vendredi 3 février 2012

Foufounes électriques

Longtemps absente, Sophie me donne de ses nouvelles et me suggère de vous en faire part en publiant sa dernière lettre. Alors voilà...

  • Pour mieux connaître Sophie : SOPHIE  

 

Très cher G,

Je sais que je suis avare de nouvelles...
Je ne vous oublie pas, cependant. D'autant moins ces derniers temps que je me prépare à revenir en Normandie où je compte vous revoir dès mon retour : j'ai tant de choses à vous raconter ! Mais la petite histoire qui suit pourrait bien paraître dès à présent sur votre blog que vous négligez trop à mon avis.

Figurez-vous qu'il y a quelques jours, j'ai fait la connaissance d'un charmant jeune homme répondant au doux prénom de Félix, qui s'est entiché de moi ! Mais de curieuse façon... Sachez d'abord que c'est un véritable géant d'au moins deux mètres, bâti comme un bûcheron. Cela m'a beaucoup amusée, du haut de mon petit mètre 65, et dès que je l'ai vu j'ai pensé (vous me connaissez) que si tout chez lui était en rapport avec sa taille, ce ne devait pas être triste. Et je vous le confirme : ce n'est pas triste du tout, c'est... Mais attendez la suite.

J'étais ce soir là au "Quai des brumes", un bar de la rue Saint-Denis, lorsque je l'ai vu débarquer en chaloupant vers moi comme un marin, m'apporter une bière et me draguer ouvertement dès les premiers mots ! C'est assez rare ici, où ce sont généralement les femmes qui prennent l'initiative, pour que cela m'ait un peu surprise. Quoiqu'il en soit, lorsqu'après cinq minutes il a posé une main sur mon genoux, son sourire naïf m'a désarmée et je l'ai laissé faire, de plus en plus tentée je l'avoue, de satisfaire ma curiosité pour ses proportions intimes... A peine le temps d'y penser, et sa main glissait gentiment sur ma cuisse, puis sous ma jupe.
L'affaire s'engageait donc assez bien, mais quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'il m'a déclaré tout de go qu'il me verrait bien en compagnie de son amie Clarisse sans laquelle, précisa-t-il, je ne saurais l'apprécier pleinement ! Et donc, il fallait absolument que je les retrouve le lendemain aux "Foufounes électriques", rue Sainte-Catherine... Etait-ce l'effet de la douce pression de ses doigts qui subrepticement se frayaient un passage jusqu'à ma petite culotte, celui de son sourire ou le renflement imposant de sa braguette ? Quelque chose m'a convaincue de dire oui... Alors, j'ai dit oui !

