vendredi 13 juin 2008

Légère indiscrétion

Ah, ben oui ! On peut pas toujours être sur le qui-vive !
Et puis ces jupes courtes, c'est ingérable...

BeauxJours

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lundi 9 juin 2008

Logement d'appoint (2)

- Bonsoir…

Elsa glisse vers moi comme une apparition, succinctement vêtue d'un déshabillé noir et vaporeux dont la coupe et le tombé me figent sur place. Largement échancré sur les épaules, son décolleté lui dessine sur la poitrine un long triangle renversé qui plonge jusqu'à son nombril. C'est là que  se rejoignent enfin les deux pans du col, retenus par une fine ceinture. Au-dessous, le vêtement s'évase à nouveau paresseusement sur son ventre où fleurit une toison noire. Il flâne sur ses hanches en froufroutant, glisse en s'ouvrant le long de ses cuisses et tombe pudiquement jusqu'à ses pieds nus.

Involontairement je présume, Elsa m'invite à une méditation géométrique : la triangulation des courbes ! Sorte de contradiction de l'esthétique féminine dont les douceurs ne s'arrondiraient que pour valoriser le delta de son intimité, trigone du plaisir frappé au coin du désir… Enchâssée dans la mousseline noire, la chair blanche d'Elsa dessine deux triangles de perfection opposés par la pointe, sablier où le temps ne s'écoule plus !

- Bonsoir, dit-elle encore…

Des ombres badinent entre ses seins, les frôlent et les sculptent d'estompes mouvantes, au gré de sa respiration qui soulève l'étoffe. Comme la houle… Ses aréoles brunes dont les pointes tutoient le liseré de son col, menacent de s'en échapper à chaque mouvement.
Elle vient vers moi, me tend une main. Que je veux prendre… Pour la lui baiser peut-être tant ce geste décalé me paraît de circonstance, mais elle s'avance encore et mes doigts frôlent son ventre où ils s'attardent et papillonnent…

- Vous prendrez bien quelque chose, dit-elle sans me quitter des yeux ?
Mes doigts musardent dans son buisson…
- Juste une goutte alors…

Nous n'avons pas bougé…
Sa main s'est posée sur mon pantalon, mes doigts se faufilent entre ses cuisses…
"Ne m'attendez pas !" crie Judith depuis l'autre pièce… "Sers-toi G, j'arrive…"
J'ai refermé ma main sur la motte tiède d'Elsa…

_______________

* Logement d'appoint 1

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jeudi 5 juin 2008

Préparation physique

La sieste estivale, ça ne s'improvise pas !
Ne vous laissez pas surprendre : préparez-vous dès maintenant...

Sieste

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vendredi 30 mai 2008

Logement d'appoint

ElsaNuit

- Et… Tu dors où, quand tu viens à Paris ?

Question anodine… Quoique… A dix heures du soir, à l'issue d'un diner légèrement arrosé, posée par une femme brune aux longs cheveux défaits et à la poitrine somptueuse, la question mérite un instant de prudente réflexion… Je connais Judith depuis quelques mois : ordinaires relations de travail chez un éditeur, rencontres épisodiques autour d'un verre... Ce soir, c'était un dîner rapide. En tête à tête : le hasard, à la sortie d'une réunion.

- Alors, tu dors où ?

Cela dépend... de mon retour, de mon train, de la disponibilité des hôtels du quartier, ou comme ce soir, d'un ami qui m'a laissé la clef de son appartement, à Boulogne...
- Mais c'est loin, Boulogne !

Elle a quelque chose d'envoûtant dans son opulence, Judith. Je lui ai toujours vu et par tous les temps, un t-shirt noir échancré jusqu'à l'exubérance et de longues jupes légères qui virevoltent comme une énigme... Grande fille simple et belle, elle bouge comme une herbe haute sous le vent, elle glisse, passe, enivre d'un sourire qui a brûlé, dit-on, plus d'un prétendant. Inaccessible, Judith! On lui prête volontiers des mœurs saphiques, mais par dépit sans doute, sous prétexte qu'on la verrait souvent dans certaines soirées, avec la mystérieuse Elsa, l'indéfectible amie au regard noir...

- Ecoute, c'est bête ! J'habite à deux pas, l'appart est immense... Demain je te dépose...
C'est tentant... Une heure de métro ou cinq minutes à pied... J'avoue que…
- Soit, dis-je... J'avoue que...
Et nous voici sur le boulevard, puis au pied d'un immeuble cossu dont le hall s'illumine à notre arrivée.

