ventre comme un pal en fusion ! Un désir sauvage et brut s’imposa : je bandais... Je n’ose imaginer quelle partie primitive de mon cerveau me soufflait de partir en chasse et de chercher l’apaisement dans les chairs intimes d’Agnès. Silencieusement, je revins vers elle...

Debout contre un hêtre, elle y appuyait le front, frôlait de ses seins l’écorce rugueuse, entourait le tronc d’un bras et se balançait doucement d’avant en arrière  faisant saillir ses fesses blanches. Agnès se caressait ! Spectacle improbable, inattendu et qui pourtant, mesuré à mes propre réactions, me parut dans l’instant inévitable, évident... Elle ne m’entendait pas ou faisait semblant de ne pas m’entendre poursuivant ses caresses, si bien que je fus sur elle sans qu’elle puisse se retourner. Je l’ai serrée contre moi pour qu’elle sente l’ardeur de mon désir, et me défaisant à peine, je l’ai prise ainsi, la pénétrant d’un coup...
Nous avons joui ensemble, instantanément ou peu s'en faut, en hurlant comme des bêtes...

Plus tard, tendrement blottie contre moi alors que nous venions de nous aimer encore mais plus paisiblement, Agnès qui tremblait toujours me dit :
- Vous ne pouvez pas savoir comme j’ai eu peur...
- Tu m’en veux ?
- Oui... Mais non...
Et après un long frisson :
- Vous pourriez me violer un jour ?

______________

Il y a souvent d'étranges échos dans certaines forêts ! Tenez...

Ici, Chilina
Là, Elodie

Et  qui encore ?

Et je pense à Baudelaire... Correspondances, Les Fleurs du mal.

La nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
- Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

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jeudi 11 mars 2010

Malicieux inventaire

Retrouvé au fond d'un placard, un sac à malices...
Son inventaire :

- quelques sangles souples
Malices- un lot de cordelettes plus ou moins longues
- des bouts de drisse, diverses grosseurs
- un martinet fait main, à 13 lanières de cuir
- un autre martinet à six garcettes douces
- un très beau godemiché artisanal en hêtre blond terminé d'un côté par une douce forme oblongue, de l'autre par une boule agrémentée de têtes en cuivre rondes, façon clous tapissiers
- un godemiché noir au gland proéminent et conique, de 35 centimètres de longueur et d'un diamètre fort convenable
- deux bracelets de cuir munis d'anneaux métalliques cliquetant
- un "bâillon" serre-tête à boule
- un attirail de contention avec mousquetons, anneaux et autres accroches de sécurité
- une pince ornementale pour clitoris
- un soutien-gorge et un string en chaînette laiton
- trois mètres de chaîne inoxydable aux maillons de 2 cm
- deux pinces à tétons (je crois, du moins...) réunies par une chaînette argent
- différentes sortes d'autres pinces tous usages...

... Dubitatif, je me suis souvenu soudain m'être un jour servi de tout ça...
Et même de tout ça à la fois !!!

"Bigre !" me suis-je dis...
"Bigre, bigre, bigre !!"
Et j'ai appelé Agnès que je n'ai plus vue depuis des lustres ; depuis qu'elle vit à Neuilly avec un honorable et riche banquier...

- Vous souvenez-vous, Agnès, de mon sac à malices ?
- ...
- Noir et rouge... Avec un double fond pour les...
- Mais... Vous ne l'aviez pas jeté ?
- Je croyais...
- Et ?
- Eh bien je l'ai retrouvé. Contenu intact...
- ...
- Il y a même la...
- Stop ! Ne dites plus rien ! Je me libère... Jeudi soir, ça va ?

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mercredi 17 février 2010

Ménage

Évidemment, j'aurais pu sonner, frapper... prévenir, quoi !
Au lieu de ça, j'ai ouvert avec la clef qu'elle m'avait aimablement prêtée, je suis entré et me suis dirigé vers le séjour d'où provenait un vrombissement caractéristique : elle passait l'aspirateur ! Une antique machine qui faisait un bruit d'enfer, dégageant au moins 85 décibels et qui vibrait tout ce qu'elle pouvait. Agnès passait l'aspirateur, consciencieusement, et complètement nue ! Après tout, il m'arrive aussi de vaquer à poil à mes petites affaires domestiques et je ne voyais là rien de très exceptionnel.  Sauf qu'à y regarder de près, ce genre d'activité dans une telle tenue offre un spectacle engageant...

