samedi 12 mai 2007

Méditation

Royale passagère sous le vent...

Vent

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vendredi 11 mai 2007

Un peu de poésie

bain
- Capitaine ! Capitaine... Je peux me baigner toute nue ?
- ...
- J'ai mis un maillot pour débarquer, mais...
- ...
- Alors, je peux... Je peux ?
- ...
- Bon, d'accord... Alors je l'enlève !
- ...
- Capitaine ! Je le retire... Et je vais me baigner toute nue !
- ...
- Dites ! Ca vous dérangerait de me dire quelque chose ? Parce que si tout le monde s'en fout, j'aime autant me rhabiller, moi ! On se les gèle sur votre île déserte de merde, là...

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jeudi 10 mai 2007

Promenade au parc (suite)

Le lecteur fidèle et attentif se souviendra peut-être d'une "Promenade au parc" que je publiai ici le 4 juillet 2006 dans le cycle "Estivale Agnès"... Cela se terminait ainsi :

  • "Agnès eut un petit soupir félin... Elle n’avait pas bougé. Ou si peu : ses doigts voletaient mollement entre ses cuisses et perdue dans d'insondables rêveries, elle se caressait..."

Eh bien je ne vous ai pas tout dit ! Il y eut une suite à cette histoire, une suite dont voici le récit...

___

C’est alors que j’ai repéré un mouvement dans un buisson.
Une ombre furtive s’immobilisa.
« Vous avez un admirateur, Agnès ! » Je lui avais chuchoté à l’oreille pour ne pas l’effrayer. Je la croyais prête à s’enfuir et pour la persuader de poursuivre, tenté par son coquillage nacré, je joignis ma main à la sienne. « Ne le décevez pas, continuez. » J’observais notre voyeur, un charmant et tout jeune athlète qui s’enhardissait et ne se trouvait plus qu’à deux ou trois mètres. J’ai invité Agnès à se lever, puis à lui tourner le dos. Elle a trouvé spontanément la meilleure position : jambes écartées, un pied sur le banc et se penchant un peu, elle continuait à se caresser. Sous sa jupe troussée, ses fesses dorées, frappées du mince triangle blanc du bronzage estival, brillaient dans la pénombre et sa chatte lisse que ses doigts exploraient adroitement s’ouvrait comme une fleur délicate, trempée de rosée.

L’autre avait ouvert son jean et commençait à se toucher. Curieusement, je ne supportais pas l’idée qu’il se satisfasse ainsi. J’attendais plutôt qu’il se soumette à nos caprices. « Vous devriez délivrer notre ami » dis-je à Agnès. Elle m'a regardé un instant, incrédule. Ce n’était pas l’envie qui lui manquait et connaissant ses fantasmes je me doutais que cela devait la tenter. Elle voulait sans doute être sûre, sûre de moi… Je lui ai pris la main et je l’ai posée sur la braguette du jeune homme. « Ce garçon ne demande pas mieux que de combler vos désirs et votre curiosité… » Perplexe, notre victime amorçait un début de retraite. Alors, sans plus d’hésitation, elle a plongé sa main dans l’ouverture du pantalon ! Sous la toile qui se distendait et s’agitait mollement, je la devinais en train d’explorer et j’imaginais ses doigts égarés dans un paysage étranger découvrir un gros membre tendu puis l’enserrer, le palper…

Je croyais qu’Agnès allait se contenter de cette reconnaissance lorsque d’un seul et brusque mouvement elle fit jaillir un sexe de si belle taille qu’elle en eut un petit hoquet de surprise. Bandé comme un arc et fièrement cambré, il était coiffé d’un large gland qui paraissait prêt à exploser tant il était gonflé. J’avoue avoir été tenté de le saisir pour en apprécier la fermeté ! « Elle est beaucoup plus grosse que la mienne ! » Habituellement, ce genre de considération faisait sourire Agnès qui me jurait que je n’avais pas à me plaindre. Ce soir là, elle ne m’a pas contredit. Peut-être parce qu’elle ne m’entendait plus… Elle me lançait des regards éperdus, comme pour s’assurer de notre complicité mais je voyais ses yeux gourmands revenir sans cesse sur l’imposant engin qui palpitait, dressé à quelques centimètres de son visage. Prise d’un interminable frisson, elle avait enfoui ses deux mains entre ses cuisses puis, les seins tendus, les fesses effrontément cambrées, elle s’est soudain redressée, secouée de spasmes qui n’en finissaient plus. Agnès jouissait… Elle jouissait en silence, n’émettant qu’un chuchotis léger, une mélopée qui accompagnait le tremblement cadencé de son corps.

