Journal d'un Eronaute

Correspondances érotiques. Confessions intimes et récits alertes... L'érotisme comme principe vital

mercredi 8 juillet 2009

Frémissements vibratoires

Si j'étais parfum...
Je serais le vôtre ! Vous voulez bien ?
Dites... Vous voulez ?

ParfumsVous m'imaginez ? Voletant comme ça, l'air de rien, invisible et léger tout autour de vous ? Au  moindre mouvement de votre part, je libère quelques douceurs, je vous enveloppe, vous couvre, m'échauffe et m'exhale...

Je suis... vous !
Et je vous suis, comme un petit nuage sensuel prêt à fondre sur vous au premier battement de cil, à la première émotion... A vous recouvrir de moi pour vous rendre plus désirable encore... Je m'étale, m'insinue, me faufile...
Rien de vous ne me serait plus étranger !

"Ah, mais que portez-vous, vous diraient vos amies ? Quelle intime senteur... "
Et vous toute rougissante, de répondre en baissant les yeux :
"Oh ! Trois fois rien, juste un peu de G... Je ne le quitte plus..."

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lundi 18 mai 2009

Vous m'attendrez...

Eh bien, figurez-vous que non...
Décidément, non !

Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous demander de m'attendre les yeux bandés d'un foulard, les reins outrageusement cambrés et tournant le dos à la porte pour m'offrir dès mon arrivée le spectacle de votre cul nu et de votre patiente soumission ?

Non !

Oui, oui... Je sais bien que cela se fait, que c'est très "tendance", mais je ne pourrai pas m'empêcher de rire en imaginant le nombre de femmes ainsi exposées au même moment, attendant qu'un homme vienne disposer d'elle !

De toute façon, vos yeux, vous les fermerez à un moment ou un autre pour sentir encore mieux le vertige de votre désir... Vos reins, vous les cambrerez, gourmande de ce que suscite secrètement chez vous cette provocation, cette invite à l'exploration. Vous savez si bien l'effet produit par vos fesses sertissant délicieusement votre chatte, très Chère, vous les tendrez vers moi, avide d'exposer votre fente, impatiente de connaître mes réactions...

Vous ne croyez pas ?

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mercredi 18 février 2009

... Deux colombes qu'il me faut attrapper...

J'aurais bien voulu
T'écrire une chanson d'amour
Mais par les temps qui courent
Ce n'est pas chose commode

(Higelin)

Ah ! Vos seins, Madame, vos seins...
Quelle charmante obsession !

Cela vous surprend, vous amuse ?
Vous flatte ou vous transporte ?
Saurai-je jamais l'impression que cela peut vous faire !

Tout à l'heure...
Tout à l'heure nous bavardions. Nous étions bien sérieux n'est-ce pas ?
Eh bien je pensais à vos seins !
Je vous écoutais, je vous parlais... et j'imaginais vos seins.

Il y avait votre voix, puis votre souffle dans les silences.
Le bruissement de vos points de suspension...
... Et vos seins, oui !
Que j'inventais sous votre pull...


Je me disais...
Que si vous bougiez un peu, ils devaient frémir aussi.
Légèrement. Délicatement...
Tendres colombes dénichées, palpitantes.

Que peut-être vous en aviez conscience, que vous les sentiez...
Et qu'alors, peut-être, vous percevriez leur frottement sur la laine
Que peut-être vous alliez y poser une main...
Allez savoir !

Ah ! Vos seins, Madame !!


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jeudi 15 janvier 2009

Chanson du coin du feu

CoindufeuComme au coin du feu
Je me suis assis au coin de toi
et je ne veux plus rien d'autre
Te regarder ma douce te regarder

Rêver aux flammes de tes yeux
à la chaleur de ton corps incendié
Sens embrasés désir attisé
Me chauffer aux braises de ton ventre

Pour te brûler ma douce pour me brûler...

