Journal d'un Eronaute

Correspondances érotiques. Confessions intimes et récits alertes... L'érotisme comme principe vital

lundi 26 octobre 2009

Un abîme de réflexion

CroVous connaissez tous l'effet dit "de Cro-Magnon" chez les humains d'aujourd'hui ?
Principe fondé sur une observation simple : un homme ne trouve jamais la plaquette de beurre posée devant son nez dans le réfrigérateur, alors qu'il est capable de localiser un restau à 250 kilomètres à la ronde... Chez la femme, dit-on, c'est exactement l'inverse !
Et tout ça, parce que nos ancêtres répartissaient scrupuleusement les rôles : l'homme qui chassait toute la journée dans les grands espaces voyait la moindre gazelle à des lieues, y compris derrière l'horizon, tandis que  sa Cro-Mignonne claquemurée pour la garde des gnafrons connaissait les plus petits recoins de leur caverne...

Interprétation qui n'est pas la mienne : j'ai lu ça chez une copine, dans l'un de ses magazines scientifiques, "Elle" je crois... Mais c'est assez séduisant comme analyse parce qu'en définitive ça explique bien des choses ! Et notamment, voilà qui permet de comprendre pourquoi les mecs savent repérer toute nana circulant dans un périmètre assez vaste alors que les femmes, dit-on, préfèrent attendre le facteur...  De méchantes langues avancent, toujours dans ledit magazine scientifique, que les hommes ont un GPS à la place des testicules !

Sorte de corollaire, un homme de façon générale tient pour acquis que tout jupon passant à sa portée et qui lui adresse le moindre battement de cil (et le battement d'un cil de jupon, croyez-moi, c'est quelque chose...) n'a plus envie que de lui ! Ca, c'est effectivement très étonnant et procède d'une sorte d'assurance en béton armé qui lui permet de croire en toutes circonstances qu'il est irrésistible : si elle passe sans le regarder, c'est qu'elle est subjuguée ; si elle lève un œil sur lui, c'est qu'elle désespère de le convaincre de ses charmes et si elle lui sourit, alors c'est qu'elle n'en peut vraiment plus d'attendre... Effet Cro-Magnon indiscutable : l'homme ne veut voir que ce qui est loin et inaccessible et rarement l'adorable petit pot de beurre qu'il a sous les yeux...

Remarquez que l'inverse n'est pas faux. Prenez la femme de mon voisin, par exemple. Une adorable brunette dont je suis sûr qu'elle imploserait si elle portait le regard juste un peu plus loin... Eh bien, elle ne veut voir que son mec parce qu'elle l'a sous le nez, évidemment ! Alors que moi, je suis de l'autre côté de la clôture...

Enfin, moi ce que j'en dis...

Posté par Eronaute à 16:49 - NOTES & JOURNAL DE BORD - Commentaires [8] - Permalien [#]
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mardi 20 octobre 2009

Harcèlement

- Eh bien moi je dis que si vous ne postez pas des photos, votre blog, tout le monde s’en fout !
- Peut-être bien Mathilde… Cependant, permettez-moi de ne pas avoir envie de me tirer régulièrement le portrait à poil ! Ça devient bizarre à force…
- Mais puisque je suis votre photographe officielle !
- C’est ce que vous dites ! Je vous rappelle que vous n'avez pas l'exclusivité...

Ça fait un moment qu’on discute comme ça, inutilement…

Elle a débarqué sans prévenir, sous prétexte d’une panne d’eau chaude dans sa chambre ! Faut dire que les coïncidences s’accumulaient ce jour là… Au hasard d’un déplacement, même ville, même hôtel... Et voilà qu’on déambule maintenant dans la piaule, chacun à sa toilette, à ses affaires. Mais elle tout d’un coup, ça lui a pris comme ça, elle menace de me fusiller de son numérique, à bout portant…

- Bon… Vous permettez que je m’habille ?

- Ben non, justement !

Je la regarde du coin de l’œil. Les cheveux défaits, un slip léopard inattendu (où donc a-t-elle trouvé ce machin horrible ?) et la poitrine épanouie se balançant au gré de ses mouvements brusques… C’est qu’elle finirait par me mettre en retard, Mathilde !

- … Et puis je vais vous dire… Ce qui serait plus logique, c’est que je poste des photos de femmes, non ? Un homme, ça s’intéresse aux photos de femmes...

- Oui mais ce sont des femmes qui vous lisent !

- Vu comme ça en effet…

- Et puis zut ! Vais vous en faire des photos de femmes, moi…

La voilà qui boude. Ou qui fait semblant ! Et qui se photographie elle-même, ici, là, le bras tendu… Et qui ne s’intéresse plus à moi…


J’aurais du me méfier un peu… Quand je suis revenu dans la salle de bain elle se tirait le portrait devant le miroir. Pas fait attention… Et clic !

- Et voilà-voilàààààà… Vous aurez une photo mixte, comme ça… Pour faire plaisir à tout le monde ! Et vous la publierez n’est-ce pas ? Sinon je dis à Elodie que vous me harcelez…

Alors voilà...

Mixte

Posté par Eronaute à 08:00 - HISTOIRES VRAIES - Commentaires [10] - Permalien [#]
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vendredi 9 octobre 2009

Le chasse-marée

Basse-mer...

- Je suis atterrée, G ! Et terrifiée aussi, pour faire bonne mesure... Accablée, terrorisée et puis je ne sais quoi d'autre, mais je le suis, croyez-moi ! Et n'essayez surtout pas de me consoler, ni de me plaindre...
Impermanence- Mais je n'ai encore rien dit, Sophie...

