mardi 15 novembre 2016

Caprices...

 

Exposition

Deux fois par semaine...
Le mardi et le vendredi, elle sonne chez moi à quinze heures précises.
Elle entre, se déshabille et s'installe nue ici ou là, dans des postures improbables...

Je la regarde,
lui fait la lecture de textes érotiques puis m'interrompt pour la regarder encore.
Avec une lenteur infinie, elle prend de nouvelles poses, toujours plus indécentes...

Je la regarde.
Elle se laisse aller doucement dans un plaisir irrépressible
et j'observe avec délice les frémissements silencieux qui la submergent...

Cela dure depuis quelque temps déjà et je n'ai guère l'intention de mettre fin à ce manège qui tient, autant pour elle que pour moi je crois, du rituel. Pas de contacts, ou si peu et accessoirement : juste l'observation du désir et du plaisir qui naissent et s'exacerbent...

Non, décidément je n'ai pas l'intention de mettre un terme à tout cela...

 

 

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mardi 4 novembre 2014

Inaccessible

Cela fait si longtemps...
Si longtemps que je ne vous connais pas !

Photo Willy Ronis

Si longtemps, que mes pensées ont eu tout le loisir de vagabonder sur votre absence, d'en dessiner les contours et les courbes, de caresser vos hypothétiques desseins à mon égard, de butiner sur le bouquet délicat de vos désirs les plus secrets...
Je vous rêve, je l'avoue et mon âme tout entière occupée par vos sortilèges n'aspire plus désormais qu'à l'exquise fusion de nos pensées...

Vous m'êtes indispensable, ma Précieuse.
Vous m'accompagnez de vos rires légers,
vous me nourrissez de votre lumière opaline,
vous m'apaisez de votre transparence...
Comme j'essaie moi-même d'être pour vous ce rêve insensé que vous faites toujours, depuis vos premiers émois, d'un amant vigilant, attentif à votre bonheur de tous les instants... Vous êtes celle par qui je suis...

Vous êtes ma source, je suis votre sourcier. Je suis votre orage, vous êtes ma terre fertile. Je suis votre montagne, vous êtes ma douce et riante vallée.
Vous êtes mon Eden...

Venez, mon Inaccessible.
Je vous attends...

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jeudi 27 mars 2014

Éloge de la patience...

Combien de fois ai-je rêvé de ces moments où profitant de sa docilité, je jouis de son abandon pour la posséder entièrement ?

Liée, courbée, pliée...

Aveuglée par un bandeau, elle ne peut que me sentir, me deviner, me supposer ; elle me redoute et tu m'espère. A la seule injonction d'un ordre bref, elle fait glisser sa robe légère. Je l'observe à loisir, la frôle, l'effleure à peine. Je caresse des yeux l'orbe de ses seins, l'ivoire de son ventre, la courbe moussue de son pubis sombre. Je me nourris de son désir !

Jouant de son impuissance comme du trouble qui l'envahit, je lie ses poignets dans son dos et lui impose pour le plaisir des postures impudiques... A genoux, cuisses ouvertes, puis courbée en avant pour une obscène révérence, elle m'offre ses chairs où suinte son désir.

Je sais que ma verge bandée à l'orée de tes fesses exaspère son attente.

Je la prendrai...
Tout à l'heure, dans un instant, pas encore...

Offrande

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dimanche 7 juillet 2013

Je suis un peu lesbien !

A priori, je suis un hétéro convaincu !
Mais je ne me hasarderais pas à l'affirmer...
Un peu bi peut-être ? Allez savoir. Les étiquettes, moi...

Le jour où deux charmantes lesbiennes m'ont invité à les accompagner pour pimenter leur soirée, satisfaire leur curiosité  et expérimenter quelques nouveaux jeux, je me suis demandé en fait ce que j'étais ! Hétéro sans doute, mais contraint à changer de registre, à oublier quelques lois naturelles que me dicte habituellement l'érection de mon désir.

