samedi 18 octobre 2014

Est-ce que Vénus...

2 - Où l'on apprend qu'une minouche n'est pas un berlingot.

 

Ce n'est pas d'une importance capitale, évidemment, mais je me suis mis en tête de faire le point sur les origines et les ressorts de l'épilation pubienne ! D'où mon achat chez ma buraliste. Hélas, j'ai beau lire et relire "Colifichets, parures et libertinage dans l'Antiquité" dans tous les sens, je n'y apprends guère plus que je ne sais déjà ; j'ose même avancer que le texte est un peu… rasoir. Les illustrations, bon ! Je comprends qu'elles aient sur le coup tourneboulé Mademoiselle Rose, m'enfin, rien de bien nouveau.
Je reprends paresseusement mes notes : Babylone, Egyptiens, Moyen-âge… Copier-coller et hop ! "… c'est à partir du 3ème millénaire avant J-C que semble s'être développée une véritable culture de l'épilation, notamment sous l'influence des..." Quoi ? … des religions et des croyances de l'époque ! Avec ça, je suis bien avancé !

Six heures… Je fatigue un peu devant mon écran, quelque part dans le jardin une tourterelle roucoule pour son tourtereau… Cette Mademoiselle Rose, tout de même… J'aurais dû lui demander son avis lorsque m'apparut en transparence le doux modelé de sa petite motte. "Ah, au fait Mademoiselle Rose, vous vous épilez intégralement ce me semble… Et pourquoi donc, je vous prie ? "
J'envisage quelques instants sa réaction et je ne me défais plus de l'image entraperçue de ce laconique triangle mauve hardiment exhibé dont la pointe se perd mystérieusement entre les chairs pâles de son sexe. Sexe lisse et nu, ourlé de rives rosées levées comme pâte à brioche où creuse le désir humide… Je tapote machinalement sur mon clavier… Et si je l'appelais, tiens… Si je l'appelais...

- Allo, Mademoiselle Rose ? J'ai une question… Dites-moi… Est-ce que vous vous épilez le minou ?
- Mais oui, Monsieur G !
- Intégralement ? Je veux dire, partout, complètement ?
- Mais oui. Partout, partout !
- Et pourquoi donc le faites-vous ?
- Eh bien parce que… Je sais pas moi ! J'aime bien voir ma chatte toute nue, c'est agréable quand je me touche et puis parce que ça me donne davantage l'impression d'avoir un sexe plutôt que s'il est caché sous un buisson… Et est-ce que je vous en pose des questions, moi ?
- Bon, bon… Et, est-ce qu'on peut voir cette merveille ?
- Mais bien sûr Monsieur G… Mais pas toucher parce que là, j'ai pas le temps…

Et Mademoiselle Rose de lever sa jupe, de la retenir sous son menton et de descendre son string mauve… Un instant coincé dans les profondeurs de ses lèvres, il se tend puis se dégage d'un coup. Je crois entendre un petit "Plop !" mais je dois rêver…

- Ahhh ! dis-je, pris au dépourvu.
- Ohhh ! dit Monsieur Rose au crâne lisse qui vient de surgir de derrière le comptoir. Alors comme ça tu te rases la minouche maintenant ?
- Il était temps que tu t'en aperçoives mon pauvre ami ! Ca fait bien deux ans…
- Ne dis plus rien ! Je sais bien pourquoi tu fais ça, moi : encore internet et ses trucs cochons, toutes ces filles qui s'exhibent, le berlingot à l'air…
- Si vous permettez Monsieur Rose… A Babylone on se baladait assez facilement tout nu, le sexe épilé et on n'avait pas Internet…
- Vous êtes sûr ? Et qu'est-ce que vous voulez qu'elle aille foutre à Babylone, ma Rose ? Mais je vais vous casser la…

… Je sursaute, je sors  de ma torpeur… Six heures et demie, merde ! Je jette un œil à mon écran où s'étale cette histoire à la noix… Bon. Je l'appelle…

- Allo, Mademoiselle Rose ?
- Oui, Monsieur G. Je vous ai reconnu ; quelle surprise…
- J'ai une question… Dites-moi…
- Allo ? Allo…
- Rose ? Vous m'entendez ? Oui, j'ai une question… Est-ce que vous…
- Ah, c'est badaud : je ne vous entends plus Monsieur G… Allo ?
- Allo ?

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lundi 13 octobre 2014

Est-ce que Vénus...

