mardi 4 décembre 2012

Danseuse d'eau

Si  tant est que l'on puisse supposer qu'un fantasme doit être assouvi, il en est deux ou trois pour moi qui ne le seront jamais ; et pour cause ! Ainsi, nageant avec la légèreté d'un fer à repasser, jamais je ne ferai l'amour sous l'eau avec une belle naïade… De même, il m'étonnerait fort que je puisse m'ébattre voluptueusement en apesanteur, n'ayant jamais su me soustraire à la gravité terrestre ! Point de naïade donc – à moins qu'elle ne me produise avant toute chose son brevet de secouriste et de solides références en matière de réanimation -  ni de blonde astronaute (ou brune, le problème n'est pas là) en lévitation sur la couchette d'une station spatiale…

Ruminant tristement ces tristes considérations, je me suis rendu compte récemment que j'associais sans trop savoir pourquoi à ces deux fantasmes, l'image inattendue d'une danseuse étoile se produisant nue dans un répertoire classique ! Et me voilà parti dans un exercice d'anamnèse pour trouver l'origine possible de cette étrange fantasmagorie… Par l'évocation de souvenirs troubles, d'images furtives, de nudités aquatiques, je recherche la scène primitive qui s'impose soudain dans toute sa crudité : le cul de ma cousine Zaza disparaissant dans des gerbes d'eau ! Le réalisme de la scène est tel que je ne doute pas un instant de son authenticité, d'autant que l'histoire me revient bientôt toute entière à la mémoire…

Plongeon 2

C'était sur un charmant petit lac à l'eau cristalline, où m'avait emmené Zaza qui avait alors dix-sept. Sans doute avait-elle la charge de veiller sur moi ce jour-là, ce qu'elle faisait distraitement…
- Et si on se baignait ? lança-t-elle ingénument sachant bien que je ne savais pas nager… Viens, poursuivait-elle, on prend la barque de l'oncle, regarde elle est là ; au milieu l'eau est tellement claire…
J'avais douze ou treize ans, ne voulais pas trop la contrarier et je me disais surtout que je ne l'avais jamais vue en maillot de bain ! Et vogue la galère… Quelques minutes plus tard, cramponné au plat-bord de notre esquif, je tentais d'exprimer toute ma désapprobation.
- Toute façon, j'ai ma de maillot de bain, alors…
- C'est pas grave… Regarde… Tu vois ?
Et ça, pour voir, je voyais ! En un rien de temps elle avait déboutonné sa robe à carreaux et m'apparaissait debout au milieu de la barque, complètement nue. Elle avait un regard bizarre, faisait des mines, tournait sur elle-même au risque de faire chavirer l'embarcation et s'approchant, frôlait mon visage de son buisson frisé qui curieusement, me semble-t-il, sentait le thym. Et elle plongea… Un plongeon superbe que je crois revoir encore aujourd'hui au ralenti, son cul rond couronné d'une gerbe éclatante de gouttes d'eau, ses fesses blanches, ses cuisses tendues… Elle n'était plus là !

Alors que je la cherchais au loin, elle est réapparue juste là, sous mon nez… Elle faisait la planche, agitait mollement ses mains et ses pieds, faisant émerger ses seins ronds et sa motte où s'effilochait sa toison au gré des vaguelettes, comme des algues sur un coquillage…
- Tu viens ? me dit-elle.
- Ben, c'est que…

Et elle plongea derechef. Mais cette fois, je ne la quittais plus des yeux… Je bénis encore la transparence de l'eau qui me permit de découvrir Zaza sous toutes les coutures ! Excellente nageuse, elle évoluait autour de la barque, disparaissant d'un côté, revenant de l'autre, se jouant de la profondeur.

