mardi 16 septembre 2014

Un rêve

Les desseins et les voies du rêve sont impénétrables (hélas) !

C'est la rentrée.
A la recherche d'une chambre pour étudiant - j'ai pourtant passé l'âge, il me semble - j'arpente le long couloir animé d'une cité universitaire. Par l'entrebaillement d'une porte, sur ma droite, fuse le sourire engageant d'une brunette court vêtue et je me dis en passant que, ma foi, je me laisserais bien engager. Mais je poursuis aveuglément mon chemin et je ne sais quel obscur projet, gagné cependant par un désir non identifié.

Sein

Et voilà ma chambre.
Mais pas seulement la mienne : c'est une grande pièce éclairée par deux baies vitrées où sont disposés cinq lits et cinq tables de travail ; déjà quatre personnes s'affairent. Trois gars, une fille... Une blonde aux cheveux pâles tirés en arrière. Visage d'ange solitaire. Voilée d'une tunique blanche sur une peau laiteuse : elle a quelque chose de transparent. J'identifie plus nettement mon désir que nourrit la présence de cette fille. Je m'inquiète de savoir si la promiscuité et la proximité de nos deux espaces ne la gênent pas. Non, tout ça lui est égal apparemment. Les autres s'activent plus loin, chacun à sa pace.

En proie à une érection désormais tenace, je déballe quelques objets, je range, je m'installe, lorsque la blonde revient dans mon champ de vision : elle retire sa tunique, dévoile une poitrine superlative, investit mon lit où elle m'invite en soulevant le drap immaculé qui fait comme une tente sous le mât de son bras tendu... Elle est nue. Je caresse son sein gauche...

Je me réveille. Avec dans la main la douceur veloutée de ce sein et au creux de ma paume la sensation d'un téton dur qui s'érige...

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samedi 15 mars 2014

Paléo-soumission

Evidemment, il ne manque jamais d'esprits chagrins pour affirmer péremptoirement que les pratiques de domination et de soumission sont le fruit d'une décadence morale de nos sociétés modernes sur le déclin… Eh bien non ! Tout cela n'est pas le signe d'une société dépravée, et encore moins d'ailleurs, l'apanage d'une sorte d'intelligentsia libertine qui aurait réussi à imposer une mode dont les échos se répercutent l'air de rien jusque dans les magazines bcbg… Mais alors ? Alors, rien ! Rien que la résurgence d'un refoulé ancestral constitutif de la naissance d'une organisation sociale !

Tout a commencé à l'époque où quelques gros costauds menaient leurs clans à la baguette. Je vous parle d'un temps que les moins de 200000 ans ne peuvent pas connaître, bien sûr… Le Gros-Costaud conduisait ses hommes à la chasse, leur assurait une relative protection et accessoirement monopolisait toutes les femmes du clan pour son compte personnel. Et quand je dis accessoirement, c'est un euphémisme, bien entendu. Parce que pour assurer sa descendance, Gros-Costaud ne ménageait ni ses gonades, ni les petites nanas qu'il surveillait jalousement. Pendant ce temps, les jeunes et les gringalets tenaient la bougie – c'est sans doute pour ça qu'ils ont inventé le feu – attendaient inutilement leur tour ou allaient voir ailleurs pour piquer quelques femmes de tribus lointaines… Mais bon, ça ne pouvait pas durer !

Madame Homo erectus

Un jour donc, quelques gringalets réunissant leurs forces ont décidé de tuer le Père ! Pour faire bonne mesure, après l'avoir pulvérisé à coups de massue, ils l'ont même bouffé au cours d'une super-fête, d'abord pour faire disparaître le corps et puis… des fois qu'ils auraient pu prendre un peu de ses forces, au vieux, pourquoi se priver ? De mémoire d'homme (mais ils avaient encore la mémoire courte à l'époque) on n'avait jamais vu une orgie pareille ! Tout le monde était là, les vieux, les jeunes… les femmes aussi, bien sûr, enfin libérées de l'emprise du Maître. Et tout le monde se vautrait dans le stupre et la fornication, dansant, buvant des trucs à assomer un auroch, chacun baisant avec sa chacune et l'échangeant aussitôt avec sa voisine, sa sœur, sa mère, sa cousine... Bref, l'orgie !

Le lendemain, ce fut une autre affaire que l'on résuma en quelques grognements avinés autour des restes de Gros-Costaud :
- Et maintenant, alors ? C'est qui le Chef ? a dit l'intello de la bande.
- Ben si c'était tout le monde ? a dit l'un.
- Ca va être la merde… a dit un autre.
- Y a qu'à inventer la démocratie, a dit un presque gros costaud
- C'est quoi la démocratie, qu'ils ont tous dit…
- Ben c'est quand vous faites exactement comme je vous dis !

Ils l'on regardé avec des yeux torves en tripotant leurs massues…

- Oui, bon… Sous votre contrôle évidemment, si vous êtes d'accord !

