Récits authentiques ou fantasmés, c'est selon !
mercredi 12 octobre 2016

Retour sur une Ex...

Or donc, nous avions rendez-vous dans une brasserie du centre.
Pour avoir le plaisir de la voir arriver et me chercher un peu, je me suis posté à quelques pas, et j'ai attendu. Elle n'a pas tardé. Elle s'est avancée sur la terrasse entre les tables, jetant quelques regards autour d'elle, immédiatement repérée par les serveurs...
Il faut dire que Cintia ne passe pas facilement inaperçue : blonde, grande, joli visage, sexy. L'une de ces femmes sur qui tous les hommes se retournent alors qu'elle affiche le petit air absent de celle qui ne se rend compte de rien ! Elle n'a pas changé... Ou si peu. Juste quelques années. Le temps, sans avoir complètement gommé l'allure de la jeune fille que j'ai connue, semble avoir fait d'elle ce qu'elle promettait. Petite jupe droite kaki, pas trop courte mais suffisamment pour qu'on cherche à en savoir plus, sandalettes à talons qui galbent ses chevilles, top noir léger largement ouvert dans le dos, dénudant ses épaules, retenu par un simple tour de cou et qui flotte sur une poitrine frémissante...
Je me suis avancé, lui ai pris les mains. Effusions chastes, bises affectueuses, sourires... Le repas s'est déroulé de façon conventionnelle : conversation amicale, histoire de faire le point, de retrouver nos marques et d'effacer ces quelques années d'absence. Il n'y avait que nos regards je crois qui en disaient plus long. Et puis enfin cette invitation : "Un autre petit café chez moi ? Je vous fais visiter mes appartements ?" J'ai dit oui.
Ses "appartements" sont à deux pas. Un studio dans une résidence hôtelière où le concierge s'intéresse plus aux courbes de Cintia qu'à ma présence. Un séjour clair, un coin chambre dans une alcôve et une cuisinette derrière une cloison. Elle m'invite à prendre un fauteuil "Deux minutes, je fais chauffer l'eau, je reviens" dit-elle et elle disparaît côté kitchenette. Bruits d'eau, de tasses... Je tourne les pages d'une revue qui traîne sur la table basse. "Voilàààà..." Je lève les yeux : elle porte un petit plateau, le café fume dans les tasses et juchée sur ses talons qui me semblent plus haut que tout à l'heure, elle est toute nue ! "Je n'ai pas de lait, ça vous ennuie ?" A cet instant, je pense à bien d'autres choses qu'à un nuage de lait dans mon café. Mais voyant comment tournent les choses, je reste de marbre, amical et mondain : "Tu penses garder cet appart maintenant ? C'est très sympa..." Elle s'assied en face de moi et la conversation reprend.
Evidemment j'avais envie de lui sauter dessus et de la prendre là, sur la table basse entre les tasses et le sucrier ! Mais j'appréciais trop de la voir s'offrir ainsi selon un de mes fantasmes dont apparemment elle se souvenait. Et elle joue le jeu, assise bien droite, les genoux légèrement inclinés sur le côté. Peut-être rosit-elle un peu sous mes regards qui courent sur elle. Elle s'est affinée me semble-t-il... Mais elle a toujours des seins superbes, haut perchés, ponctués de tout petits tétons émergeant à grand peine sur de larges aréoles. J'adore !

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"Et à part ça, tes amours ?" lui dis-je.
Elle pose sa tasse, fait le tour de la table et vient s'asseoir sur moi, à califourchon sur mes genoux : "Rien qui ne m'ait fait vous oublier, vous savez..." Entre ses cuisses écartées je vois sa chatte lisse qui s'ouvre, ses petites lèvres qui s'exhibent. Mais je ne veux pas toucher. Pas encore. La voilà qui déboutonne ma chemisette, passe ses mains sur mon torse, descend vers ma ceinture qu'elle dégrafe en me regardant droit dans les yeux, ouvre mon pantalon et se saisissant de mon sexe le sort déjà tout roide, le caresse, le branle doucement... Elle me dit qu'elle ne l'a pas oublié, qu'elle le trouve fier, qu'elle en a rêvé parfois...
Puis elle se tait, pour le sucer.
Si je ne m'étais pas levé, elle n'aurait pas arrêté ! Elle adore ça, "servir un homme" me disait-elle autrefois... sans pour autant s'oublier. Elle a un petit côté Geisha en fait ! Je me suis défait de mes vêtements pour jouir de nos deux nudités puis je l'ai poussée contre le mur où elle s'est adossée, et lui soulevant une cuisse, je l'ai prise comme ça, debout, tandis qu'elle s'agrippait à ma nuque. Elle a joui presque aussitôt, avec ses petits gémissements de souris et en répandant un peu de son foutre sur la moquette. Et juste après, à genoux devant moi, elle m'a sucé de nouveau et je me suis laissé aller, enfin, autant dans sa bouche que sur son visage et sur ses boucles blondes...
Et puis après...
Après, nous avons fait l'amour.
Parce que tout de même, on en avait sacrément envie !

