samedi 15 mars 2014

Paléo-soumission

Evidemment, il ne manque jamais d'esprits chagrins pour affirmer péremptoirement que les pratiques de domination et de soumission sont le fruit d'une décadence morale de nos sociétés modernes sur le déclin… Eh bien non ! Tout cela n'est pas le signe d'une société dépravée, et encore moins d'ailleurs, l'apanage d'une sorte d'intelligentsia libertine qui aurait réussi à imposer une mode dont les échos se répercutent l'air de rien jusque dans les magazines bcbg… Mais alors ? Alors, rien ! Rien que la résurgence d'un refoulé ancestral constitutif de la naissance d'une organisation sociale !

Tout a commencé à l'époque où quelques gros costauds menaient leurs clans à la baguette. Je vous parle d'un temps que les moins de 200000 ans ne peuvent pas connaître, bien sûr… Le Gros-Costaud conduisait ses hommes à la chasse, leur assurait une relative protection et accessoirement monopolisait toutes les femmes du clan pour son compte personnel. Et quand je dis accessoirement, c'est un euphémisme, bien entendu. Parce que pour assurer sa descendance, Gros-Costaud ne ménageait ni ses gonades, ni les petites nanas qu'il surveillait jalousement. Pendant ce temps, les jeunes et les gringalets tenaient la bougie – c'est sans doute pour ça qu'ils ont inventé le feu – attendaient inutilement leur tour ou allaient voir ailleurs pour piquer quelques femmes de tribus lointaines… Mais bon, ça ne pouvait pas durer !

Madame Homo erectus

Un jour donc, quelques gringalets réunissant leurs forces ont décidé de tuer le Père ! Pour faire bonne mesure, après l'avoir pulvérisé à coups de massue, ils l'ont même bouffé au cours d'une super-fête, d'abord pour faire disparaître le corps et puis… des fois qu'ils auraient pu prendre un peu de ses forces, au vieux, pourquoi se priver ? De mémoire d'homme (mais ils avaient encore la mémoire courte à l'époque) on n'avait jamais vu une orgie pareille ! Tout le monde était là, les vieux, les jeunes… les femmes aussi, bien sûr, enfin libérées de l'emprise du Maître. Et tout le monde se vautrait dans le stupre et la fornication, dansant, buvant des trucs à assomer un auroch, chacun baisant avec sa chacune et l'échangeant aussitôt avec sa voisine, sa sœur, sa mère, sa cousine... Bref, l'orgie !

Le lendemain, ce fut une autre affaire que l'on résuma en quelques grognements avinés autour des restes de Gros-Costaud :
- Et maintenant, alors ? C'est qui le Chef ? a dit l'intello de la bande.
- Ben si c'était tout le monde ? a dit l'un.
- Ca va être la merde… a dit un autre.
- Y a qu'à inventer la démocratie, a dit un presque gros costaud
- C'est quoi la démocratie, qu'ils ont tous dit…
- Ben c'est quand vous faites exactement comme je vous dis !

Ils l'on regardé avec des yeux torves en tripotant leurs massues…

- Oui, bon… Sous votre contrôle évidemment, si vous êtes d'accord !

Je résume, évidemment…
Et la vie a repris. Mais côté sexe, il y avait comme un malaise… D'abord ça leur faisait tout drôle d'aller avec les femmes du défunt Gros-Costaud pour qui ils avaient fini par dresser un totem au milieu du camp, histoire de se faire pardonner. Ils commençaient aussi à regretter le temps où une femme se gagnait à coups de beignes et puis, bon, ils les connaissaient un peu trop, les ex de Gros costaud. C'étaient comme des sœurs, quoi…

- Y a qu'à inventer le tabou de l'inceste, a dit un ancêtre de Freud…
- C'est quoi l'inceste ? a dit un gringalet...
- C'est malin, et on fait comment alors pour… a dit un autre en se tripotant les génitoires.
- Y a qu'à inventer l'exogamie, a repris l'intello.
- C'est quoi l'exogamie ? a demandé le gringalet...

Et c'est comme ça qu'on a pris l'habitude d'aller chercher des femmes dans les tribus voisines. C'était sympa parce que c'était l'occasion de bagarres homériques et ça faisait de nouvelles têtes dans le clan… A vrai dire, ça faisait de nouveaux culs à mater, de nouveaux seins à peloter et tout ça quoi… Puis bon, elles ne se laissaient pas toujours faire et ça rappelait le bon vieux temps. Il fallait parfois les attacher, leur filer quelques torgnoles, leur rappeler qui était le maître et tout le bazar… Puis ça s'est calmé. L'Intello a inventé la cohésion sociale…

- C'est quoi, la cohésion sociale ? a failli dire Gringalet. Mais il s'est retenu...