1 - Au Coquelicot de Mademoiselle Rose

 

- Ben alors, Monsieur G, vous laissez pousser vos cheveux maintenant ?
- Ca ne date pas d'aujourd'hui, Mademoiselle Rose. Vous n'aviez pas remarqué ?
- Si, si… Mais…

 Au "Coquelicot", le tabac-presse du quartier, Mademoiselle Rose c'est ma buraliste...
On devrait dire Madame Machin mais comme tout le monde l'a connue avant qu'elle ne convole, on continue à l'appeler Mademoiselle Rose et ça lui va à merveille, je trouve. Elle file sur ses trente cinq ans et elle est aussi mignonne qu'une poupée japonaise, avec ses jupettes d'écolière et ses petits seins ronds qu'elle n'a pas sa pareille pour mettre en valeur. Elle aime bien quand je lui demande de chercher des magazines dans les rayons du bas. Et moi aussi j'aime bien... Parce qu'elle se penche tout exprès et m'offre une vue plongeante dans son corsage qui fait alors comme un nid douillet où frémissent ses deux colombes. Certains disent qu'elle ne porte jamais de soutien-gorge ; moi j'en suis sûr !

- Mais quoi, Mademoiselle Rose ?
- Ben c'est-à-dire… Les cheveux longs pour un homme, ça fait un peu… Comment dire ? Vous voyez ?
- Pas du tout…
- Un peu féminin, quoi ! Pas très viril… M'enfin, je dis ça…
- Vous devriez en parler à Samson !
- C'est qui Samson ? Votre coiffeur ?
- Non ! Laissez tomber… Donc si je comprends bien, plus on a le cheveu court, plus on est viril…
- Oui… Mais je ne dis pas ça pour vous, évidemment… N'allez pas croire !
- Dites-donc, Rose, avec votre mari qui n'a pas un poil sur le caillou, ça doit être quelque chose au lit !
- Oh ! Monsieur G... Vous alors !

Elle rougit, jette un œil inquiet vers l'arrière-boutique et, se penchant vers moi si brusquement que ses petits seins tentent une sortie soudaine de son décolleté, elle baisse le ton :

- Ben justement non. Vous voyez ce que je veux dire ? Il doit y avoir des exceptions ! Il y a toujours des exceptions à la règle. Et vous... c'est peut-être le contraire, non ? J'imagine que vous êtes l'exception virile du cheveu long !

Elle me coule un regard qui en dit long, justement, sur son imagination, puis se reprenant un peu :

- Enfin, bon, voilà... Et alors qu'est-ce qu'il vous faudrait aujourd'hui, Monsieur G ?
- Eh bien, mon tabac comme d'habitude et… Vous auriez toujours cet ouvrage illustré sur les parures et les colifichets du libertinage à travers les âges ?
- Oh ! J'ai eu ça, moi ? Vous êtes sûr ? A moins que… Sur les étagères du haut, là… Attendez, il faut que je prenne mon escabelle…

Et la voilà qui grimpe, gracile et court-vêtue sur son petit marchepied, farfouille posément…

- Et n'en profitez pas pour regarder mes jambes !
- Mais non Mademoiselle Rose, qu'allez-vous penser…

Ce qu'elle pense Mademoiselle Rose, avec un doux frétillement au creux des cuisses, c'est que ce ne sont pas ses jambes que je regarde ! Sous sa jupe qui s'évase en corolle comme un coquelicot, je regarde ses fesses où s'insinue un délicat string mauve qui, dans une exemplaire économie de textile moule à la perfection une bien généreuse petite motte…

- J'ai trouvé ! s'exclame-t-elle soudain. "Colifichets, parures et libertinage dans l'Antiquité"… C'est le titre !

Elle feuillette l'ouvrage, s'arrête sur une page puis sur une autre… "Oh ! Ben ça…  Ben dites… Ah oui…  Ben d'accord… Vous alors…" marmonne-t-elle dans sa barbe. Elle se retourne vivement sur son escabeau, dévoilant du même coup en contre-plongée et en relief le côté face de ses dessous. "Ah, fichtre..." me dis-je in-petto en la regardant descendre, altière.

- Vous, me dit-elle, je parie que vous préparez encore un article un peu olé-olé… Je me trompe ?
- Vous êtes perspicace, Mademoiselle Rose.
- Vous me montrerez ?
- Une lecture privée peut-être ?
- Oh oui, oh oui… Une lecture pour moi toute seule !
- A une condition alors…
- Dites voir…
- Vous mettrez pour l'occasion l'une vos petites culottes mauves…
- Oh ! Monsieur G… Vous alors ! Et ça pourrait être un jeudi ? Parce que le jeudi après-midi, je peux fermer le magasin vous savez… Oh, vous alors, Monsieur G !

 

... et ceci n'est qu'un début !

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mardi 10 juin 2014

Horloge du désir

 

Escalier

 

Elle me précède et monte l'escalier.

Son cul est rond comme une horloge...

Ses hanches, en chaloupant, égrènent les marches.

A chaque pas, sa robe bat légèrement, dévoile un instant la naissance de ses fesses rondes, ouvre l'ombre énigmatique de son entre-délices...

Je pose une main au revers velouté de sa cuisse, la glisse sous l'étoffe, l'insère jusqu'à la fourche moite où sa motte tendre roule d'un bord sur l'autre.

