samedi 21 janvier 2006

Charme ancien

orientalisme

 

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vendredi 20 janvier 2006

Voisines (1)

vois1

 

Face à mon bureau, de l'autre côté d'une rue assez étroite pour que je puisse discerner quelques détails, un appartement... Par les portes-fenêtres d'un balcon, je vois deux pièces dont une cuisine. L'évier est au fond, avec un placard en dessous.

 

Et voilà qu'un soir une nouvelle locataire s'affaire dans son appart en tee-shirt… Au ras des fesses le tee-shirt, donc au ras d'une motte dont je perçois de manière fugace la touffe sombre géométriquement dessinée ! Je dis bien : de manière fugace ! Elle n'arrête pas de passer d'une pièce à l'autre, de disparaître parfois vers le fond de l'appartement, et ça commence à m'énerver cette agitation : un coup de face, un coup de dos, le tee-shirt qui virevolte... J'attends qu'il se soulève, le tee-shirt, mais non ! Juste un tiers de fesses, un minou faussement pudique et de temps en temps par l'échancrure de son col, une naissance de seins libres qui me semblent forts beaux…

Et puis d'un coup, elle me voit ! Elle s'immobilise puis me sourit et reprend plus lentement son activité, reste dans mon champ de vision, lève les bras vers une étagère, dévoilant la courbe tendue de son ventre, et va vers son évier où elle semble ne rien faire… Et soudain, de dos, très lentement et sans plier les genoux, elle se penche vers le placard pour y chercher je ne sais quoi… Le tee-shirt suit le mouvement et se soulève, découvrant son cul magnifique et une chatte lisse, douillettement nichée entre ses cuisses. Elle est revenue vers la fenêtre, m'a fait un petit salut de la main, puis elle a disparu !

Je ne l'ai jamais revue dans son appartement : caprice de nos horaires respectifs...
En revanche, quelques jours plus tard, ayant décidé d'essayer "le" coiffeur du coin de la rue où je n'étais jamais allé, j'entre dans le salon... Le coiffeur était une coiffeuse, et c'était elle ! Bien sûr, elle m'a immédiatement reconnu mais que ce soit par pudeur, timidité ou encore par l'effet d'une sorte de perversion subtile, nous nous sommes comportés l'un et l'autre comme deux parfaits inconnus. Si ce n'est que le shampoing m'a paru durer plus qu'il n'était nécessaire, que son ventre s'abandonnait mollement contre moi, et que son sein frôlait parfois ma joue de façon bien peu professionnelle...

Depuis, elle a déménagé... Mais elle tient toujours le même salon de coiffure, au coin de la rue. C'est là que je vais maintenant régulièrement. Et rêvassant sur le siège, lorsque je sens sa hanche appuyer mollement sur ma cuisse, tandis que ses doigts courent dans mes cheveux, je ferme les yeux et je l'imagine évoluant autour de moi comme une danseuse, levant bien haut les bras, juste en t-shirt...

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jeudi 19 janvier 2006

Nocturne

Je vous ai invitée à vous habiller pour la circonstance : bas anthracite, talons aiguilles et une simple ceinture de smoking en soie noire, bien large qui vous serre la taille, rehausse les courbes de vos hanches et la cambrure de vos reins…

- Et puis ? m'avez-vous dit, cherchant déjà la jupe idéale…

- Et puis, plus rien Miriane… C’est parfait comme ça : vous savez bien qu’un rien vous habille !

Je vous ai proposé cependant de vous couvrir d’une veste croisée rouge, profondément échancrée, fermée par deux boutons et qui vous arrive à mi-cuisse.

- Et c’est tout ! ?

Dubitative, une moue coquine sur le visage, vous vous adressiez à votre reflet dans le grand miroir…

Ce serait tout ! Bien suffisant pour prendre l’ascenseur, traverser le bar de l’hôtel et le grand hall plein de monde à cette heure-là, s’y arrêter un instant et rejoindre enfin, de l’autre côté de la rue, la voiture que nous avions laissée sur la place… Mais puisque vous insistiez, je vous ai promis de vous donner, tout à l’heure, un couvre-chef tout à fait adapté à la soirée.

Et nous sommes sortis...

Je vous ai abandonnée au rez-de-chaussée : je voulais vous voir évoluer seule parmi la clientèle essentiellement masculine. Vous n'êtes pas passée inaperçue ! Perchée sur vos talons trop hauts, vous aviez une démarche de danseuse et preniez sans le vouloir des airs de gourgandine. Vous avanciez à petits pas, ignorant le battement régulier des pans de votre veste qui s’ouvraient sur le haut de vos cuisses, révélant chaque fois la bordure noire de vos bas.

Nous voici à la voiture... Je feins de vous ouvrir la porte puis me ravise.

- Non... Ce soir, votre place n’est pas là !

Cérémonieusement je vous conduis à l’arrière où je vous ouvre le coffre... Je perçois votre air inquiet mais ne vous laisse pas le temps de protester.

- Un autre détail, Miriane. Ou plutôt deux détails...

Je vous montre une cagoule de cuir noir. Une cagoule aveugle, percée d’un seul orifice rond à l’emplacement de la bouche, et munie d’un collier pour la refermer autour du cou. Sans attendre, je vous l'enfile sur la tête et serre le collier. Je vois votre bouche effarée qui s’ouvre toute ronde, je vois vos lèvres roses dans leur écrin de cuir noir. Je ne résiste pas au désir de vous effleurer d'un baiser.