Vous connaissez les "Foufounes électriques" ? C'est un lieu très branché de Montréal à la décoration minimaliste, sombre et bruyant... On y joue toutes sortes de musiques, électro, punk, goth tout à la fois, et on y parle fort sans trop se soucier du voisin... Il m'a accueillie comme si on se connaissait depuis dix ans, me posant distraitement deux bises ambiguës, tout près de la bouche... J'adore ça, ces petits baisers qui n'ont l'air de rien et qui ne demandent qu'à glisser d'un centimètre pour vous échauffer les sens. Les miens pourtant n'en avaient pas besoin ! Je ne sais si leurs "foufounes" ont le même sens que chez nous mais la mienne, ou les miennes, me semblait branchée sur du 220 volts. Pas étonnant qu'il y ait surchauffe : ici on utilise le 110 ! Mon dieu, mais qu'est-ce que je vous raconte...
"Elle s'en vient, me dit-il ; Clarisse, elle arrive..." Et j'ai vu soudain une sorte de petit elfe blond sortir de la foule, se diriger vers nous, se planter devant moi puis me dévisager avec un sourire séraphique sous lequel je percevais néanmoins une gourmandise qui m'en disait long sur la libido de la demoiselle ! Ah, cher G. elle vous plairait, Clarisse ! Un tout petit quart de siècle... Menue, fine, blonde, le teint nordique, les yeux bleus, le sein haut perché, le ventre rêveur, la fesse irrésistible ! Je ne suis pas vraiment bi mais vous savez que je demande qu'à l'être et là, j'eus envie soudain de signer des deux mains et de mes lèvres, sur le parchemin délicat de son pubis... Je crois que j'ai rougi en y pensant ! L'instant d'avant, c'était la braguette de mon géant qui aimantait tous mes regards et maintenant, j'imaginais le pubis soyeux de cette fille, une longue fente rose et... "Alors ? Tu es Sophie ? Mon Félix m'a dit qu'on allait s'entendre tous les trois..."
Tous les trois ? Je m'interroge mollement parce que la voilà déjà qui vient s'asseoir sur mes genoux comme une vieille et tendre copine, babille des compliments sur ma tenue, entrouvre un peu mon chemisier et me susurre en me mordillant l'oreille : "J'ai hâte de voir tes beaux seins... J'en ai si peu ! Touche..." J'ai touché, rougissant de plus belle ; et c'était faux : elle en avait. Des seins menus, certes, mais fermes et pointus dont je sentais le téton durcir sous mes doigts... Et je me suis surprise à lui répondre : "Moi aussi tu sais, j'ai hâte..." Et puis tout est redevenu normal... Trois amis autour de quelques verres, placotant – c'est comme ça qu'ils disent – riant de rien et heureux de vivre. Mais du coin de l'œil, je guettais les genoux de Clarisse qui s'écartaient un peu plus chaque fois que je lui parlais. "On va chez moi !" a-t-elle déclaré sans prévenir. Ce n'était pas une question... Félix s'est levé et nous sommes parties dans son sillage...

C'est une sorte de loft dans un immeuble bas du 19ème, une ancienne fabrique. Une grande pièce centrale dont l'immense baie vitrée, voilée d'un grand rideau blanc donne sur la Sainte-Catherine Ouest. La nuit est tombée, la neige virevolte, légère et serrée. Il doit faire au dehors un petit moins 15, mais l'appartement est bien douillet, joliment aménagé dans un style contemporain que réchauffent de douces lumières ambrées nichées dans tous les coins...
Je me doute un peu de ce qui va se passer ici mais j'ignore complètement comment on va y venir ! Félix met de la musique, Clarisse a sorti du vin de Californie. Moi, je la regarde s'activer : on dirait un ange qui danse, une fée qui volette ici et là... "Faut te mettre à l'aise" me dit Félix. Et pour m'encourager il retire mon manteau, puis ma veste puis mon grand gilet... Je me dis que s'il continue, avec les couches que j'ai superposées, ça ne va pas être très sexy comme strip-tease ! Peut-être a-t-il deviné... Il se détourne, puis me raconte. "Clarisse et moi, on n'est pas vraiment ensemble, tu sais... C'est juste une association, dans certains cas..." Une association ? "Oui... Tu vois ma taille ? Je suis très... Vois-tu ?" Un long frisson me parcourt de haut en bas. "Clarisse et moi, c'est difficile... Elle est... Tellement frêle et... Vois-tu ?" J'entrevois. D'autant mieux qu'elle apparaît soudain toute nue, merveilleusement nue, menue et d'un blond si léger qu'on croirait sa vulve toute lisse. Délicate miniature de femme mais femme aux proportions idéales, aux courbes fragiles. Elle marche vers lui et pour défaire les boutons de sa chemise, se hisse sur la pointe des pieds : je vois saillir ses petites fesses musclées, je vois se creuser son ventre et la cambrure de ses reins, ce qui accentue étonnamment la fragilité de cette liane... Ses doigts fins courent sur l'étoffe puis sur l'immense torse de Félix, descendent jusqu'à sa taille, se jouent de la ceinture, ouvrent le pantalon pour nous livrer enfin notre géant, nu, immense, beau comme un dieu de l'Olympe, et doté d'un... "Oh... Mon dieu !"
Je ne l'ai pas seulement pensé : je crois bien que j'ai dit "Oh... Mon dieu !" C'était une queue divine. Enorme et divine parce que remarquablement dessinée, magnifiquement proportionnée. Elle oscillait entre ses jambes, encore pendante mais gonflée comme un petit pain doré ! Et d'une longueur… Je ne suis pas de celles (ou de ceux !) qui pensent que la taille fait quelque chose à l'affaire, mais je suis bien sûre que toute femme honnête nourrit en secret une curiosité gourmande pour ces pénis surdimensionnés. Parce que tout de même... Cette idée de se faire emplir toute entière, d'imaginer cette énorme verge douce et dure à la fois glisser en vous sans concession jusqu'au fin fond de votre antre, le forcer un peu... Et la tenir, la caresser, la sucer, la sentir gonfler, la voir se dresser... Car il ne bandait pas, le bougre ! Pas encore. Vous n'imaginez pas le désir que j'ai eu alors de la voir s'ériger, fière comme un obélisque ! Si bien que lorsque j'ai vu Clarisse, petite chose délicieuse se blottir contre lui puis saisir à deux mains ce sexe dont elle ne pouvait même pas faire le tour de ses doigts, j'ai cru défaillir de contentement...
Cela tenait d'une adorable monstruosité ! Je ne sais comment dire. Ce membre improbable, qui sous les caresses légères de Clarisse se dressait impérieusement... Je n'ai pas résisté à la tentation : j'ai rejoint le petit elfe et de nos quatre mains réunies, de nos langues et de nos bouches nous avons sculpté ce manche de chair palpitante dont le gland écarlate luisait, distendu...