Elle vacillait encore lorsqu’en me souriant elle a saisi le sexe du jeune étalon. La respiration courte, elle s’est mise à le branler doucement, maintenant sans peine une impressionnante érection. Fasciné, j’observais ses mains qui allaient et venaient inlassablement le long de l’énorme queue, tandis que pour marquer mon approbation et peut-être pour lui rappeler ma présence, je lui caressais la chatte avec ardeur. Elle était inondée et je sentais sous mes doigts ses lèvres gonflées de plaisir et son petit bouton raffermi par le renouveau de son excitation. « Pas sans vous » dit-elle, et déjà fourrageant dans mon pantalon elle libérait enfin mon sexe. Elle s'est assise sur le banc, et nous, debout face à elle, nous semblions prêts à lui rendre les honneurs, sabre au clair ! Elle nous a empoigné, chacun dans une main et tirant ou poussant fermement sur ce qu’elle avait attrapé, elle nous manœuvrait à sa guise pour nous placer l’un à côté de l’autre. J’ai senti son étreinte se relâcher un peu. Elle a glissé très lentement jusqu’à la racine de ma verge pour empaumer mes couilles et les masser avec d’infinies précautions. Puis serrant de nouveau, elle est remontée vivement, m’étirant la verge avec une ardeur sauvage que j’attribuais à son désir de me posséder.

Mon voisin abasourdi connaissait le même traitement. Elle nous masturbait en cadence, s'ingéniant à varier le rythme pour maîtriser notre jouissance, adaptant ses caresses à ce qu'elle jugeait de notre état. Sans doute voulait-elle nous faire jouir en même temps… Elle nous avait disposés de telle sorte qu’elle nous gardait ensemble dans son champ de vision et je devinais à son souffle rapide, à ses yeux qui allaient sans cesse de l'une à l'autre, le plaisir qu'elle éprouvait de célébrer deux queues à la fois. Emerveillée, attentive, elle les branlait savamment, puissamment, sur toute leur longueur, caressant régulièrement leur bout dilaté à pleine main. Je l'ai vu approcher un instant ses lèvres du mandrin distendu de l’inconnu. Me regardant du coin de l’œil elle attendait une réaction. Oserait-elle ? Elle a ouvert sa bouche gourmande, l’a descendue lentement sur cette bitte impatiente, puis l’a engloutie d’un coup pour ne la sucer qu’une seule fois, au désespoir de son propriétaire. Elle préférait, du moins je voulais le croire, me réserver ce genre de privauté mais je savais aussi qu’elle s’amusait de la torture qu’elle infligeait ainsi à l’imprudent voyeur qui s’était aventuré trop près de nous.

Tout est allé très vite. En quelques manipulations efficaces elle a obtenu ce qu’elle désirait et tandis que nous suffoquions de plaisir elle accompagnait notre double éjaculation d’un nouvel orgasme qui aurait pu lui faire manquer le spectacle qu’elle attendait. Mais elle avait conservé assez de lucidité pour ne pas s’en priver et pour renforcer encore notre complicité amoureuse : riant comme une enfant, elle évitait soigneusement les projections de l’étalon alors que mon bonheur jaillissait en saccades répétées sur son visage.

Nous l’avons laissé ahuri, planté dans l’ombre du parc, se demandant sûrement s’il n’avait pas rêvé…
... Et nous, nous allions main dans la main, penchés l’un vers l’autre, échangeant de menues confidences...