… On s'est mis a honorer la mémoire de Gros-Costaud.
On a voulu oublier qu'on l'avait bouffé et on a tout refoulé d'un bloc : le meurtre du père, les traitements infligés aux femmes, l'humiliation des gringalets.
Et le temps a passé en tricotant des tabous et des interdits…

Sauf que les interdits, voyez-vous, c'est fait pour être transgressés.

Homo erectus

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mardi 25 février 2014

Conjugaison

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dimanche 23 février 2014

Enlacements

Assise - Henner

 

- Nous ne nous rencontrerons jamais, n'est-ce pas ? Ma situation... Jamais je ne pourrai...
- Je crains hélas que cela soit bien difficile.
- Mais... si perdant toute retenue, toute prudence et ne sachant résister à l'attrait de l'interdit, je vous le demandais...
- Oui ? Dites-moi...
- Promettez-moi de refuser !
- ... Et si, moi, je vous le demandais ?
- Oh, non ! Je serais capable d'accourir. Ne me demandez rien...
- Nous voici donc dans l'interdit et la tentation inévitable de sa transgression !
- N'est-ce pas délicieux ? La tentation, le sourd délit de l'impudeur... Laissez-moi rêver de vous...
 

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dimanche 16 février 2014

Contre la grille (Chroniques pour une inconnue 2)

Barbara, rappelle-toi... Moi, c'est Barbara.

Il est vrai que dans ce tailleur vert d'un autre âge, je parais un peu petite souris verte, celle que l'on repère sans bien comprendre pourquoi, la fille qui passe à côté de vous tous les jours sans que vous ne la regardiez, ni même ne la humiez. Oui c'est moi qui hante vos rêves, vos nuits sont à moi à défaut de vous posséder le jour.

Je vous veux, je vous le dis tout de go. Votre costume gris m'inspire, je veux être nue contre lui, qu'il râpe ma peau, m'échauffe le corps, le cœur, et plus encore. Oui je suis timide, je me contente de vous regarder le jour, et j'ai ce pouvoir sur vous la nuit, mais n'ose vous dire les endroits où j'aimerais que votre costume passe, sentir votre portable coincé dans la poche intérieure, dur comme votre queue que je rêve de toucher.

Je vous veux sur moi, en moi.

 

Grille

Vous avez quand même repéré ce corsage sur mon corps pas sage, les seins pointus, appelant vos mains, votre bouche ; cette jupe serrée sur mon cul bien planté. Je l'ai acheté une taille en dessous pour ne pas  fermer cette veste, juste pour faire comme Marylin et donner l'impression que tout va craquer. C'est moi qui craque. Prenez-moi là, votre bouche dans mon cou, pressant vos lèvres sur la veine qui martèle mon cœur et empêche le sang d'affluer au cerveau. Je ne veux pas penser, je veux oublier que vous ne me regardez pas. Ma chevelure léonine ? Je n'ai que des cheveux courts, fins, plats et sans reflet. Vous me confondez avec cette femme que vous suivez du regard, que vous appelez « mon épouse » belle, hautaine, distinguée et dont vous dîtes qu'il n'y a plus de complicité, vous la voulez, la désirez, elle vous repousse, que sais-je, mal de tête, mal d'ennui. J'ai sa chevelure dans vos rêves, et suis chaude comme la braise, vos yeux gris (aussi) me torréfient. Je vous veux, je ne veux plus mourir d'ennui.

Contre cette grille poussez-moi, allez-y bordel, qu'est-ce qui vous retient ? Je sens les barreaux, le métal froid, la folie douce m'envahit. Je vous veux, vous dis-je.

Barbara

 ( Chronique 1 : ICI )

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lundi 20 janvier 2014

Pauvre petite bête !

Dans la série "Tout le monde veut prendre sa place"
... Ou pas !

Sans titre

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dimanche 5 janvier 2014

Les plaisirs de Kahomi : 2- Échauffement (suite)

... Ce matin-là, sur la septième terrasse du Temple...

- Toi, dit Ib-Izi désignant l'un des hommes, montre-nous comment affronter notre championne Kahomi.

 ___ 

Un cercle se forma autour des deux combattants qui se mesuraient déjà du regard…
Maintenant qu'elle le voyait de plus près, Kahomi pouvait apprécier la stature élancée, les hanches étroites et le torse puissant du jeune garde. Un bel homme… et même un très bel homme pensa-t-elle en laissant traîner ses yeux jusqu'à son sexe glabre !

