vendredi 7 novembre 2014

Moissons

Moissons

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mercredi 5 novembre 2014

Attente

Attente muette
Tentation silencieuse
Vibration furtive
Bruissement du désir
Et le murmure soyeux d'un ruban rouge autour de vos poignets.

Attente

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mardi 4 novembre 2014

Inaccessible

Cela fait si longtemps...
Si longtemps que je ne vous connais pas !

Photo Willy Ronis

Si longtemps, que mes pensées ont eu tout le loisir de vagabonder sur votre absence, d'en dessiner les contours et les courbes, de caresser vos hypothétiques desseins à mon égard, de butiner sur le bouquet délicat de vos désirs les plus secrets...
Je vous rêve, je l'avoue et mon âme tout entière occupée par vos sortilèges n'aspire plus désormais qu'à l'exquise fusion de nos pensées...

Vous m'êtes indispensable, ma Précieuse.
Vous m'accompagnez de vos rires légers,
vous me nourrissez de votre lumière opaline,
vous m'apaisez de votre transparence...
Comme j'essaie moi-même d'être pour vous ce rêve insensé que vous faites toujours, depuis vos premiers émois, d'un amant vigilant, attentif à votre bonheur de tous les instants... Vous êtes celle par qui je suis...

Vous êtes ma source, je suis votre sourcier. Je suis votre orage, vous êtes ma terre fertile. Je suis votre montagne, vous êtes ma douce et riante vallée.
Vous êtes mon Eden...

Venez, mon Inaccessible.
Je vous attends...

Posté par Eronaute à 02:34 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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samedi 18 octobre 2014

Est-ce que Vénus...

2 - Où l'on apprend qu'une minouche n'est pas un berlingot.

 

Ce n'est pas d'une importance capitale, évidemment, mais je me suis mis en tête de faire le point sur les origines et les ressorts de l'épilation pubienne ! D'où mon achat chez ma buraliste. Hélas, j'ai beau lire et relire "Colifichets, parures et libertinage dans l'Antiquité" dans tous les sens, je n'y apprends guère plus que je ne sais déjà ; j'ose même avancer que le texte est un peu… rasoir. Les illustrations, bon ! Je comprends qu'elles aient sur le coup tourneboulé Mademoiselle Rose, m'enfin, rien de bien nouveau.
Je reprends paresseusement mes notes : Babylone, Egyptiens, Moyen-âge… Copier-coller et hop ! "… c'est à partir du 3ème millénaire avant J-C que semble s'être développée une véritable culture de l'épilation, notamment sous l'influence des..." Quoi ? … des religions et des croyances de l'époque ! Avec ça, je suis bien avancé !

Six heures… Je fatigue un peu devant mon écran, quelque part dans le jardin une tourterelle roucoule pour son tourtereau… Cette Mademoiselle Rose, tout de même… J'aurais dû lui demander son avis lorsque m'apparut en transparence le doux modelé de sa petite motte. "Ah, au fait Mademoiselle Rose, vous vous épilez intégralement ce me semble… Et pourquoi donc, je vous prie ? "
J'envisage quelques instants sa réaction et je ne me défais plus de l'image entraperçue de ce laconique triangle mauve hardiment exhibé dont la pointe se perd mystérieusement entre les chairs pâles de son sexe. Sexe lisse et nu, ourlé de rives rosées levées comme pâte à brioche où creuse le désir humide… Je tapote machinalement sur mon clavier… Et si je l'appelais, tiens… Si je l'appelais...

- Allo, Mademoiselle Rose ? J'ai une question… Dites-moi… Est-ce que vous vous épilez le minou ?
- Mais oui, Monsieur G !
- Intégralement ? Je veux dire, partout, complètement ?
- Mais oui. Partout, partout !
- Et pourquoi donc le faites-vous ?
- Eh bien parce que… Je sais pas moi ! J'aime bien voir ma chatte toute nue, c'est agréable quand je me touche et puis parce que ça me donne davantage l'impression d'avoir un sexe plutôt que s'il est caché sous un buisson… Et est-ce que je vous en pose des questions, moi ?
- Bon, bon… Et, est-ce qu'on peut voir cette merveille ?
- Mais bien sûr Monsieur G… Mais pas toucher parce que là, j'ai pas le temps…

Et Mademoiselle Rose de lever sa jupe, de la retenir sous son menton et de descendre son string mauve… Un instant coincé dans les profondeurs de ses lèvres, il se tend puis se dégage d'un coup. Je crois entendre un petit "Plop !" mais je dois rêver…

- Ahhh ! dis-je, pris au dépourvu.
- Ohhh ! dit Monsieur Rose au crâne lisse qui vient de surgir de derrière le comptoir. Alors comme ça tu te rases la minouche maintenant ?
- Il était temps que tu t'en aperçoives mon pauvre ami ! Ca fait bien deux ans…
- Ne dis plus rien ! Je sais bien pourquoi tu fais ça, moi : encore internet et ses trucs cochons, toutes ces filles qui s'exhibent, le berlingot à l'air…
- Si vous permettez Monsieur Rose… A Babylone on se baladait assez facilement tout nu, le sexe épilé et on n'avait pas Internet…
- Vous êtes sûr ? Et qu'est-ce que vous voulez qu'elle aille foutre à Babylone, ma Rose ? Mais je vais vous casser la…