J'ai su alors quel parti on pouvait prendre dans une association comme celle de Félix et Clarisse... Le géant et le lutin unis dans la seule satisfaction de leurs désirs ! Il était toujours debout lorsqu'il a saisi sa petite copine par la taille, l'a soulevée comme un fétu, l'a renversée tête en bas, dos contre lui, les genoux accrochés à ses larges épaules, disposant ainsi son entre-jambes au niveau de sa bouche... J'ai vu sa langue gougnotter la chatte de la fille, la lécher, l'ouvrir puis la pénétrer tandis que la petite, branlant la queue de notre homme la faisait aller et venir entre mes lèvres. Croyez-moi : je me suis aperçue alors que je ne pouvais en prendre qu'un petit tiers et qu'il en restait suffisamment pour que ma jeune partenaire la tienne à deux mains ! Ce faisant, je caressais tendrement ses seins qui dans cette position n'en étaient que plus tentants...
Je n'étais pas au bout de mes surprises. Félix m'a repoussée contre un mur où je me suis tenue debout sur une petite marche, cuisses écartées. Puis, délicatement, il a retourné Clarisse, la posant à califourchon sur son mandrin où elle a commencé à glisser d'avant en arrière, comme sur un rail... Je voyais son petit cul se trémousser, ses lèvres s'épanouir autour du membre tendu à l'horizontale et dont, délicieux détail, surgissant curieusement des fesses de la fille, il dépassait une portion suffisante pour que Félix m'y empale ! Agrippée à notre homme, l'entourant de ses cuisses, Clarisse faisait aller et venir sa chatte sur son rail de chair et se masturbait, prise en sandwich entre lui et moi ; mes doigts s'insinuaient où ils pouvaient ; Félix me baisait...

Plus tard, bien plus tard, Félix a eu l'élégance de nous laisser entre nous... Il devait se douter que nous avions hâte de faire plus ample connaissance, Clarisse et moi. Nous nous sommes remarquablement bien entendues : nous avons bu un peu de vin, grignoté quelques gourmandises puis ouvrant son grand lit pourvu de nombreux coussins douillets, Clarisse m'a invitée à la rejoindre... Ce fut délicieux ! Mais ce sont là des histoires de femmes : je ne vous les raconterai donc pas...