Je résume, évidemment…
Et la vie a repris. Mais côté sexe, il y avait comme un malaise… D'abord ça leur faisait tout drôle d'aller avec les femmes du défunt Gros-Costaud pour qui ils avaient fini par dresser un totem au milieu du camp, histoire de se faire pardonner. Ils commençaient aussi à regretter le temps où une femme se gagnait à coups de beignes et puis, bon, ils les connaissaient un peu trop, les ex de Gros costaud. C'étaient comme des sœurs, quoi…

- Y a qu'à inventer le tabou de l'inceste, a dit un ancêtre de Freud…
- C'est quoi l'inceste ? a dit un gringalet...
- C'est malin, et on fait comment alors pour… a dit un autre en se tripotant les génitoires.
- Y a qu'à inventer l'exogamie, a repris l'intello.
- C'est quoi l'exogamie ? a demandé le gringalet...

Et c'est comme ça qu'on a pris l'habitude d'aller chercher des femmes dans les tribus voisines. C'était sympa parce que c'était l'occasion de bagarres homériques et ça faisait de nouvelles têtes dans le clan… A vrai dire, ça faisait de nouveaux culs à mater, de nouveaux seins à peloter et tout ça quoi… Puis bon, elles ne se laissaient pas toujours faire et ça rappelait le bon vieux temps. Il fallait parfois les attacher, leur filer quelques torgnoles, leur rappeler qui était le maître et tout le bazar… Puis ça s'est calmé. L'Intello a inventé la cohésion sociale…

- C'est quoi, la cohésion sociale ? a failli dire Gringalet. Mais il s'est retenu...

… On s'est mis a honorer la mémoire de Gros-Costaud.
On a voulu oublier qu'on l'avait bouffé et on a tout refoulé d'un bloc : le meurtre du père, les traitements infligés aux femmes, l'humiliation des gringalets.
Et le temps a passé en tricotant des tabous et des interdits…

Sauf que les interdits, voyez-vous, c'est fait pour être transgressés.

Homo erectus

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dimanche 5 janvier 2014

Les plaisirs de Kahomi : 2- Échauffement (suite)

... Ce matin-là, sur la septième terrasse du Temple...

- Toi, dit Ib-Izi désignant l'un des hommes, montre-nous comment affronter notre championne Kahomi.

 ___ 

Un cercle se forma autour des deux combattants qui se mesuraient déjà du regard…
Maintenant qu'elle le voyait de plus près, Kahomi pouvait apprécier la stature élancée, les hanches étroites et le torse puissant du jeune garde. Un bel homme… et même un très bel homme pensa-t-elle en laissant traîner ses yeux jusqu'à son sexe glabre !

 

Novice au Bâton de combat

- Je te laisse un avantage, railla-t-il : on dit que Kahomi préfère le bâton et la lutte corps à corps... Commençons avec les bâtons. Cela te convient ?
- Tu prétends me connaître, jeune mâle présomptueux ? Alors dis-moi ton nom pour que je sache qui je vais humilier !
- Abban ! Je suis Abban et je vais te montrer comment se bat le jeune mâle présomptueux de la Garde Royale… Allons, n'aie pas peur, petite Fille !
- Prends donc ton bâton au lieu de pérorer comme une vierge et de laisser durcir celui qui pend entre tes jambes : il ne te sera guère utile dans la lutte.

Les filles s'esclaffèrent. Abban arborait un pénis légèrement turgescent qui ne passait pas inaperçu. Kahomi riait aussi, mais elle aurait préféré ne pas être confrontée à cette vision tentatrice alors qu'elle ressentait encore au bas de son ventre les effets du petit massage que lui avait prodigué Zabibé.

- Cela suffit, intervint Ib-Izi. Et toi Kahomi, tu ferais mieux de ne pas oublier tes devoirs de Novice. Allez !

 

Les adversaires se faisaient face, armés chacun d'un bâton de combat de trois coudées et demie (1), juste un peu plus grand que Kahomi. Elle aimait bien le Gûn, cette arme en bois primitive. Rustique, mais convenablement utilisée, elle pouvait faire des ravages par des frappes sèches, des coups fouettés, des coups de pique. Coups retenus à l'exercice, évidemment. Ce qui demandait encore plus de maîtrise…

Après un bref salut, Kahomi se mit en position, Gûn horizontal tenu à deux mains à hauteur de poitrine. Elle ne bougeait plus… Abban attaqua, cherchant la tête d'abord, puis le ventre, et encore la tête. Par de rapides pivotements de son arme, Kahomi parait les coups, imperturbable. Puis le garde se mit à frapper son bâton d'un côté et de l'autre pour la déstabiliser. Elle anticipait tous les coups, abaissant son arme au dernier moment et Abban tapait dans le vide. Il marqua cependant le premier point par une frappe latérale mais relâchant son attention, il se découvrit un instant et Kahomi piqua au pubis. Il y eut une seconde de flottement, et du bas-bout de son Gûn, la Novice mutine vint délicatement tapoter la verge d'Abban…

- A ce que je vois, Garçon, tu n'as pas que la tête qui enfle ! lui dit-elle.