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mercredi 9 mai 2007

Solaris

SolarisLes cadavres nus s'uniront à l'homme dans le vent et la lune d'ouest.
Quand leurs os blanchis auront disparu
Ils auront des étoiles au coude et au pied,
Les fous deviendront raisonnables
Les noyés émergeront à nouveau
Les amants se perdront mais l'amour restera
Et la mort n'aura pas d'empire.

Dylan Thomas

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dimanche 6 mai 2007

A contre-temps

Moi, ce qui me tue, c'est de savoir qu'un jour ou l'autre je serai mort !

Oui je sais, ça arrive à tout le monde, mais sérieusement, vous croyez que ça me rassure ? D'accord... J'en conviens : écrire ça ici tout de go et sans prévenir, ça fait désordre !

C'est vrai...   Ici  (je parle de l'univers des Blogs, du moins de la partie émergée, celle que l'on découvre en feuilletant vite fait les pages adultes), tout le monde est jeune, tout le monde est beau. Les gars sont insouciants et sûrs d'eux, les filles belles comme des cœurs et débordantes apparemment d'une libido rose et fraîche, en pleine expansion. Remarquable ! On se croirait presque sur la côte ouest des USA ou sur les plages de Floride où les soucis semblent aussi minces que les strings pudiquement recouverts de fesses bronzées et inaltérables...

Alors la mort, mon bon Monsieur ! On n'en a pas grand-chose à taper, voyez-vous ! Sinon qu'on lui rend son tribut quotidiennement, et c'est bien assez, en survolant d'un œil gêné les froids bilans de catastrophes diverses et d'attentats perpétrés par de sombres imbéciles complètement allumés... Remarquez bien qu'eux au moins, les sombres imbéciles, ils s'en occupent de la mort ! Ils en font même le principe actif de leur vie et de leur foi et la répandent en se la donnant tandis que leurs chefs ou leurs inspirateurs se la coulent douce à l'abri des regards indiscrets...

Ah, voilà ! Vous allez penser que je nous fais une crise de calcaire ou pire, que ressort enfin de mon caractère le côté grincheux et rabat-joie que vous supposez inévitable chez un homme de mon âge, et que vous attendiez au virage !!

Eh bien non ! Je les trouve rassurantes (enfin, pas vraiment toutes pour être franc) les histoires qu'on se raconte ici : elles donnent envie d'être fort et beau, d'ouvrir de nouveaux bouquins, de pourfendre la bêtise, de décaper sa libido et de vivre, enfin ! Quelles que soient les difficultés...

Alors franchement, ça m'emmerderait vraiment de mourir avant d'avoir eu le temps de faire votre connaissance...

Vous voyez ?

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jeudi 3 mai 2007

Cercles

"Promenade sur les bords de Loire
en compagnie d'une jeune femme blonde"

Traces

Pour Lyzis, la brune...

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mardi 1 mai 2007

Les amies

Tendre, la jeune femme rousse,
Que tant d'innocence émoustille,
Dit à la blonde jeune fille
Ces mots, tout bas, d'une voix douce :

"Sève qui monte et fleur qui pousse,
Ton enfance est une charmille,
Laisse errer mes doigts dans la mousse,
Où le bouton de rose brille,

"Laisse-moi, parmi l'herbe claire,
Boire les gouttes de rosée
Dont la fleur tendre est arrosée,

"Afin que le plaisir, ma chère,
Illumine ton front candide
Comme l'aube l'azur timide.

Paul Verlaine

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jeudi 26 avril 2007

Une petite retouche

- Il n'y a jamais qu'une petite retouche à faire. Là, sur la longueur de la manche... Vous voyez ?

L'œil expert de la jeune vendeuse court aussi vite que ses doigts qui tirent, palpent, replient l'étoffe pour finalement tapoter mon avant-bras avec un geste très professionnel censé remettre les choses en ordre. Elle n'a pas plus de 25 ans, le regard bleu et un sens commercial très développé.

- Là... Comme ça ! Alors, vous la prenez ?