Je vous embrasse,
Sophie

PS : J'ai parlé de vous à Clarisse. Elle ne connaissait pas votre Journal... Elle vous écrira peut-être.

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vendredi 20 janvier 2012

Gymnase

Moi qui croyais te faire peur avec mon arrivée intempestive !

VestiaireLe gymnase est obscur, les vestiaires sont déserts, et ça fait un moment que je te regarde sous ta douche. Je te zyeute dans l'ombre, tu prends ton temps, tu te prélasses et tu paresses, tu te caresses ici ou là, négligemment, l'air de rien, parce que ça mange pas de pain, évidemment… Tu te crois seule. Et sous le prétexte de te laver de toute ta transpiration, tu te fais mousser ! Tu ne négliges aucun détail, aucun repli. De tes mains tu navigues sous tes bras, sur tes seins, au bas de ton ventre où tu te fais une toison d'écume pour habiller tes lèvres qui gonflent doucement comme la pâte à la chaleur de ton désir… J'ai envie de les bouffer. Continue, tu me rends dingue ! Ne te prive pas ! Je te regarde et tu ne le sais pas mais tu fais exactement comme si tu le savais, comme si tu voulais me provoquer, comme si tu m'attendais ! Comme si tu attendais que s'érige soudain dans la pénombre une énorme queue pour la pétrir de tes doigts, la façonner à ta mesure, la mitonner pour la déguster lentement, l'avaler… Juste une queue bien dure qui viendrait se lover entre tes fesses tandis que t'enserrant de mes bras je te masserais les seins, te pincerais les tétons, les ferais glisser sous mes doigts…

Tu écartes les jambes, tu plies les genoux, tu lèves un peu la tête en tendant le cou, les yeux fermés. De tes deux mains tu t'écartèles comme un fruit que tu livres au jet tiède de la douche et tu t'épanouies comme une fleur exotique. Tu te croyais seule, mais tu n'es pas surprise lorsque ma langue vient se joindre à tes doigts… lorsque t'agrippant j'ouvre tes fesses, lorsque me redressant je viens te manger les seins et la bouche et que, sur ton ventre, se dresse mon pieu conquérant…

Tu t'en saisis, tu l'étires et le masses. Glissant de mousse il t'échappe et tu le reprends, tu en fais ta chose, ton butin, ton sceptre, ton bâton de plaisir. Tu le conduis vers ta grotte marine, l'enfiles pour ne plus le perdre, t'y empales… Et tu ondules, tu ondules, tu ondules...

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mardi 17 janvier 2012

L'appel de la gimblette

Elisabeth, tout le monde l'appelait Babou lorsque je l'ai rencontrée... Alors je l'ai appelée Babou, comme tout le monde ! C'était assez surprenant d'ailleurs, dans le cadre de relations très sérieuses et strictement professionnelles. Enfin, quand je dis strictement professionnelles les relations, je veux parler du début. Parce qu'après bien sûr...

"Après", ça commence à l'occasion d'une visite au Louvre. Pourquoi y étions-nous ?
Sa passion pour l'histoire de l'art, la peinture, les "frivolités" du 18ème siècle, je ne sais plus trop et c'est en tout bien tout honneur que nous déambulions gravement  dans les galeries silencieuses jusqu'à ce que nous nous trouvions, dans l'aile Sully, devant quelques Fragonard  dont elle me dit alors toute son admiration.
- Mais c'est terriblement érotique, lui dis-je, feignant de découvrir...
- Je ne vous le fais pas dire !
Elle me tirait par le bras d'une toile à l'autre, s'exclamant, s'enflammant presque ; et pour être sûr de ne pas la perdre, je posai ma main sur sa taille, comme pour me laisser guider par ses mouvements...
- Cette jeune fille qui joue avec son chien, c'est...
- Et "Le feu aux poudres" ! Regardez... Regardez ! Ne dirait-on pas que ce petit angelot consume sa torche au sein brûlant de l'innocente enfant ? Et cette tache blonde, là, au creux du pubis, à votre avis ??
- C'est... c'est en effet très troublant...