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dimanche 23 février 2014

Enlacements

Assise - Henner

 

- Nous ne nous rencontrerons jamais, n'est-ce pas ? Ma situation... Jamais je ne pourrai...
- Je crains hélas que cela soit bien difficile.
- Mais... si perdant toute retenue, toute prudence et ne sachant résister à l'attrait de l'interdit, je vous le demandais...
- Oui ? Dites-moi...
- Promettez-moi de refuser !
- ... Et si, moi, je vous le demandais ?
- Oh, non ! Je serais capable d'accourir. Ne me demandez rien...
- Nous voici donc dans l'interdit et la tentation inévitable de sa transgression !
- N'est-ce pas délicieux ? La tentation, le sourd délit de l'impudeur... Laissez-moi rêver de vous...
 

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samedi 19 octobre 2013

Intime solution

- Heu… Tu es vraiment sûre ? Parce que je le sens pas très bien ce coup-là, moi !
- T'inquiète, je m'occupe de tout.
- Justement ! J'ai soudain comme un doute…

Tout nu sur le lit, j'observe Mathilde qui vient de sortir de son sac un flacon de gel antiseptique ; un de ces trucs très en vogue depuis je ne sais quelle épidémie de grippe, censé atomiser 99,9% des bactéries et des virus qui traînent sur les mains. Sur les mains en effet ! Mais je devine à son sourire un peu bizarre que Mathilde n'a pas l'intention de s'en servir pour ses mains. Ni même pour les miennes…

Après trois ou quatre heures de galipettes diverses, accusant une saine et légitime fatigue, j'ai pris une douche, je me suis habillé et lorsque je suis revenu dans la chambre j'ai retrouvé Mata Hari vêtue d'un string en latex ! "Ah ! On ne va pas dîner ?" dis-je. "Si. Mais je suggère auparavant une mise en bouche à ma façon…Sans que j'oppose beaucoup de résistance, je l'avoue, elle m'a bousculé sur le lit, m'a dépouillé de mes vêtements dans un simulacre de lutte me permettant au passage de lui arracher son string.

Et la voilà maintenant qui se saisit fermement de mon sexe pour y déverser une bonne rasade de sa solution hydroalcoolique
- Mais arrête, malheureuse !
- Ca va, fais pas ta chochotte ou je t'attache ! Pour quelqu'un qui recherche toujours de nouvelles sensations fortes, tu me déçois…
Les tout premiers instants, je ne ressens que la douceur de sa main et l'étrange fraîcheur du gel dont elle me masse soigneusement, rajoutant une dose pour faire bonne mesure… Puis le produit s'évapore et une soudaine chaleur enveloppe mon pénis, se concentre sur mon gland que je vois rougir à vue d'œil !
- Mais ça brûle ton truc…
- T'occupe !
Et elle en remet une couche qui provoque les mêmes effets, douceur, fraîcheur, chaleur, multipliés par dix. Mon sexe en feu se dresse comme un hybride de cactus et de buisson ardent ! Une érection rougeoyante et homérique qu'elle branle délicatement, juste pour le plaisir…

- C'est pas beau, ça ? dit-elle.
- Il est vrai que… Mais dis-moi, tu as déjà testé ce machin sur toi ?
Fière de son œuvre, elle contemple ma queue avec gourmandise puis s'étend sur dos, ouvre s'es cuisses et m'offre sa chatte…
- Sur moi ? Mais comment veux-tu… où veux-tu que… Mais non ! Allez, viens…

Subrepticement, je prends le flacon.
Courageusement j'en déverse une quantité convenable le long de ma verge.
Incontinent, je la pénètre de toute ma brûlante vigueur.

