Journal d'un Eronaute

Correspondances érotiques. Confessions intimes et récits alertes... L'érotisme comme principe vital

mardi 6 octobre 2009

Et vous n'avez pas honte ?

Vous avez raison ma Chère !

C'est parfaitement honteux... Et me le dire, en plus ! Pour ajouter à votre confusion, je vous précise tout de même que je m'en doute... Vous ne le savez pas que je m'en doute ? Et pourtant, si...

Tandis que nous parlons comme ça, comme si de rien n'était, je vous vois bien, vous et votre main, faire des manigances et détourner la conversation au profit de votre chatte qui réclame parce qu'elle n'a jamais assez de tout ce qu'on lui donne ! Je vous vois bien, dans l'intimité de votre salon... Vous vous croyez à l'abri des regards alors vous prenez vos aises, un peu renversée sur votre siège, vous écartez vos jambes, vous remontez votre jupe l'air de rien, ou vous ouvrez votre pantalon, vous éprouvez du bout des doigts la rotondité pulpeuse de vos lèvres et la tendre dépression de votre fente sous votre culotte et vous aimez sentir comme tout cela peut-être à la fois gourmand et désirable... Et pour peu que dure notre conversation, je le sais bien, vos dessous vont glisser aussi, et vous allez vous retrouver dans une posture parfaitement obscène, jouissant à la fois de ma voix, de vos doigts et de l'incongruité de la situation.

Non mais... Vous vous êtes vue ? Cuisses ouvertes, sexe assoiffé... Défaite, dépenaillée, le rose aux joues ? Et si nous raccrochons trop tôt ? Je ne vous donne pas 2 minutes : je sais bien que l'instant qui suit vous vous défaites de toute pudeur et c'est à moitié nue que vous allez poursuivre et vous abandonner à votre plaisir...

Honteux disions-nous ? Oui. Et même impudique, indécent, obscène... et tellement savoureux n'est-ce pas ! Et si vous saviez comme c'est bon de le savoir sans rien vous dire, de vous laisser faire comme si je ne me doutais de rien, de poursuivre une conversation très convenable tout en guettant les moindres variations de votre souffle...

Ah mais, c'est que vous finiriez par me...

Bon... Je vous appelle quand ?

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mercredi 16 septembre 2009

Saison de fruits

C'est beau une ville la nuit...
Surtout l'été, quand la nuit est chaude, et que nous avons rendez-vous, la soirée et la nuit devant nous... Rien qu'une soirée, une nuit... Mais toute une soirée, toute une nuit !

C'est la saison des fruits... Je suis gourmande de nature, vous aussi, non ? Alors on se retrouvera "à la capitale" : de nos terres lointaines, il fallait bien que l'on se rejoigne, que l'on converge - en un mot comme en deux... Oui, bon, hum !

Aussi extraordinaire que cette rencontre ait pu me paraître au départ, elle se fait évidence ; extraordinaire mais évidente. Cela paraît étrange, mais c'est. Oui, oui, faites un effort, c'est facile à comprendre ! Je suis sûre que vous suivez. Comme l'extraordinaire d'arriver pile à l'heure au rendez-vous, par exemple, malgré kilomètres et bouchons, et tellement de variables en route ! Et aussi de se reconnaître tout de suite, en même temps, dès qu'on s'aperçoit, avec pourtant les seuls indices d'une pâle photo et d'une description...

Vous me rejoignez et l'on se voit. Pas le temps de se toucher, on est en plein carrefour, il faut bouger ! Mais la soirée commence, tout va bien. Par où commencer, d'ailleurs ?