… Je sursaute, je sors  de ma torpeur… Six heures et demie, merde ! Je jette un œil à mon écran où s'étale cette histoire à la noix… Bon. Je l'appelle…

- Allo, Mademoiselle Rose ?
- Oui, Monsieur G. Je vous ai reconnu ; quelle surprise…
- J'ai une question… Dites-moi…
- Allo ? Allo…
- Rose ? Vous m'entendez ? Oui, j'ai une question… Est-ce que vous…
- Ah, c'est badaud : je ne vous entends plus Monsieur G… Allo ?
- Allo ?

Posté par Eronaute à 02:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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lundi 13 octobre 2014

Est-ce que Vénus...

1 - Au Coquelicot de Mademoiselle Rose

 

- Ben alors, Monsieur G, vous laissez pousser vos cheveux maintenant ?
- Ca ne date pas d'aujourd'hui, Mademoiselle Rose. Vous n'aviez pas remarqué ?
- Si, si… Mais…

 Au "Coquelicot", le tabac-presse du quartier, Mademoiselle Rose c'est ma buraliste...
On devrait dire Madame Machin mais comme tout le monde l'a connue avant qu'elle ne convole, on continue à l'appeler Mademoiselle Rose et ça lui va à merveille, je trouve. Elle file sur ses trente cinq ans et elle est aussi mignonne qu'une poupée japonaise, avec ses jupettes d'écolière et ses petits seins ronds qu'elle n'a pas sa pareille pour mettre en valeur. Elle aime bien quand je lui demande de chercher des magazines dans les rayons du bas. Et moi aussi j'aime bien... Parce qu'elle se penche tout exprès et m'offre une vue plongeante dans son corsage qui fait alors comme un nid douillet où frémissent ses deux colombes. Certains disent qu'elle ne porte jamais de soutien-gorge ; moi j'en suis sûr !

- Mais quoi, Mademoiselle Rose ?
- Ben c'est-à-dire… Les cheveux longs pour un homme, ça fait un peu… Comment dire ? Vous voyez ?
- Pas du tout…
- Un peu féminin, quoi ! Pas très viril… M'enfin, je dis ça…
- Vous devriez en parler à Samson !
- C'est qui Samson ? Votre coiffeur ?
- Non ! Laissez tomber… Donc si je comprends bien, plus on a le cheveu court, plus on est viril…
- Oui… Mais je ne dis pas ça pour vous, évidemment… N'allez pas croire !
- Dites-donc, Rose, avec votre mari qui n'a pas un poil sur le caillou, ça doit être quelque chose au lit !
- Oh ! Monsieur G... Vous alors !

Elle rougit, jette un œil inquiet vers l'arrière-boutique et, se penchant vers moi si brusquement que ses petits seins tentent une sortie soudaine de son décolleté, elle baisse le ton :

- Ben justement non. Vous voyez ce que je veux dire ? Il doit y avoir des exceptions ! Il y a toujours des exceptions à la règle. Et vous... c'est peut-être le contraire, non ? J'imagine que vous êtes l'exception virile du cheveu long !

Elle me coule un regard qui en dit long, justement, sur son imagination, puis se reprenant un peu :

- Enfin, bon, voilà... Et alors qu'est-ce qu'il vous faudrait aujourd'hui, Monsieur G ?
- Eh bien, mon tabac comme d'habitude et… Vous auriez toujours cet ouvrage illustré sur les parures et les colifichets du libertinage à travers les âges ?
- Oh ! J'ai eu ça, moi ? Vous êtes sûr ? A moins que… Sur les étagères du haut, là… Attendez, il faut que je prenne mon escabelle…

Et la voilà qui grimpe, gracile et court-vêtue sur son petit marchepied, farfouille posément…

- Et n'en profitez pas pour regarder mes jambes !
- Mais non Mademoiselle Rose, qu'allez-vous penser…

Ce qu'elle pense Mademoiselle Rose, avec un doux frétillement au creux des cuisses, c'est que ce ne sont pas ses jambes que je regarde ! Sous sa jupe qui s'évase en corolle comme un coquelicot, je regarde ses fesses où s'insinue un délicat string mauve qui, dans une exemplaire économie de textile moule à la perfection une bien généreuse petite motte…

- J'ai trouvé ! s'exclame-t-elle soudain. "Colifichets, parures et libertinage dans l'Antiquité"… C'est le titre !

Elle feuillette l'ouvrage, s'arrête sur une page puis sur une autre… "Oh ! Ben ça…  Ben dites… Ah oui…  Ben d'accord… Vous alors…" marmonne-t-elle dans sa barbe. Elle se retourne vivement sur son escabeau, dévoilant du même coup en contre-plongée et en relief le côté face de ses dessous. "Ah, fichtre..." me dis-je in-petto en la regardant descendre, altière.