Le tuyau s'enroulait curieusement autour de ses jambes, comme un petit animal familier qu'elle maintenait fermement entre ses cuisses. Avec l'esprit tordu que je peux avoir parfois, je me disais que d'une certaine manière elle joignait l'utile à l'agréable ! Affairée, penchée en avant et pourchassant jusqu'aux derniers moutons rebelles qui  avaient élu domicile sous le canapé, elle me présentait ses fesses rondes et fermes entre lesquelles disparaissait le flexible annelé... Elle ne m'entendait pas.
- Agnès, dis-je...

Elle a fait un bond de gazelle effarouchée et s'est tournée vers moi. Il y avait sur son visage un peu plus que de la surprise... Quelque chose comme une vague culpabilité, je ne sais pas ; de celle que pourrait afficher une gamine que l'on prendrait les doigts dans le pot de confiture et continuerait à se les lécher tout en disant "Mais non, mais non... C'est pas du tout ce que tu crois !" Surprise non feinte d'ailleurs, au point que dans son mouvement, s'empêtrant un peu plus dans les circonvolutions animales du tuyau constrictor toujours secoué de soubresauts, elle a vacillé et perdu l'équilibre. Je n'ai eu le temps que d'atténuer sa chute et elle s'est retrouvée à califourchon sur l'aspirateur qui vibrait de plus belle, dans l'une des plus attendrissantes et des plus indécentes postures qu'il m'ait été donné de voir...
- Ah ! fit-elle...

Puis à la réflexion et se reprenant :
- Ahhhhhmmmmhh...
A plein régime, l'aspirateur trépidait, bourdonnait, couvrant la suite des marmonnements indistincts d'Agnès.

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mercredi 11 novembre 2009

Hypnose

  • En ces temps de recueillement et de commémorations diverses, envie de ressortir de mes tiroirs quelques vieux petits texticules et de me souvenir...

 

- C'est mon tour, a-t-elle dit. Ce soir je fais ce que je veux…

Agnès à moitié nue m'a poussé sur le bord du grand fauteuil, m'a arraché chaussures et pantalon puis s'est penchée sur moi… Et je n'ai plus vu que le sommet de son crâne. Sa tête et son dos blanc. Comme un grand poisson qui ondulait dans les mers chaudes.

Son dos blanc, et le vieux miroir du fond avec ses bords biseautés, ses traces douteuses, ses illusions, ses diffractions… Agnès fourrageait dans mon slip.

Le vieux miroir de la grand-tante Ernestine - celui de son mariage - me jette un regard glauque. C'est dire qu'elle en a vu d'autres cette psyché décatie ! Et elle en a réfléchi des vertes et des pas mûres et même de toutes les couleurs puisque Ernestine, qui avait fait les colonies au bras de son officier de mari, faisait paraît-il des orgies aussi torrides que tropicales en compagnie de son époux...

Dans les irisations bleutées du miroir, je la voyais gober de gros fruits exotiques le menton dégoulinant de nectar, le sein lourd et vibrant de plaisir... Et tandis que me berçait l'évocation des impudeurs de jadis, des plis d'ombre et des éclats de lumière redessinaient la croupe tendue d'Agnès qui se gorgeait de mon désir…

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mardi 12 mai 2009

L'addition s'il vous plaît ! Et vite...

Si je vois un inconvénient à ce que nous rentrions tout de suite ?
Ma foi non, mais ne vouliez-vous pas...
Non ? Bon, bon ! Mais finissons au moins notre verre.
Ah, vous n'avez pas soif... C'est de ma... Comment ?
C'est de ma ... que vous avez soif... Bien !

J'adore la façon dont vous prononcez ce mot...
"Votre queue..." avec ce kheu tout mouillé qui semble clapoter sur votre palais... Dites-le encore...
Ah mais pas si fort, que va penser le monde ?
Oui d'accord, c'est d'autre chose que vous avez à foutre... J'en conviens... Est-ce une raison pour farfouiller  dans ma braguette...
Mais non, je ne peux pas descendre mon slip comme ça sous mon pantalon...

TableEnfin, pas facilement...
Vous, si ? Votre culotte ? Comment ça, vous l'avez retirée ?
Et où est-elle ?
... Ah mais non, pas sur la table enfin !
Quoi ma "Kkheuhe" ? Ben oui, je bande, qu'est-ce que vous croyez... Voilà cinq minutes que vous me branlez, c'est inévitable... Me sucer ? Mais non ! Pas ici... Revenez ! Mais remontez donc, enfin : on va nous voir...