Par où commence-t-on lorsqu'on fait connaissance ? Eh bien, je ne sais pas... Un tas de trucs qui prennent du temps, qui tournent autour, avant de se toucher, de s'apprivoiser, de se trouver. Mais là non. Un peu, oui, on est polis, policés, bien élevés, et c'est délicieux aussi tout ça... Mais on est apprivoisés, aussi : on s'est apprivoisés ! Alors... besoin de se rafraîchir et l'on va jusqu'à l'hôtel, on monte. Et là... Non non, attendez : on est civilisés, oui on va descendre dîner, passer la soirée en ville... Mais on a failli... ne pas ! En tout cas, il faut qu'on se touche, qu'on se rassure, qu'on s'assure...  C'est bien vous... Votre corps, votre peau, votre parfum à présent, je ne rêve pas... (Tiens, vous ne m'avez pas pincée !) Bon, ce premier contact me met sur orbite, ascension directe vers le désir, confirmation d'attirance cinq sur cinq... Descendons manger, si vous voulez, pour moi tout ce que vous voulez tout va bien. Je redescends oui, mais une part de moi, non : ce désir, qui ne fait que commencer...

Nous sommes très civilisés et tout m'intéresse, il y a longtemps que je n'étais pas venue là : je veux tout voir, alors on y va ! Visitons ce Paris qui nous berce, en se tenant par la main, par la taille, en s'arrêtant ici ou là... Tout est prétexte à musarder, allons boire ici un verre, manger là ou bien là, oui c'est bien, parler, je ne me lasse pas de vous écouter, je ne suis pas la dernière à parler non plus, les minutes coulent comme des fruits mûrs, délice et gourmandise... Car bien sûr nous nous frôlons beaucoup, nous nous touchons et nous palpons encore plus, et nous rions pas mal aussi ! Nous marchons d'un même pas, même taille, hanche contre hanche, votre main se faufile derrière, descend de ma taille à mes fesses, je la sens bien, coquine, maline, experte, pour savoir si j'ai quelque chose sous ma robe... Et moi, je sens que vous avez une ceinture, et je pense "Tiens, merveilleux il faudra l'enlever"... Et soudain il faut traverser, je vous entraîne, nous courons, ouf, passés ! Nous avons 15 ans, et (même si c'est en réalité plusieurs fois quinze) c'est joyeux, c'est bon d'être en vie ! D'être envie...

Au restaurant, vous me direz que vous savez que j'ai une petite culotte, et que vous allez me demander de l'enlever... Ohlala ! Rougissement général chez moi, il me semble, de la racine des cheveux à cette culotte, justement. D'abord, elle n'est pas "petite", vous vous trompez : vous savez tout ce que je dois mettre dedans ? Plaisanter sur mes bonnes fesses ne me fait guère gagner de temps et ne vous détourne pas de votre idée : "Oui, mais vous allez l'enlever !" Vous savez que j'aime que vous soyez déterminé comme ça... Même si là, sur le coup, il me faut reprendre mon souffle... Bon, une grande inspiration et j'y vais ! Ça ne me déplaît pas d'ailleurs : quelle liberté sous ma robe, avec cette chaleur ! Comment ça, je vous touche en la posant sur votre pantalon ? Oui, bon... Vous remarquez tout décidément !

SaisonNuitIl fait une chaleur à  Paris, c'est incroyable. Je vous ai fait faire tout un détour pour récupérer ma veste, et je ne sais plus quoi en faire ! Paris, comme nous, a pris un repas épicé ou je ne sais quoi, un vent tropical. La soirée ne fraîchit pas : si l'on s'écoutait, on passerait la nuit entièrement nus ! Vous savez quoi ? Il faut s'écouter, de temps en temps...

Pour s'écouter, on s'est écoutés ! On a pris le temps. Pour se regarder. Et se voir. Et se toucher. Au dehors, au dedans, toutes les caresses et autres de ces choses qu'on voulait, dont on avait envie, qui nous venaient...
Un désir inextinguible, une soif l'un de l'autre comme une spirale, un truc hélicoïdal, quelque chose comme ça...

Et le plaisir, par vagues, qui me soulève, et revient, encore et encore...
Et le vôtre, enfin, dans ma bouche...
Tard dans la nuit, au matin, nous avons dormi, un peu.
Et le matin, encore et toujours, le goût d'y revenir...

Vous savez quoi, G ?
Il y a un truc que j'ai oublié de vous dire en mangeant une mangue, au restaurant : la mangue, j'ai toujours trouvé que ça avait un goût de sexe de femme...