- Ahhhh ! dit-elle d'abord accompagnant d'un long et voluptueux soupir la lente progression de mon vit dans son intimité…

Elle a fermé les yeux puis les rouvre soudain et je décèle alors dans son regard un brin d'affolement. Je suppose que dans l'humidité de son antre, l'évaporation plus lente du produit favorise une irradiation plus intense. Elle se tend comme un ressort, se cambre, s'empale plus profondément encore, puis…

Le reste est indescriptible…
Et nous n'avons pas dîné finalement.

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jeudi 25 juillet 2013

Apéritif

- M'enfin, Petite Douce ! Tu es intenable...
Quand je propose de te mettre deux doigts, c'est du Porto que je parle...
Et maintenant alors, un glaçon peut-être ?

 

Deux doigts

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lundi 4 juin 2012

Attractions célestes

- Tout de même, cette histoire de trou noir géant, ça me donne le vertige !
- Tu parles de celui qui a bouffé une étoile récemment ? **
- Oui... Et sans compter que nous en avons un, nous aussi...
- Mmoui ?
Elle hésite un instant.

- ... Au beau milieu de notre Voie lactée, je veux dire...

Léger flottement.

- Ah... Sagittarius A ! C'est ça ?
- Oui. Trois à quatre millions de fois plus massif que le Soleil, il est en train de phagocyter des milliards d'astéroïdes qu'il avale à plus de 4 millions de kilomètres à l'heure...

Je ne sais plus comment  la conversation en est arrivée là...
J'ai croisé Eglantine au coin de la rue, on s'est fait la bise, on s'est mis à parler de choses et d'autres elle et moi, plantés sous un tilleul. Faut dire qu'Eglantine, je crois, elle m'aime bien et j'avoue qu'elle me fait de l'effet. Elle a de la conversation : elle parle d'elle sans façon, elle sait m'écouter, elle me pose des questions et répond aux miennes. Je m'entends bien avec Eglantine... Même que je me demande si je ne suis pas un peu amoureux d'elle ! Et puis j'aime bien ses seins sous son t-shirt noir parce qu'ils semblent libres et tranquillement épanouis, sans exagération, juste comme ça, avec leur petit bout qui pointe, exactement comme j'aime...

- C'est surprenant un trou noir... Comme une entreprise d'autodestruction, tu ne trouves pas ?
- Une façon pour l'univers de se sodomiser lui-même, c'est ça ?
Elle a osé la première !
J'avoue que quelques idées égrillardes m'ont traversé l'esprit  mais je ne m'attendais pas à celle-là... Elle rougit un peu, regarde ailleurs, je crois même qu'inopinément elle a laissé trainer ses yeux à hauteur de ma braguette. Alors j'en fais autant... Et un un petit coup de vent tiède et parfumé accompagne notre silence.

- Ce qui me fascine moi dans cette histoire, c'est qu'un trou noir, ça ne se voit pas en fait. Ca aimante, ça attire inexorablement mais ça ne se voit pas.
- C'est ça. Ca se devine, mais ça n'est révélé que par l'environnement et par les réactions qu'il provoque...
- Oui. Comme des plis dans l'espace-temps. Tu comprends ?
- Tu penses à quoi, là ?
- A rien...

AttractionC'est faux. Depuis tout à l'heure, ce n'est plus son t-shirt noir que je regarde à la dérobée mais son jean "straight" à taille basse, juste en dessous de sa ceinture où le relief de son pubis ne m'est suggéré que par les plis et la forme agréablement bombée de l'étoffe...
- Il me semblait pourtant, dit-elle...

C'est terrible ! Je ne peux plus me sortir de la tête l'image d'une  motte charnue auréolée d'une fine toison sombre et délicatement moulée dans le triangle d'une petite culotte noire... C'est malin !