 

Novice au Bâton de combat

- Je te laisse un avantage, railla-t-il : on dit que Kahomi préfère le bâton et la lutte corps à corps... Commençons avec les bâtons. Cela te convient ?
- Tu prétends me connaître, jeune mâle présomptueux ? Alors dis-moi ton nom pour que je sache qui je vais humilier !
- Abban ! Je suis Abban et je vais te montrer comment se bat le jeune mâle présomptueux de la Garde Royale… Allons, n'aie pas peur, petite Fille !
- Prends donc ton bâton au lieu de pérorer comme une vierge et de laisser durcir celui qui pend entre tes jambes : il ne te sera guère utile dans la lutte.

Les filles s'esclaffèrent. Abban arborait un pénis légèrement turgescent qui ne passait pas inaperçu. Kahomi riait aussi, mais elle aurait préféré ne pas être confrontée à cette vision tentatrice alors qu'elle ressentait encore au bas de son ventre les effets du petit massage que lui avait prodigué Zabibé.

- Cela suffit, intervint Ib-Izi. Et toi Kahomi, tu ferais mieux de ne pas oublier tes devoirs de Novice. Allez !

 

Les adversaires se faisaient face, armés chacun d'un bâton de combat de trois coudées et demie (1), juste un peu plus grand que Kahomi. Elle aimait bien le Gûn, cette arme en bois primitive. Rustique, mais convenablement utilisée, elle pouvait faire des ravages par des frappes sèches, des coups fouettés, des coups de pique. Coups retenus à l'exercice, évidemment. Ce qui demandait encore plus de maîtrise…

Après un bref salut, Kahomi se mit en position, Gûn horizontal tenu à deux mains à hauteur de poitrine. Elle ne bougeait plus… Abban attaqua, cherchant la tête d'abord, puis le ventre, et encore la tête. Par de rapides pivotements de son arme, Kahomi parait les coups, imperturbable. Puis le garde se mit à frapper son bâton d'un côté et de l'autre pour la déstabiliser. Elle anticipait tous les coups, abaissant son arme au dernier moment et Abban tapait dans le vide. Il marqua cependant le premier point par une frappe latérale mais relâchant son attention, il se découvrit un instant et Kahomi piqua au pubis. Il y eut une seconde de flottement, et du bas-bout de son Gûn, la Novice mutine vint délicatement tapoter la verge d'Abban…

- A ce que je vois, Garçon, tu n'as pas que la tête qui enfle ! lui dit-elle.

S'ensuivirent une série de passes violentes, d'attaques et d'esquives d'une rare habileté. Kahomi devança bientôt son adversaire d'une seule touche mais l'issue restait incertaine. Jusqu'à ce que, soudain, les filles poussent un cri : une erreur stupide, leur championne venait de lâcher son bâton sous une frappe tournoyante de Abban. Celui-ci, profitant alors de ce bref instant où elle reprenait son équilibre, glissa son gûn entre ses chevilles, le remonta vivement, vint frapper son entrejambes avec une précision diablolique et conserva sa position, infligeant à Kahomi une posture embarrassante… Ce n'était plus le plaisir d'un joli coup qu'il éprouvait soudain, non, mais celui, plus trouble et inattendu, de voir sa hampe s'insinuer entre les lèvres de cette fente distendue, trempée de sueur. Lentement, relevant son gûn, il soulevait inexorablement la jeune Novice dont les pieds ne touchaient déjà plus le sol. Kahomi n'avait plus d'autre ressource : elle serrait les cuisses et agrippait le bâton qu'elle sentait glisser contre sa vulve.

- Alors, petite Fille… Tu abandonnes ?
- Sûrement pas, Garçon. J'ai vu bien d'autres bâtons que le tien ! Et même des plus longs… Je n'en ai pas fini avec toi !

Kahomi bénissait maintenant Zabibé pour la quantité d'huile dont elle l'avait enduite… Elle glissait sur le gûn et tirant sur ses bras, elle avançait ! Et plus elle se rapprochait des mains d'Abban, plus la manœuvre l'excitait. Et lui, hypnotisée par cette chatte lisse et luisante qui coulissait sur son bâton, se disait qu'on lui avait enseigné bien des choses à l'entraînement, mais pas à se défendre d'une vulve huilée ! A peine eût-il le temps de se rendre compte qu'il bandait désormais comme un jeune taureau, que Kahomi fut sur lui. Prenant appui sur les épaules du Garde, elle fit un petit bond, ouvrit les cuisses et les referma sur ses poignets. Déséquilibré, le pauvre garçon lâcha son arme et bascula, cavalcadé par une Kahomi déchaînée. En trois mouvements parfaitement coordonnés, elle lui immobilisait les bras sous les reins, l'enserrait de ses cuisses et de ses jambes pour s'asseoir sur son bas-ventre. Le sexe d'Abban était dur comme son bâton de combat mais beaucoup plus agréable à chevaucher. Elle le sentait palpiter sous sa vulve, prêt à éjaculer…

- Et maintenant ? lui dit-elle tout bas. Je te laisse le choix : tu abandonnes et je te reçois dans mon petit Terrier de nacre pour te soulager sans que personne ne s'en aperçoive, ou alors je me relève et je te garantis que tu vas jaillir comme un étalon sous le regard de toutes les Filles et de tes petits camarades… Je crois qu'ils vont bien rire !

