Journal d'un Eronaute

Correspondances érotiques. Confessions intimes et récits alertes... L'érotisme comme principe vital

vendredi 31 juillet 2009

Résonances

Tout de même, Elodie, je vous dois une réponse !
Et des éclaircissements qui ne manqueront pas de vous surprendre... Parce que vous ne semblez pas vous en douter mais toutes vérifications faites et recoupements établis, je peux vous révéler à présent que je vous connais... Et même, que nous nous sommes connus, au sens biblique mais peu orthodoxe du terme. Que vous ne vous en souveniez pas ne m'étonne guère : dans l'état où vous étiez cette nuit là, je crains que vous n'ayez pas mémorisé grand chose. Et comme vous avez eu depuis, la mauvaise idée de vous éloigner de mes zones géographiques nous privant ainsi de toute possibilité de nous croiser, il est fort probable que vous ne fassiez pas maintenant le rapprochement entre l'Eronaute et cet infâme succube qui vint inopinément ce soir là vous... dans le lit de votre copine.

Mais je soupçonne, car il ne faut douter de rien et surtout pas de l'impossible, qu'un recoin de votre inconscient retient encore le vague souvenir d'une agitation friponne. Ce qui expliquerait – vous savez comme je suis gourmand d'interprétations psychologiques un peu raides – l'état dans lequel vous mettent la lecture de mes billets coquins et la vision de quelques photos dont j'émaille si parcimonieusement ce blog...

Elodie2Vous allez croire que je me moque. Mais pas du tout ! Et comment le pourrais-je d'ailleurs : j'avais ce soir-là l'esprit tellement embrumé par le saké que j'ai du avoir des élans bien désordonnés, ne prêtant attention qu'à mes plus vils instincts. J'ai tout de même en mémoire, je crois, le goût de vos lèvres, la délicatesse chaloupée de vos ondulations et la douceur soyeuse de vos cuisses... Avouez qu'il y a là de quoi alimenter les rêveries d'un homme !

Et donc depuis, nous nous écrivions un peu... Sans savoir ! Jusqu'à ce que, après votre si belle lettre que vous me demandiez de publier ici, je réalise... Devais-je garder tout cela pour moi ? Je ne crois pas ! Je suis sûr que l'évocation de cette rencontre involontaire ajoutera à votre plaisir autant qu'à votre confusion...  Cela vous va si bien ! Et ce mélange subtil a parfois des effets aphrodisiaques d'une force insoupçonnée ! Vous ne rêviez donc pas, Elodie...

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mardi 14 juillet 2009

Eh bien...

Voilà... J'ai reçu ce petit mot !
Ce n'est pas ce qu'on appelle une contribution, non. Ce serait plus de l'ordre de la correspondance privée en fait... Mais ici, le privé tutoie souvent le public, n'est-ce pas ? Enfin, je dis ça alors que je vouvoie tout le monde... Mais bon ! Quoiqu'il en soit, je publie, poste et vous lisez...

Elle ? Eh bien... Lisez, je vous dis...

_______________

Elle n'avait pas vraiment prévu ça....
Ou peut-être qu'elle l'attendait ?
Elle ne le savait pas, en tout cas. Elle pensait que ce n'était pas possible, dans ce milieu.  Que les échanges, c'était ou cordial, bien et "comilfaut", ou que c'était sexe, et alors rien que du cul, surtout pas de sentiment. Elle avait cru ça parce qu'un jour... Bon, peu importe.

Mais peut-on appeler ça du sentiment ? Elle n'en savait rien. Ce qu'elle savait, c'est que c'était bien des choses, que ça lui faisait du bien partout, au corps et au coeur, et que c'était rudement bon.

Comment ça avait commencé  ? Elle ne savait plus bien, Elodie...

ElodieC'était ses mots à  lui, ses histoires, quelques-unes en particulier, ça l'avait touchée. Elle s'y voyait : les histoires c'est fait pour ça ! Non, pas vraiment, pas toujours, mais quelquefois, ça lui parlait vraiment. C'était le style, aussi : elle avait toujours été sensible au style. Celui-là avait une élégance, oui c'est ça, une élégance : dans les mots, les tournures... Non, pas seulement. Il y avait autre chose. C'était dans l'histoire, et dans sa façon de poser un mot ici ou là : il y avait de la tendresse, de l'attention, j'ai envie de dire de la gentillesse. Bien sûr, ça fait démodé la gentillesse, dit comme ça, c'est ballot. Mais enfin, c'est un mode d'échange et de pensée, c'est une vision des autres, c'est une éducation : ça peut être infiniment délicieux.