Ce qui était plus troublant encore, c'était le contact de sa chair sous ma paume à travers sa robe, la chaleur qui en irradiait, le mouvement infime de ses muscles et l'impression que c'était elle, soudain, qui  s'appuyait sur ma main et non l'inverse tandis qu'elle me décrivait les détails les plus croustillants... Et les scènes équivoques de ces peintures, prenaient un tout autre sens, alimentant ma tentation : j'y voyais Babou elle-même, cuisses nues, la chemise en désordre et le feu aux joues s'abandonnant à quelques plaisirs solitaires...

- Vous allez vous moquer de moi, me dit-elle tout à trac en rougissant un peu : vous contemplez ces tableaux en même temps que moi, et j'ai l'impression que vous me regardez par le trou de la serrure !
Elle se détourna vivement vers une toile...
- Décidément, ça me plaît beaucoup !
- Quoi donc ? Les cuisses de cette jeune personne, ou le fait que je vous regarde par le trou de la serrure ?
- Devinez...

Jeune femme...

Il existe deux versions au moins sur le thème de la jeune fille jouant avec son chien, toutes deux datant de 1768 et portant parfois le nom de "La Gimblette"... Point de gimblette pourtant sur l'oeuvre ci-dessus alors que dans une position différente, et tout à fait intéressante, la jeune fille présente une gimblette (un biscuit !) à son chien qu'elle maintient entre ses pieds... Métaphore de la tentation qu'éprouve aussi le spectateur de découvrir ce qui n'est ici que suggéré, impossible à atteindre. Déclinaison à l'infini du voyeurisme qu'évoque cette porte entr'ouverte, en haut du tableau à gauche... L'autre version ? Eh bien la voici :

Fragonard

 ... Et puisque nous ne sommes ici jamais avares de précisions sur les symboles, faut-il préciser que la gimblette se présente comme un petit anneau rebondi muni en son milieu d'un charmant petit trou ? Sacré Fragonard, va !!

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lundi 2 janvier 2012

Retour au bureau : les Voeux

- Bonjour, bonne année !
(Dis-donc, tu es en beauté toi ce matin... Et sexy avec ça...)
- Oh, c'est vrai... Tous mes vœux ! On se fait la bise ?

(Ahhh, te voilà, toi... Mmmm)
- Avec plaisir...

(C'est ça. Viens là que je te frôle les seins, l'air de rien...)
- Allez ! Quatre, c'est la coutume...

(Je vais me coller contre lui, pour voir...)
- Je vous souhaite des tas de bonnes choses.

(Wahou ! ce qu'elle peut sentir bon ce matin...)
- Et moi également. Vous avez passé de bonnes fêtes ?

(Mmm... J'adore le creux de son cou, si je pouvais...)
- Excellentes. Et votre famille, ça va ?

(Est-ce qu'au moins ton connard de mari, a réussi à te faire grimper aux rideaux, hein ?)
- A merveille. Et votre épouse ?

(Je suis au moins aussi bien qu'elle, non ? Et chaude en plus... Ça ne te viendrait pas à l'idée de...)
- Ca va, ça va. Merci... Elle est restée chez sa mère quelques jours...

(Et d'ailleurs, je ne sais pas trop quoi faire ce soir, tu vois... Je pourrais te montrer mes estampes japonaises et toi tes dentelles...)
- Ah vous allez vous sentir bien seul ! Célibataire en somme !