Tous deux donnaient le change : ils simulaient une fin de combat. Il tentait de se dégager, elle le tenait fermement. Et plus il s'agitait, plus il sentait son plaisir le gagner…

- Il  faut que je te parle, lui dit-il incongrûment…
- Ah bon ? répondit-elle. Si c'est pour une gâterie, c'est non !
- Sérieusement, Kahomi… Un Etranger est arrivé cette nuit à Lagash. D'après mes renseignements, il te cherche et n'est pas animé des meilleures intentions… Il faut que je te parle.
- Nous verrons. Je te ferai savoir… Alors ? Ta décision ? Je te soulage discrètement ou tu exposes ton membre bandé pour le plaisirs de mes Sœurs ?
- Selon ton plaisir, Novice… Tu as gagné Kahomi. Mais fais vite maintenant… 

Abban vaincu...

Comme pour renforcer sa prise et assurer sa victoire aux yeux des spectateurs, Kahomi se cambrait, se soulevait imperceptiblement. La verge d'Abban s'immisçait dans sa fente, son gland était à l'orée de ses lèvres. Elle adorait cette sensation, ce moment précis… "Par la Très Sainte Mère ! Comme c'est bon…" se dit-elle. Et d'un coup, elle s'empala sur la queue vigoureuse du jeune mâle, si profondément et si violemment qu'elle aurait  bien pu jouir elle-même, si elle ne s'était pas maîtrisée comme on le lui avait appris ! Abban eut un sursaut : il éjaculait. Elle sentit les spasmes de son dard, et son foutre tiède se répandre abondamment en elle. Il l'inondait.

Kahomi se dégagea presque à regret du jeune mâle sous les yeux inquisiteurs de la Maîtresse des armes. Ses condisciples vinrent la congratuler.

- Eh bien ma Belle, susurra Zabibé, aurais-tu subrepticement profité de ce jeune homme et sacrifié à Inanna ou restes-tu sur ta faim ?
- Je t'en prie, ma Douce, plus un mot. Si tu viens me rejoindre au bain, je te dirai tout tandis que tu éteindras l'incendie de mes sens : j'ai la chatte en feu et je veux jouir sous tes tendres caresses…

Le soleil montait au Zénith. Les Filles s'égayaient vers leurs logis. Non loin, convoqué pour constater la victoire de la Novice, U-Rig le Démiurge les observait. Une trompe sonna au loin…

________

Note (1) : 1,80 mètre environ.
Selon nos sources, Kahomi ne mesure pas plus de 1,70 m soit 3 coudées et une paume...

 A suivre...

Le récit depuis le début : ICI
>>>>> Voir aussi : les images de Kahomi

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samedi 28 décembre 2013

Le Manoir de Serge

Le cadre

 

Manoir

Quelque part en Normandie, dans le Calvados et à deux pas de la mer, un somptueux manoir reconstruit par un Hollandais sur les ruines d'un château du XVIIe siècle… Restaurée à grands moyens, meublée avec goût, richement décorée, la bâtisse est déserte dix mois sur douze. Serge, amateur de musique, de photo et de jolies femmes, en est le gardien à demeure, jouissant ainsi d'un logement gratuit et d'un salaire raisonnable…
Magnifique gentilhommière qui s'élève sur trois étages, une bonne vingtaine de pièces luxueusement aménagées… Avenant, Serge m'entraîne joyeusement d'une salle à l'autre, retire les housses pour me montrer l'ameublement, s'attarde sur les détails, caresse les courbes des sculptures, ouvre des chambres…

Serge

J'avais fait la connaissance de Serge quelques semaines plus tôt à l'occasion d'un festival… Après quelques verres et trois ou quatre concerts, nous avions sympathisé suffisamment pour qu'il m'invite, "à la prochaine occasion" m'avait-il dit, à visiter son modeste château !