Pas vous ? 

Elodie 

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vendredi 31 juillet 2009

Résonances

Tout de même, Elodie, je vous dois une réponse !
Et des éclaircissements qui ne manqueront pas de vous surprendre... Parce que vous ne semblez pas vous en douter mais toutes vérifications faites et recoupements établis, je peux vous révéler à présent que je vous connais... Et même, que nous nous sommes connus, au sens biblique mais peu orthodoxe du terme. Que vous ne vous en souveniez pas ne m'étonne guère : dans l'état où vous étiez cette nuit là, je crains que vous n'ayez pas mémorisé grand chose. Et comme vous avez eu depuis, la mauvaise idée de vous éloigner de mes zones géographiques nous privant ainsi de toute possibilité de nous croiser, il est fort probable que vous ne fassiez pas maintenant le rapprochement entre l'Eronaute et cet infâme succube qui vint inopinément ce soir là vous... dans le lit de votre copine.

Mais je soupçonne, car il ne faut douter de rien et surtout pas de l'impossible, qu'un recoin de votre inconscient retient encore le vague souvenir d'une agitation friponne. Ce qui expliquerait – vous savez comme je suis gourmand d'interprétations psychologiques un peu raides – l'état dans lequel vous mettent la lecture de mes billets coquins et la vision de quelques photos dont j'émaille si parcimonieusement ce blog...

Elodie2Vous allez croire que je me moque. Mais pas du tout ! Et comment le pourrais-je d'ailleurs : j'avais ce soir-là l'esprit tellement embrumé par le saké que j'ai du avoir des élans bien désordonnés, ne prêtant attention qu'à mes plus vils instincts. J'ai tout de même en mémoire, je crois, le goût de vos lèvres, la délicatesse chaloupée de vos ondulations et la douceur soyeuse de vos cuisses... Avouez qu'il y a là de quoi alimenter les rêveries d'un homme !

Et donc depuis, nous nous écrivions un peu... Sans savoir ! Jusqu'à ce que, après votre si belle lettre que vous me demandiez de publier ici, je réalise... Devais-je garder tout cela pour moi ? Je ne crois pas ! Je suis sûr que l'évocation de cette rencontre involontaire ajoutera à votre plaisir autant qu'à votre confusion...  Cela vous va si bien ! Et ce mélange subtil a parfois des effets aphrodisiaques d'une force insoupçonnée ! Vous ne rêviez donc pas, Elodie...

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jeudi 11 juin 2009

Rêve d'Inconnue

Chère Inconnue,

Comme beaucoup de rêves, c'était à la fois vague et précis. Vague, parce j'étais - avec Vous donc - dans un contexte de retrouvailles et je ressentais essentiellement un immense bonheur à constater la complicité qui nous unissait de nouveau. Où nous étions-nous connus auparavant ? Mystère ! Mais c'était vous j'en suis sûr, et je vous appelais Ode...

Vague encore parce qu'il n'y avait pas de lieu identifié : une sorte de pénombre douce et bleutée. Le "lieu", c'était surtout la proximité de nos corps qui me permettait de sentir votre peau, sa tiédeur et sa douceur...
Une pénombre douce et bleutée...Nous étions nus l'un et l'autre, abandonnés à une façon de volupté languide, vraisemblablement étendus sur des coussins et dans une position telle que nos mains pouvaient danser librement. C'est ainsi que je sais que nous étions nus... Parce que je ne voyais de vous qu'une silhouette, je ne vous percevais que par le toucher de mes doigts !

Et puis...
Je dis "et puis" comme s'il y avait une succession de scènes alors que tout se mêle en définitive dans une unique sensation ou perception de désir...

Et puis, donc... ma main, mes doigts se sont trouvés entre vos cuisses comme s'ils ne les avaient jamais quittées... Ce n'était peut-être pas pour des caresses précises, je ne sais comment dire... Nous ne faisions pas l'amour : nous nous reconnaissions ! Mes doigts glissaient sur vous, sur votre ventre et sur votre sexe et j'ai dit/pensé : mais tu es donc épilée... Je réalise que nous nous disions "tu"... Du moins que nous étions dans une situation qui faisait que nous pouvions nous dire "tu" alors que nous ne parlions pas, ou peu. Et vous disant cela, il y a eu tout à la fois cette douceur particulière d'une chatte lisse et nue, l'émouvante dépression de votre fente où mon majeur glissait légèrement sur l'humidité et l'évidence de votre désir...