SUB Bulles

- T'avais jamais vu une fille nue ? me dit-elle au retour.
- Ben non…

Chausson

La suite est un peu floue dans ma mémoire…
Je conserve cependant l'image de Zaza qui, robe déboutonnée, ramait en face de moi dans le soleil. A chaque mouvement elle s'étirait en arrière, faisait saillir ses seins, ouvrait ses cuisses et riait joyeusement de mon éblouissement. Je me souviens aussi qu'une fois sur la berge, elle attendait son copain Jean et que cela me contrariait beaucoup. Mais Jean arriva, flanqué de sa jeune sœur…

Annick avait mon âge. Annick était blonde comme les blés. Annick faisait de la danse, me précisa Zaza en s'éloignant avec son coquin. Annick fut sans doute mon premier amour, option libertinage. Mais ceci est déjà une autre histoire…
Enfin, presque !

 

 

Eaux nues : VOIR

Zaza, la cousine :
http://eronaute.canalblog.com/archives/2008/03/07/8235763.html

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mercredi 17 mars 2010

Nettoyage de printemps...

Ah, cette envie de faire le ménage, au printemps !

On peut toujours donner un coup de balai ou d'aspirateur dans tous les coins, mais ce n'est pas suffisant. Le nettoyage de printemps, ça passe aussi par l'anamnèse, la mise en ordre des souvenirs, le rangement de ses petites archives, le règlement de compte avec ses vieux démons, ses ratages et ses râteaux... Un vrai bordel !

J'ai tout sorti de mes placards. En fait, je cherche un vieux texte inédit (et manuscrit !) de A. R-G. que je conserve là, quelque part... Un trésor. Il y raconte une histoire de masturbation, sujet que ma Douce affectionne particulièrement. Elle adore ça ! Il y a peu, elle est même arrivée à me convaincre de me manualiser pour elle, jusqu'à l'orgasme, devant une caméra ! Pas pu lui refuser. Encore moins d'ailleurs qu'elle en a fait autant pour moi et c'était vraiment... Mais bon, c'est une autre histoire !

Et donc gisent devant moi des milliers de fragments de vie, des lettres, des photos, des fantômes, des plaisirs, des regrets... Et puis là, entre deux coupures de presse, une photo, une lettre ! Et m'est revenu un truc...

Plus jeune, j'étais persuadé que les femmes et moi, ça ne fonctionnait pas bien ! Pourtant, je "fréquentais" comme on dit. Je n'étais pas seul, je concubinais déjà, mais je n'étais guère entreprenant, donc intimidé, donc... Sais pas, moi... Un complexe, un relent d'éducation judéo-chrétienne, une mauvaise connexion entre ma libido et le monde.  Jusqu'à ce jour précis, un 13 janvier exactement, où je me suis aperçu que j'avais tout faux. C'est arrivé un soir sur le coup de 22 heures... Je raccompagnais une collègue chez elle, hors de la ville... "Tu peux me rentrer, m'avait-elle dit, je te paye un verre..." Même pas relevé l'ambigüité de la formule. Ou alors in petto.

Nuit noire sur une petite route de montagne. L'hiver venait doucement... On devisait, on parlait plus ou moins de cul, celui des autres évidemment... Et puis son mec du moment, ma nana... Et puis d'un coup : "Tu veux bien t'arrêter une minute, s'il te plaît ?" Je me suis garé vite fait, pensant qu'elle avait un besoin pressant et qu'elle allait le satisfaire là, sur le bas-côté, à deux mètres de la voiture... J'imaginais déjà ses fesses dans la lumière des phares, le murmure acidulé de son petit jet entre ses lèvres ! Au lieu de ça, elle s'est tournée vers moi, a défait tranquillement ma ceinture en me regardant droit dans les yeux, ouvert mon jean, sorti ma queue qui s'y croyait déjà... Et puis elle a plongé entre mes cuisses, gobant tout sur son passage dévastateur ! Je me souviens qu'il a commencé à neiger à ce moment là... De gros flocons légers et définitifs qui tournoyaient contre les glaces embuées. Coincé derrière le volant, je n'ai pu que poser une main sur sa tête, l'autre fourrageant sous son pull pour y trouver ses seins aux pointes arrogantes.