- Dis-moi, Serge, voilà un décor de rêve pour faire quelques photos légères en toute tranquillité, non ? Les amateurs de "porno-chic" seraient ravis…
- Tu ne crois pas si bien dire… J'ai invité Sandy pour ce soir, une amie qui pose pour moi… Si elle est d'accord, nous ferons quelques photos. Tu verras, elle est canon.
- Qui pose pour toi… Ah bon ! Et… ?
- Eh bien… Oui, bon… c'est arrivé  une fois ou deux. Sans plus !

Les filles

 - Surprise ! dit Sandy tout sourire lorsqu'elle franchit la porte.

Pétillante, brune, cheveux courts, le sein pigeonnant dans un décolleté de star, le jean suggestif jusqu'à l'indiscrétion du détail, elle avance les bras chargés de victuailles et de bouteilles.

- Et bonjour… chante une autre voix toute douce.
- Heu, oui… Je vous présente Perle, précise Sandy… Je l'ai convaincue de m'accompagner, ça ne dérange personne ? Elle n'a jamais fait de photos, elle est timide mais elle est très, très curieuse de tout ça… Et puis, je savais que vous étiez deux, alors...

Perle

Perle…
Les traits délicats d'une eurasienne qu'elle n'est pourtant pas.
De très longs cheveux noirs qui cascadent sur ses épaules accentuent le teint clair de son visage où brûle un regard profond à l'éclat bleuté.
Timide ou réservée, je ne sais ; on dirait qu'elle danse lorsqu'elle marche, et sa robe légère virevolte sur ses longues jambes…
"Tu aimes ?" me dit-elle tandis qu'ostensiblement je regarde ses cuisses qu'elle découvre en tournoyant.
Elle vient me frôler, baisse les yeux, se reprend et murmure :
"Vous aimez ?"

 

Le soir

Un cliché après l'autre, semant ici et là ses vêtements, Sandy qui ne porte plus qu'un string noir promène sa nudité dans le décor avec un naturel déconcertant. Beauté brune aux seins ambrés, elle va et vient, déplace un bibelot, écarte une tenture, s'assied, se lève, attrape un candélabre… Tout est prétexte, l'air de rien, à des poses aussi spontanées que suggestives tandis que Serge fait crépiter son Nikon. Discrète mais très attentive, Perle assise près de moi dans un coin observe la scène. Elle tripatouille les boutons de sa robe et me jette quelques regards à la dérobée, attendant je ne sais quelle suggestion… Je me décide :
- Vous n'allez pas rejoindre Sandy ?
Elle me dévisage un instant puis, baissant la voix :
- C'est une simple question ou c'est un ordre ?
Et je m'entends lui répondre le plus sérieusement du monde :
- C'est un ordre… Je veux te voir nue, Perle !

Alors, Perle entre dans la lumière…

Arabesques et froufrous d'étoffe, robe qui s'ouvre et qui s'évase en tombant, éclat d'un sein ferme et menu sous les flashes, modelé d'un pubis sous un slip blanc…  Perle me regarde, je hoche la tête et le slip blanc glisse, glisse lentement et dévoile la fente souriante d'une vulve lisse et rosée… Les filles dansent, se frôlent, minaudent en riant. Entre les longs cheveux noirs de Perle, je vois s'effleurer les pointes de leurs seins.

Plus tard…

- Bon, tout ça c'est bien gentil, déclare Sandy tout à trac, mais on pourrait peut-être varier les plaisirs…

Elle rejoint Serge. Je la vois lui confisquer autoritairement son appareil puis, agrémentant sa manœuvre de quelques papouilles convaincantes, lui retire sa chemise, défait sa ceinture, dégrafe son pantalon… "Allons bon, me dis-je, un coup monté ! L'inévitable partie à quatre." C'est vrai qu'il n'a pas trop résisté à l'assaut de Sandy, Serge ; mais je vois quelque chose dans son regard qui me persuade que cet intermède n'était pas prévu ! Perle s'approche de moi, murmure un "Pardonnez-moi…" inaudible pour les autres et se met en devoir de m'effeuiller délicatement. "Ah ! susurre-t-elle à mon oreille, rien sous le jean ? J'adore…" Elle s'attarde ; ses mains sont douces, je me laisse faire. Elle sent la vanille.