S'ensuivirent une série de passes violentes, d'attaques et d'esquives d'une rare habileté. Kahomi devança bientôt son adversaire d'une seule touche mais l'issue restait incertaine. Jusqu'à ce que, soudain, les filles poussent un cri : une erreur stupide, leur championne venait de lâcher son bâton sous une frappe tournoyante de Abban. Celui-ci, profitant alors de ce bref instant où elle reprenait son équilibre, glissa son gûn entre ses chevilles, le remonta vivement, vint frapper son entrejambes avec une précision diablolique et conserva sa position, infligeant à Kahomi une posture embarrassante… Ce n'était plus le plaisir d'un joli coup qu'il éprouvait soudain, non, mais celui, plus trouble et inattendu, de voir sa hampe s'insinuer entre les lèvres de cette fente distendue, trempée de sueur. Lentement, relevant son gûn, il soulevait inexorablement la jeune Novice dont les pieds ne touchaient déjà plus le sol. Kahomi n'avait plus d'autre ressource : elle serrait les cuisses et agrippait le bâton qu'elle sentait glisser contre sa vulve.

- Alors, petite Fille… Tu abandonnes ?
- Sûrement pas, Garçon. J'ai vu bien d'autres bâtons que le tien ! Et même des plus longs… Je n'en ai pas fini avec toi !

Kahomi bénissait maintenant Zabibé pour la quantité d'huile dont elle l'avait enduite… Elle glissait sur le gûn et tirant sur ses bras, elle avançait ! Et plus elle se rapprochait des mains d'Abban, plus la manœuvre l'excitait. Et lui, hypnotisée par cette chatte lisse et luisante qui coulissait sur son bâton, se disait qu'on lui avait enseigné bien des choses à l'entraînement, mais pas à se défendre d'une vulve huilée ! A peine eût-il le temps de se rendre compte qu'il bandait désormais comme un jeune taureau, que Kahomi fut sur lui. Prenant appui sur les épaules du Garde, elle fit un petit bond, ouvrit les cuisses et les referma sur ses poignets. Déséquilibré, le pauvre garçon lâcha son arme et bascula, cavalcadé par une Kahomi déchaînée. En trois mouvements parfaitement coordonnés, elle lui immobilisait les bras sous les reins, l'enserrait de ses cuisses et de ses jambes pour s'asseoir sur son bas-ventre. Le sexe d'Abban était dur comme son bâton de combat mais beaucoup plus agréable à chevaucher. Elle le sentait palpiter sous sa vulve, prêt à éjaculer…

- Et maintenant ? lui dit-elle tout bas. Je te laisse le choix : tu abandonnes et je te reçois dans mon petit Terrier de nacre pour te soulager sans que personne ne s'en aperçoive, ou alors je me relève et je te garantis que tu vas jaillir comme un étalon sous le regard de toutes les Filles et de tes petits camarades… Je crois qu'ils vont bien rire !

Tous deux donnaient le change : ils simulaient une fin de combat. Il tentait de se dégager, elle le tenait fermement. Et plus il s'agitait, plus il sentait son plaisir le gagner…

- Il  faut que je te parle, lui dit-il incongrûment…
- Ah bon ? répondit-elle. Si c'est pour une gâterie, c'est non !
- Sérieusement, Kahomi… Un Etranger est arrivé cette nuit à Lagash. D'après mes renseignements, il te cherche et n'est pas animé des meilleures intentions… Il faut que je te parle.
- Nous verrons. Je te ferai savoir… Alors ? Ta décision ? Je te soulage discrètement ou tu exposes ton membre bandé pour le plaisirs de mes Sœurs ?
- Selon ton plaisir, Novice… Tu as gagné Kahomi. Mais fais vite maintenant… 

Abban vaincu...

Comme pour renforcer sa prise et assurer sa victoire aux yeux des spectateurs, Kahomi se cambrait, se soulevait imperceptiblement. La verge d'Abban s'immisçait dans sa fente, son gland était à l'orée de ses lèvres. Elle adorait cette sensation, ce moment précis… "Par la Très Sainte Mère ! Comme c'est bon…" se dit-elle. Et d'un coup, elle s'empala sur la queue vigoureuse du jeune mâle, si profondément et si violemment qu'elle aurait  bien pu jouir elle-même, si elle ne s'était pas maîtrisée comme on le lui avait appris ! Abban eut un sursaut : il éjaculait. Elle sentit les spasmes de son dard, et son foutre tiède se répandre abondamment en elle. Il l'inondait.

Kahomi se dégagea presque à regret du jeune mâle sous les yeux inquisiteurs de la Maîtresse des armes. Ses condisciples vinrent la congratuler.