Oui, on va y aller. L'addition et nous partons.
Oui, je m'en doute : vous mouillez...
Que je vérifie ? Mais je vous crois...
Mes doigts... Évidemment... Que je vous... ?
Ah mais dites, en effet...
Oui, vous aimez, je sais... Vous adorez...
Oui... Vous...

Mais vous jouissez Agnès, vous jouissez !

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mardi 20 janvier 2009

Quand je pense...

C'est étrange tout de même !
EtrangeCe moment si particulier où finalement quelque chose se passe dans ma tête et qui me convainc sans peine de me laisser faire. Un peu comme si, drogué, fasciné, hypnotisé, paralysé, que sais-je… je ne pouvais plus faire autrement que de subir ce qui se passe… Il est vrai que la motivation dont elle fait preuve alors semble tenir d'une telle impérieuse nécessité que je serais bien incapable de m'y opposer. Il faut voir avec quelle fièvre mystique elle vient me cueillir d'une main attentive ! Il faut voir s'illuminer son sourire lorsque mon escargot tout chaud se redresse dans sa paume douce !

Quel soin, quelle attention inspirée n'a-t-elle pas pour lui prodiguer ses encouragements... Et que je te masse doucement les bourses, et que je te léchouille par-ci pour mieux te butiner par-là… Et que je te prenne entre deux doigts pour te laisser croire que tu es encore trop petit pour moi ou au contraire que j'y mette les deux mains pour que tu réalises à quel point ton sucre d'orge est immense… De ses lèvres de velours elle sculpte, façonne, érige… Dans sa bouche carmin, elle prend, suce, aspire… Et dans sa main ma hampe se redresse, s'étire et gonfle…

Je ne vois plus d'elle que les oscillations de sa tête, ses cheveux qui ondulent comme des herbes folles, ses mains qui vont et viennent dans une chorégraphie savante… Elle se redresse parfois pour me regarder droit dans les yeux avec son petit sourire, comme pour recueillir mon approbation. Alors dans ces moments, et toujours ses yeux dans les miens, par courtes séquences rapides et précises, elle me branle. Tout simplement ! Elle me branle et s'arrête juste à temps, pour reprendre ses petits coups de langues, ses petits coups de lèvres, ses agacements du bout des doigts et ses intrusions entre mes fesses…

Hypnotisé, oui… A sa merci ! Comme c'est étrange… Je ne me sens plus que sexe dressé, hampe levée, verge gonflée… Son pieu, son bâton, son sceptre, sa chose dure… Et je pense… Je pense à son coquillage humide qu'elle serre entre ses cuisses, je pense à ses lèvres que j'ouvrirai tout à l'heure du bout de mes doigts, à son bouton éclos que je titillerai de ma langue, que je prendrai entre deux doigts, à sa motte tendre, à sa chatte merveille, à son entre-délices, à son clitobisou, à ses vrèles d'amour, à son petit troubillon grenat, à son baise-moi-ça, à son prends-moi-vite…

Oh, oui ! Je ne pense qu'à ça... Mais elle me fascine, m'hypnotise, me paralyse et c'est étrange : elle a toujours le dernier mot...

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lundi 24 novembre 2008

Lecture du soir

Vint une période où Agnès eut quelques exigences...

Des rituels ou des manies qu'elle posait comme une juste contrepartie de ce que je lui faisais subir, disait-elle ! Elle décréta donc un jour qu'elle ne s'endormirait plus le soir sans que je ne lui propose un peu de lecture. Ma voix, disait-elle, lui était désormais indispensable pour trouver un sommeil paisible sans lequel elle ne se sentait plus à même d'entretenir une libido que je trouvais pourtant particulièrement développée... Quoiqu'il en soit, je dus m'exécuter.

Je m'installais donc sur un fauteuil près du lit et je lui lisais quelques morceaux choisis de ma bibliothèque... Elle fermait les yeux, soupirait, se mordait la lèvre et généralement réclamait assez vite ma présence à ses côtés pour débattre et s'ébattre sur ce qu'elle venait d'entendre. Nous convînmes donc de sauter l'étape du fauteuil : je lui fis désormais la lecture mezza voce, allongé à ses côtés...