J'ai joui comme une bête fauve ! La position assise n'est pas très confortable pour ce genre d'exercice : tu as l'impression que ça ne pourra jamais venir, que tu vas imploser... Mais non ! C'est venu. Elle a eu comme un petit hoquet, puis je l'ai nettement entendue déglutir avant de se relever, les lèvres toutes luisantes. "Bon, m'a dit Joëlle..." Elle me tenait encore dans ses mains et poursuivait un lent malaxage de mes génitoires que lubrifiait le peu de ma semence échappée de sa bouche "Tu imagines pas à quel point j'avais envie de te sucer... Il va falloir qu'on baise maintenant. Ça urge... On y va ?" *

 

Quoi la photo ?
Ah oui, dans mon petit bazar répandu à mes pieds...
Une photo, une lettre. Du temps où je pensais que...
Eh bien justement...
Mais ça aussi c'est une autre histoire ! Annig, elle s'appelait...

 

 

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* On ira utilement voir , chez Succuba, de souriantes correspondances...

 

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lundi 7 décembre 2009

Et... Tag !

Ambre me demande de livrer ici 7 de mes vérités...
Alors allons-y !

1 - J'ai été une fois dans ma vie une sorte d'Escort boy ! Je me souviendrai longtemps d'une soirée remarquable et de la nuit très agitée qui a suivi en compagnie d'une femme qui devait se marier 15 jours plus tard ! Rencontre due au hasard sur un site de dialogues coquins. Brefs échanges souriants, quelques banalités d'usage et j'ai rapidement fait l'objet d'une commande : faire vivre une nuit d'amour à la future épousée qui entendait enterrer ainsi sa vie de jeune fille. Elle avait été trop sage jusqu'alors m'avoua-t-elle mais se promettant de l'être encore plus après les noces, elle voulait se confectionner un souvenir inavouable. J'ai donc fait en sorte - du moins je l'espère - qu'il soit aussi inoubliable qu'inavouable… Et si d'aventure elle me lit et se reconnait ici, je lui réitère mes vœux de bonheur !

2 - Il y a quelques années, ne portant pas de talonnettes parce que je trouve ça complètement inutile, j'étais persuadé qu'il ne pouvait absolument pas venir à l'idée de belles femmes plus grandes que moi, de m'accorder leurs faveurs… Depuis, quelques unes m'ont prouvé le contraire.

3 - La première fois que j'ai vu une fille se masturber, j'avais une douzaine d'année. J'étais à la fenêtre, elle était sur son balcon de l'autre côté d'une cour intérieure. Elle était brune, elle devait avoir quinze ou seize ans, elle avait retroussé sa robe (une robe blanche à motifs noirs) en la retenant d'une main sur sa taille, baissé sa culotte et elle se caressait en écartant les jambes et en pliant légèrement ses genoux… Je me souviens du mouvement étrange que cela imprimait à sa personne : on aurait dit qu'elle était montée sur amortisseurs !

4 - J'ai fait l'amour avec Agnès tandis qu'une douzaine d'hommes nous regardaient, certains se masturbant consciencieusement… La seule chose qui est fausse dans cette histoire, c'est qu'elle ne s'appelle pas réellement Agnès…

5 - Je suis assez circonspect quant aux relations fondées sur la domination et la soumission et à caractère plus ou moins SM : je sais qu'elles peuvent ne pas toujours être un simple jeu et qu'elles sont alors en contradiction avec ce que je crois savoir de moi… Lorsque Mlle X me suggéra un jour de la fouetter, j'ai été moins surpris par le fait qu'elle y prenne du plaisir que par le plaisir que j'en éprouvai moi-même !