Je la prends... La veste, bien sûr. La vendeuse, c'est une autre paire de manches si j'ose dire. C'est la fermeture, son ami l'attend, m'a-t-elle précisé en me le montrant là bas au dehors, pour accélérer le mouvement sans doute...

- Bon, je mesure... Pour la retoucheuse...

D'autorité elle me saisit la main, tire encore un peu sur la manche et s'emploie à mesurer, au millimètre près, plantant ici ou là deux ou trois épingles qu'elle tient entre ses dents blanches façon Hollywood...

- Oh ! Pardon, dis-je...

Du revers de ma main qu'elle emprisonne obstinément en la retenant contre elle, je viens de lui effleurer un sein.

- Mmmm, répond-elle la bouche pleine d'épingles dissuasives...

Ce n'est plus un effleurement ! Toute à son affaire, elle me bloque toujours et à travers sa chemise dont trois boutons délaissés me laissent plonger dans son joyeux décolleté, je devine la fine dentelle de son soutien-gorge bleu, le relief de son téton et la fermeté de son sein droit. Je suis prêt à parier que l'autre est aussi ferme. Mutin, je bouge un peu les doigts...

- Vous avez deux minutes, me dit-elle en levant vers moi un œil brillant ?

Et elle fonce vers l'arrière boutique. Ses fesses rondes roulent bord à bord... Rêveur, je contemple à travers sa jupe blanche l'ombre redoutable et le léger relief d'un minuscule triangle sombre que j'avais déjà repéré... Son string, lui aussi, doit être bleu...

- Venez par là, me dit-elle de derrière un portant.

J'y vais... "Là !" précise-t-elle en me montrant un vague recoin dissimulé par un rideau... Elle me happe au passage, me pousse au fond de la cabine, plante ses yeux dans les miens.

- Ca fait une heure que sous prétexte de choisir entre trois vestes, vous me matez en douce des pieds à la tête. Et vous avez un de ces regards... Et puis vos doigts... Et vos yeux cherchant à évaluer la taille de mon string... Et... Alors voilà !

Elle a relevé sa jupe jusqu'à sa taille ! Son ventre plat évoque une mer d'ambre. Son string est effectivement bleu, dérisoire, inexistant ! A tout hasard, j'avance une main, me faufile sous le tissu puis dans la tiédeur de ses lèvres...

... ...

 

Un peu plus tard à la caisse elle me remet le ticket, pour la retouche...

- Alors à mercredi prochain, me dit-elle très commerciale, vous n'oublierez pas ?

Je pense que je m'en souviendrai !
D'autant que j'ai retrouvé dans ma poche un petit string bleu marine qu'il faut bien que je lui rende...

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dimanche 22 avril 2007

Renoir

Aborder... Non ! Oser aborder une inconnue.
C'est ça... Oser lui dire qu'on la trouve jolie. Charmante. Séduisante.
Trouver le moyen de lui dire pourquoi : lui parler de son sourire, d'un éclat surprenant du soleil dans ses yeux dorés et du temps qu'il fait... Cette douceur printanière, le ciel clair et vif, sa jupe qui vole un peu, qui frissonne comme les herbes hautes au bord du fleuve... Des reflets de l'eau sur la berge. Et sur ses bras nus, comme du vif argent qui joue sur son hâle...

On dirait... Une peinture de Monet peut-être ? Oui... des femmes dans un jardin... ou la jeune femme à l'ombrelle ! Vous riez ? Ce n'est plus la mode des ombrelles ? Vous avez raison... Vous n'avez jamais rêvé d'être dans un tableau ? Non ? Si ?! Attendez... Tournez la tête de ce côté... Quelle lumière !

Oser lui dire que l'on pourrait faire une photo... Mais si ! Oui, là, maintenant. Pourquoi pas...