- Mais alors, leur dis-je soudainement illuminé, vous êtes aussi bisexuelles ?
- Ah que non, me répond l'une. Et jamais nous ne t'aurions invité l'une sans l'autre...
- C'est clair, dit l'autre. Un sexe d'homme pour nous, c'est une forme d'exotisme !

Va comprendre !
Mais je suis bien... le spectacle de ces deux femmes qui s'aiment, se donnent un plaisir incommunicable et s'émerveillent de l'envie qu'elles m'inspirent, m'apaise étrangement. Excité, oui, et même terriblement mais sans urgence et peu pressé de conclure. De leurs lèvres réunies elles entretiennent mon désir qui se dresse, presque incongru au milieu de leurs caresses ; elles me prennent entre elles pour mieux s'étreindre, pressent mon sexe de leurs mains qui se cherchent et attendront pour jouir, vulve contre vulve, les prémices de mon propre plaisir... Alors, leurs quatre mains tremblantes, timides et curieuses se saisissent de ma verge et doucement, sollicite son offrande accueillie par des petits cris de joie et des rires de nymphes...

Je n'étais donc ce soir là, plus tout à fait hétéro...
Avouerai-je que je me suis alors senti un peu femme ?
Oui, je crois...

Et bisexuel ? Peut-être.
Mais c'est une autre histoire... 

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mardi 19 mars 2013

Hermaneutique

  • D'abord, il y avait trois espèces d'hommes et non deux comme aujourd'hui : le mâle, la femelle, et une troisième composée des deux autres... Et ces trois espèces étaient ainsi conformées parce que le mâle tenait du soleil, la femelle de la terre et l'espèce mixte de la lune qui participe de l'un et de l'autre."

Platon

 _____

 

- Eh bien non ! Je n'ai jamais vu l'Hermaphrodite endormi… Si ce n'est en photo, bien sûr…

Ça alors ! Voila que Babou, mon experte en histoire de l'art, toujours fourrée au Louvre où elle a ses entrées, fait preuve d'une lacune impardonnable. Je décide sur le champ de la combler.
- Alors allons-y… C'est au premier étage.
Tout en cheminant, Babou tient à me rassurer ! Mais si, elle connaît… Pour qui je la prends, enfin ? Copie romaine d'un original grec, personnage de la mythologie illustrant peut-être la pensée de Platon sur la fusion des corps et des âmes (tu parles, des âmes !), androgyne, obsession libidineuse, fantasme auto érotique… Conception orientale de la divinité bisexuée, mythe chaldéo-babylonien…
Elle s'anime ! Et j'aime quand elle s'anime ainsi parce qu'arrive toujours un moment où elle sort d'elle-même, dit en rougissant un peu le fond de sa pensée et cela installe un trouble délicieux entre nous…

Connaissant les lieux, je lui suggère de découvrir l'œuvre de dos, pour ainsi dire.

- C'est beaucoup mieux de la prendre par derrière, dis-je, sentencieusement…
- Oh, vous alors !

Nous y voilà. Elle se fige.

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- … Ah, oui ! Tout de même… C'est beaucoup mieux qu'une photo. Quelle finesse, quelle harmonie, quel naturel, quelles courbes…
Elle s'approche un peu, muette. Puis :
- Mais quel cul !
- En effet, dis-je en regardant le sien parce qu'elle se penche pour mieux voir…
L'étoffe de sa jupe se tend de façon fort expressive, dessine discrètement la raie de ses fesses et me renvoie comme un écho des rotondités de l'Hermaphrodite.
- Et alors… De face ? se demande-t-elle à mi-voix…
Elle contourne précautionneusement la sculpture, lui caresse distraitement le pied gauche qui semble en suspension…
- Vous avez vu sa jambe ? A mon avis, il n'est pas complètement endormi le bel Herma… Ce mouvement astucieusement figé par le sculpteur laisse même supposer une forme d'auto-érotisme.
- Mmoui… Vous croyez ? dit-elle sans conviction. 