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mercredi 24 décembre 2008

Solstice

L'

ERONAUTE

VOUS  SOUHAITE  DE  JOYEUSES  FÊTES  ...

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mardi 16 décembre 2008

Jeux d'eau

Moi qui croyais te faire peur avec mon arrivée intempestive !

Le gymnase est obscur, les vestiaires sont déserts, et ça fait un moment que je te regarde sous ta douche. Je te zyeute dans l'ombre, tu prends ton temps, tu te prélasses et tu paresses, tu te caresses ici ou là, négligemment, l'air de rien, parce que ça mange pas de pain, évidemment… Tu te crois seule. Et sous le prétexte de te laver de toute ta transpiration, tu te fais mousser ! Tu ne négliges aucun détail, aucun repli.  De tes mains tu navigues sous tes bras,  sur tes seins, au bas de ton Doucheventre où tu te fais une toison d'écume pour habiller tes lèvres qui gonflent doucement comme la pâte à la chaleur de ton désir… J'ai envie de les bouffer. Continue, tu me rends dingue  ! Ne te prive pas ! Je te regarde et tu ne le sais pas mais tu fais exactement comme si tu le savais, comme si tu voulais me provoquer, comme si tu m'attendais ! Comme si tu attendais que s'érige soudain dans la pénombre une énorme queue pour la pétrir de tes doigts, la façonner à ta mesure, la mitonner pour la déguster lentement, l'avaler… Juste une queue bien dure qui viendrait se lover entre tes fesses tandis que t'enserrant de mes bras je te masserais les seins, te pincerais les tétons, les ferais glisser sous mes doigts…

Tu écartes les jambes, tu plies les genoux, tu lèves un peu la tête en tendant le cou, les yeux fermés. De tes deux mains tu t'écartèles  comme un fruit que tu livres au jet tiède de la douche et tu t'épanouies comme une fleur exotique. Tu te croyais seule, mais tu n'es pas surprise lorsque ma langue vient se joindre à tes doigts… lorsque t'agrippant j'ouvre tes fesses, lorsque me redressant je viens te manger les seins et la bouche et que, sur ton ventre, se dresse mon pieu conquérant…

Tu t'en saisis, tu l'étires et le masses. Glissant de mousse il t'échappe et tu le reprends, tu en fais ta chose, ton butin, ton sceptre, ton bâton de plaisir. Tu le conduis vers  ta grotte marine, l'enfiles pour ne plus le perdre, t'y empales… Et tu ondules, tu ondules, tu ondules...

____________________________________

Tiens-donc, me dis-je en relisant ce billet...
(Oui, parce qu'il m'arrive de me relire et parfois aussi de me dire : "Tiens-donc..." ce qui alerte immédiatement mon armée de jeunes assistantes dévouées, attentives à mes doutes). Et me voilà parti dans quelques recherches enfiévrées pour découvrir soudain, là, bien visible sur la pile de gauche, l'une des dernières News Letters de Vallisnéria...
- Mince alors, surenchèré-je, j'ai pompé Vallis !
- Ohhhhh ! murmure le choeur des vierges imaginant je ne sais quoi...
- Qu'on me l'appelle, il faut que je lui parle...
- M'enfin G, dit la petite blonde chargée de mon agenda, vous ne la connaissez même pas !
- Peu importe ! Une table pour deux aux "Copains d'abord" ce soir-même et qu'on lui fasse apporter par coursier des brassées de roses au pied de son lit, sur le champ !
- Sur le champ ou au pied de son lit, faudrait savoir, insiste Aglaé...

Bon... Ça ne s'est peut-être pas passé tout à fait comme ça, toujours est-il que la lecture de cette fameuse News Letter avait dû sacrément me tournebouler pour que, inconsciemment, j'en reproduise le décor et le contexte dans l'historiette ci-dessus...

Ma confusion et mes hommages , chère Vallis...
Vous avez trop de talent pour qu'on vous imite !
Mais vous deviez ce jour-là rêver si fort...