- Eh bien ma Belle, susurra Zabibé, aurais-tu subrepticement profité de ce jeune homme et sacrifié à Inanna ou restes-tu sur ta faim ?
- Je t'en prie, ma Douce, plus un mot. Si tu viens me rejoindre au bain, je te dirai tout tandis que tu éteindras l'incendie de mes sens : j'ai la chatte en feu et je veux jouir sous tes tendres caresses…

Le soleil montait au Zénith. Les Filles s'égayaient vers leurs logis. Non loin, convoqué pour constater la victoire de la Novice, U-Rig le Démiurge les observait. Une trompe sonna au loin…

________

Note (1) : 1,80 mètre environ.
Selon nos sources, Kahomi ne mesure pas plus de 1,70 m soit 3 coudées et une paume...

 A suivre...

Le récit depuis le début : ICI
>>>>> Voir aussi : les images de Kahomi

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vendredi 13 décembre 2013

Les plaisirs de Kahomi : 2 - Échauffement matinal

En cours de rédaction mais déjà consultable :

Au Pays d'entre les Fleuves
Guide du pays de Kahomi  
________________________

 

Au marché de Lagash, une foule joyeuse se presse aux riches étals, et celui des parfums n'est pas le moins fréquenté ! On n'a jamais vu encore ce marchand nomade dont on ne devine sous le chèche bleu qu'un visage à la peau sombre. Ses vêtements amples qui le couvrent de la tête aux pieds, contrastent mystérieusement avec la floraison des étoffes légères, des tuniques ouvertes, des ceintures colorées, des voiles transparents. On le regarde, on s'étonne…
- C'est que chez nous, lui dit une femme, le corps ne se cache pas !
- Mais ces filles qui vont ainsi, seins arrogants et sexe offert… Dans mon pays ce serait une offense à la pudeur !
- Ne t'y trompe pas Etranger : si tu crois que nos femmes s'offrent au premier venu, tu vas au-devant de graves ennuis ! En revanche, nos saintes Prêtresses sauront te consoler si tu souffres trop de solitude !
- C'est donc cela votre religion : le plaisir ?!
- Pas seulement, mais… Que soit bénie notre Brillante ! Bénis soient la Pure Inanna et son Temple sacré!
On rit autour du nomade, mais l'on se tourne respectueusement vers la Ziggurat démesurée qui domine la ville…

Au soleil matinal, l'imposante bâtisse renvoie sa lumière dorée sur la Cité qui s'étend alentour. On raconte que, marchant toute une journée puis une nuit et une autre journée encore, le voyageur qui s'aventurerait au-delà du grand fleuve verrait toujours au loin la pyramide de briques rouges. Sept degrés qui s'empilent sur une hauteur considérable, chacun ceint d'une terrasse à la végétation luxuriante. Chaque degré soutient trois étages de casernements, d'intendance, de logements, de temples annexes. Au sommet de l'édifice, sur la dernière terrasse se dresse le Grand Temple de la Déesse…

Sur l'aire de jeu de la terrasse la plus élevée, Kahomi et ses sœurs préparent leur entraînement quotidien. Gardiennes des Prêtresses, les Novices sont aussi des combattantes et maîtrisent le tir à l'arc, le maniement de la lance et du poignard, la lutte… Elles s'apprêtent donc, vérifient les armes d'instruction, et se couvrent mutuellement d'huile parfumée.
Accroupie devant Kahomi, la grande Zabibé lui étale consciencieusement de l'huile d'Argan sur les fesses et sur le ventre. A l'exercice, les Filles combattent nues, c'est la règle. Les protections de cuir ou de métal, épaulières, plastrons ou brassières, gantelets, sont réservées aux parades et aux cérémonies, et bien sûr au combat réel. Mais à l'entraînement, tout est retiré : parures et rubans, y compris la ceinture de lin que chaque Novice porte autour des hanches et qui indique par sa couleur son avancement vers la Maîtrise. Furtivement, Zabibé passe une main entre les cuisses de Kahomi et lui masse délicatement la vulve, prenant bien soin d'en écarter les lèvres pour étaler l'onguent dans les moindres replis. Et deux doigts déjà s'aventurent…

Kahomi et Zabibé...

- Mais que fais-tu donc ma douce Zabibé ?
- Eh bien, je te prépare pour la lutte ! Ton corps tout entier doit glisser entre les mains de l'adversaire…
- Tu es si bonne et si sage, ma douce ! Mmm… Tu me connais cependant : je serais bien surprise si mon adversaire parvenait à poser ses mains… à… ahhh… à cet endroit précis…
- Oui, mais tu sais qu'il est important de s'échauffer un peu avant le combat ! Serais-tu fâchée ma belle ? Vois comme ta fleur s'épanouit ! Tu n'as pas toujours dit non à mes caresses…
- Je ne te dis jamais non, Zabibé, tu le sais bien. Mais le moment est mal choisi. Et pour mon échauffement, n'aie crainte ! Je suis même brûlante en ce moment…

Elles éclatent de rire et Zabibé abandonne à regret les chairs tendres de son amie. A vrai dire, les jeunes femmes sont particulièrement agitées ce matin : afin de les éprouver et de leur enseigner quelques nouvelles techniques, trois hommes choisis parmi les meilleurs soldats de la Cité vont les rejoindre. Et ce n'est pas une mince affaire pour elles que d'approcher quelques mâles en ce moment : tout au long de leur noviciat, les Filles connaissent une chasteté relative que ne compensent pas le charmant commerce qu'elles entretiennent entre elles, pas plus que le plaisir solitaire ou les rencontres nocturnes et secrètes sous l'abri enivrant des cistes et des arbousiers…

- Les Filles… Voici nos invités !!!