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Ce qui l'intéresse de toute évidence, c'est autre chose. Son regard se porte d'abord sur le seul sein visible du dormeur, puis sur son ventre, puis sur son sexe mâle…

- Mais… Elle… bande presque ! Enfin… "il", je veux dire. Quoique… elle n'est pas si grosse en définitive.
- Vous trouvez ? Notez que pour une sculpture antique, le fait est assez rare. Mais il existe je crois à Florence une autre copie qui vous surprendrait davantage de ce point de vue… 

Borghese_Herma Détail

Elle commence à rosir, danse d'un pied sur l'autre, me jette un regard en coulisse que je crois voir glisser furtivement plus bas que ma ceinture, retourne à sa contemplation et soudain :

- Vous auriez envie de coucher avec moi si j'avais une… si j'avais un sexe masculin ? En plus, je veux dire…
- Voilà une question qui n'est pas banale ! En plus, dites-vous ? Ce qui signifie bien que…
- Bon, ne finassez pas ! Je me demande juste si vous me porteriez le même intérêt si, étant toujours moi, avec mon caractère, ma personnalité et tout ça, j'avais une autre apparence physique…
- Oui, sans doute… Enfin… J'avoue que…
- Ah ! Vous voyez. L'amitié, l'affection, et le désir a fortiori ne sont donc pour vous qu'une affaire  d'attirance physique.
- Je ne suis pas sûr que…
- C'est désespérant. Les hommes sont tous les mêmes !
- M'enfin Babou ! Vous me faites un faux procès. Et si je vous demandais àmon tour quel effet cela vous ferait de me découvrir avec des seins et une… une… heu… un sexe de femme. "En plus" comme vous dites ?
- Eh bien… Et ils seraient comment vos seins ? Et comment… Oui, mais bon ! C'est moi qui pose les questions !

Et la voilà qui s'éloigne en ondulant exagérément des fesses et en claquant ses talons sur les dalles.

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jeudi 14 mars 2013

Trio-miroir

Carole était tellement empressée auprès de vous chère Elodie, que je suis entré dans son jeu : vous faire chavirer en vous enivrant de plaisirs ! Pourtant, et vous le savez bien, dès le début de cette soirée c'était exactement l'inverse que je prévoyais, et que vous souhaitez tellement : lui faire l'amour devant vous avec votre précieux et très actif concours !

Comment dites-vous ? "La baiser…" Bien sûr ! Mais il y a des circonstances où cela revient au même, vous ne croyez pas ? Peu importe. Vous avez tellement envie de me voir avec une femme que je désire aussi, de me voir avec une autre dans les mêmes dispositions qu'avec vous que de toute façon, c'est d'amour qu'il s'agit, au pluriel et à tous les temps de la conjugaison !

Mais ce n'est pas ainsi que cela s'est passé... Ce que j'ai senti et qui m'a ému au plus haut point, troublé même, c'est ce formidable désir que Carole a de vous, de votre corps, de votre plaisir, de votre jouissance. En ce sens, elle et moi nous nous ressemblons ! Si bien que lorsqu'elle se serrait tout contre vous après dîner sur le grand canapé pour vous manifester sa tendresse, j'avais beaucoup de sympathie pour elle. Puis tandis que l'air de rien, elle a remonté votre jupe pour caresser le haut de vos cuisses, j'ai trouvé tout naturel d'en faire autant et de me joindre à elle pour explorer plus haut les délicieux reliefs de votre string… Mais quand je l'ai vue vous cajoler ainsi, votre sexe devenant bientôt le centre de toutes ses attentions, sa main croisant si souvent la mienne, puis quand elle vous a entraînée à moitié nue pour danser avec elle, frottant son ventre contre le vôtre, son désir incendiaire est devenu contagieux ! C'est alors que j'ai changé mais plans. Ou plus exactement que j'ai suivi les siens, voulant à la fois vous rendre folle sous ses yeux, sachant que vous ne résisteriez pas  à nos caresses et lui donner, à elle, le spectacle dont je commençais à me douter qu'elle l'attendait.