(Je suis sûre que c'est un coup magistral, ce mec... Et cette façon de regarder mes seins... Ça m'électrise !)
- Je vais bien trouver à m'occuper...
(Mais dis-donc, t'as pas de soutif toi !)
- Oh je m'en doute. Vous semblez tellement... heu, créatif !
(Et au lit, tu es créatif aussi, non ? Parce que je pourrais t'inspirer...)
- N'exagérons rien...
(Et peut-être pas de culotte non plus... Putain, j'ai une de ces envies de te passer la main au cul, moi...)
- Vous êtes trop modeste ! Vous allez bien trouver le moyen de lever quelques petites...
- Pardon ?
- ... de trouver quelques petites idées !
(Oups ! Je me demande bien à quoi il pense là...)
- Ma foi... Eh bien écoutez... Ravi de cette rencontre. Si on allait travailler ?
(Si on allait dans un coin sombre plutôt, que je te trousse dans les archives par exemple, au milieu des cartons, hein ? Oui, bon... Faut pas rêver non plus... Je me demande si elle n'est pas un peu frigide cette nana...)
- Ce serait plus sage en effet... Allez, une bise encore : ce n'est pas tous les jours le Nouvel An n'est-ce pas ? Hi hi...
(Si tu savais l'envie que j'ai de sentir ta grosse queue contre mon ventre, rien que d'y penser... Tiens, ça me fait mouiller... Allez viens... Mmmm... Mais... mais... Tu bandes ! Ah ben dis-donc, il t'en faut peu, mon salaud...)
- Et encore tous mes vœux...
(Désespérant... Même pas un frémissement...)

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dimanche 1 janvier 2012

2012

Allez donc savoir ce qui se cache sous 2012 !! ...

2012

Bonne Année à tous...

 

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mercredi 23 novembre 2011

Bête à poils

Paraît que les peaux, les fourrures, tout ça, c'est plus trop à la mode parce qu'écologie et espèces en voie de disparition obligent... A bien y réfléchir, on pourrait se demander s'il vaut mieux polluer en fabriquant du synthétique à base de pétrole ou sacrifier quelques bestioles !

Allez... je rigole ! C'est juste pour trouver une introduction à ce billet. En fait, j'ai une vraie fascination pour la fourrure. Et c'est sexuel, je le dis tout net. Ça confine carrément au fantasme (pratiquement inassouvi soit dit en passant, parce qu'au prix où est le beurre c'est pas demain la veille que je vais me vautrer dans des peaux de bêtes à poils – ou dans des peaux de bêtes, virgule, à poil) ; je suppose que c'est mon côté féminin qui s'exprime là, puisqu'il paraît que ce sont les femmes qui aiment les fourrures... Ce qui fait d'ailleurs (suivez mon raisonnement) que lorsqu'il m'est arrivé – rarement il est vrai - de faire un brin de causette à une femme sur une peau de loup, c'était très étrange : si elle était un peu bi, elle avait l'impression de se trouver à la fois avec moi et avec une copine et si elle ne l'était pas, elle vivait une première expérience homo... Et chacun sait que l'homo est un loup pour l'homme. Alors pour la femme, vous n'avez pas idée ! En plus, moi – c'est vrai je suis un peu obsédé – je ne peux pas voir une fourrure sans penser toison*... Et je ne peux pas voir une toison, féminine s'entend, sans éprouver l'envie d'y fourrer les doigts dedans... Donc, le brin de causette sur fourrure est généralement explosif !

Animal à fourrure

Bref... La fourrure c'est un machin étonnant. Plein de sens, de symboles, de sensations et tout et tout ! Ça vous chatouille les endroits les plus sensibles : le nez, les testicules, les neurones, les seins, l'imagination... Ça donne envie de toucher, de frôler, d'effleurer, de... Fourrure, c'est un vieux mot (fuere) qui désignait autrefois ce qu'on glissait à l'intérieur de n'importe quel truc pour le rendre plus douillet ! De là est venu le verbe : fourrer ! Mais on ne fourre pas nécessairement tout avec de la fourrure, voyez-vous ? On peut d'ailleurs fourrer son nez dans les affaires des autres, se fourrer le doigt dans l'œil (et l'œil n'est pas toujours ce qu'on croit... un peu d'imagination que diable !), on peut se fourrer dans le pétrin qui n'est pas un endroit très confortable, on peut aussi se faire fourrer, équivalent de se faire avoir ou de se faire b... Vous voyez bien qu'on y revient !