- Vous, me dit-elle, je parie que vous préparez encore un article un peu olé-olé… Je me trompe ?
- Vous êtes perspicace, Mademoiselle Rose.
- Vous me montrerez ?
- Une lecture privée peut-être ?
- Oh oui, oh oui… Une lecture pour moi toute seule !
- A une condition alors…
- Dites voir…
- Vous mettrez pour l'occasion l'une vos petites culottes mauves…
- Oh ! Monsieur G… Vous alors ! Et ça pourrait être un jeudi ? Parce que le jeudi après-midi, je peux fermer le magasin vous savez… Oh, vous alors, Monsieur G !

 

... et ceci n'est qu'un début !

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dimanche 5 octobre 2014

La tentation du voyage

Illustration : Pierre-Yves Vigneron

 

Pulsations pulsations…
C’est le train de nuit
Cadence et vibrations
Pénombre bleutée, murmures froissés
Battements battements…
Vitre embuée.
Irréelles filent des ombres

Paysages insoupçonnés
Rêve d’ailleurs. Désir désir
Pulsations des chairs
Cadence, danse, danse
Éclat de tes yeux
Frissons pulsations
C’est le train de nuit !

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samedi 4 octobre 2014

Souvenirs d'été

Rose

 

Sous la brise tiède, le jardin exhale ses fragrances estivales…
Senteurs mêlées de lavande et de chèvrefeuille…

Sieste baignée de l’arôme entêtant des seringats que ponctue l’odeur fraîche des héliotropes.

A l’ombre légère et parfumée des myrtes et des cytises aux effluves subtils, elle repose. Nue.

Allongé entre ses jambes, je paresse...
Ma tête repose sur son ventre ; je m'énivre du parfum poivré de son sexe…

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mardi 16 septembre 2014

Un rêve

Les desseins et les voies du rêve sont impénétrables (hélas) !

C'est la rentrée.
A la recherche d'une chambre pour étudiant - j'ai pourtant passé l'âge, il me semble - j'arpente le long couloir animé d'une cité universitaire. Par l'entrebaillement d'une porte, sur ma droite, fuse le sourire engageant d'une brunette court vêtue et je me dis en passant que, ma foi, je me laisserais bien engager. Mais je poursuis aveuglément mon chemin et je ne sais quel obscur projet, gagné cependant par un désir non identifié.

Sein

Et voilà ma chambre.
Mais pas seulement la mienne : c'est une grande pièce éclairée par deux baies vitrées où sont disposés cinq lits et cinq tables de travail ; déjà quatre personnes s'affairent. Trois gars, une fille... Une blonde aux cheveux pâles tirés en arrière. Visage d'ange solitaire. Voilée d'une tunique blanche sur une peau laiteuse : elle a quelque chose de transparent. J'identifie plus nettement mon désir que nourrit la présence de cette fille. Je m'inquiète de savoir si la promiscuité et la proximité de nos deux espaces ne la gênent pas. Non, tout ça lui est égal apparemment. Les autres s'activent plus loin, chacun à sa pace.

En proie à une érection désormais tenace, je déballe quelques objets, je range, je m'installe, lorsque la blonde revient dans mon champ de vision : elle retire sa tunique, dévoile une poitrine superlative, investit mon lit où elle m'invite en soulevant le drap immaculé qui fait comme une tente sous le mât de son bras tendu... Elle est nue. Je caresse son sein gauche...

Je me réveille. Avec dans la main la douceur veloutée de ce sein et au creux de ma paume la sensation d'un téton dur qui s'érige...

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mardi 10 juin 2014

Horloge du désir

 

Escalier

 

Elle me précède et monte l'escalier.

Son cul est rond comme une horloge...

Ses hanches, en chaloupant, égrènent les marches.

A chaque pas, sa robe bat légèrement, dévoile un instant la naissance de ses fesses rondes, ouvre l'ombre énigmatique de son entre-délices...

Je pose une main au revers velouté de sa cuisse, la glisse sous l'étoffe, l'insère jusqu'à la fourche moite où sa motte tendre roule d'un bord sur l'autre.

 

 

 

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jeudi 27 mars 2014

Éloge de la patience...

Combien de fois ai-je rêvé de ces moments où profitant de sa docilité, je jouis de son abandon pour la posséder entièrement ?

Liée, courbée, pliée...

Aveuglée par un bandeau, elle ne peut que me sentir, me deviner, me supposer ; elle me redoute et tu m'espère. A la seule injonction d'un ordre bref, elle fait glisser sa robe légère. Je l'observe à loisir, la frôle, l'effleure à peine. Je caresse des yeux l'orbe de ses seins, l'ivoire de son ventre, la courbe moussue de son pubis sombre. Je me nourris de son désir !

Jouant de son impuissance comme du trouble qui l'envahit, je lie ses poignets dans son dos et lui impose pour le plaisir des postures impudiques... A genoux, cuisses ouvertes, puis courbée en avant pour une obscène révérence, elle m'offre ses chairs où suinte son désir.

Je sais que ma verge bandée à l'orée de tes fesses exaspère son attente.

Je la prendrai...
Tout à l'heure, dans un instant, pas encore...

Offrande

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