- Et le second détail, me demandez-vous enfin ?

- Ah oui, le second détail... vous allez retirer votre veste !

- Mais je n’ai rien dessous !

- Justement... Vous allez voyager nue dans le coffre pour une destination que vous ignorez et je ne vous retirerai cette cagoule qu’à notre retour. Allons !

Comme vous ne semblez pas vouloir vous décider, je déboutonne votre veste et vous la retire... L’éclairage public me révèle une silhouette étrange. Hauts talons,  jambes allongées, guipées de noir jusqu’en haut des cuisses, ventre doré où buissonne un petit triangle d’ombre, la taille prise dans votre ceinture de soie ajustée, seins hauts et ronds dont les bouts tendus sont comme deux yeux rivés sur moi. Et cette tête encagoulée de noir où s’ouvre le trou rond de votre bouche qui voudrait crier... Vous êtes là mais ce n’est plus vous ! Vous êtes une autre, inconnue, docile, soumise... Et je sais bien ce qui se passe sous votre masque : ne voyant rien vous vous sentez vous-même une autre, paradoxalement libérée.

Le bruit d'une moto qui passe vous ramène à la réalité : à tâtons, vous repérez la voiture et m’offrant un instant la vision de votre admirable cul, vous grimpez dans le coffre où vous vous lovez comme un animal farouche mais dompté. Une petite femelle dont la fente humide suinte de peur et de plaisir...

- J’oubliais, dis-je en m’approchant : il y a un troisième détail...

A l’anneau de votre collier je fixe une chaîne... Et je referme le coffre.

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mercredi 18 janvier 2006

Intégral

C'était sur les plages immenses et désertes du sud-ouest…

Je fis découvrir un jour à cette jeune personne fort pudique à ses débuts, et pour qui la nudité en extérieur était inconcevable, les joies intimes du bronzage intégral et de l'exhibition.

Il me fallut bien du temps pour la convaincre de se défaire de son petit maillot et beaucoup moins pour qu'elle s'ouvre aux dards de Phébus comme elle savait s'ouvrir à moi ! Je la vis bientôt, allongée sur le dos, écarter outrageusement ses cuisses puis s'entrebâiller du bout des doigts jusqu'à présenter le seuil humide de sa motte aux émissions solaires.

"C'est doux, c'est chaud" me disait-elle… Un filet brillant s'échappait de sa fente, ruisselet discret, qui me parut rivière intarissable. Et je voyais son bassin se cambrer doucement, son ventre onduler et sa chatte gonfler, sollicitée par un invisible amant. Sans changer de position, elle prit mon sexe d'une main et comme pour donner plus de réalité à sa rêverie se mit à me manipuler soigneusement.

 

Au loin, la marée montait. Les vagues nerveuses roulaient plus sauvagement, éclaboussaient la plage dorée de leur écume blanche et libéraient des effluves marins qui se mêlaient à ceux plus subtils du désir de mon amie. La houle de ses hanches s'amplifiait, sa respiration courte s'accélérait et soudain tout s'arrêta : arquée comme un pont, pubis tendu vers le ciel, elle gémissait, rattrapée par l'éternité tandis que sur ses fesses son nectar s'écoulait entraînant avec lui des grains de sable trop curieux… Elle jouissait ! Je n'eus alors d'autre ressource que de jouir aussi pour l'accompagner et de me répandre sur elle, mélangeant mon sperme à sa crème solaire.

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lundi 16 janvier 2006

Relation de voyage


 

Paysage

 

 

Après avoir glissé le long d'une pente douce et soyeuse, mon exploration fut ralentie par la découverte d'une tendre élévation rehaussée d'un charmant buissonnement...

 

J'imaginais une fleur qui tenait du champignon clitocybe et dont je m'aperçus bientôt en la frôlant qu'elle se redressait au toucher, révélant sous les replis rose d'un capuchon, un bouton unique et nacré. Mystérieusement, ce mouvement érectile se communiquait alentour, faisant lever comme une pâte les tendres talus du sentier où je m'aventurais…

 

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jeudi 12 janvier 2006

L'Eronaute - Avant Propos


Un Eronaute n'est pas forcément quelqu'un qui surfe sur le Net à la recherche de pages émoustillantes. Ce serait plutôt quelqu'un qui navigue dans la vie tout en gardant le cap sur une forme d'esthétique érotique… Accessoirement, et satisfaisant là un besoin assez naturel d'exhibition, il s'exprime sur la Toile, crée un blog, raconte des histoires, noue quelques contacts…

Mais il ne se fait aucune illusion : ses lecteurs seront peu nombreux, ses lectrices, hélas, encore moins nombreuses à moins que quelques douces cérébrales ne se contentent de cette interface du plaisir, de cette jouissance virtuelle à lire les mots d'un autre, ses confidences, ses fantasmes… et j'en passe !

Or donc, que mettre sur ces pages qui vont suivre… Des récits, des confessions, des histoires lestes à travers quoi j'esquisserai enfin (comme si c'était important !) mon portrait d'érotomane chronique, espérant récolter d'ici de là quelques commentaires engageants…

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