Et puis ses visites, quand il venait sur ses terres à elle : il n'y posait qu'un peu et repartait, quelques mots, toujours courtois, mais bien placés, enfin ça lui allait droit au coeur !

Pourtant elle ne le connaissait guère : il restait caché, écrivait, travaillait, vivait la nuit. Mais elle l'avait aperçu, quelquefois, oh, un peu vivement et jamais en entier, mais ce qu'elle avait vu de lui, ça l'avait troublée ! Une élégance, là aussi. Qui n'était pas tant dans sa tenue, que dans son attitude, sa manière de se présenter, réservé et fier à la fois.

Et puis ils avaient échangé  un peu plus... Elle ne savait plus bien où ni pourquoi. Sans doute parce que ça devait se faire ! Non, pas par convenance, non (ah les mots à double sens, ils en rencontraient toujours sur leur chemin, c'était incroyable, un vrai fil rouge !) : ça devait se faire parce qu'il fallait qu'ils se parlent ! C'était écrit. Enfin, dit... Enfin, c'était peut-être aussi le hasard, allez savoir...

Les mots qu'ils échangeaient, c'était des trois fois rien si on les répétait, mais entre eux c'était des clefs, des codes, des sésames : ça ouvrait plein de portes ! Même là où l'on ne croyait jamais aller, vous savez, la porte interdite de Barbe-Bleue, ou quelque chose comme ça. Ça levait des freins, dégrippait des serrures rouillées, ouvrait les fenêtres en grand, comme ça, d'un rien. Ça faisait des rires, des jeux complices. Et des tendresses à n'en plus finir...

Et le sexe dans tout ça ? Y'en avait pas ? Non...
Si ! Plein ! C'était intégré et intégral, inclus en tout, tout compris. Dans chaque geste, chaque mot : même pas besoin de faire le tri, de basculer d'un niveau à  l'autre, vous savez, les préliminaires et tout le toutim, les différentes étapes. Non. Tout était préliminaires, tout était désir et plaisir. Un désir continu. Un lien intégral. Un fil rouge, une résonance... de lui à elle, d'elle à lui. Un truc qui remettait tout à sa place, le monde autour d'eux et eux dans le monde. 

C'était sûrement un rêve... Elle allait se réveiller. 

(A suivre. Peut-être !)

Elodie

Posté par Eronaute à 14:35 - ELODIE - Commentaires [2] - Permalien [#]
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mercredi 8 juillet 2009

Frémissements vibratoires

Si j'étais parfum...
Je serais le vôtre ! Vous voulez bien ?
Dites... Vous voulez ?

ParfumsVous m'imaginez ? Voletant comme ça, l'air de rien, invisible et léger tout autour de vous ? Au  moindre mouvement de votre part, je libère quelques douceurs, je vous enveloppe, vous couvre, m'échauffe et m'exhale...

Je suis... vous !
Et je vous suis, comme un petit nuage sensuel prêt à fondre sur vous au premier battement de cil, à la première émotion... A vous recouvrir de moi pour vous rendre plus désirable encore... Je m'étale, m'insinue, me faufile...
Rien de vous ne me serait plus étranger !

"Ah, mais que portez-vous, vous diraient vos amies ? Quelle intime senteur... "
Et vous toute rougissante, de répondre en baissant les yeux :
"Oh ! Trois fois rien, juste un peu de G... Je ne le quitte plus..."

Posté par Eronaute à 16:31 - MOTS DOUX - Commentaires [8] - Permalien [#]
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vendredi 3 juillet 2009

Quoi, encore ?

Ce qui est pénible avec les photographes homologuées, c'est qu'elles ne se contentent plus de regarder par le trou de la serrure...

Elles vous dérangent même pendant la sieste !

EroMathilde04

Posté par Eronaute à 17:27 - PHOTONAUTE - Commentaires [14] - Permalien [#]
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