***

Au cinquième étage, sur le pallier, elle chuchote presque… "Tu verras, c'est d'un calme…" et sonne trois petits coups tout en ouvrant la porte.
- C'est nous, chantonne-t-elle à la cantonade !

Comment ça, "c'est nous" ? Et je la croyais seule…
Passablement intrigué, encouragé par mon hôtesse j'avance dans l'entrée et reste planté sur le seuil d'une grande pièce discrètement baignée de lumières douces et de musique langoureuse. Sur la table basse garnie de quelques bougies, mon whisky préféré et trois verres s'impatientent tandis que dévêtue d'un long négligé noir mollement retenu à la taille, Elsa glisse vers moi sa nudité vaporeuse...

- Donnez-moi deux minutes, dit Judith… Je vais me changer et je suis à vous…

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vendredi 23 mai 2008

C'est dans l'ombre qu'on voit la lumière

Dans le registre de la photo érotico-et-compagnie, les styles sont divers et les concepts généralement assez flous... Il m'en tombe cependant parfois sous les yeux qui explosent : celles qui ne montrent pas mais qui parlent !

Et en voilà une que je ne me lasse pas d'écouter et de regarder (non pas pour les fesses de Cara Mia qui ont pourtant un attrait certain) mais pour l'histoire qu'elle raconte, son côté décalé et légèrement dérangeant, sa provocation et l'autodérision qu'elle véhicule ! Cara me fait le plaisir de me la confier...

Tunnel_

... Et j'espère qu'il y en aura d'autres de la même eau !

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Vertige

L'arc tendu de ton désir...

Arc

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mercredi 21 mai 2008

En selle !

- S'il vous plaît… Monsieur !

(Au fait : j'aime beaucoup les histoires où il ne se passe rien. C'est lorsque on croit qu'il ne se passe rien qu'il arrive toujours quelque chose)

- Monsieur, s'il vous plaît… Excusez-moi !

Elle tient devant elle le vélo qu'elle vient d'emprunter à l'une de ces stations automatiques de location qui font fureur et me montre l'objet de sa perplexité, faisant monter et descendre le siège qui coulisse librement dans son manchon.
- La selle… Je voulais la régler à la bonne hauteur… Impossible de la bloquer ! Voyez…

EnSelleJe m'accroupis donc pour avoir une idée plus précise du problème. Et j'ai en effet une image beaucoup plus... intéressante de la situation. De l'autre côté de l'objet du délit, subtilement bombée d'un relief évocateur, la petite culotte vert tendre de la demoiselle me fait de l'œil et m'observe en silence… Face à face insolite.
- C'est que… dis-je prudemment et tentant d'accommoder ma vision…
- C'est ce truc qui ne serre pas assez ce… machin, me dit-elle avec une précision désarmante. Et là, ça n'arrête pas de… Vous voyez ?

Joignant le geste à la parole elle fait glisser le bitoniau dans le machin, ça monte et ça descend, ça coulisse de haut en bas et inversement tandis que la petite motte vert tendre plisse un peu dans l'agitation générale.
- Bon. Attendez ! Trouvons la hauteur qui vous convient et je vais essayer de…

Sans prévenir, elle fait un quart de tour sur place, enjambe gracieusement le cadre et se positionne.
- Ben, c'est là… La hauteur, c'est là. Vous voyez ?

Elle m'énerve avec ses "Vous voyez" ! Evidemment que je vois ! Je ne vois que ça… Même dans mes rêves les plus fous je n'aurais jamais imaginé pouvoir observer un jour de si près, ce qui ce passe entre une selle de vélo et l'intimité d'une cycliste ! Et ça n'a pas l'air de l'émouvoir…
- Vous voyez ? C'est là… Vous pouvez la monter ? La selle... Vous pouvez la monter ? Vous la maintenez et puis vous la bloquez !