- Tout ça, dis-je pour faire bifurquer la conversation, c'est un peu comme la matière sombre ! On suppose qu'elle existe mais on ne la trouve pas, et si elle n'existe pas, il faut revoir toute la théorie de la gravitation universelle, des corps qui s'attirent et qui tournent les uns autour des autres...
- Tu veux parler d'EROS ?
Silence dubitatif de ma part et regard qui glisse à hauteur de son sexe... Au bas de mon ventre une petite vibration m'alerte... Je crois que je vais bander...
- Tu sais bien Eros : Etude et Recherche des Objets Sombres...
- Ah... Des objets sombres, oui... Comme... comme... Je ne sais pas trop...
- ... Comme l'invisible toison des galaxies, propose-t-elle avec emphase. Enfin, je veux dire...

Voilà, maintenant je bande, c'est sûr !

 
_______________

** Observation faite en mai dernier mais l'évènement date évidemment de quelques millions d'années...

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vendredi 4 mai 2012

La lettre cachée

  • Dans une chambre d'hôtel,  j'ai des habitudes de vieux garçon !
    Il faut dire que je me trouve là bien souvent par obligation. Il faut dire aussi que j'ai la fibre bricoleuse... Dans ces lieux anonymes et aseptisés, un robinet qui fuit ou la porte du placard qui ferme mal sont pour moi source inépuisable de curiosité. Mais j'ai aussi le vague à l'âme fouineur : j'aime penser que quelqu'un m'a précédé, qu'une femme a dormi là, dans ce grand lit blanc solitaire, face au miroir ; et me voilà en quête de traces infimes qui auraient pu échapper à la vigilance de la femme de ménage...

Depuis un bon moment, il y a un truc qui me tire l'œil... Je bouquine distraitement avant de dormir mais décidément, ce petit quelque chose non identifié, coincé dans l'interstice entre le chevet intégré et le mur titille ma curiosité. Une cale, peut-être... Un bout de carton ou de papier que l'on aurait glissé là pour éviter que le lit ne cogne le mur... J'imagine toutes les hypothèses... Je regarde de plus près : c'est bien du papier, froissé, plié sur lui-même. Il dépasse d'un millimètre ou deux. J'avance un doigt, je tripote prudemment la chose qui s'enfonce bientôt dans les profondeurs de la fente ! Ah ça, mais non ! Je veux savoir... Je tire le lit, le truc glisse encore. Je pousse le chevet, je plonge un majeur investigateur et... victoire, je l'extirpe !
C'est une petite feuille de papier repliée sur elle-même, une page de bloc-notes pour être précis, finement quadrillée, où dansent des mots... Des phrases ! Toute une page d'écriture...

  • "Bonsoir vous...

    Il est tard. La solitude de cette chambre et la tiédeur de la nuit m'inspirent des pensées lascives. Je suis prise d'une envie de confidence qu'explique sûrement l'état d'excitation dans lequel je me trouve. Je dis "envie de confidence" mais si je veux être honnête avec moi-même c'est d'un désir d'exhibition qu'il s'agit ! J'ose le dire, ce qui est assez nouveau pour moi ; serais-en train de me fustiger pour m'avouer enfin certaines choses dont on ne parle pas dans mon entourage ? J'ai imaginé cette lettre à un correspondant inconnu (dois-je confesser aussi que j'aimerais mieux que vous soyez un homme plutôt qu'une femme ?) et je la confie au hasard.

    Lettre cachée

    Tout à l'heure, j'ai pris une douche fraîche... Je me suis surprise à penser que j'aurais aimé faire une rencontre au cours de la soirée. Ne pas rentrer seule. J'aurais pu séduire un inconnu, c'est tellement facile pour une femme. Encore faut-il oser, ce qui l'est moins. Je suis restée toute nue et je me suis regardée longuement dans le grand miroir en face du lit... Vous le voyez ? Et si une trace de moi y était restée ?! Je me suis regardée, oui. Et je me suis trouvée tout à fait désirable ! Je ne suis pas très grande, les cheveux châtain clair, les yeux noisette, la bouche gourmande... La femme que je voyais dans ce miroir, j'avais l'impression de la découvrir ! Je l'ai vue de ses mains suivre voluptueusement les lignes de son corps. Je l'ai vue se caresser les seins, j'ai vu ses doigts virevolter sur son ventre, je l'ai vue effleurer sa toison brune, j'ai vu son sexe qu'elle ouvrait en se contorsionnant un peu...

