Les desseins et les voies du rêve sont impénétrables (hélas) !

C'est la rentrée.
A la recherche d'une chambre pour étudiant - j'ai pourtant passé l'âge, il me semble - j'arpente le long couloir animé d'une cité universitaire. Par l'entrebaillement d'une porte, sur ma droite, fuse le sourire engageant d'une brunette court vêtue et je me dis en passant que, ma foi, je me laisserais bien engager. Mais je poursuis aveuglément mon chemin et je ne sais quel obscur projet, gagné cependant par un désir non identifié.

Sein

Et voilà ma chambre.
Mais pas seulement la mienne : c'est une grande pièce éclairée par deux baies vitrées où sont disposés cinq lits et cinq tables de travail ; déjà quatre personnes s'affairent. Trois gars, une fille... Une blonde aux cheveux pâles tirés en arrière. Visage d'ange solitaire. Voilée d'une tunique blanche sur une peau laiteuse : elle a quelque chose de transparent. J'identifie plus nettement mon désir que nourrit la présence de cette fille. Je m'inquiète de savoir si la promiscuité et la proximité de nos deux espaces ne la gênent pas. Non, tout ça lui est égal apparemment. Les autres s'activent plus loin, chacun à sa pace.

En proie à une érection désormais tenace, je déballe quelques objets, je range, je m'installe, lorsque la blonde revient dans mon champ de vision : elle retire sa tunique, dévoile une poitrine superlative, investit mon lit où elle m'invite en soulevant le drap immaculé qui fait comme une tente sous le mât de son bras tendu... Elle est nue. Je caresse son sein gauche...

Je me réveille. Avec dans la main la douceur veloutée de ce sein et au creux de ma paume la sensation d'un téton dur qui s'érige...