lundi 30 novembre 2009
La France a peur... *
* Titre emprunté à un célèpre présentateur TV (1976)
- Dites… Z'avez pas un peu la trouille vous en ce moment ?
- La trouille ? Et pourquoi j'aurais la trouille ?
- Ben tout ça, la planète, le thon rouge, le réchauffement, l'arctique, les astéroïdes, les ours polaires…
- Ah oui… Et puis 2012, la crise, la grippe A, Doubaï en faillite – même qu'on va tous être obligés de les aider à rembourser leurs pistes de ski dans le désert…
- Oui, par exemple… Mais au fait, ils doivent les rembourser à qui leurs conneries ?
- Devinez…
- Oh je n'aime pas ça ! Je n'aime pas ça du tout… Et vous n'avez toujours pas la trouille ?
- Pas vraiment… Enfin si, un peu tout de même.
- Ah ! Vous voyez…
- Oui… Enfin, ce que je vois c'est que dans la façon de présenter les choses, on dirait bien qu'on fait tout pour nous effrayer, non ? Et quand on veut faire peur aux braves gens, ce n'est jamais pour des raisons très nettes. Alors ça, oui, ça me fout la trouille.
- Attendez, attendez… Qu'est-ce que vous me racontez, là ? Z'allez pas me dire que c'est le grand complot et qu'on a inventé tout ça pour nous faire tenir tranquilles !
- Sûrement pas ! Mais disons que ça tombe bien, non ?
- Dites… Vous commencez à me faire peur, vous…
- Allons, allons ! Pas de panique… Et vous êtes allé vous faire vacciner, au fait ?
- Non ! Mais je me lave les mains, j'éternue dans mon coude, je mets du pschitt anti-machin-truc sur les poignées de portes, je ne fais plus la bise à ma voisine…
- … J'espère aussi que vous fermez bien vos robinets, que vous prenez des douches et pas des bains, que vous éteignez les lumières en sortant, que vous triez vos déchets, que vous vous chauffez au bois, que vous mangez 5 fruits et légumes par jour, que vous ne baisez pas trop sans capote, que vous ne fumez pas, que vous buvez modérément, que vos vaches ne pètent pas trop souvent rapport à la couche d'ozone, que vous faites 30 minutes de sport chaque jour, que vous avez des panneaux solaires et une éolienne, que vous faites du compost, que vous avez un récupérateur d'eau de pluie, que vous mangez bio, que vous utilisez votre vélo, que vous ne parlez pas trop fort, que vous vous faites couper les cheveux courts, que vous ne portez pas de mini-jupes… Non, je déconne…
dimanche 22 novembre 2009
Souvenirs
Evoquer des souvenirs, c'est un peu comme aller au grenier, n'est-ce pas ? ...
Et plus ils sont anciens, les souvenirs, plus difficile est la montée de l'escalier...
vendredi 13 novembre 2009
Cul-poème : les stances d'Elodie
Dis-les moi les mots, Elo !
Les mots d'Elodie, mélodie des mots.
Cul, bite, couille...
Et chatte, chatte mouille...
Turgescent... Oh !
L'énorme mot...
Mots tressés
Queue dressée
Turgesexe et cent. Sans que...
Queue ?
Votre queue dans ma chatte !
Vite, vite, vite !
Venez bite
Me bouffer la chatte.
M'enchanter la touffe
Me doigter...
Me bitecouiller
M'enchanter, m'enchatter
M'éjouirculer.

mercredi 11 novembre 2009
Hypnose
En ces temps de recueillement et de commémorations diverses, envie de ressortir de mes tiroirs quelques vieux petits texticules et de me souvenir...
- C'est mon tour, a-t-elle dit. Ce soir je fais ce que je veux…
Agnès à moitié nue m'a poussé sur le bord du grand fauteuil, m'a arraché chaussures et pantalon puis s'est penchée sur moi… Et je n'ai plus vu que le sommet de son crâne. Sa tête et son dos blanc. Comme un grand poisson qui ondulait dans les mers chaudes.
Son dos blanc, et le vieux miroir du fond avec ses bords biseautés, ses traces douteuses, ses illusions, ses diffractions… Agnès fourrageait dans mon slip.
Le vieux miroir de la grand-tante Ernestine - celui de son mariage - me jette un regard glauque. C'est dire qu'elle en a vu d'autres cette psyché décatie ! Et elle en a réfléchi des vertes et des pas mûres et même de toutes les couleurs puisque Ernestine, qui avait fait les colonies au bras de son officier de mari, faisait paraît-il des orgies aussi torrides que tropicales en compagnie de son époux...