    C'est en me regardant ainsi que j'ai senti monter ce désir que je ne connaissais pas : celui de me montrer. De m'exhiber dit-on... Et c'est ce que j'ai fait devant cette fenêtre ouverte sur le puits sombre de la nuit. J'aurais aimé que l'on me voie. J'espère que l'on m'a vue poursuivre mes caresses. Et j'ose écrire que l'idée que l'on ait pu me voir jouir ainsi, debout, seule, impudique, continue à m'exciter...

    A présent, je suis assise sur ce lit où vous êtes peut-être vous-même étendu pour me lire... Je suis toujours nue pour vous écrire, dans une position dont le miroir me renvoie toute l'inconvenance... Je m'exhibe à moi-même avec délice et multiplie les effets de cette exhibition en vous l'écrivant. D'autant que je me caresse encore, que ma chatte est trempée et que je vais jouir pour la troisième fois ce soir, en serrant cette lettre entre mes cuisses avant de la signer...

    Bien à vous, cher Inconnu,

    O.
  • Et puis au bas de la page, presque timide, en tout petit mais lisible, une adresse de messagerie. Une invitation, supposai-je... Un temps d'hésitation puis j'ai saisi mon téléphone et rédigé un petit mot :"Bonsoir O.
    Je suis dans votre chambre, sur votre lit. Le grand miroir est toujours là et me renvoie une image de moi tout aussi inconvenante que la vôtre : votre désir est contagieux..."

J'allais m'endormir lorsque mon téléphone a fait Bip !
J'avais un message...

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mercredi 24 août 2011

Demande de stage

Echange de courriels sur messagerie professionnelle

  1. Monsieur, je vous remercie pour l'accueil que vous avez bien voulu me réserver et pour les conseils que vous avez su me prodiguer. Vous savez maintenant pourquoi et combien je tiens à ce stage dans votre service : je vous sais gré d'avoir examiné ma candidature avec tant d'intérêt.
    Croyez, Monsieur à l'expression de mon profond respect...
    Mademoiselle X.
  2. Mademoiselle, vous avez bien compris que je ne peux hélas pour l'instant prendre quelque engagement que ce soit. Je conserve néanmoins votre CV et votre demande que je m'efforcerai de satisfaire si la conjoncture s'y prête.
    Cordialement...
  3. Cher Monsieur, je ne peux m'empêcher de me remémorer le ton de l'entretien que vous m'avez accordé l'autre jour et je vous avoue que cela alimente mes espérances. Vous pardonnerez mon impatience : je brûle de vous demander si vous avez du nouveau ?
    Salutations respectueuses...
    Marylin X.
  4. Je le regrette vivement, mais non : rien de nouveau pour l'instant ! Soyez patiente, je ne saurais vous oublier...

Suite de la correspondance sur messagerie privée

  1. Bonjour Monsieur G, vous vous doutez bien que je ne vous oublie pas non plus ! Et je me suis demandée si je satisfaisais pleinement à vos attentes...
    Marylin.
  2. Chère Mademoiselle, vous ne devriez pas douter de vous : il m'est apparu que vous aviez toutes les qualités requises. Je les ai beaucoup appréciées. Ne restera, le moment venu, qu'à faire vos preuves... J'entrevois d'ailleurs une solution, le temps de régler quelques petites formalités...

Echange SMS

  • 20h30
    Je suis ravie par votre dernier courrier mais je m'interroge soudain : on me dit qu'il faut parfois coucher pour obtenir ce genre de poste !
  • 20h35
    Ce ne sera pas nécessaire...
  • 20h56
    Vous savez G, je ne suis pas ce genre de femme... Mais vous avez été tellement attentionné que je me demandais... Je rigole ! -:)
  • 21h15
    Je vous dis que ce n'est pas indispensable, Marylin...
  • 21h16
    Vous me rassurez : ce qui est indispensable n'est pas toujours agréable ! (N'importe quoi ! Rire...)
  • 21h20
    Sans doute... En revanche, ce qui est agréable devrait être obligatoire, non ?
  • 22h53
    Je sors à l'instant de mon bain ou je me détendais... agréablement lol ... Je vous confirme le bien-fondé de votre réflexion -:)

Le lendemain, messagerie professionnelle

  1. 17h30
    Marylin, la situation s'est éclaircie : je vous tiens au courant.