C'est là que les choses se compliquèrent un peu. Tout ce que je connaissais de la littérature érotique y passa, depuis Sade jusqu'à Françoise Rey, sans oublier Anaïs Nin, Restif de la Bretonne, Clara Basteh et encore moins Casanova ou Musset. Il fallut même que je plonge dans la littérature chinoise qui, entre nous, vaut le détour ! Puis, faute d'ouvrages immédiatement disponibles, j'eus bientôt recours à mes propres histoires. Je les improvisais parfois sur le vif et je lui fis comprendre que tout ce que je lui racontais pourrait bien lui arriver un jour ou l'autre.... Les yeux clos, Agnès écoutait, frissonnait sur certains passages, vibrait aux allusions suggestives. Ajoutant à ma voix la délicatesse persuasive de ses doigts, elle s'agitait sans équivoque sous les draps dont la houle légère trahissait le plaisir qu'elle prenait... Il lui arrivait même de jouir avant la fin de ma lecture. Mais si alors je faisais mine d'interrompre le cours de mon récit, elle réclamait la suite et, tout en poursuivant ses caresses d'une main, pour donner plus de corps à ce que je lui racontais, elle se saisissait littéralement de moi, et me masturbait de l'autre au gré de ses émotions qui montaient de nouveau, aussi sûres que la marée...

Lecture2Dès lors, l'exercice prit un tour plus sportif ! Je mettais un point d'honneur à résister à ses manœuvres et détournais mon désir croissant au profit d'une lecture plus bandante encore qui me conduisait moi-même au bord de l'implosion ! Entre ses cuisses qu'elle serrait comme un étau autour de la mienne, je sentais ses doigts s'agiter et provoquer un chapelet de spasmes inachevés qui me semblaient s'enchaîner indéfiniment... Haletant sous la torture d'une érection minérale qu'elle entretenait consciencieusement d'une main de velours ou de sa langue mutine, stoïque, je poursuivais... Et je guettais l'orgasme définitif.

Il arrivait, dévastateur, et la laissait inanimée en travers du lit, gisant parmi mes feuillets froissés sur lesquels, enfin, je pouvais lui faire l'amour...

 

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samedi 5 avril 2008

Concerto pour trois

Elle avait rêvé d'un amant suffisamment averti pour la livrer, pendant l'amour, à la concupiscence d'un ou deux autres hommes… Il exposerait ainsi son désir inépuisable à leurs propres désirs, décuplant la violence de ses sens, la plongeant dans l'abîme vertigineux de l'oubli et de la volupté...

… Dans un salon aux lumières diffuses, sur un grand sofa de soie, je lui fais l'amour devant deux témoins... Elle les devine plus qu'elle ne les voit, elle entend peut-être leur souffle et de légers remuements... Elle est nue sous quelques voiles légers, abandonnée à mes caresses, à mes pénétrations répétées, ivre d'une jouissance qui lui semble ne plus devoir s'arrêter. Une nouvelle fois, alors que je cherche encore de ma langue le miel de sa source, elle prend mon sexe dans sa bouche pour le sucer longuement sous les regards avides de nos deux spectateurs qu'elle devine dans l'ombre... Comme dans un rêve, elle se surprend à ouvrir plus largement ses cuisses, tentée de leur montrer mieux encore l'intensité de son désir et le creux de son intimité offerte...

Dans la lumière incertaine que quelques bougies rendent équivoque, elle croit percevoir une ombre qui bouge et qui s'avance... L'un des deux hommes est là, près de nous, et tandis qu'elle étreint toujours mon sexe dans sa main, qu'elle le lèche à petits coups de langue précis, juste sur le bout de mon gland, elle le découvre à demi nu, sa virilité dressée, énorme et tentatrice...

Il lui frôle les seins d'une main, de l'autre lui caresse le pubis sous lequel son clitoris tendu comme une corde de violon vibre et frémit entre mes lèvres...

J'ai pris sa main libre qui s'égarait sur son ventre et l'ai posée doucement sur ce sexe inconnu qu'elle tâte maintenant avec précaution, comme pour le reconnaître et l'apprivoiser. Un sexe de belle taille qui bande comme un dieu ! Je la vois l'entourer de ses doigts, le presser un peu pour éprouver sa résistance, faire quelques va et vient, timides et lents, puis plus assurés, sans lâcher de l'autre main mon propre désir, dressé avec encore plus de force...

Allongée sur le dos, les seins frémissant de ses propres mouvements, elle nous masturbe, nous branle avec passion tandis que nos quatre mains la parcourent, la fouillent et l'affolent, jouant un concerto dont elle règle la mesure, un sexe dans chaque main... Elle jouit maintenant sans discontinuer et cependant que sa chatte palpite et suinte de plaisir, je devine à son sourire gourmand le ton qu'elle entend donner au prochain mouvement ! Elle nous tire vers elle, elle rapproche l'une de l'autre ses mains toujours bien pleines, elle nous conduit vers sa bouche et nous suce tour à tour puis ensemble, se délectant déjà de notre offrande prochaine...

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