Ib-Izi, la Maîtresse des armes vient d'apparaître, flanquée de trois gaillards qui sans un mot quittent leurs sandales, retirent leurs ceinturons et se défont de leur pagne dévoilant une musculature de forgeron et une virilité sans réplique…
- Par les dieux du ciel ! murmure Zabibé, que la Grande Prêtresse me pardonne, mais voilà des mâles qui ne décevraient pas notre Divine Inanna si elle les invitait sur sa couche !
- Il est vrai qu'ils ont chacun de quoi nous satisfaire toutes à la fois, répond Kahomi rêveuse…
- Peut-être… Mais moi, réplique Zabibé, je les veux tous les trois pour moi toute seule… Et vite !

La séance s'organise par spécialité autour de chacun des soldats. Tir à l'arc, maniement de la dague ou de l'épée, affrontement au bâton, lutte… Les corps transpirent et s'échauffent, exhalant des odeurs musquées sous le soleil qui monte. Les Filles s'excitent sous le regard amusé de Maîtresse Ib-Izi à qui n'échappent pas, ici cette main qui traîne plus que de raison sur un torse luisant, et là une autre qui s'attarde sur un fessier mâle, ou celle de Nésa qui vient innocemment d'attraper les lourds génitoires de son adversaire et semble ne plus vouloir les lâcher… Sur l'aire de lutte, Néférou et Puabi tentent vainement de venir à bout du plus athlétique des trois gardes. Equivoque mêlée, enchevêtrement de jambes et de bras, cuisses qui s'écartent sans pudeur, sexes humides qui luisent et s'épanouissent…
Sans issue décisive, on met fin au combat pour une dernière démonstration.

- Toi, dit Ib-Izi désignant l'un des hommes. Montre-nous comment affronter notre championne Kahomi...

A suivre...

Le récit depuis le début : ICI

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mercredi 4 décembre 2013

Les plaisirs de Kahomi : 1 - Le jour après la nuit

C'est une vieille histoire venue du fond des temps...
C'est l'histoire de Kahomi la Novice...

 

Le jour se lève sur la Cité…

Sous la pâle clarté d'un ciel encore piqué d'étoiles, le foirail s'anime et bruisse d'échos assourdis. Les premiers marchands arrivent, poussant leurs bêtes, tirant leurs charrettes et s'invectivent. Des pêcheurs traînent des paniers d'osier emplis de poissons. Des nomades venus d'étranges contrées étalent sur des nattes des bibelots, des colifichets, des onguents, des parfums inconnus qu'ils sortent de grands sacs fatigués. Quelques chalands matinaux s'arrêtent, surpris par les odeurs entêtantes.

Soudain, le soleil émerge de son horizon lointain, là-bas, au-delà du désert au pays de Dilmun ; d'un coup, ses premiers rayons qui viennent frapper les murs immenses du Grand Temple, inondent la foule de leur lumière dorée. "Shamash ! Shamash… Utu-Baba !" La foule s'est figée, craintive, respectueuse. On invoque la divinité… "Utu… Shamash… Donne-nous ta justice… que ta Sœur la Brillante nous donne l'amour !" Puis un étrange silence plane quelques instants, jusqu'à ce que des Trompes résonnent au loin, sur les terrasses du Temple… Alors la vie reprend sur le Foirail, bruyante et colorée

Kahomi s'est levée bien avant que ne sonnent les Trompes du matin.
Elle n'a pourtant pas beaucoup dormi, agitée par la fin prochaine de son noviciat : quelques jours encore, songeait-elle en essayant de trouver le sommeil, et elle pourrait enfin troquer sa ceinture de lin contre le Baya d'obsidienne et de nacre… Quelques épreuves, dont celle du Guerrier : la probation de Sul, tant attendue, tant redoutée.

 

Kahomi2

Cette perspective ranimait au creux de son ventre le désir endormi ; depuis combien de temps n'avait-elle plus senti un homme fourbir son membre roide contre son ventre ? Mais là, ce serait autre chose : il lui faudrait endiguer l'ardeur du mâle, contenir son désir, rendre l'homme à sa merci… Des images de vits dressés, de testicules gonflés, de semence répandue l'envahissaient tandis qu'elle sentait entre ses cuisses suinter le miel de son désir. Elle se tournait et se retournait sur sa couche ; pour s'apaiser, elle s'est caressée les seins dont elle pinçait sous ses doigts les pointes gonflées comme des jujubes mûrs.
Dans son demi-sommeil, ses mains ont bientôt trouvé le chemin de son sexe. Glissant sur les contours de ses lèvres humides, jouant avec son bouton bandé, Kahomi s'est délicieusement pénétrée de tous ses doigts et de toutes les manières, honorant ainsi Inanna dans la nuit moite de sa cellule...