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vendredi 18 juillet 2008

Omega

Nos corps en fusion
une main sous votre nuque, dans vos mèches brunes
l'autre main dans le creux de vos reins qui tanguent
mes lèvres sur vos lèvres et...
"Viens, mon Ange... Viens ! regarde-moi : je veux te voir jouir..."

Posté par Eronaute à 02:27 - MOTS DOUX - Commentaires [3] - Permalien [#]
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vendredi 4 juillet 2008

Décalage horaire

Distance inquiétante… Complice pourtant.
Décalage du temps. Corps éclatés, atomisés…
Ne reste que le désir de l'autre.
Et l'idée que l'on s'en fait.
L'essentiel !

Savez-vous que j'ai assisté à votre réveil ? Que je vous ai vue, douce et tiède de votre nuit, émerger de vos rêves ? Savez-vous la tendresse de mon regard sur vous ? Je tremble encore d'avoir deviné votre épaule nue… Est-ce alors que vous avez pensé à moi ? Ou plus tard ? Vous avez remonté le drap, vous avez pensé à moi, je le sais…

Vous avez à faire aujourd'hui…
M'écrire, n'est-ce pas ?
Et courir les marchands de disques pour trouver une bonne version de l'Ode funèbre maçonnique de Mozart… Cela vous paraîtra tellement étrange de prendre ce disque entre vos doigts ! Et vous l'écouterez comme jamais vous n'avez écouté de la musique.
Vous l'écouterez...

Puisque je vous le demande…

Posté par Eronaute à 13:19 - MOTS DOUX - Commentaires [6] - Permalien [#]

mardi 8 avril 2008

Tendresse

Envie de vous !
De vous prendre, de vous avoir, de vous posséder…
De disposer de vous…

C'est votre faute aussi : vous êtes désirable !
Énigmatique et désirable…

Alors je vous désire… Tout entière : votre silhouette et votre ombre, le parfum mystérieux qui flotte autour de vous... Et les rêves secrets qui vous hantent.

Envie de vos yeux, de votre bouche, de votre sein blanc et du velours de votre ventre. De vos paupières closes sous mes caresses, de vos lèvres qui murmurent à mon oreille... De la douceur de votre giron, de la chaleur de votre grotte… De vos yeux qui espèrent, de votre bouche qui supplie, de vos seins qui palpitent, de votre intimité soyeuse qui s'ouvre et que j'outrage.

Soyez à moi ! Vous, tout entière…
Votre cou, vos cheveux qui dansent, vos mains qui virevoltent, vos jambes, vos cuisses d'albâtre qui s'ouvrent, vos lèvres qui m'aspirent, vos seins qui fanfaronnent, votre cul qui tangue.
Venez ! Je vous veux !
Que je vous punisse du désir que vous m'inspirez… De votre désir que je désire…

Envie de vous prendre, de vous avoir, de vous posséder.
Et d'abuser de vous…
Venez ! Que je vous torture...

Posté par Eronaute à 17:29 - MOTS DOUX - Commentaires [11] - Permalien [#]

vendredi 14 mars 2008

Ipsithilla

Antique"Au nom de l'amour,
ma douce Ipsithilla, mes délices et charme de ma vie... Invite-moi à venir chez toi l'après-midi. Veux-tu ?

Une grâce encore : que ta porte ne soit pas fermée d'un verrou ! Et ne va pas t'aviser de sortir...
Reste chez toi et prépare-toi à faire l'amour neuf fois de suite.
Et si tu dis oui, invite-moi aussitôt... Car étendu sur mon lit, après un bon dîner et couché sur le dos, je transperce et ma tunique, et mon manteau."

Catulle
(87 à 54 avJC)

(Illustration suggérée par Claire)

Posté par Eronaute à 08:00 - MOTS DOUX - Commentaires [5] - Permalien [#]

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