- Alors voilà ! s'exclame Sandy. Ça fait bien une heure que vous vous rincez l'œil tous les deux : alors, à nous de mater maintenant !
- Bon, eh bien matez à votre aise, dit Serge faussement agacé et en se servant une rasade de whisky…

Il me tend un verre… Ses yeux glissent sur moi, s'attardent un instant sur mon sexe modestement tendu par la séquence précédente et j'en fais autant : le sien, dont la turgescence commence à se voir, se balance à chacun de ses mouvements ! Bien bâti, le gars ; pectoraux qui saillent juste ce qu'il faut, ventre plat, musculature bien dessinée… Ca me donnerait presque envie de toucher, tout ça ! Juste pour vérifier…

Et Sandy, comme si elle lisait dans mes pensées, d'intervenir, mutine et Sainte-Nitouche :

- Dites les gars, c'est vrai que les mecs n'aiment pas trop se toucher s'ils ne sont pas homo ou bi ?
- Quelle idée bizarre dit Serge. Bien sûr que si ! Tiens, regarde…

Théâtralement, il m'ouvre les bras. Je joue le jeu et nous nous étreignons comme deux bons vieux camarades, juste un peu surpris par le contact de nos mâles appendices que la présence des filles tient en éveil. Dans la bousculade, ma main gauche descend jusqu'à ses reins et par réflexe, je lui tâte négligemment les fesses. "Merde, me dis-je in petto, quel cul !"

Toujours nues, les copines s'enlacent et se tortillent sous notre nez pour se murmurer des confidences en se tripotant un peu.

- Et… ça ne vous… excite pas ? dit Perle en hésitant. Parce que bon, dans cette tenue… Je me demande…
- Ce que veut dire Perle, enchaîne Sandy, c'est qu'elle aimerait bien que vous bandiez vraiment, en fait ! Si vous vous touchiez un peu, non ? Ça nous plairait de voir…

On se regarde Serge et moi, vaguement embarrassés. Et lui, tout bas, un peu bravache comme pour dissiper sa gêne, qui me déclare sans rire :
- T'inquiète : dans deux minutes elles nous sautent dessus !
Sans grande surprise, je sens son sexe se redresser et tutoyer le mien…
- Ah oui ? Eh bien n'y compte pas trop mon gars ! Je devine chez ces jeunes dames un entêtement qui frise l'obsession. Et puis, je vais te dire : au point où nous en sommes…
Et soudainement déterminé, je glisse ma main droite entre nous et lui saisis la verge à pleine main. Il n'a qu'un sursaut bref, un début de rebuffade accompagné d'un "Mais arrête !" qu'il souffle entre les dents à quoi je réponds, toujours en aparté :
- Avec ce que je tiens dans la main, tu vas avoir du mal à me convaincre que ça ne te plaît pas ! Montre donc à ces dames comme tu aimes…

Alors il s'écarte, juste ce qu'il faut pour que nos spectatrices n'en perdent pas une miette… Et voilà que je me demande ce qui, de ces regards féminins, de mon geste inattendu ou de mon emprise soudaine sur ce garçon, m'excite soudain le plus. Le contact de cette verge qui durcit dans ma main m'est à la fois familier et étrange. Et pour cause : ce n'est pas la mienne ! Je la regarde et je commence à la branler doucement, découvrant alors le curieux balancement des testicules de mon compagnon… Et je bande !

D'un geste autoritaire et tapotant le sofa sur lequel elle est assise avec Perle, Sandy nous invite à les rejoindre…  Etrange sensation ! J'entraîne Serge, le hâlant presque par son sexe et je traverse la pièce en promenant mon érection et je me sens merveilleusement à mon aise ! "Diantre me dis-je, une maîtresse-femme, un dominant et deux soumis, voilà qui est intéressant…"

... ?...

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vendredi 13 décembre 2013

Les plaisirs de Kahomi : 2 - Échauffement matinal

En cours de rédaction mais déjà consultable :

Au Pays d'entre les Fleuves
Guide du pays de Kahomi  
________________________

 

Au marché de Lagash, une foule joyeuse se presse aux riches étals, et celui des parfums n'est pas le moins fréquenté ! On n'a jamais vu encore ce marchand nomade dont on ne devine sous le chèche bleu qu'un visage à la peau sombre. Ses vêtements amples qui le couvrent de la tête aux pieds, contrastent mystérieusement avec la floraison des étoffes légères, des tuniques ouvertes, des ceintures colorées, des voiles transparents. On le regarde, on s'étonne…
- C'est que chez nous, lui dit une femme, le corps ne se cache pas !
- Mais ces filles qui vont ainsi, seins arrogants et sexe offert… Dans mon pays ce serait une offense à la pudeur !
- Ne t'y trompe pas Etranger : si tu crois que nos femmes s'offrent au premier venu, tu vas au-devant de graves ennuis ! En revanche, nos saintes Prêtresses sauront te consoler si tu souffres trop de solitude !
- C'est donc cela votre religion : le plaisir ?!
- Pas seulement, mais… Que soit bénie notre Brillante ! Bénis soient la Pure Inanna et son Temple sacré!
On rit autour du nomade, mais l'on se tourne respectueusement vers la Ziggurat démesurée qui domine la ville…