J'avoue tout de même qu'il y eut un moment où je n'ai plus trop su ce que je voulais, à part vos corps moites, vos fesses nues, vos souffles enfiévrés, vos seins qui se tutoyaient, vos bouches assoiffées, vos lèvres gourmandes, vos chattes gonflées, ouvertes et luisantes comme des coquillages... Un instant, j'ai eu  l'envie saugrenue que Carole eût un sexe pour la voir vous pénétrer ! Et elle avait une telle ferveur en vous fouillant de tous ses doigts que j'aurais pu regretter alors de ne pas être une femme, de ne pas être vous !! Vous pénétrant moi-même de la même façon, je sentais ses doigts et les miens qui se rencontraient en vous pour un dialogue humide et muet tout à fait délicieux...

Vous dire qui, d'elle ou de vous, me faisait bander si fort, je ne m'y risquerais pas ! Il est arrivé un moment où je vous confondais, pour ainsi dire : je caressais vos seins et je regardais les siens. Je baisais votre cul, c'est le sien que je voyais ; je vous embrassais, j'imaginais sa langue... D'ailleurs, ne vous a-t-on pas à plusieurs reprises donné de ces baisers où nos bouches se réunissaient toutes les trois, lèvres et langues mêlées ?

Vous avez joui... Plusieurs fois, longuement, nous gratifiant de feulements qui décuplaient notre envie de vous... Puis je vous ai prise, Elodie. En fait, c'est vous qui m'avez pris comme vous aimez, en vous empalant sur mon sexe que Carole maintenait entre vos lèvres, faisait glisser sur votre fente et vous agaçant de mon gland à l'orée de votre con. Mais là, vous êtes redevenue maîtresse du jeu, vous embrochant impérieusement pour imposer votre rythme, coulissant sur mon membre à votre convenance. Il a fallu que je me retienne un peu pour ne pas céder trop vite à votre ardeur ! Et je regardais Carole... Elle m'apparaissait soudain comme la grande prêtresse des plaisirs, choisissant les plus attentives caresses pour nous accompagner, malaxant mes génitoires tout en s'imiscant profondément entre vos fesses... Je le sais parce que je sentais sont doigt fureteur me caresser à travers vos chairs... Et je me disais...

... Je me disais, si tant est que l'on puisse se dire grand chose dans ce genre de situation, que l'un des grands plaisirs de Carole est sans conteste d'en donner à une femme jusqu'à plus soif, de la faire jouir, puis de la voir aussi se faire prendre par un homme, à n'en plus finir. De la voir "se faire baiser"... Une façon d'assister au spectacle de son abandon et de propre jouissance... de se contempler elle-même en train de faire l'amour et de jouir, prise, possédée... Comme une mise en abîme du plaisir.

Suprême fantasme...
Ah mais, quelle femme ! Quelles femmes !
J'en suis encore tout chose en me remémorant cette soirée...

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vendredi 14 septembre 2012

Le temps qui plisse...

Une amie m'écrivait récemment pour demander de mes nouvelles...
"Comment allez-vous, depuis le temps ?" me disait-elle.
Et elle ajoutait, dans un formidable raccourci existentiel sur la vie qui va : "... malgré le temps qui passe et la peau qui plisse !"
"Ca va, ça va..." l'ai-je rassurée... Et je me suis souvenu de ce dialogue inattendu entre une baronne d'un certain âge et son majordhomme qu'elle retrouve après bien des années :
- Ah, mon vieux complice...
Et l'autre de répondre illico :
- Oh, Madame... Mes vieilles couilles aussi !

Et me reviennent à l'esprit ces mots de Verlaine : "... allons, mon vieux complice, redresse et peins à neuf tous tes arcs triomphaux." Moins grivois sans doute, dans le contexte, et tellement plus optimiste !

Un souvenir chassant l'autre, voilà que ma mémoire me restitue maintenant l'image souriante d'une rencontre imprévue avec une amie que j'avais bien connue quelques années plus tôt. Je la savais depuis, casée, mariée, sage...

- Comment ça, tu es là ? Et tu ne m'as rien dit ? J'arrive...
Elle est arrivée. Direct dans ma chambre d'hôtel. Je ne me souviens pas des premiers instants de nos retrouvailles. Il n'y peut-être pas eu de premiers instants ! En revanche, je la vois toujours deux ou trois heures plus tard me suçant encore avec ardeur et qui, se relevant soudain, me dit sans me lâcher :
- Et comment vas-tu alors, depuis le temps ? Tu sais que tu ne changes pas, toi ? Tu me fais penser au tronc d'un vieux chêne...