 

 

 

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dimanche 17 novembre 2013

Inanna


Couple sumérien

 

Il me tint, les reins entre ses mains fermes
Il me couvrit de crème et de lait
Il caressa mes poils pubiens
Il arrosa le bas de mon ventre
Il mit ses mains sur ma vulve sainte
Il caressa mon bateau noir avec sa crème
Il se pressa contre mon bateau étroit avec son lait
Il me caressa sur le lit.

 

... Douces paroles d'un rituel sumérien qui ne paient pas de mine, mais...

 

Déesse sumérienne de l'amour et de la guerre, Inanna* préside au choix de tout nouveau Roi parmi les mortels. Elle en fait son époux et son serviteur... A sa mort, les candidats à la succession sont nombreux mais Inanna est exigeante et terrible : elle attend d'un souverain qu'il sache avant tout combler ses désirs inépuisables et qu'il baise comme un dieu ! Un culte étrange accompagné de rites qui ne le sont pas moins s'instaure alors. On commémore ainsi le premier "Mariage sacré" de Inanna et Dumuzi, à l'origine des temps...

Les Prêtresses du plaisir, somptueuses beautés dévoreuses d'hommes et vouées au culte de la Déesse, testent les impétrants. Sur leur couche, elles les reçoivent, tous vaillants et mâles guerriers et attendent qu'ils les satisfassent en présence d'Inanna et de tous les assistants qui se livrent à une orgie sexuelle... Les meilleurs passeront ainsi d'une Prêtresse à l'autre, s'épuisant un peu plus chaque fois, jusqu'à ce que par élimination, il n'en reste plus qu'un !

Puissant par ses fonctions, le nouveau roi est aussi serviteur... Serviteur des plaisirs de l'épouse déesse et promis à une fin inéluctable : il sera sacrifié...

 

"Je transforme l'homme en femme...
Je suis celle qui pare l'homme pour la femme,
je suis celle qui pare la femme pour l'homme..."

Paroles attribuées à la déesse

 

* Inanna est cité dans la Bible : on la désigne comme la Grande Prostituée de Babylone... 

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samedi 20 juillet 2013

Canicule

Au dernier étage sous les combles, m'avait-elle dit...
Elle avait même ajouté en rigolant :
"une petite chambre de bonne surchauffée"

Peut-être aurais-je dû frapper avant d'entrer... Quoique !

Canicule

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lundi 15 juillet 2013

Grand moment de solitude !

Quand elle m'a dit sans sourciller que si je prétendais lui passer sur le corps il faudrait d'abord que je la baise, j'ai compris que ça n'allait pas être simple tous les jours...

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lundi 10 juin 2013

Optimisme béat

Evoquer les femmes que j'ai connues me donne généralement une pêche d'enfer... Rêver à celles que je n'ai pas encore rencontrées témoigne d'un optimisme inébranlable.

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mardi 26 mars 2013

Pluriel

Tout compte fait, je me dis que je connais au moins quatre ou cinq femmes avec qui j'aurais volontiers passé ma vie ! Et poussant ma réflexion plus avant, je suis bien obligé de m'avouer que ce n'est pas successivement que j'aurais aimé les connaître, non, mais en même temps…

Mais bon… Pour la logistique, cela tient de la résolution de la quadrature du cercle !

 

Quadrature

Photo : Mikhail Nekrasov

 

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dimanche 3 mars 2013

Regarde !

Je lisais ces jours-ci l'un de ces blogs très épurés que j'aime beaucoup, style journal de bord...

Sa rédactrice écrivait comme simple note du jour : "J'aime quand un homme parle de sa queue."
Une phrase qui n'a l'air de rien comme ça, mais qui résume et décrit vertigineusement le moteur principal de nombreux blogs érotiques personnels : la ronde incessante de l'exhibitionnisme qui appelle au voyeurisme, qui appelle à l'exhibitionnisme, qui appelle au... "Dis-moi, je t'écoute, montre-moi, je te regarde" et vice-versa...

Ceci dit, j'ai répondu à la dame par un commentaire qui allait de soi : "J'aime quand une femme parle de sa chatte."

Posté par Eronaute à 02:08 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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samedi 23 février 2013

Petit matin froid

 

- Nom de Zeus, quel froid ce matin !

De sous la couette me parvient un vague  "Mmmm Ah…"
- Me faut des chaussettes de laine bien chaudes, moi…
- Mmmmm…
- Et puis un bon gros pull à col roulé…
- Mmmoui…
- Et un tout petit-petit slip mini-mini, tout ce qu'il y a de plus mini !
- Ah oui ? 
Un œil sort de la couette :
- C'est sûr que ça fait plus mâle que les chaussettes seules… Voyons voir…
- Pas touche, Minette !
- Mais c'est pas très chaud ce mini-truc…
- Tu n'y connais rien : "au mini froid qui mâle y danse" !
- Ah ! Et qui bande aussi, non ? Ou alors c'est ton mini qui rétrécit…

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