Secouée par un dernier orgasme, juste avant que le sommeil ne la prenne enfin, Kahomi eut une pensée fugace : le chemin serait long mais un jour, elle serait Kahomi-Sil, Prêtresse des plaisirs !

 

Kahomi s'est réveillée aux premières lueurs du jour.
Le grand rideau de coton qui occulte la porte faseye sous la brise de l'aube. Avide de fraîcheur, la jeune femme descend de sa couche, écarte le voile et sort sur la terrasse-jardin qui domine la Cité. Quelques-unes de ses compagnes sont déjà là, accoudées au balustre ou se tenant par la taille et contemplent en contre-bas la vie minuscule de Lagash. Le soleil qu'elles attendaient apparaît soudain, baignant leurs corps nus de sa lumière divine.

Les trompes du matin retentissent : c'est une nouvelle journée qui commence…

 

A suivre...

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vendredi 20 janvier 2012

Gymnase

Moi qui croyais te faire peur avec mon arrivée intempestive !

VestiaireLe gymnase est obscur, les vestiaires sont déserts, et ça fait un moment que je te regarde sous ta douche. Je te zyeute dans l'ombre, tu prends ton temps, tu te prélasses et tu paresses, tu te caresses ici ou là, négligemment, l'air de rien, parce que ça mange pas de pain, évidemment… Tu te crois seule. Et sous le prétexte de te laver de toute ta transpiration, tu te fais mousser ! Tu ne négliges aucun détail, aucun repli. De tes mains tu navigues sous tes bras, sur tes seins, au bas de ton ventre où tu te fais une toison d'écume pour habiller tes lèvres qui gonflent doucement comme la pâte à la chaleur de ton désir… J'ai envie de les bouffer. Continue, tu me rends dingue ! Ne te prive pas ! Je te regarde et tu ne le sais pas mais tu fais exactement comme si tu le savais, comme si tu voulais me provoquer, comme si tu m'attendais ! Comme si tu attendais que s'érige soudain dans la pénombre une énorme queue pour la pétrir de tes doigts, la façonner à ta mesure, la mitonner pour la déguster lentement, l'avaler… Juste une queue bien dure qui viendrait se lover entre tes fesses tandis que t'enserrant de mes bras je te masserais les seins, te pincerais les tétons, les ferais glisser sous mes doigts…

Tu écartes les jambes, tu plies les genoux, tu lèves un peu la tête en tendant le cou, les yeux fermés. De tes deux mains tu t'écartèles comme un fruit que tu livres au jet tiède de la douche et tu t'épanouies comme une fleur exotique. Tu te croyais seule, mais tu n'es pas surprise lorsque ma langue vient se joindre à tes doigts… lorsque t'agrippant j'ouvre tes fesses, lorsque me redressant je viens te manger les seins et la bouche et que, sur ton ventre, se dresse mon pieu conquérant…

Tu t'en saisis, tu l'étires et le masses. Glissant de mousse il t'échappe et tu le reprends, tu en fais ta chose, ton butin, ton sceptre, ton bâton de plaisir. Tu le conduis vers ta grotte marine, l'enfiles pour ne plus le perdre, t'y empales… Et tu ondules, tu ondules, tu ondules...

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mercredi 1 septembre 2010

Le scoop de la rentrée !

L'Eronaute est un robot !

Cliché 1Pour l'avoir surpris dans le plus simple appareil et curieusement casqué, une Blogueuse qui tient à conserver l'anonymat pour sa sécurité affirme que l'Eronaute est un robot... "Le temps d'ouvrir la porte, j'ai aperçu dans une lumière qui m'a fait peur, une silhouette qui changeait de couleur en permanence... Un peu comme un néon mal réglé. Il y avait aussi un bruit étrange, des grésillements et une odeur de métal fondu..."

Notre correspondante anonyme qui est encore sous le choc, a beaucoup de mal à s'exprimer : ses propos sont confus. Elle dit n'avoir eu le temps de rien voir et nous produit pourtant des photos ! "Je ne sais pas ce que j'ai ressenti... C'était comme une force qui m'attirait. J'avais mon téléphone à la main et j'ai fait deux ou trois photos sans m'en rendre compte vraiment. Ses yeux rougeoyaient puis j'ai eu l'impression qu'il disparaissait dans la lumière en redevenant ce que je connais de lui. Mais je me suis enfuie..."