C'est alors que j'ai pris conscience de mon propre désir, soudain, fort et violent, vigoureusement érigé, me laissant penser que rien n'allait plus désormais le contenir. Et c'est ainsi que je me suis réveillé...

Pensées troublées...

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jeudi 14 mai 2009

Dialogue d'un invisible quotidien

Chère Invisible, savez-vous comment je vous vois ?
... Souple liane inflammable dont le masque aristocratique voile de pudeur une soif inextinguible de volupté... Vous serez donc ma Voluptueuse...

  • Je serai qui vous voulez, dés l'instant où votre main s'empare de la mienne pour me guider vers de doux rivages voluptueux... A moins que cela ne soit l'inverse : il ne faut jamais se fier à un masque de pudeur, allez savoir ce qu'il cache !

Je sais pouvoir compter sur vos fantasmes et sur votre imagination pour entretenir l'ardeur que vous m'inspirez... Tenez... Je contemplais sur moi, hier soir, les effets secondaires de notre correspondance. Spectacle banal sans doute mais... comment dire... assez conséquent pour que me vienne l'envie de le prolonger par de douces manoeuvres ! Vous n'auriez pas été insensible à l'arrogance soudainement dressée de mes prétentions... Jouant Narcisse priapique, j'usai alors d'huiles dites essentielles pour faire briller l'objet de votre convoitise et simuler l'accueillante douceur de vos mains, de vos lèvres et de votre fleur exquise. Impérial, mon sceptre n'attendait plus que vous...

  • Impérial Libertin,
    Votre spectre n'aurait pas eu besoin d'artifices huileux. Il aurait trouvé un fourreau parfaitement adapté et préparé. L'objet de votre prétention royale aurait trouvé refuge au chaud. La pudeur me conduit à vous cacher les ravages voluptueux de vos mots afin de ne pas choquer les personnes bien pensantes. Mais, le désir que j'ai de vous m'amène à vous solliciter encore et encore...
    Tendres caresses

Ah mais non ! Ne me cachez rien ! Pas la moindre goutte de votre rosée délicatement posée sur les pétales de votre Lys ne doit m'échapper... Et quoi ? Vous me priveriez de vos charmants frémissements ? Je ne saurais rien de vos tentations ni de vos abandons alors que vous brûlez de vous offrir sans la moindre retenue ? Soyez désormais mon "Obscène Voluptueuse"...
(Et je vous précise qu'il ne s'agit pas de mon spectre mais bien de mon sceptre, douce écervelée...)

  • Votre "Obscène Voluptueuse" dites vous... J'en frémis d'avance. Sauriez-vous agir d'une main de maître pour lever les derniers voiles qui retiennent la pudeur qui sied si bien à mon apparence ? Je n'oserais vous priver de rien, au risque de me priver moi même. L'incandescence qui irradie les pétales de mon lys ne peut s'éteindre que sous vos habiles mouvements.
    (Et la douce écervelée ne sait où elle avait l'esprit en vous lisant et vous répondant ... mais au fond, peut être est ce bien votre "spectre" qui me taquine ... )

Vous me faites tout bonnement bander, très chère... Ce qui sous un jean et dans un bureau n'est pas d'une prudence exemplaire... Et, soit : je serai donc votre spectre bandant si vous le voulez et je viendrai nuitamment tel un Incube lubrique taquiner votre fleur jusqu'à épuisement...

  • Sachez, très Cher que vous, vous me faites tout simplement mouiller ! En revanche, je peux librement m'adonner à la concrétisation de ce désir bassement primitif sans risquer de choquer qui que ce soit, étant seule chez moi, occupée par l'unique recherche  de quelques loisirs... Je vous veux spectre, incube... peu importe, dés l'instant où mon désir trouve ravissement.