La comparaison était osée certes, un tantinet exagérée je suppose, mais j'avoue que mon ego en fut passablement réconforté. Pas que mon ego d'ailleurs...

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mercredi 28 mars 2012

Les archives d'Anne-Laure

C'est après-coup que j'ai réalisé que ça devait bien arriver un jour cette histoire. Pourtant rien ne pouvait me le faire présager. Vraiment rien...

Avec Anne-Laure, nous sommes collègues depuis longtemps déjà. Une aimable relation souriante, très agréable même, mais rien de plus. Je me suis toujours dit qu'elle n'était pas mon type de femme ! A tort d'ailleurs, parce que lorsque j'y réfléchis honnêtement, je suis bien obligé de constater que je ne sais pas trop ce qu'est cette notion un peu restrictive de "type de femme"... Ou alors, le mien est très large ! Mais bon, Anne-Laure n'en faisait pas partie... Jolie cependant, bien faite en plus, et  vive, et intelligente, d'humeur printanière et tout et tout. Mais non ! Parce voilà : Anne-Laure, toujours fort élégamment vêtue de tailleurs, aux proportions dignes de celles d'une statue antique (donc fascinantes pour moi) est une grande femme. Vraiment grande. Et moi, pas tant que ça en fait...

Trop souvent, j'imagine que les femmes grandes ne sont pas pour moi ! Je dois me tromper quelque part dans mon raisonnement parce qu'en fait, les trois dernières que j'ai connues d'assez près me dépassent toutes de quelques centimètres ! Et ni elles ni moi n'avons jamais eu à nous en plaindre... Et même, je crois bien avoir vu là quelques charmants avantages et l'occasion de jeux inattendus, mais passons !

Anne-Laure, donc, est venue ce jour-là me demander de l'aide pour ranger ses archives...
 - C'est pas que je sois trop petite, m'a-t-elle dit en rigolant, mais monter mes dossiers sur les rayons du haut, c'est la galère ! Tu pourrais me les faire passer...

Et nous voici entre les rayonnages, circulant dans les coursives silencieuses, loin de la rumeur des bureaux. Ici, la mémoire d'œuvres passées dort d'un sommeil imaginaire. Seule vient la troubler l'agitation microscopique de fines poussières dans les rais discrets du soleil qui se faufile tant bien que mal par d'étroits soupiraux... Elle a disposé un petit marchepied sur lequel elle s'est juchée, et je n'ai plus qu'à lui tendre de gros cartons qu'elle range avec circonspection sur les étagères du haut...

 - Parce bon... descendre, me baisser, soulever ces trucs, remonter... Pfff ! Tiens, passe-moi la série rouge, là...
Je m'exécute... C'est là que je me suis dit que "type de femme" ou pas, Anne-Laure avait tout de même des tas de choses plaisantes en commun avec les autres. Et je ne vois pas comment j'aurais pu ne pas m'en apercevoir ! D'abord, du haut de son escabeau, elle se penchait pour me prendre les dossiers et ce faisant m'offrait une vue plongeante dans un décolleté que le désordre gagnait peu à peu. Un tel désordre, qu'à chaque fois je voyais un peu plus de ses jolis seins qui frémissaient sous l'effort, jusqu'à ce que m'apparaissent, par intermittence, des aréoles brunes et deux tétons généreux qui tutoyaient l'étoffe...
 - Te penche pas tant, lui dis-je sans trop savoir pourquoi alors que j'attendais le contraire, je vais les soulever un peu plus...
Je parlais des cartons bien entendu, mais je commençais à penser à tout autre chose...
 - T'inquiète, je suis encore souple, regarde...
Très souple en effet ! De nouveau, le chemisier qui baille, le soutif trop lâche, je ne sais, et ses deux seins qui débordent... Et puis, dans un gracieux mouvement de gymnaste, elle se redresse, lève les bras, les tend, se cambre... C'est comme ça que je me suis retrouvé quasiment le nez sur sa croupe où se devinait, délicieusement marquée par une fine dépression sur sa jupe, la trace de sa culotte. J'ai pensé "croupe", alors que je n'aime pas bien ce mot, mais rien d'autre ne m'est venu à l'esprit… Puis j'ai pensé "fesses", mais cela me paraissait trop mesquin ; j'ai fini par pensé "cul" et ça m'a un peu secoué, je l'avoue, surtout que j'ai quasiment murmuré alors "le cul d'Anne-Laure" !
 - Tu dis ? ... Ahhhh !!! ...

