lundi 31 août 2009
Fruit de saison...
Oui, je sais : une affligeante banalité !
A vrai dire, je n'ai pas pu m'empêcher de lui suggérer de retirer sa culotte en plein milieu du repas. Ce n'était même pas un défi : je savais qu'elle le ferait, ne serait-ce que pour lire alors mon propre étonnement sur mon visage ! C'était juste... comment dire ? L'envie de la savoir nue et celle de deviner dans ses yeux sa propre surprise... Peu importe : Elodie est revenue des toilettes en me fourrant une petite boule de coton entre les jambes, prétexte pour poser un instant sa main sur ma braguette dans un restaurant tout à fait comme il faut où l'on nous prenait sans doute pour un couple très ordinaire. Justement, c'était parfait : nous étions un couple ordinaire devisant de choses et d'autres, avec juste l'envie de savoir ce que cela nous ferait de nous sauter dessus, de nous prendre comme des fous. Et nous avons poursuivi notre conversation...
J'aime penser que nous avions quelque chose à vérifier, elle et moi... En avoir le cœur net en quelque sorte : après quelques petites semaines d'une intense correspondance il fallait bien que nous sachions enfin si le désir évoqué par l'échange de propos coquins et de quelques vues impudiques correspondait à une réelle harmonie ! Et, diable, je crois bien que oui !
Les rue de Paris ont du en voir bien d'autres mais j'avoue que le relief de son petit cul sous sa robe légère m'a embrasé. Au point que dans mon désir d'en savoir plus je n'hésitais pas à lire du bout des doigts et à travers l'étoffe, ses pleins et ses creux, ses monts et vallées merveilleuses où je m'attardais... Jusqu'à ce que, n'y tenant plus, je la trousse enfin contre ce parapet en bord de Seine pour vérifier le moelleux et l'onctuosité de ses rives ! Lui ai-je dit alors (vous l'ai-je dit, Elodie ? Non, parce que vous m'embrassiez à pleine bouche et que, déjà, vous gémissiez en devinant sous le gonflement de mon pantalon la pression de mon sexe sur le vôtre...) qu'elle a une chatte sublime dont l'humide éclosion, même dans l'obscurité est éblouissante ?
Passons sur les détails... Se souvient-elle d'avoir pris plus tard l'initiative de me déshabiller ? De plonger sa main dans mon slip ? Je crois bien qu'elle m'aurait consommé tout de suite si je ne l'avais pas bousculée sur le lit pour voir et dévorer enfin l'effloraison de son fruit mûr, la corbeille et la marchande des quatre saisons avec !
jeudi 20 août 2009
Voici...
Voici l'heure incertaine où l'homme abandonné imagine son amour crier de plaisir dans les bras d'un autre... L'heure où les femmes esseulées doutent de leur existence, se cherchent du bout des doigts, parce qu'elles n'ont plus, entre les cuisses, ce pal qui les ouvre et les comble... L'heure où les hommes saisissent à pleine main leur désir dressé vers l'impossible, halètent un misérable orgasme et hurlent à la lune leur envie de vivre encore un peu... juste encore un peu...
C'est l'heure redoutable où les sirènes chevauchent avec insolence les nappes visqueuses de l'oubli, aspirent la vie, la projettent au loin, ailleurs, où je ne suis pas. Il n'y a plus, la nuit, que la vie des autres, loin, comme un spectacle clandestin dont on ne perçoit que de sombres échos multipliés par le désir, musique portée par le vent, cris de haine, d'amour ou de douleur...
Histoires inventées
Bouts de films incertains
Inutiles
La vie me quitte pour animer des rêves improbables qui ne m'appartiennent plus.
lundi 17 août 2009
Un, deux, trois...
Je crois qu'elle m'observe...
Du bout des yeux, discrètement, mais elle m'observe. Ou me considère, me guette, m'évalue, je ne sais pas... Je n'ai rien de très spécial pourtant mais l'étrangeté de l'inconnu attise parfois la curiosité. Ou l'intérêt... Elle se doute bien que je le sais mais comme je n'en montre rien par discrétion, elle fait exactement comme si je ne l'avais pas vue dans la pénombre du couloir et poursuit son examen, me regarde, me détaille...
Et ça me plaît bien ! Il y a longtemps que l'eau ne coule plus, que j'aurais pu sortir de la douche, mais je m'attarde comme si j'avais encore besoin de... de je ne sais quoi ! Par l'entrebâillement de la porte, je la regarde aussi mais ne distingue qu'une silhouette vague qui m'intrigue. Sa curiosité m'intrigue ! Et donc attise la mienne... Ce doit être comme ça que nait le désir, ou au moins l'envie, l'attrait. Elle m'observe, je la regarde... Nous sommes à égalité en quelque sorte !
Pas tout à fait cependant : elle m'a vu avant que je ne la voie, et je suis nu comme un ver, mes vêtements dans le couloir précisément... Et ce genre de situation est de nature à provoquer chez moi des réactions embarrassantes ! Je suppose qu'elle le pressent. Ou qu'elle l'attend ! Allez savoir... Alors je compte jusqu'à dix ! A dix, je sors comme ça, l'air innocent, nu et avec ma réaction embarrassante ! Allez...
Un, deux, trois... sept, huit...
vendredi 14 août 2009
Saisons
- Tu entends ?
- ...
Il y a le sable du silence qui égrène le temps, des souffles retenus et des effleurements de doigts. Derrière le vieux charme, la lune glacée se lève et trace sur les draps des signes froissés, muets et bleus.
- Ecoute... Ecoute bien !
Elle dit :
- Tu devais écrire notre histoire...