Elle y est pourtant retournée, raconte-t-elle. Elle aurait encore pris une photo ou deux... La suite de son récit se perd dans une succession de contradictions : elle affirme par exemple avoir succombé aux charmes électromécaniques de la "créature" mais reste étrangement pudique à ce sujet : "C'était lui... enfin je ne sais pas... j'ai vu des étoiles... c'était peut-être un extra-terrestre... "

Nous enquêtons...
Nous avons confié les photos à notre laboratoire dans l'espoir de les publier ici...
Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant...

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vendredi 20 mars 2009

Troisième lettre à une inconnue

Mon insaisissable impatiente,

Rendez-vous à l'heure dite en ce lieu convenu et connu de vous seule...
Vous n'aurez pas à patienter trop longtemps.
Il se peut d'ailleurs que je m'y rende avant vous et que je vous y attende moi-même longtemps... J'en profiterai pour rédiger mentalement la correspondance que nous n'avons jamais échangée, sinon dans nos rêves. Des dizaines de lettres où vous me parlerez de moi, où je vous parlerai de vous.

Et lorsque je vous aurai attendue, lorsque vous ne serez pas venue et que je vous aurai tant aimée de vous avoir tant attendue en inventant et réinventant notre histoire, j'irai prendre un verre au bistrot du coin pour vous attendre encore et je vous commanderai un thé...

Au cas où...

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lundi 3 novembre 2008

Vol de nuit

Sa main a glissé et s'est posée délicatement sur ma cuisse gauche...
J'allais m'endormir. Je crois... Je ne me souviens pas exactement. Ce n'est jamais facile de se souvenir exactement... Je veux dire, l'enchaînement des choses. On retient des parcelles, des débris, puis on les assemble pour en faire une histoire, et on croit se souvenir...

Deux heures plus tôt, elle s'était présentée au contrôle d'embarquement juste devant moi. Je l'ai remarquée à cause de l'attitude de l'agent qui, après le portique, lui passait le détecteur manuel sur tout le corps. Il me semble bien que je me suis interrogé sur la façon dont elle aurait pu dissimuler quoique ce soit sous ses vêtements. Bras écartés, elle s'était laissé faire, l'air absent, jusqu'à ce que le préposé remontant son appareil trop vivement lui retrousse la jupe sur ses fesses. De jolies fesses moulées dans un slip de satin blanc... Elle s'était retournée, un peu embarrassée. Elle avait vu que je la regardais, elle m'avait souri d'un sourire penaud, presque enfantin, puis elle avait rassemblé ses bagages et disparu dans la foule des passagers...
Après, je ne me souviens pas bien. J'ai fait comme tout le monde je suppose : j'ai attendu l'embarquement et j'ai tué le temps en buvant un café, en cherchant un hypothétique cadeau de dernière minute dans un duty free. Je l'ai peut-être aperçue de loin tandis qu'elle achetait un livre. C'est ça... un gros livre à la couverture colorée, juste avant que l'on nous appelle pour l'embarquement. Après… Après, je ne sais pas. Il y a eu le sourire de l'hôtesse, l'inévitable piétinement dans l'allée, l'odeur écœurante du kérosène…

J'étais déjà installé lorsqu'elle est arrivée. Fauteuil près du hublot, à ma gauche... Gymnastique habituelle, contorsions diverses pour ranger les sacs dans le coffre, on se marche sur les pieds, elle lève les bras, je vois son nombril, je lui donne un coup de main, je la laisse passer, on se frotte un peu, ses seins tutoient brièvement mon torse, visages à cinq centimètres, nos yeux se croisent puis on regarde ailleurs... On s'assied. "Bonjour... Bonjour ! Oh, je vous ai vu au contrôle... Oui, moi aussi..." Elle rougit. Je crois. Peut-être pas ! Dans une histoire, ce serait bien qu'elle rougisse à ce moment là. Mais non, en fait.

Après le repas, la cabine a été plongée dans la pénombre. Il restait encore cinq heures de vol. Elle s'est enroulée dans sa couverture pour dormir. Un peu après, elle m'a demandé si elle pouvait mettre la mienne en plus... "Enfin, sur nous deux, comme ça... C'est mieux, non ?" En réalité je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais nous nous sommes retrouvés sous les deux couvertures, comme un vieux couple habitué aux vols transcontinentaux. Elle a même relevé l'accoudoir central parce que ça lui faisait mal, là... Puis elle a dormi ! Du moins elle n'a plus bougé, et moi je n'osais pas trop bouger non plus parce qu'elle a laissé tomber sa tête sur mon épaule gauche et que je ne voulais pas la déranger. Elle était recroquevillée, les jambes ramenées sur le siège, en chien de fusil, la main droite sous son menton, la joue contre mon épaule et le bras gauche sur son genou qui s'appuyait sur ma cuisse... Difficile à expliquer... Mais en gros c'était comme ça. Une sorte d'intrication complexe de membres dans la tiédeur inattendue de couvertures sous lesquelles je trouvais que ça sentait bon...