Il y a parfois de ces coïncidences !
Au moment même où je considérais d'un œil neuf son attrayante anatomie postérieure avec l'incoercible envie d'y mettre les mains, ma collègue laissait échapper un classeur, tentait de le rattraper, pivotait légèrement, perdait l'équilibre et vacillait dangereusement, provoquant de ma part un mouvement réflexe qui me fit saisir d'elle ce que j'avais à portée immédiate ! En d'autres termes, je l'attrapai à bras le corps, enserrant si étroitement ses cuisses que l'on eût dit, comme ça, que j'allais la transporter plus loin, toute droite, et la reposer sur le sol... J'aurais pu, son équilibre étant retrouvé, la relâcher, tout simplement. Mais il y eut sans doute une seconde de trop ; la vision fugitive de ses bas sous sa jupe retroussée, le contact tiède de sa peau et un parfum que je ne connaissais pas se conjuguaient avec entêtement. Cédant à une pulsion aussi soudaine que sauvage, j'assurai mon étreinte, je glissai mes mains sous l'étoffe et le cours du temps sembla se figer...

Anne-Laure ne bougeait plus.
Seule sa respiration la faisait frémir au rythme de mon exploration furtive. J'avais franchi sans préméditation l'illusoire barrage de ses dessous : je découvris ses fesses au velouté d'une pêche de vigne ! Dans l'immobilité statuaire qui nous avait surpris, je me trouvais toujours face à elle, le visage à hauteur de son sexe... et de l'irrésistible relief de sa motte bombée sous sa culotte blanche. D'un doigt, j'en dessinai rêveusement les contours avant de me faufiler sous le coton léger.

C'est ainsi que j'ai découvert la chatte d'Anne-Laure : du bout des doigts, au creux de ma paume. Une chatte douce et tiède dont la longue fente s'ouvrait à mes investigations.
 - Ohhhhh... dit encore Anne-Laure dans le silence solennel de la vénérable salle des archives...

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mardi 6 mars 2012

Gang bang

Cela tient du labyrinthe !
Un labyrinthe aux méandres parsemés de divans, de corps entrelacés, de coussins, de halètements lascifs, de fourrures, comme autant de tentations...

Des lueurs éparses, rougeâtres ou bleutées, baignées d'une brume moite révèlent ici ou là des ombres indéterminées, des reflets incertains, sur des anatomies dénudés...

Je devine tout cela...
Je le devine, je le sens et je l'entends plus que je ne le vois : musique de plaisir, vaporeuse et sourde ponctuée par des souffles proches, des frottements de chair, des gémissements qui fusent, parfois, de la masse indistincte et mouvante.

Elle me tient encore par le bout des doigts...

Elle avance prudemment, ballottée par cette houle de désir, le ventre et les seins luisants de sueur et d'irisations fugitives. Tentacules animés de pulsations charnelles, des mains émergent du magma, la frôlent, la palpent, la saisissent, la relâchent pour la saisir encore...
Des bras comme des lianes, l'agrippent, s'enroulent autour de ses jambes...
Lianes mouvantes, impudiques serpents qui s'insinuent entre ses cuisses...
Elle tangue sous les caresses, s'affaisse, s'offre et disparaît, avalée par la vague insatiable...

Posté par Eronaute à 19:12 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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lundi 6 février 2012

Rigueurs de l'hiver

Froid polaire et tempête de glace...

Un glaçon ou deux ?

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