Au soleil matinal, l'imposante bâtisse renvoie sa lumière dorée sur la Cité qui s'étend alentour. On raconte que, marchant toute une journée puis une nuit et une autre journée encore, le voyageur qui s'aventurerait au-delà du grand fleuve verrait toujours au loin la pyramide de briques rouges. Sept degrés qui s'empilent sur une hauteur considérable, chacun ceint d'une terrasse à la végétation luxuriante. Chaque degré soutient trois étages de casernements, d'intendance, de logements, de temples annexes. Au sommet de l'édifice, sur la dernière terrasse se dresse le Grand Temple de la Déesse…

Sur l'aire de jeu de la terrasse la plus élevée, Kahomi et ses sœurs préparent leur entraînement quotidien. Gardiennes des Prêtresses, les Novices sont aussi des combattantes et maîtrisent le tir à l'arc, le maniement de la lance et du poignard, la lutte… Elles s'apprêtent donc, vérifient les armes d'instruction, et se couvrent mutuellement d'huile parfumée.
Accroupie devant Kahomi, la grande Zabibé lui étale consciencieusement de l'huile d'Argan sur les fesses et sur le ventre. A l'exercice, les Filles combattent nues, c'est la règle. Les protections de cuir ou de métal, épaulières, plastrons ou brassières, gantelets, sont réservées aux parades et aux cérémonies, et bien sûr au combat réel. Mais à l'entraînement, tout est retiré : parures et rubans, y compris la ceinture de lin que chaque Novice porte autour des hanches et qui indique par sa couleur son avancement vers la Maîtrise. Furtivement, Zabibé passe une main entre les cuisses de Kahomi et lui masse délicatement la vulve, prenant bien soin d'en écarter les lèvres pour étaler l'onguent dans les moindres replis. Et deux doigts déjà s'aventurent…

Kahomi et Zabibé...

- Mais que fais-tu donc ma douce Zabibé ?
- Eh bien, je te prépare pour la lutte ! Ton corps tout entier doit glisser entre les mains de l'adversaire…
- Tu es si bonne et si sage, ma douce ! Mmm… Tu me connais cependant : je serais bien surprise si mon adversaire parvenait à poser ses mains… à… ahhh… à cet endroit précis…
- Oui, mais tu sais qu'il est important de s'échauffer un peu avant le combat ! Serais-tu fâchée ma belle ? Vois comme ta fleur s'épanouit ! Tu n'as pas toujours dit non à mes caresses…
- Je ne te dis jamais non, Zabibé, tu le sais bien. Mais le moment est mal choisi. Et pour mon échauffement, n'aie crainte ! Je suis même brûlante en ce moment…

Elles éclatent de rire et Zabibé abandonne à regret les chairs tendres de son amie. A vrai dire, les jeunes femmes sont particulièrement agitées ce matin : afin de les éprouver et de leur enseigner quelques nouvelles techniques, trois hommes choisis parmi les meilleurs soldats de la Cité vont les rejoindre. Et ce n'est pas une mince affaire pour elles que d'approcher quelques mâles en ce moment : tout au long de leur noviciat, les Filles connaissent une chasteté relative que ne compensent pas le charmant commerce qu'elles entretiennent entre elles, pas plus que le plaisir solitaire ou les rencontres nocturnes et secrètes sous l'abri enivrant des cistes et des arbousiers…

- Les Filles… Voici nos invités !!!

Ib-Izi, la Maîtresse des armes vient d'apparaître, flanquée de trois gaillards qui sans un mot quittent leurs sandales, retirent leurs ceinturons et se défont de leur pagne dévoilant une musculature de forgeron et une virilité sans réplique…
- Par les dieux du ciel ! murmure Zabibé, que la Grande Prêtresse me pardonne, mais voilà des mâles qui ne décevraient pas notre Divine Inanna si elle les invitait sur sa couche !
- Il est vrai qu'ils ont chacun de quoi nous satisfaire toutes à la fois, répond Kahomi rêveuse…
- Peut-être… Mais moi, réplique Zabibé, je les veux tous les trois pour moi toute seule… Et vite !

La séance s'organise par spécialité autour de chacun des soldats. Tir à l'arc, maniement de la dague ou de l'épée, affrontement au bâton, lutte… Les corps transpirent et s'échauffent, exhalant des odeurs musquées sous le soleil qui monte. Les Filles s'excitent sous le regard amusé de Maîtresse Ib-Izi à qui n'échappent pas, ici cette main qui traîne plus que de raison sur un torse luisant, et là une autre qui s'attarde sur un fessier mâle, ou celle de Nésa qui vient innocemment d'attraper les lourds génitoires de son adversaire et semble ne plus vouloir les lâcher… Sur l'aire de lutte, Néférou et Puabi tentent vainement de venir à bout du plus athlétique des trois gardes. Equivoque mêlée, enchevêtrement de jambes et de bras, cuisses qui s'écartent sans pudeur, sexes humides qui luisent et s'épanouissent…
Sans issue décisive, on met fin au combat pour une dernière démonstration.