Lui emprunter son image, la saisir dans le viseur, recommencer, changer d'angle... Elle remonte gravement une mèche brune sur son front, regarde l'objectif, s'imagine dans l'image. Prise... Vous savez... Ce n'est pas Monet, non... Je pensais à Renoir, la texture si particulière qu'il donne à la chair de ses modèles... Oui. Douceur, tiédeur... Sensualité. Erotisme. Son débardeur glisse sur son épaule. Dans le viseur, ses seins pointent sous l'étoffe. Elle s'étend sur l'herbe. Sa jupe chiffonnée remonte sur sa cuisse nue, monte encore. Vous savez... Oui, une autre... Vous aimeriez... ?
Oser. Oser lui dire que l'on pourrait faire d'autres photos. Plus tranquillement, plus... Chez vous, peut-être. Oui ? Vous aimeriez ?

Elle a pris ma main pour se relever. Elle chasse quelques brindilles accrochées à ses vêtements.

- Venez, dit-elle, c'est à deux pas...

Je pense à Renoir...

Jeune_baigneuse
Pierre-Auguste Renoir : Jeune baigneuse

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mercredi 18 avril 2007

Regards

Extrait d'une correspondance avec une aimable visiteuse pour l'instant non identifiée...

Sans en faire mon activité principale, je passe beaucoup de temps à contempler les femmes… C'est, je crois, un usage partagé par beaucoup d'hommes ! Mais il y a façon et façon de le faire. Vous seriez donc en droit, vous les Regardées, les observées, les voyeurisées… de vous demander ce qui peut bien se passer dans la tête d'un homme lorsqu'il se livre à cet exercice…

Mais le sait-il lui-même ?

Et d'abord, qu'est-ce qu'on regarde ? Tout, évidemment ! Je ne serai pas de ceux qui prétendent sans rire que ce sont vos yeux qui retiennent leur attention en premier, non. C'est d'abord une allure générale, une démarche, une silhouette dont je n'attends pas d'ailleurs qu'elle réponde toujours aux canons des magazines de mode. Il y a donc un premier "quelque chose" qui n'est pas descriptible… comme une aura, un air, une musique du corps ou alors comme un parfum qui n'aurait pas d'odeur, un parfum mis en musique, composé de formes et de mouvements… Puis viennent les détails mais là, tout dépend bien sûr de l'habillement, de ce qui est visible ou seulement suggéré, de ce qui est ostensiblement montré ou volontairement et farouchement caché. Voilà pourquoi d'ailleurs j'estime que regarder les femmes dans la rue (et pour les femmes se laisser regarder) est une forme d'activité sociale, une communication en quelque sorte : la façon que vous avez de vous habiller suggère sans doute celle dont vous avez envie que l'on vous regarde…

RegardEt donc, on vous regarde…

Je vous regarde passer ! Allure, démarche, visage, formes… Et rapidement mes yeux, opérant un balayage fulgurant de l'ensemble, déterminent une ou deux cibles (trois parfois) sur lesquelles je vais alors m'attarder. Quelles cibles ? Eh bien cela dépend, selon que vous me faites face ou que vous vous éloignez. Il peut y avoir la naissance de votre cou, juste au dessus de l'épaule ou votre nuque si vos cheveux ne la dissimulent pas… Je ne vous cacherai pas cependant que dans un réflexe d'une banalité affligeante, mes regards vont se poser sur votre chute de reins, sur vos fesses dont le balancement me ravit ! L'usage généralisé du pantalon qui révèle aujourd'hui parfois beaucoup plus qu'une jupe légère, favorise cette observation privilégiée. Un jour, je vous en parlerai avec plus de détails et vous dirai comment un cul peut me faire rêver…

Mais je ne peux pas terminer cette rapide évocation de mes fantasmes de voyeur sans vous dire ce que peu d'hommes vous avoueront spontanément : lorsque je regarde une femme dans la rue, mes yeux, toujours, s'attardent au niveau de son sexe invisible que seuls me révèlent, la courbe touchante d'une jupe, quelques mystérieux plis d'un pantalon ou l'indiscrétion d'une couture mutine invitant aux pensées les plus investigatrices.

Et toujours, je fais en sorte que mon regard ne passe pas inaperçu, me donnant ainsi quelque chance que l'on comprenne bien que ce que je vois n'est pas toujours ce que je regarde…

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