6 - En général, lorsqu'on a envie de moi, je suis le dernier à le savoir ! J'ai eu un jour une aventure avec une femme parce que des amis nous avaient intrigués puis persuadés au cours d'une conversation que nous avions envie l'un de l'autre sans le savoir ! Je l'ai invitée aussi sec (façon de parler) à dîner pour en parler et nous nous sommes retrouvés au lit deux heures plus tard. Plus exactement dans ma voiture pour commencer, parce que ça pressait vraiment…

7 - Les trois femmes avec qui j'ai ou j'ai eu de charmantes et tendres relations depuis trois ans ont des prénoms commençant tous par C, la troisième lettre de l'alphabet !

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La belle Ambre m'a infligé ce pensum…

erotissimoIl convient parait-il maintenant de refiler le bébé à quelques autres. Alors sans trop savoir s'ils ont déjà ou non reçu cette invitation voici ma liste de condamnés :

Vallisnéria, Chilina, Selina, (curieux le nombre de pseudos féminins qui se terminent par A...) Mme Coco, Val ...

qui devront dès que possible révéler à leur tour leurs 7 Vérités et publier en même temps la photo ci-contre. Photo qui d'ailleurs m'inspirerait bien deux ou trois autres confidences, mais ce sera pour une autre fois...

Voilà !

 

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samedi 19 septembre 2009

L'été des deux soeurs

J'ignore comment se débrouille Mathilde – une lecture assidue de mon blog peut-être et de patientes investigations – et je ne veux surtout pas connaître ses motivations, mais il semblerait bien qu'elle réussisse à approcher chacune de mes relations féminines... Elle est surprenante, Mathilde !

Lorsque je suis passé chez elle l'autre jour, je l'ai trouvée en pleine séance photographique en compagnie de Miriane... C'était charmant ! Tour à tour modèles et photographes elles s'essayaient l'une et l'autre à diverses poses dans toutes les pièces de l'appartement, débattant du meilleur angle et du décor le plus adapté... "Et la salle de bain ! On n'a pas fait la salle de bain... Ah non, c'est nul la salle de bain ! C'est d'un convenu..." J'en étais à me demander comment diable Miriane avait pu connaître Mathilde, lorsqu'on m'invita à participer. Ce ne fut pas désagréable... Inattendu, mais pas désagréable du tout !

Mais c'est alors, Mathilde tenant l'appareil, Miriane faisant mine de s'emparer du mien et moi censé convoiter les appâts de la première, qu'une petite bulle de souvenirs enfouis depuis longtemps remonta jusqu'à la surface de ma conscience pour y éclater sans prévenir !

C'était... il y a longtemps ! Des vacances à la ferme, l'été... Un fermier un peu rude qui m'apprenait à conduire ses vaches, des champs à perte de vue, un petit bois propice aux escapades... et les deux filles du fermier ! La plus jeune qui avait mon âge et un début de seins qui m'intriguaient beaucoup, on l'appelait Luve... Sa sœur aînée, elle, avait des seins qui ne m'intriguaient plus autant depuis le jour où, dans la grange, elle me les avait montrés, me demandant ce que j'en pensais. Je n'en pensais pas grand-chose : j'avais juste envie d'y mettre le nez dedans, et d'un certain nombre d'autres choses indistinctes qui pourtant commençaient à se préciser. Reine devait avoir seize ans...

Et me voici par un après-midi caniculaire, mon éternel Kodak en bandoulière, en exploration dans le petit bois avec les deux soeurs... Le prétexte de la pause fut sans doute, près du ruisseau aux écrevisses, cette cabane dont l'aménagement moussu invitait à la sieste. Reine, qui avait du préméditer son coup, décida qu'il fallait se rafraîchir et ne trouva rien de mieux que de nous asperger copieusement... Bataille d'eau ! Dissipation générale, souffles courts, caresses volées, tendres indignations... Les vêtements trempés collaient aux corps, les blouses s'ouvraient sur des poitrines ingénues et des culottes angéliques de coton blanc...