SMS

  • 17h32
    Je me tiens à votre disposition et je me soumettrai à vos décisions... -:)
  • 21h15
    Bonjour Marylin, il est temps je crois de prendre un nouveau rendez-vous...
  • 21h18
    Merci, Monsieur. Dites-moi où et quand ? Je suivrai vos instructions +++

Au téléphone, 23h20

- Oui, allo ?
- Demain, 19h. Bar du Grand Hôtel... Soyez à l'heure, Marylin...
- Vous pouvez compter sur moi, Monsieur. Rien d'autre ?
- Non... Ou plutôt si : tu porteras s'il te plaît la même petite robe que lors de ta visite à mon bureau.
- Bien Monsieur. Je...
- ... et j'apprécierais que tu n'aies rien dessous.
- Merci, Monsieur...

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jeudi 27 janvier 2011

Mise en forme matinale

Il se trouve que j'avais dormi cette nuit là chez un couple d'amis... Une chambre spacieuse dans une vieille maison de montagne où les premières lueurs du jour venaient de me réveiller. Dans un soupir ancien, la porte s'entrouvrit. Avec une discrétion féline Emma passa une tête puis entra.

Les hommes ont l'esprit tordu, vous dis-je !
Ou franchement orienté vers des histoires improbables. Fraîchement mariée avec un copain, Emma était une "amie merveilleuse", comme on dit, et néanmoins désirable d'autant que je lui connaissais un goût fort sympathique pour la gaudriole. Mais sa fidélité toute neuve ne pouvait être mise en doute. Pourtant subitement, en une seconde, le temps qu'elle fasse un pas dans la chambre, je doutai !
Il faut dire que sa tenue avait de quoi mettre en éveil une imagination fertile comme la mienne et les timides espoirs que j'avais enterrés un jour avec la vie de garçon de mon camarade : un court et léger débardeur aux échancrures assassines qui devait lui servir de chemise de nuit. Je doutai donc... Au point que je feignis de dormir encore, retenant ma respiration, attendant le cœur battant qu'elle se glisse contre moi. Pour me surprendre...
Ce qui n'arriva pas. Je l'entendais farfouiller dans l'armoire, face au lit. Que faisait-elle donc ? J'ai ouvert les yeux. Elle me tournait le dos, s'étirait pour atteindre les étagères du haut, découvrant du même coup ses fesses claires dans la lumière diffuse d'un petit matin complice... Elle s'affairait sans bruit, cherchant quelque chose et s'avisa soudain d'inspecter l'étagère du bas.

Je n'ai jamais compris pourquoi les femmes ne se baissent pas comme les hommes ! C'est pourtant simple, et plus prudent pour les lombaires : on plie les genoux, et voilà... Les femmes, non ! Du moins ai-je plus volontiers retenu les cas où, gardant obstinément les jambes raides, elles s'ingénient à plier l'échine et à se courber complètement. Emma se baissa donc, ce qui eut pour immédiat effet de lui remonter le débardeur et de lui découvrir le postérieur. "Ah, la petite effrontée, me dis-je tout à mon fantasme, elle me cherche, me tente, me chauffe... Elle attend sans doute que je lui passe une main entre les cuisses, que je lui saute dessus, que je la prenne tout de go par derrière et sans bruit...  Ah, ça ! Elle va voir ce qu'elle va voir... Laissons la mijoter un peu et profitons de la scène..."

Emma m'offrait ainsi la vision d'une... Ah ! Il n'y a pas de mot pour ça ! Je voudrais dire tout à la fois une croupe, un cul, une mappemonde, un globe céleste, une invitation en bonnes et dodues formes, une pleine lune un soir d'été... En vain : jamais je ne décrirai parfaitement l'harmonie tentatrice d'une paire de fesses magnanime, sertie d'une vulve généreuse et blonde, longuement fendue, aux rives  onctueuses... Non, décidément, il n'y a pas de mots pour ça ! Un homme normalement constitué ne sait alors que s'exprimer à sa façon et répondre à l'appel impérieux de la nature.