Adonnez-vous donc sans retenue : cette idée me ravit à  mon tour ! Et cultivez pour moi dans le secret de votre isolement provisoire, tant que vous en avez l'opportunité, l'indécence, l'impudeur et l'obscénité : jouissez ma chère, autant que cela se peut... et racontez-moi : vos écarts alimenteront les miens...

  • Je cultive la fleur que vous nourrissez chaque jour avec amour... espérant que vous récolterez le pollen dont votre dard est si gourmand...

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lundi 11 mai 2009

Tentations

Chère Libertine,

LettreJe ne serai pas présomptueux au point de vous assurer d'un talent inépuisable !

Mais vos élans ont de telles vertus qu'il ne m'étonnerait pas qu'elles fassent de moi le fier tuteur qu'attend votre fleur délicate ! Qu'elle s'épanouisse donc au gré de vos désirs... Que mon indécence suscite votre impudeur, jusqu'à la luxure ! Voyez comme est grand mon désir de provoquer l'abandon de vos sens. Mais celui de laisser mes mains errer sur vous et de dessiner votre plaisir du bout des doigts pour vous faire écrire est encore plus fort.

___

Cher Eronaute,

Vos mots sont une telle caresse qu'ils échauffent mes sens. Vous allumez et entretenez un feu qui me consume petit à petit. Je me prends à rêver de vos mains qui habilleraient chacune de mes courbes dans des gestes légers.
Vous êtes l'origine d'une tempête qui m'emporte vers des songes voluptueux et qui seraient inavouables aux oreilles prudes. Vous nourrissez des vagues de plaisir qui ne demandent qu'à venir s'abattre dans un corps à corps sensuel.

Bien à vous,
...

___

Ah, chère Imprudente !

Que me demandez-vous de vous habiller, fût-ce de gestes légers ou de suaves caresses alors que je prétends vous défaire encore de toute retenue et vous dévêtir de vos dernières défenses pour mieux embraser vos charmes de mes feux libertins ? C'est au plus profond de vous que je veux pousser mes ardeurs pyromanes, aux recoins les plus troubles et les plus secrets de vos désirs que je veux porter ma flamme séditieuse... Me laisserez vous pénétrer ce que vous scellez encore sous de mutines provocations ?
...

___

Vil tentateur que vous êtes...

Vos feux libertins seraient incompatibles avec le doux habillage de vos caresses ? Je ne pense pas. Telle une allumette, je suis prête à me laisser frotter contre le soufre et faire jaillir la flamme qui nous mènera vers des volutes sensuelles.
Vous parlez de provocation là où je ne vois que douce mutinerie pour vous attirer dans mes filets charnels et vous y garder inlassablement pour découvrir...

A vous de le deviner !
...

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mercredi 29 avril 2009

Lettre inavouable

Très Chère,

InavouableJe ne vous cache pas que vos discrètes avances et l'intérêt délicat que vous avez manifesté à mon égard m'ont révélé de fort agréables perspectives... Je ne peux vous dissimuler non plus que les premiers mots que vous m'avez adressés ont attisé une braise qui n'attendait qu'un souffle pour embraser mes sens !

Aurais-je deviné dans ces brefs échanges la sensualité généreuse qui vous anime ? Que dis-je, généreuse... En quelques phrases, vous me permettez de vous dévoiler, vous m'incitez à vous mettre à nue : amoureuse de désirs brûlants et de plaisirs voluptueux. Depuis, je ne peux me défaire d'une idée de vous que la décence devrait m'interdire de décrire ! Cependant, je n'entends pas tergiverser. J'aime parfois aller droit au but et, bousculant un peu la bienséance, appeler un chat une chatte et ne rien camoufler de mes mâles pulsions.

Vous êtes désir et vous suscitez ma convoitise, je vous sens gourmande et vous ouvrez mon appétit, vous êtes invitation et je m'invite en votre friande intimité pour partager jusqu'à plus soif le nectar de vos envies. J'imagine votre bouche exquise, votre sein frémissant, la courbe tiède de votre ventre, vos lèvres en fleur... Suis-je trop audacieux ? Oui, me direz-vous peut-être mais vous penserez que non, attendant que ma hardiesse mette à mal votre pudeur, ouvre les pétales de la déraison...