Plus tard, étendus en désordre sur la mousse, nous n'entendions plus que le crissement estival des insectes mêlé à nos respirations effarouchées... L'air vibrait de lumière et de bruissements entêtants. Nos jeux nous avaient jetés là, enchevêtrés d'innocence et de désirs indéfinis. Mes jambes reposaient entre les cuisses de Luve, si près de sa culotte que j'en percevais la tiédeur effleurer ma peau. Assise en tailleur près de nous, Reine laissait errer ses doigts de l'un à l'autre et à chaque passage, distraitement, défaisait un peu plus mon short où Luve plongea une main timide et néanmoins curieuse... Encouragé par cette audace innocente, j'eus rapidement raison du seul bouton qui protégeait encore ses seins de gazelle. Dans le feu de l'action, je glissais ma main libre dans sa culotte.

(Je devrais ajouter ici que c'est à ce moment précis que me revint le souvenir de la cousine Zaza et de la douce sensation provoquée par sa toison soyeuse dans ma paume ; souvenir que j'avais oublié alors, et que pour des raisons mystérieuses je devais effacer de nouveau de ma mémoire... Il se trouve cependant que, par effet de dominos, l'évocation de la chatte de Zaza en présence des deux filles du fermier, me fit bander comme un jeune cerf, que Luve s'en rendit compte évidemment et que du coup, alors que le soleil filtrant à travers le feuillage nous éblouissait elle sut exactement ce qu'elle devait faire de mon sexe ; par voie de conséquence, Reine en profita illico...)

Je ne suis plus très sûr de la suite...
Ce dont je me souviens, c'est de mon boîtier Kodak que brandissait Reine et dont j'entendais régulièrement le déclencheur. Je me souviens aussi que mon père me proposa le soir d'aller porter ma pellicule à développer ! Je ne sais plus ce que j'ai trouvé comme raison, mais je l'en ai fort heureusement dissuadé... Je la conserve encore, on ne sait jamais !

PetitBois

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vendredi 7 mars 2008

La cousine Zaza...

Ma cousine Zaza ne saura jamais ce que je lui dois de mon intérêt pour les peintres du 19ème…

BaigneuseCe n'est pas que je sois un grand connaisseur, mais j'aime en effet ce foisonnement d'artistes qui, dans le cadre sévère d'une noble institution – l'Académie royale de peinture créée par Louis XIV – se retrouvent 3 siècles plus tard à exercer un talent intact sur des thèmes immuables. Chose assez remarquable (mais c'est ainsi que se font les révolutions, sur la décadence de la règle et de la convention) ce petit monde jaloux favorisera finalement l'éclosion d'une révolution esthétique et culturelle de premier ordre d'où jaillira bientôt la lumière de l'impressionnisme !

Mais nous n'en sommes pas là… Nos "Académistes" purs et durs qui ont mon entière affection, s'inspirent ou se réclament autant de David que d'Ingres, s'inscrivent dans une forme de néo-classicisme et sacrifient volontiers aux exigences de l'Académie. On trouvera difficilement plus "pompier" dans l'histoire de l'art : les casques et les armures brillent, les chairs sont blanches et désirables, les thèmes mythologiques et les femmes généreuses, superbes et discrètement lascives. Parce qu'il y a du nu chez les Académistes… Beaucoup de nues de préférence, que la pudeur et les règles de l'époque habillent de pubis lisses et mystérieux sans pour autant les aseptiser complètement… Quant aux fessiers de ces dames !

Voyez Bouguereau et ses nymphes mutines, voyez Charles Gleyre et son "Coucher de Sapho", Gérôme et sa "Bethsabée"… Voyez encore la troublante Vénus de Cabanel dans sa "Naissance de Vénus" de 1863 : les grincheux peuvent bien ricaner devant les petits amours ailés et joufflus qui président à l'avènement, n'empêche qu'ils ont connu leurs premières érections lorsque gamins, ils tentaient de percer le mystère des cuisses serrées de la déesse et du gynécée mythologique...