J'écris notre histoire...
D'une saison à l'autre, je me souviens. J'écris notre histoire.
Elle dit :
- J'ai froid...
Le froid va nous prendre... Ferme la fenêtre.
Et l'été reviendra, dans notre histoire ?
Tu es l'Eté, mon amour...
Et le Printemps, et l'Automne, et l'Hiver aussi : tu es toutes mes saisons.
Mon solstice et mon équinoxe.
Je ne veux pas bouger, ni ouvrir les yeux...
Je ne veux pas me réveiller ni me lever pour fermer la fenêtre : quand je reviendrai tu ne seras plus là...
Je le sais...
Je ne veux pas le savoir.
Pas ce soir...
mercredi 5 août 2009
Visite de courtoisie
Quand j'ai sonné à sa porte, Delphine est venue m'accueillir vêtue d'une simple chemise d'homme, blanche, trop grande, ouverte de haut en bas...
- Je te dérange, peut-être ?
- Pas du tout ! Entrez... Je vous attendais.
- Ah...
J'entretiens toujours avec Delphine des rapports étranges qu'alimente sans doute le souvenir de l'avoir fait sauter sur mes genoux il y a quelques années, bien avant que je réalise, le temps lui ayant donné une plaisante majorité, qu'il m'était possible de la sauter tout court ! C'est ainsi que pèse aujourd'hui sur nos relations ce goût d'interdit qui n'est pas si désagréable et que je cultive de façon un peu perverse... D'autant qu'elle ne demanderait que ça, la jouvencelle et qu'elle semble depuis longtemps se complaire dans ce commerce sans aveu.
Et là, planté sur le seuil de son petit intérieur, je considérais sa nudité blonde rehaussée par la liquette de coton dont les pans battaient de part et d'autre de ses seins, s'évasaient sur son ventre. Sa tenue décontractée ne semblait pas la gêner outre mesure et à la réflexion, moi non plus ! Seul le contexte me paraissait bizarre... D'autant qu'une voix me parvint de la pièce à côté : "Delphine... Non..."
- Je peux repasser si tu n'es pas seule...
- Justement ! Non... Venez...
Je l'ai suivie, considérant avec intérêt, au bas de sa chemise, cet infime pli en creux sur son épiderme qui marquait la frontière entre ses cuisses et ses petites fesses nerveuses... J'avais eu bien sûr, l'occasion de contempler ensemble les unes et les autres, mais dans l'instant, cette chemise qui ne laissait entrevoir de son cul que des promesses frémissantes me paraissait la plus exquise des tentations...
- M'enfin Delphie, qu'est-ce que tu as fait à ce pauvre garçon ?!
Etalé sur le lit, un jeune type gisait en croix, immobilisé, pieds et mains attachés, nu...
- Mais c'est lui qui a voulu !
- Bon, peut-être. Mais je ne suis pas obligé d'être témoin de tout ça, moi ! Ou alors couvre-le...
- Ben non... Et c'est bien fait pour lui ! Vous savez ce qu'il me reproche ? De ne pas savoir le... Ca fait une heure que je... et rien. Et juste avant que vous ne sonniez, il a eu le culot de me dire que je n'avais qu'à demander à "mon vieux" de m'apprendre à sucer... Le "vieux" c'est vous, évidemment...
Evidemment... Je digérais doucement l'information lorsqu'à ma grande surprise Delphine se remit à l'ouvrage !
- Mais Delphine, arrête enfin !
- Mmmm... Mmm...
Et le "pauvre garçon" ne bandait pas ! Fasciné, je voyais son long sexe flaccide glisser entre les lèvres d'une Delphine attentive et convaincue ; mais de toute évidence, et contre toute attente à mon humble avis, il ne bandait pas !
- Bon, ben... Ma présence n'est peut-être pas indispensable n'est-ce pas... Je crois que je ne vais pas m'attarder. Je repasserai...
- Mm'noon... Partez pas, s'il vous plaît...
Même pas le temps d'amorcer une retraite ! Avec une surprenante vivacité, elle avait basculé sur le flanc et s'agrippant à ma ceinture elle fourrageait déjà dans ma braguette dont elle sortait délicatement ma...
- Mais ça va pas ! Veux-tu bien...
- Oh ça va, dit-elle... Est-ce que je faisais tant de manières l'autre fois sur l'île aux cygnes ?
L'évocation de cet épisode me fit malgré moi l'effet d'un aphrodisiaque instantané. D'autant plus instantané qu'elle referma péremptoirement sa bouche sur mon sexe pour m'entreprendre avec une telle fougue que je doutai soudain de la virilité de son petit ami... Ah fichtre ! Je l'avais oublié celui-là ! Toujours entravé sur le lit, il ouvrait des yeux ronds comme des soucoupes, se tortillait un peu et tentait vainement de couvrir du drap son membre qui gonflait à vue d'œil !
- Delphine, arrête ! Ton... Ton mec, là...
- Mmmm ?
- Il bande, ton copain...
Elle émit encore un vague et humide borborygme, puis d'un geste qui me parut prémédité cent fois parce qu'étrangement précis, elle avança une main vers le menhir du copain... Alors, nous branlant tous deux en cadence, elle a levé vers moi un visage angélique :
- Je savais que vous finiriez bien par m'aider sur ce coup là...
Et elle replongea...
Trois secondes, mais trois secondes seulement, je me suis demandé pour lequel d'entre nous elle avait monté ce piège diabolique... Et puis... je me suis dit... que j'aurais bien le temps d'y réfléchir plus tard...
dimanche 2 août 2009
Pétrifiée...