Réponse :

Très Cher,

La surprise de vos mots passée, je ne peux que ressentir un frisson me traverser. Je vous invite et vous ouvre les portes. La décence n'est plus de mise entre deux personnes friandes de plaisir.

Vos réponses me transportent au delà du raisonnable. Elles suscitent mes sens et me poussent à chérir l'idée d'un partage charnel. Votre audace ne me dérange point en ce qu'elle est attendue. La fleur ne demande qu'à éclore. Je fais alors appel à vos talents de jardinier. Serez vous capable de la chérir au point de la transporter vers des rivages d'où elle ne voudra pas revenir ?

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mercredi 28 janvier 2009

Séance photos

  • C'était une chambre spacieuse et claire comme on n'en trouve que dans les hôtels de province, avec un grand lit, un miroir rococo et deux fenêtres. Il y avait aussi deux grands fauteuils et une table basse…
    J'ai commencé à prendre des photos, puisque nous étions venus pour ça ! Des photos de la chambre, des fauteuils, de la table avec son bouquet sec, des rideaux aussi, en contre-jour parce que le soleil couchant donnait encore sa lumière dorée… Et je vous racontais des histoires, des bêtises…
    Puis d'un coup, je vous ai vue entrer dans mon viseur ! Vous vous placiez dans le champ, tripotant le rideau, arrangeant le bouquet, jouant avec les moulures du miroir. Et j'ai continué à prendre des photos, de la chambre avec vous qui passiez, des fauteuils profonds que vous essayiez, aux rideaux derrière lesquels vous faisiez semblant de vous cacher !
    Et je me disais "tout de même, elle va bien se décider !"
    Et juste à ce moment là, votre jupe a glissé...
    Et vous vous êtes retrouvée en petite culotte avec votre pull si court...
    Et vous avez longuement examiné les fleurs en vous penchant un peu...
    Et...

...

Et oui !
Je bandais
Madame...

Je vous regardais du coin de l'oeil tandis que je photographiais votre écharpe dans l'espoir d'y cueillir un peu de votre parfum... Je vous regardais venir à moi devant mon objectif et vous n'aviez pas encore esquissé la moindre pose, vous n'aviez même pas tendu vos petits seins vers moi que je bandais déjà, simplement parce que vous étiez là...

Je vous regardais, je vous guettais dans mon viseur et vous le saviez.  Mais pour exalter plus encore votre désir, vous feigniez de croire que je ne m'intéressais pas à vous... Vous tourniez et virevoltiez, vous dansiez autour de moi puis enfin, n'y tenant plus, vous avez fait glisser je ne sais comment votre jupe jusqu'à vos pieds, réalisant d'un coup que vous n'aviez plus grand chose à retirer ! Et je photographiais votre chaînette à votre cou, attendant avec impatience de voir votre petite croix en or se balancer incongrûment entre vos seins nus... Puis votre pull, vous l'avez fait s'envoler d'un seul mouvement au-dessus de votre tête, ébouriffant vos cheveux et vous êtes retrouvée, un peu fragile, presque perdue, en petite culotte au milieu de cette grande chambre.

RubanJe souris encore de votre surprise lorsque vous m'avez vu m'approcher, pointant mon objectif à quelques centimètres pour photographier cet adorable petit noeud de ruban, judicieusement piqué au dessus de votre aine ! Et ne me dites pas que vous n'avez pas vu le mouvement de mon appareil lorsque doucement je l'ai incliné pour voir la courbe délicate de votre motte étroitement moulée sous l'étoffe ! Vous l'avez si bien remarqué, que des deux mains, légèrement, imperceptiblement, vous avez descendu votre slip découvrant bientôt votre pubis puis votre chatte tout entière et votre fente entrebâillée...

Et avec ça, vous auriez voulu que je ne bande pas ?