Et donc, sa main a glissé sous les couvertures. Elle a glissé, ou alors ça s'est passé autrement, je ne sais pas trop parce que, justement, je commençais à m'endormir. Sa main s'est posée délicatement sur ma cuisse gauche. Voilà. Ça j'en suis sûr ! Même que dans mon demi-sommeil je me suis cru chez moi avec la main de Légitima qui s'agitait doucement sur ma cuisse. Parce que sa main a opéré une tranquille reptation vers le haut jusqu'à se retrouver là où je ne pouvais pas imaginer une heure plus tôt qu'elle se retrouverait ! Et je me souviens alors avoir été très perturbé parce que ma ceinture était défaite et mon pantalon vaguement ouvert ! Il se trouve que lorsque je voyage en avion, je retire toujours mes chaussures et j'ouvre mon pantalon... En général, personne ne le sait. Mais là...

J'ai d'abord retenu ma respiration...
VoldenuitJe me disais que si elle se réveillait, elle prendrait peut-être ça très mal. Mais en définitive, je ne suis plus très sûr aujourd'hui qu'elle dormait et je ne sais plus au juste ce que je pensais. Je me demande d'ailleurs si je pensais quelque chose. Sa main s'immisçait franchement, se jouait des obstacles, pour se saisir enfin de ce qu'elle ne pouvait plus manquer de trouver à ce stade. J'ai repris ma respiration au rythme tranquille de ses mouvements et pour ne pas être en reste, j'ai laissé ma main gauche partir en exploration entre ses cuisses. Je trouvais ça, dans la promiscuité de la cabine et la rumeur sourde des réacteurs, extrêmement osé mais terriblement excitant. Est-ce que j'ai été plus surpris par l'humidité de la petite culotte rencontrée en chemin ou par le fait qu'elle prenne discrètement une position plus confortable ? Je ne sais plus... Cela fait partie des détails que j'ai oubliés. J'ai juste le souvenir d'une peau tiède, d'une toison fine et légère, de l'infime ondulation des couvertures sous lesquelles elle avait disparu entièrement...  Je me souviens aussi du moment où j'ai senti sa bouche gober mon sexe et l'ineffable contraction de sa chatte autour de mes doigts…

Comment nous sommes-nous réveillés ? Je me souviens de la collation du matin, juste avant d'arriver à Paris, du café brûlant et d'un croissant dont les miettes s'éparpillaient sur les couvertures chiffonnées à nos pieds, de sa main crispée sur la mienne à l'atterrissage, de l'empressement des passagers à quitter l'appareil… De sa jupe qui dansait alors qu'elle allait récupérer ses bagages… Et puis je ne l'ai plus vue ! Je ne sais pas pourquoi mais c'est un fait : je ne l'ai plus vue. Je ne sais pas comment je l'ai perdue. Je ne sais pas si elle m'a cherché, si elle m'a attendu quelque part…

Un jour je me suis dit que tout ça n'était jamais arrivé ! Je ne connais même pas son prénom. Je n'ai qu'un vague souvenir de son visage, des visions fugaces, l'illusion d'un parfum très doux qui pourrait bien être "Vol de nuit"… Des débris d'histoire. Mais non, je ne sais plus… De même, je me suis toujours demandé depuis, d'où je tenais ce slip de satin blanc retrouvé dans ma poche lorsque plus tard, à Roissy, je cherchais de la monnaie pour payer la navette…

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mardi 15 juillet 2008

Jeu de piste urbain

Une ville, l'été...
Un soir, dans la basse-ville...
Au pied de la falaise, sous le château...

Une petite rue qui descend vers le fleuve dont le bruissement grave se confond avec la rumeur citadine... Au bas de la rue à droite, une ruelle. Moins qu'une ruelle : une traboule, un passage qui attire peu l'attention des touristes parce qu'on le croit privé. Une étroite coursive sombre... C'est là...

Une ville, l'été, un soir de promenade. Une douceur à chavirer les sens. Je la tiens par la main, je m'enivre d'elle, de sa voix, de son parfum, de ses rires... A chacun de ses pas sa gorge frémit et sa hanche épouse la mienne. Ses épaules sont nues, la brise colle sur ses jambes sa robe légère. Au bas de la rue à droite, je l'entraîne dans l'obscure venelle, coupant court au sage trajet touristique qu'elle me propose. Dans l'ombre, je la pousse contre le mur rugueux, je lui vole un baiser...

Désir violent, irrépressible... Mes mains sous sa robe saccagent ses dessous, mes doigts s'affolent en caresses soyeuses, glissent et s'égarent... Elle gémit, se retourne, plaque ses mains sur le mur, frotte ses seins sur la pierre, se cambre, magnifique, robe troussée sur ses fesses nues... Se donne...

***

Dans l'étroite venelle elle retournera bientôt. Elle cherchera sur la pierre des traces invisibles, gravera sur le mur une lettre magique et s'en retournera, nue sous sa robe légère que la brise impudique...

Posté par Eronaute à 01:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]