- Toi, dit Ib-Izi désignant l'un des hommes. Montre-nous comment affronter notre championne Kahomi...

A suivre...

Le récit depuis le début : ICI

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mardi 10 décembre 2013

Liste de courses...

J'ai choisi mon cadeau de Noël...

Meuhhh non ! Pas pour moi...
Enfin, le corset pour elle et elle, pour moi !

 

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mercredi 4 décembre 2013

Les plaisirs de Kahomi : 1 - Le jour après la nuit

C'est une vieille histoire venue du fond des temps...
C'est l'histoire de Kahomi la Novice...

 

Le jour se lève sur la Cité…

Sous la pâle clarté d'un ciel encore piqué d'étoiles, le foirail s'anime et bruisse d'échos assourdis. Les premiers marchands arrivent, poussant leurs bêtes, tirant leurs charrettes et s'invectivent. Des pêcheurs traînent des paniers d'osier emplis de poissons. Des nomades venus d'étranges contrées étalent sur des nattes des bibelots, des colifichets, des onguents, des parfums inconnus qu'ils sortent de grands sacs fatigués. Quelques chalands matinaux s'arrêtent, surpris par les odeurs entêtantes.

Soudain, le soleil émerge de son horizon lointain, là-bas, au-delà du désert au pays de Dilmun ; d'un coup, ses premiers rayons qui viennent frapper les murs immenses du Grand Temple, inondent la foule de leur lumière dorée. "Shamash ! Shamash… Utu-Baba !" La foule s'est figée, craintive, respectueuse. On invoque la divinité… "Utu… Shamash… Donne-nous ta justice… que ta Sœur la Brillante nous donne l'amour !" Puis un étrange silence plane quelques instants, jusqu'à ce que des Trompes résonnent au loin, sur les terrasses du Temple… Alors la vie reprend sur le Foirail, bruyante et colorée

Kahomi s'est levée bien avant que ne sonnent les Trompes du matin.
Elle n'a pourtant pas beaucoup dormi, agitée par la fin prochaine de son noviciat : quelques jours encore, songeait-elle en essayant de trouver le sommeil, et elle pourrait enfin troquer sa ceinture de lin contre le Baya d'obsidienne et de nacre… Quelques épreuves, dont celle du Guerrier : la probation de Sul, tant attendue, tant redoutée.

 

Kahomi2

Cette perspective ranimait au creux de son ventre le désir endormi ; depuis combien de temps n'avait-elle plus senti un homme fourbir son membre roide contre son ventre ? Mais là, ce serait autre chose : il lui faudrait endiguer l'ardeur du mâle, contenir son désir, rendre l'homme à sa merci… Des images de vits dressés, de testicules gonflés, de semence répandue l'envahissaient tandis qu'elle sentait entre ses cuisses suinter le miel de son désir. Elle se tournait et se retournait sur sa couche ; pour s'apaiser, elle s'est caressée les seins dont elle pinçait sous ses doigts les pointes gonflées comme des jujubes mûrs.
Dans son demi-sommeil, ses mains ont bientôt trouvé le chemin de son sexe. Glissant sur les contours de ses lèvres humides, jouant avec son bouton bandé, Kahomi s'est délicieusement pénétrée de tous ses doigts et de toutes les manières, honorant ainsi Inanna dans la nuit moite de sa cellule...


Secouée par un dernier orgasme, juste avant que le sommeil ne la prenne enfin, Kahomi eut une pensée fugace : le chemin serait long mais un jour, elle serait Kahomi-Sil, Prêtresse des plaisirs !

 

Kahomi s'est réveillée aux premières lueurs du jour.
Le grand rideau de coton qui occulte la porte faseye sous la brise de l'aube. Avide de fraîcheur, la jeune femme descend de sa couche, écarte le voile et sort sur la terrasse-jardin qui domine la Cité. Quelques-unes de ses compagnes sont déjà là, accoudées au balustre ou se tenant par la taille et contemplent en contre-bas la vie minuscule de Lagash. Le soleil qu'elles attendaient apparaît soudain, baignant leurs corps nus de sa lumière divine.

Les trompes du matin retentissent : c'est une nouvelle journée qui commence…

 

A suivre...

Posté par Eronaute à 08:35 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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