Croix

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lundi 19 janvier 2009

Autre lettre à une inconnue...

Ah, Madame !

Figurez-vous que ce matin je pensais à vous !
Pas précisément, non, puisque je ne vous connais pas, mais tout de même, une belle et ferme idée de vous qui accompagnait mon réveil, avec quelques échos indistincts d'une improbable conversation passée, l'évocation de votre manque et de son corollaire inévitable, le désir que vous exprimiez, votre envie de vous faire baiser ! Je sais, c'est un peu vert comme langage mais que voulez-vous, au réveil, j'ai quelque chose d'animal qui me reste de mon inconscient nocturne.

Et de toute évidence ce matin, mon inconscient n'avait pas eu le temps de camoufler son obscénité : je bandais comme un sauvage... Je ne sais pas ce qui, de cette bandaison primitive ou de la pensée que j'ai eue de vous, est arrivé en premier ! Toujours est-il que l'une et l'autre ce sont confondues avec entêtement jusqu'à exclure toute autre forme d'explication : je bandais donc je pensais à vous ou alors je pensais à vous, donc je bandais...

... Et pas qu'à moitié, je vous assure ! Même que je me suis demandé avec un peu d'effarement si cette fantaisie allait me quitter... Fantaisie qui, j'en étais sûr, vous aurait agréablement comblée ! Vous qui attendez que quelque chose arrive, moi qui me demande si oui ou non une maîtresse m'attend encore quelque part... Il y avait de quoi rire. Et pour le plaisir je suis allé boire mon petit café à votre santé , érigé comme un menhir et fier comme Artaban !

Réponse d'une Inconnue

Ahh, Monsieur ! Si vous saviez, le plaisir que j'ai ressenti à vous lire...
Un délice qui coule le long des reins et qui m'a fait frémir !
Une femme aussi peut bander à sa façon.
C'est discret  à peine palpable, c'est comme un second battement de coeur au creux des cuisses, un met délicieux , un secret gardé qui emplit de plaisir..
Alors Monsieur, merci !

L'Inconnue

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jeudi 20 novembre 2008

Traitement de choc : le retour !

Très inspirée par le récit Traitement de choc que je vous invite à relire, et s'identifiant au personnage, Val (de Val-Temptation) m'a proposé cette version de l'histoire, son point de vue en quelque sorte ! Quelque chose comme un contre-champ cinématographique sur une fessée...

___

Drôle d'idée que j'avais eue : rédiger un mémoire sur l'inspiration et le travail d'écriture romanesque ! Ce qui impliquait un "stage d'observation" chez un auteur. J'en connaissais un, que je considérais un peu comme mon parrain, scénariste, auteur de nouvelles pour adultes qui plus est ! Et il avait accepté de me recevoir toute une journée…

Pièce de travail vaste et claire. Bureau sous la fenêtre, un Pc portable, des carnets, deux ou trois dictionnaires posés dessus, et derrière lui, une grande bibliothèque où s'entassaient toutes sortes d'ouvrages, de livres… Et puis des gravures aux murs ! Des gravures libertines sur lesquelles, l'air de rien, je posais des regards curieux… On parla un peu… Puis il finit par me dire avec un drôle d'air que ma présence lui donnerait peut-être quelques idées... J'ai pris ça comme un compliment, bien sûr ! Il a avancé une bergère, à droite de son bureau et m'a invitée à m'asseoir. J'avais un bloc-notes sur les genoux pour consigner mes impressions, son attitude, ses paroles, voire ses moments de doute et de solitude ! Et j'étais assise de manière à pouvoir lire aussi sur son écran.

- Là... je vous gène pas ?