Nu sous mon drap sitôt tendu par la roide expression de mon admiration, j'osais à peine respirer, fasciné... que dis-je, hypnotisé par le spectacle de cet abricot doré qui semblait m'attendre et que je voyais pour la première fois. "Emma..." dis-je n'y tenant plus à la fin, "Emma..." murmurai-je encore de la voix la plus suave et la plus troublante possible... Elle s'est retournée, m'éblouissant un instant de sa fine toison solaire, juste le temps que son débardeur redescende doucement en glissant sur l'ivoire de son ventre ; elle m'a achevé d'un sourire éclatant, puis me posant une chaste bise sur le front :
- Oh, je t'ai réveillé... Pardon. Je cherchais mon... Rendors-toi vite. Il est encore tôt tu sais...
Et elle est sortie ; elle a refermé la porte dont le chuintement m'a brisé le cœur en mille morceaux. Sans bruit.

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samedi 27 novembre 2010

Nuits câlines

J'ai des périodes comme ça...
L'envie me prend de partir à la dérive
de casser ma boussole
d'aller, la nuit, me perdre dans les bars !

Je me découvre un talent fou pour les repérer ! De l'un à l'autre, cabotage alcoolique et musical. Je fais les "fermetures", ces moments recherchés par les noctambules en quête d'une dernière histoire, d'une dernière rencontre qui reculerait encore un peu les limites de la nuit. Le monde est là. Qui se cherche et qui hésite entre deux histoires. Un monde qui voudrait oublier que demain, décidément, ne sera pas un autre jour. Alors je lève mon verre, moi aussi, et m'absorbe dans l'acharnement général à oublier...

Oublier quoi au fait, comme disait je ne sais qui ?
Mais je ne bois que d'un œil...

Hier soir, un autre bar aux lumières tamisées et sa clientèle ordinaire... Un petit groupe dans l'obscurité, qui rit trop fort. Un couple seul au monde qui s'embrasse devant le zinc, un type qui dort devant son whisky... Pas loin, sur un tabouret haut, une brune aux longs cheveux. Trente ou trente-cinq ans. Seule. A ces heures indécises, les jolies femmes seules qui boivent, les yeux dans le vague et le vague au bord de l'âme me bouleversent. Je ne sais quel prétexte elle a trouvé pour m'adresser la parole, ou alors c'est moi, je ne sais plus...

Bavardage sur la bière, sur la musique. Son boulot qui la stresse et qu'elle reprend demain à 8h30... Et que même, à l'heure qu'il est, elle ferait mieux de ne pas dormir... Conversation de bistrot. Je ne lui demande rien, mais elle me trouve sympâaaaa, puis vraiment trop sympa et bientôt trop trop mignon  (là, je ne peux plus la croire). Elle me dit ça d'une voix qui frôle l'orgasme. Elle me donne son téléphone (je vois qu'il manque un chiffre, elle me dit que non), je lui donne le mien pour la forme, celui d'un copain en fait, histoire de rire un peu !

 

 

Demain nous serons dégrisés...

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jeudi 19 août 2010

Baise-la...

Je ne saurais dire exactement comment tout cela est arrivé...

Torpeur moite d’un après-midi caniculaire, désœuvrement estival et comme seul refuge, une chambre encore fraîche où la lumière tremblait entre les jalousies. Voilà qui pourrait expliquer partiellement pourquoi je me trouvais étendu sur mon lit, sirotant un orgeat glacé entre deux femmes ; l’une brune avec qui je partageais alors un peu de ma vie, et l’autre blonde, une amie de longue date. Nous discutions mollement de tout et de rien. Il était question de théâtre. Nous évoquions Marivaux, La dispute, Artaud et Le théâtre et son double. Il y avait aussi de longs silences peuplés de respirations ensommeillées aux odeurs de patchouli et de vanille qui émanaient de nos corps chauds...