Dans les irisations bleutées du miroir, je la voyais gober de gros fruits exotiques le menton dégoulinant de nectar, le sein lourd et vibrant de plaisir... Et tandis que me berçait l'évocation des impudeurs de jadis, des plis d'ombre et des éclats de lumière redessinaient la croupe tendue d'Agnès qui se gorgeait de mon désir…
mercredi 4 novembre 2009
Madame ***
J'avais passé la nuit chez les ***.
Dans la chambre d'amis, pour être précis. Je suis sûr que Madame aurait apprécié d'autres arrangements, y compris l'absence de Monsieur, mais ce dernier est un peu sourcilleux et Madame a des principes... Le genre de femme qui ne fonctionne que par allusions, sous-entendus et se contente de fantasmes inassouvis. Je ne lui en veux pas mais c'est bien dommage : Estelle *** a tout ce qu'il faut pour entretenir une conversation, des arguments remarquables et j'aime la conversation... Donc, chambre d'amis...
Jolie chambre d'ailleurs. Grande baie, vue sur le tilleul et le massif de rosiers, reproduction au mur d'une Dame de Le Tintoret, accès direct à la salle de bain... Au réveil, j'avais oublié que ladite salle de bain était aussi celle de la chambre de mes hôtes. Et c'est dans le plus simple appareil, nanti de mon habituelle ardeur matinale que je suis inopinément entré dans la salle d'eau. Estelle l'occupait déjà...
Surpris tout nu par quelqu'un qui n'est pas censé le connaître dans cette tenue adamique, un homme a généralement un réflexe assez simple : une main (ou deux, cela dépend autant de son degré de pudeur que de la taille de... ses mains) devant ses génitoires, et hop, voilà qui lui suffit pour se sentir un peu moins exposé ! Une femme... Eh bien une femme, c'est moins évident semble-t-il et c'est surtout dans 90% des cas, assez surprenant. Il faudrait sans doute vérifier (l'enquête est ouverte Mesdames, vous pouvez vous exprimez...) mais j'ai souvent pu observer un réflexe inattendu : les dames cachent d'abord et essentiellement leurs seins avec leurs deux mains et leurs bras ! Dieu sait - enfin je suppose qu'il le sait - que des seins sont attirants pour le regard et qu'ils génèrent bien des fantasmes. Mais tout de même, un sexe féminin ça inspire aussi ! En tout cas, moi, ça m'inspire... Mais non : surprise toute nue par un homme, la dame cache soigneusement sa poitrine, laissant alors son intimité exposée, faute de mains supplémentaires. Bon...
J'entrai donc dans la salle de bain, et Estelle y était nue. Plus exactement, elle ne portait qu'un soutien-gorge qu'elle finissait d'ajuster avec précision...
- Oh, pardon, dis-je en prenant un air penaud et omettant dans ma fausse confusion de cacher ce qu'elle n'aurait pas dû voir mais qu'elle regardait avec insistance.
- Pardon, pardon, répétais-je, je ne savais pas, j'ignorais que, je...
C'était charmant : d'une main, elle retenait une bretelle qui glissait, de l'autre elle cachait inutilement sa lingerie...
- Ce n'est rien, ce n'est rien, dit-elle en rosissant un peu, vous voyez bien que je suis presque habillée...
J'admirai au passage les nuances de la langue française ! Ce "presque habillée" me laissait d'autant plus songeur qu'elle ne semblait guère se soucier du flamboiement auburn de sa toison sous laquelle je devinais une longue fente sombre qui s'étirait paresseusement. L'improbable face à face me sembla durer plus que de raison...
- Mais vous-même, reprit-elle enfin... Oh ! Mon Dieu ! Oh, mon dieuuuu... Je suis tellement confuse !
Elle le paraissait si peu, pourtant.
- Je vous prie de m'excuser, dis-je, je reviendrai plus tard...
- Nooon ! Surtout pas... Restez... Enfin, je veux dire, c'est moi qui... Ou plutôt, je vais... Enfin, ne bougez pas... Je... Faites comme si...
Et d'un coup elle explosa, abandonnant toute réserve :
- Ah, merde, cela fait tellement longtemps que je n'ai pas vu une autre queue que celle de Marc ! Et en plus, vous bandez ! Vous permettez que je regarde ?
Elle regarda...
dimanche 1 novembre 2009
Le choc des pulsions
... Images de circonstance ...



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