Il ne me répondit que par un demi-sourire de ses yeux plissés… Nous étions convenus que mes interventions se limiteraient aux questions essentielles. Mais bien vite, mon côté juvénile cherchant à tout comprendre reprit le dessus et au fur et à mesure que ses phrases prenaient forme...
- Vous vous inspirez de quoi, là ?
- …
- Vous avez vécu ça aussi ?
- …
- Oups ! Vous avez fait ça avec votre femme ?
-…

Je voyais défiler des mots sur l'écran : soumission, tentation, exhibition, punition… Fellation... Je notais. Je tentais de décrire ses émotions, mais c'étaient les miennes qui commençaient à me submerger ! Tandis que ses doigts agiles pianotaient sur le clavier... mon esprit vagabondait, mes mains étaient moites, mon cœur s'accélérait et je me sentais parcourue d'une onde frissonnante. J'avais envie de me rapprocher de lui, de ne plus être une simple voyeuse mais une actrice de ses fantasmes, de ses envies, de ses désirs... j'avais du mal à tenir en place et ces mots me brûlaient les lèvres... Je voulais savoir, comprendre, apprendre... Mais il me semblait soudain un peu agacé par mes questions…

- Vous écrivez souvent des trucs cochons ?
- Humm…
- Et ça vous fait quoi de les écrire ?
- …
- Vous pouvez me les lire ? Je suis assez ouverte pour comprendre et interpréter, vous savez !
En fait, j'étais en train de l'exaspérer ! D'un coup, il fit pivoter son siège et me fit face !
- Viens là !
Surprise par le ton de sa voix, j'ai eu un mouvement de recul sur mon siège…
- Pourquoi ?
- Tu verras bien. Viens là, je te dis...
Je me suis levée et me suis approchée timidement de lui…
- Plus près !

Son bras se détendit alors comme un cobra et avant même que je réalise, sa main avait saisi la ceinture de mon jean.
- Mais...
En une fraction de seconde ses doigts firent sauter les boutons de mon pantalon et d'un geste sec, il le baissa, entraînant aussi mon string !
- Mais... mais...
Je tentais de reculer, mais mes pieds enchevêtrés dans mon pantalon me firent perdre l'équilibre. Je lâchais mon bloc pour me raccrocher... à lui, il en profita pour me coucher en travers de ses jambes !
- Parfait ! dit-il de façon jubilatoire !
J'étais furieuse ! Contre moi, contre lui... La honte de me retrouver ainsi n'avait d'égale que la surprise de son comportement... J'essayais maladroitement de me redresser. En vain ! Et j'imaginais mes fesses offertes à ses regards, à sa merci... De sa main gauche, il me maintenait fermement allongée sur ses genoux.
- Mais... Noooon...!
Une claque sèche s'abattit sur ma fesse droite. Aussitôt je ressentis la chaleur irradier... Puis ce fut la fesse gauche... et la droite... puis de nouveau la gauche... Je criais, je jurais contre lui, le traitant de tous les noms, de salaud, de vicieux de vieux con, mais rien n'y faisait ! Les larmes de circonstance coulaient sur mes joues, alors que sa main, métronomique, s'abattait avec la même conviction et la même force... Je finis par baisser pavillon, le derrière en feu, plus sensible à l'idée de ses doigts qui me marquaient qu'à la brûlure  de ses claques ! Et quand il cessa enfin, je fus presque surprise !

Il m'aida à me relever, ramassa mon bloc-notes, me le tendit…
- Maintenant, tu te mets dans le coin là-bas, et tu me fous la paix ! Compris ?
Il me désignait l'angle de la pièce à sa droite, près de la fenêtre… Je dus presque sautiller en reculant pour m'y rendre. Puis je tentai de réajuster mon chemisier qui s'était largement ouvert sous les effets de mes gesticulations. Il tendit un doigt vers moi :
- Et tu ne bouges plus, s'il te plaît !

J'obéis, abandonnant d'un coup toute idée de recouvrir mes seins sur lesquels je sentais encore le contact de son pantalon de velours, ou de remonter mon string et mon jean. Et alors que je me demandais ce qui venait de m'arriver, prise entre la honte d'avoir été ainsi fessée sans autre forme de procès et la sensation de ce désir étrange qui me prenait au ventre, ravalant mes sanglots, je me surpris à admirer cet homme, ce bourreau qui, tranquillement, avait repris la suite de son scénario...

Val

Posté par Eronaute à 12:00 - CORRESPONDANCES SENSIBLES... - Commentaires [3] - Permalien [#]
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