A ma droite Blondinette qui somnolait, se caressait inconsciemment les seins sous son T-shirt... A ma gauche Brunette, posée sur un coude, la regardait...
- Baise-la, me dit-elle à mi voix...
- Pardon ?
Je ne jurerais pas n'y avoir jamais pensé mais j'avais depuis longtemps écarté cette éventualité.  Cependant, cette soudaine injonction eut sur moi un effet dévastateur. Je ne sais ce qui de sa crudité, inhabituelle chez Brunette, ou de son incongruité fut le plus explosif ! Voilà qui réveillait sans doute un désir refoulé, mûri pendant des mois...

- J’ai envie... Voir comment tu fais avec une autre... La voir...
Brunette dont les yeux brillaient prit ma main et la posa délicatement sur le short de Blondie... Pas vraiment sur le short, non, mais juste à la lisière de l’étoffe légère et de la cuisse nue, sur la frontière de l’impossible. Mes doigts glissèrent sous le short qui bâillait...
- Je vous entends, dit Blondinette... Mais tu fais quoi, là ? Dis, tu fais quoi...
- T’inquiète, dit Brunette... Regarde comme il bande, mon mec...
Je bandais en effet ! Une érection subite, incontrôlable, impérieuse que Brunette libéra en même temps que mes pulsions venues du fin fond de mon inconscient... Je découvris la motte de Blondie, supposée jusqu’alors, blonde et fendue de longues lèvres, son ventre cuivré comme les blés d’août, ses seins couronnés de larges aréoles rosées, piquées de leurs tétons arrogants...
- Baise-la, dit encore Brunette...
Suggestion superflue... D’un seul mouvement je l’avais chevauchée, écartelée, fendue, pénétrée, accompagnant ses ondulations félines de mes coups de reins, glissant mes mains sous ses fesses tendues. Blondie gémissait, Brunette regardait...

Un peu plus tard, Blondinette me murmura :
- C’est malin... Et maintenant ?
- Maintenant ? Tu pourrais...
Nous regardions Brunette assoupie...
- Tu crois ?
- J’en suis sûr...
Et la blonde plongea tête première entre les cuisses de la brune, lui arrachant bientôt les râles explicites d’un plaisir non feint.

Plus tard encore, ce devait être le lendemain matin, Brunette me fit un aveu :
- Ça ne peut pas durer comme ça !
- Ah bon ? Et quoi donc ?
- Faut que je vérifie quelque chose... Tu me donnes trois mois ?

C’est comme ça qu’elle est partie, Brunette : elle est allée vivre avec Blondie ! Mais très vite une étrange circulation s’est mise en place. Blondie venait me voir de temps en temps. Elle "passait" comme elle disait, elle venait chez moi, s'installait deux jours ou trois et nous baisions comme des écorchés vifs. Ou alors, j'allais les voir toutes les deux certains week-ends... J'apportais du vin, du rosé pour l'une, du rouge pour l'autre et Brunette me sautait dessus, encouragée par sa copine.
- Juste pour te sucer, disait-elle... Parce que bon, tu vois, avec Blondie...
Et c'est ce qu'elle faisait. Elle n'avait rien perdu de son talent pour me faire jouir de cette façon... Et pendant qu'elle s'activait, Blondie collait sa bouche entre ses cuisses,  m'ouvrait les siennes et réclamait mes doigts. Un rituel quasi immuable ! Il n'y eut guère de variations et cela dura près de six mois...

Jusqu'à ce qu'un beau matin :
- Je dois vous faire un aveu à tous les deux, dit Brunette...
- Ah bon ?
- J'ai rencontré quelqu'un... Il est bi, il me baise merveilleusement et il invite parfois d'autres hommes... Faut que je vérifie quelque chose... Vous me donnez trois mois ?

C'est comme ça qu'elle est encore partie, Brunette. Et c'est comme ça que Blondie est venue vivre avec moi...
- Il y a quelque chose qui me tracasse, lui dis-je un jour... Elle l'a connu comment, ce mec ?
- Oh c'est simple ! C'est un Ex à moi... Je ne savais pas comment m'en débarrasser ni comment la larguer elle, pour venir avec toi. J'ai favorisé la rencontre... Je lui ai demandé de passer à la maison, comme ça, pour discuter théâtre avec une copine...
- Et ?
- Eh bien... Un soir nous étions sur le sofa, il faisait chaud, la discussion était bizarre et tout d'un coup je lui ai dit : "Baise-la !"
- Et donc...
- Ben oui...

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