Et puis zut ! Au point où nous en sommes…
J'attrape la selle par derrière, la remonte d'un coup et je crois que je vais hurler lorsque je l'entends faire un petit "ploc" attendrissant contre les fesses de la miss…
- Oups ! dit-elle… Je… Je crois que c'est bon là…
- Vous pourriez peut-être descendre, maintenant…
- Ben non, vous allez perdre vos repères…

Et elle rigole…
Elle m'énerve, elle m'énerve, elle m'énerve… D'une main je tiens la selle par derrière remarquant inopinément que mon pouce est coincé et je n'ose pas me demander par quoi, de l'autre, par devant, je passe entre ses cuisses pour empoigner le truc autobloquant, et je serre comme une brute… Et le machin me pète entre les doigts. Le truc coulisse, le machin glisse, la selle retombe. Et la demoiselle avec !
- Oups ! redit-elle un rien déstabilisée par le choc…
- Et merde ! Dites…
- Oui ?
- Ma voiture est à deux pas… Je vous dépose quelque part ?

Elle descend de la machine, la range dans sa bite d'amarrage, remet un peu d'ordre dans ses vêtements…
- Je me demandais quand vous alliez vous décider à me le proposer… Vous voyez ?

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Faut pas pousser

Eh bien moi, je vais vous dire :
ils voulaient me faire un prix sur
ce genre d'engin,
et j'ai refusé !

4X4

C'est vrai quoi, ça consomme un max...

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mercredi 14 mai 2008

Traitement de choc

Ce n'est pas que je manque de patience, voyez-vous...
Au contraire. Je suis un modèle de patience. Mais là... Depuis une heure qu'elle me tourne autour avec ses questions !
Ça n'arrête pas... "Et pourquoi ceci, et pourquoi cela et pourquoi pas autrement et pourquoi tu écris ça... Et puis je veux les lire tes trucs cochons, moi. Parce que bon, chuis capable de comprendre et puis j'ai envie là..."

Bon, ça va cinq minutes mais à ce point, je sature !
- Viens là !
- Pourquoi ?
- Tu verras bien. Viens là, je te dis...
J'ai fait tourner mon siège lentement et je lui fais face avec ma tête du dimanche. Elle arrive...
- Plus près...
Elle a toujours son petit bloc-notes, ses lunettes sur le bout du nez et son air inspiré d'intello Nitouche. Elle ouvre de grands yeux ronds quand je l'attrape par la ceinture...
- Mais...
D'un seul mouvement j'ouvre son pantalon sous lequel sommeille une petite culotte rose et je tire le tout vers le bas...
- Mais... Mais...
Elle tente un pas en arrière, s'empêtre dans ses vêtements qui lui entravent les jambes et s'affale à plat ventre sur mes genoux.
- Parfait !
Devant son petit cul rebondi et les différentes options qui se présentent, j'hésite un instant...

Aucoin

Un instant seulement !
D'un coup sec, ma main claque sur sa fesse droite et lui arrache un cri.
- Mais... Nooon, dit-elle !
- Mais si, dis-je...
Et de nouveau ma main s'abat, péremptoire, impériale et assurée. Sur la fesse gauche cette fois, puis sur la droite. Puis sur la gauche. Puis sur les deux à la fois, en haut, en bas, plus bas... Elle s'agite, se débat mollement, se trémousse, me dit non, m'insulte et se perd bientôt en borborygmes divers, du plus aigu au plus grave pour finir dans des gémissements variés et non identifiables... Manière de manifester son humeur incertaine sans doute, dont la rougeur croissante de ses fesses témoigne de façon charmante.

Elle a un drôle d'air quand je m'arrête et la relève...
- Maintenant tu te mets dans le coin là-bas, et tu me fous la paix. Compris ?
En sautillant elle recule jusqu'au mur, serre dignement son bloc-notes sur sa chemise en désordre et quand elle fait mine de se rajuster je la fige d'un geste :
- Et tu ne bouges plus, s'il te plaît !
Alors elle n'a plus bougé, cul nu dans son coin.
Et pendant qu'elle boudait, j'ai pu enfin finir mon histoire...

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mardi 13 mai 2008

Conseils pratiques

À une Dame, sur un mal de tête.

Si c'est une vapeur de la Région basse,
Dont un jeune cerveau souvent est embrasé,

Peu de chose vous embarrasse.
Ce n'est qu'une chaleur qui passe
Et le remède en est aisé.
Accoutumez-vous à l'usage
D'une prise de Mariage,
Le soir avant votre sommeil.
Reiteretur au réveil...

Et, si le jour encor vous sentez quelque chose,
Appelez du secours & redoublez la dose.

Mais tout le monde en vain voudrait vous secourir,
Si le mal vient du Cœur & vous porte à la Tête.
Il faut vous résoudre à souffrir ;
Vous êtes trop fidèle, Iris, pour en guérir.

 

Etienne Pavillon (17ème siècle)

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