Ses lèvres tremblaient un peu. Nous étions chez elle, sous la véranda qui donne sur la mer. Refuge douillet mais ouvert aux mystères du large, à l'angoisse du vide et du temps qui passe sans nous le dire. Au loin là bas, un soleil automnal refusait de mourir, éclaboussant encore l'horizon de rayons rouges et or désespérés... Dans la lumière moribonde, Sophie m'apparaissait irréelle, splendide, magnétique à force d'être désirable. Comme hier, comme toujours...

- Vous n'avez encore rien dit, peut-être, mais je vous connais : vous allez trouver le moyen de me faire fondre et je vais oublier les raisons de ma dépression !
- Eh bien je ne vous console pas, je ne vous plains pas, mais dites-moi au moins ce qui vous arrive...
- Je vieillis ! Voilà ce qui m'arrive... Je vieillis et c'est une catastrophe : je grossis, je m’empâte, j'ai des vergetures ici ou là, ma chair est flasque, mes rides se creusent, mes seins tombent...
- Vos seins tombent ?! Vous voulez rire ou quoi ?
- Si ! Ils tombent… Et ils sont mous, c'est une horreur. Regardez...
D'un geste théâtral elle avait ouvert son chemisier sur sa poitrine nue, ferme, admirable, vivante. Sa peau douce et ambrée jouait si bien des reflets cuivrés du couchant que le soleil, un instant, suspendit sa course...

- Et puis bon, je suis obligée de porter des lunettes...
- Mais vous avez toujours porté des lunettes, Sophie !
- Oui, mais non !
- Ah...

Elle regardait la mer...
Silhouette dorée découpée sur le petit théâtre de l'estran que grignotait le flux du montant. Les vagues inlassables poursuivaient leur entreprise, apportaient et retiraient leur comptant de minuscules charognes marines, de putréfaction, de vie et de mort... Erosion, lente transformation, impermanence...

- Vous savez quoi, G ? La mer, c'est la vie autant que la mort... Le matin tôt, quand la plage est déserte, je descends me baigner nue et je me prends parfois pour un cadavre que la marée va reprendre pour nourrir un peu de vie, ailleurs...
Elle avait en parlant laissé glisser son chemisier puis sa jupe, qui s'étalait maintenant en corolle  sombre autour de ses pieds, puis sa culotte...
- Voyez comme je suis, G...
- Toujours la même, Sophie... Délicieuse…
- Oui, mais... Vous pourriez me désirer encore, parfois, de temps en temps, à l'occasion, en rêve ou pour de vrai ?
- Venez là, So...
- Oui, mais...

Haute mer. Beaucoup plus tard...
Sur la plage, à la limite des vagues...

- C'est terrible ça... Quand je te suce j'aime bien voir...
- Normal, non ? Moi aussi, quand je te...
- Oui, mais...
- Quoi encore ?
- J'ai laissé mes lunettes là-haut. Tu vois bien que je vieillis...

Posté par Eronaute à 11:26 - 3 L'AUTOMNE de SOPHIE - Commentaires [8] - Permalien [#]
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mardi 6 octobre 2009

Et vous n'avez pas honte ?

Vous avez raison ma Chère !

C'est parfaitement honteux... Et me le dire, en plus ! Pour ajouter à votre confusion, je vous précise tout de même que je m'en doute... Vous ne le savez pas que je m'en doute ? Et pourtant, si...

Tandis que nous parlons comme ça, comme si de rien n'était, je vous vois bien, vous et votre main, faire des manigances et détourner la conversation au profit de votre chatte qui réclame parce qu'elle n'a jamais assez de tout ce qu'on lui donne ! Je vous vois bien, dans l'intimité de votre salon... Vous vous croyez à l'abri des regards alors vous prenez vos aises, un peu renversée sur votre siège, vous écartez vos jambes, vous remontez votre jupe l'air de rien, ou vous ouvrez votre pantalon, vous éprouvez du bout des doigts la rotondité pulpeuse de vos lèvres et la tendre dépression de votre fente sous votre culotte et vous aimez sentir comme tout cela peut-être à la fois gourmand et désirable... Et pour peu que dure notre conversation, je le sais bien, vos dessous vont glisser aussi, et vous allez vous retrouver dans une posture parfaitement obscène, jouissant à la fois de ma voix, de vos doigts et de l'incongruité de la situation.

Non mais... Vous vous êtes vue ? Cuisses ouvertes, sexe assoiffé... Défaite, dépenaillée, le rose aux joues ? Et si nous raccrochons trop tôt ? Je ne vous donne pas 2 minutes : je sais bien que l'instant qui suit vous vous défaites de toute pudeur et c'est à moitié nue que vous allez poursuivre et vous abandonner à votre plaisir...

Honteux disions-nous ? Oui. Et même impudique, indécent, obscène... et tellement savoureux n'est-ce pas ! Et si vous saviez comme c'est bon de le savoir sans rien vous dire, de vous laisser faire comme si je ne me doutais de rien, de poursuivre une conversation très convenable tout en guettant les moindres variations de votre souffle...

Ah mais, c'est que vous finiriez par me...

Bon... Je vous appelle quand ?

Posté par Eronaute à 19:18 - CORRESPONDANCES SENSIBLES... - Commentaires [7] - Permalien [#]
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