Parce que c'est ainsi que les garçons de ma génération fourbissaient leurs connaissances anatomiques : à défaut d'aller voir sous les jupes des filles, ou de surfer sur des sites internet plus explicites, ils se rabattaient sur les encyclopédies familiales ou les revues d'art rangées sur l'étagère du haut ! Ils y découvraient des filles superbes dont les mottes bombées et néanmoins muettes inspiraient leurs premiers émois solitaires. C'est ce que je fis. Et c'est là qu'intervient ma cousine Zaza…

TerraIncognita

Zaza devait avoir une quinzaine d'années quand j'en avais dix… Je me souviens de ses dessous de bras, dans les échancrures de ses tabliers, l'été à la campagne. Des aisselles moites dont la transpiration perlait un peu sur l'étoffe qui bâillait largement lorsqu'elle faisait quelques travaux domestiques… Et lorsque j'apercevais par cet accès inattendu la naissance d'un sein, j'attendais toujours d'y découvrir une révélation primordiale ! Dans ces occasions, elle était nue sous sa blouse boutonnée devant… hormis sa culotte, que je voyais parfois lorsque la boutonnière du bas se défaisait négligemment. Curieusement, je ne m'intéressais guère alors à ce qui se cachait là… Ce triangle de coton blanc m'était indifférent alors que les parenthèses de chair qui s'ouvraient sur sa poitrine de jouvencelle attiraient toute mon attention.

Jusqu'à ce fameux jour où dans une maison silencieuse, écrasée par la chaleur estivale, je découvris ma cousine dans la pénombre des toilettes, blouse ouverte sur une paire de seins biblique, culotte en chiffonnade écumeuse autour de ses pieds nus… Entre panique et fascination, je restais planté là, d'autant plus confondu qu'elle ne réagissait pas... J'allais m'enfuir lorsqu'elle me saisit le poignet pour me tirer près d'elle. A hauteur idéale, prévoyant déjà que jamais plus je ne verrai pareil spectacle (ce qui était faux), je me repaissais de ces deux globes célestes entre lesquels m'entraînait un maelström de désirs non identifiés… Et Zaza me tirant toujours, sans prévenir, plongea autoritairement ma main entre ses cuisses !

Je n'eus le temps de rien comprendre, si ce n'est, intuitivement, que ma cousine agissait là plus pour son intérêt que pour le mien… Quelques curieux soupirs plus tard accompagnés de tremblements divers, alors que tout cela commençait à me plaire sans que je sache trop pourquoi, elle me mit dehors sans un mot.

Alors, débutèrent mes recherches ! J'avais bien senti sous mes doigts, que quelque chose se tramait et qu'on ne me disait pas… Quelque chose qui ne correspondait pas au triangle bombé de coton blanc. J'eus donc recours aux dictionnaires illustrés et aux revues de peinture rangées sur l'étagère du haut de la bibliothèque… Et ne fus point satisfait ! Sur le bas-ventre laiteux des bergères et des nymphes dénudées, à la fourche sacrée des généreuses déesses de l'olympe, rien de ce que j'examinais ne s'accordait aux sensations fugitives perçues entre les cuisses de Zaza. Rien de ce relief moelleux deviné du bout des doigts, rien de cette suave humidité, de ce vallonnement étrange et duveteux à souhait, rien… Sinon l'évidence qu'il faudrait bien un jour que j'aille y voir de plus près…

En attendant, j'emmagasinais des images, m'abreuvais de dessins aux courbes parfaites, j'apprenais la mythologie et suivant du doigt les pleins et les déliés de ces dames, je découvris la peinture et, en prime, les érections spontanées…

Biblis

Quelques une de mes illustres "cousines", dans cet ALBUM...

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