 Et vous voudriez que je renonce à mes fantasmes de fourrure pour un dérivé de pétrole ? Non mais, ça va pas la tête !

 

* Et moi qui suis quasiment glabre !! Pas étonnant que je fasse comme Jason...

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mardi 15 novembre 2011

L'Elise

Elle attendait une affectation sur un noble et grand vaisseau de ligne...

La voici en haute mer, défiant la houle et les déferlantes, à la proue d'un galion fier et racé :

l'Elise...

 EliseTrait

 

 

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lundi 10 octobre 2011

Sur mesure

ShortElle a enfilé l'un de mes vieux jeans et se contemple devant le miroir... De dos, de face... De dos surtout, hypnotisée par la tension généreuse de la toile usée sur ses fesses.
- Juste un peu long peut-être...
- Bouge pas...
Je prends un feutre pour tracer une courbe idéale. Aux ciseaux, je taille dans l'étoffe en suivant l'arrondi de sa cuisse. Les lames d'acier glissent sur sa peau tendre, se faufilent indiscrètes, effleurent, ouvrent de larges perspectives dans les replis tièdes de l'entre-jambes, poursuivent leur chemin...
- C'est mieux, non ?
- Juste un peu court peut-être...
- Penses-tu ! Aurais-tu quelque chose à cacher ?
- Plus maintenant, non...

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lundi 3 octobre 2011

Option vaseline...

A gauche, il y a longtemps que l'on a inventé la machine à perdre les élections... Mécanique bien huilée depuis le temps, qui tourne d'autant plus régulièrement qu'on feint de l'ignorer pendant que les autres, en face, regardent en rigolant.

Mais il manquait juste une option ! Juste le truc qui donnerait une chance de plus – enfin... de moins en l'occurrence – le bidule qui permettrait à l'adversaire d'intervenir encore plus aisément dans le cours des choses. Eh bien le bidule en question dont on rêvait sans trop y croire, on l'a inventé : ça s'appelle les primaires...

Mode d'emploi ? Vous suggérez béatement à tout le monde de désigner votre candidat... Et comme en face, ils ne sont pas complètement niais, faut pas croire... Ils sautent tous sur l'occasion, participent massivement au vote et bien évidemment désignent chez vous le plus mauvais des candidats possibles... Vous n'allez tout de même pas imaginer qu'ils vont choisir le candidat susceptible d'étriller le leur ?

C'est pas génial tout ça ? On vit une époque formidable...

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vendredi 23 septembre 2011

Dégât des eaux

Dégât des eaux- Heu... Je crois que j'ai cassé la douche...
- Fichtre ! Je vois ça...
- Le tuyau a giclé d'un coup !
- Diable... Tu faisais quoi avec ?
- Ben... Rien ! Mais il est trop court...
- Tu as un peu trop tiré dessus, non ?
- Nooon ! Juste, j'ai... et ça a giclé de partout. Maintenant je suis trempée...
- Parce que tu ne te déshabilles jamais avant ?
- Ben si... Mais là...
- Oui, bon ! Je dois partir, moi ! Tu as vu l'heure ?
- Ben oui, mais bon...
- Tu n'as pas un peignoir ?
- Pourquoi ?
- Tu vas attraper froid... Tu es dans un état !
- Justement... Tu peux pas arranger ça ?
- Quoi ? Le tuyau ?
- Noooon... Tout ça... là... Et là... Tu vois ?
- ...

Je voyais... J'ai fait de mon mieux...

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