lundi 15 juin 2009
Un petit air d'été
Il y avait comme un petit air d'été, après déjeuner, je ne vous dis que ça !
Pas trop pressé de retourner au travail, je me suis installé à une terrasse pour prendre un café, regarder le monde et les femmes qui passaient... A deux tables de la mienne, il y en avait une qui suçait le bout de son crayon et qui de temps en temps notait des choses dans un petit cahier. Elle notait puis suçait son crayon puis notait encore jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que je la regardais, que je la regardais, que je la regardais...
Je la regardais sans me gêner : des pieds à la tête et vice versa, et sa main gauche qui soutenait son menton et sa main droite qui tenait le crayon, et ses épaules nues, et ses seins qui pigeonnaient un peu dans son décolleté, et ses beaux yeux sombres qui ont fini par me regarder aussi... Elle a posé son crayon, elle a commandé un autre café, moi aussi. Puis elle m'a souri et nous avons passé comme ça un petit moment ensemble, à nous regarder d'une table à l'autre, à regarder le monde qui passait, à nous regarder encore, à nous sourire encore...
C'était presque l'été...
Commentaires
Presque..L'été
mais bel et bien le printemps.
Quel charmant moment que vous avez passé là.
Je vous envie.
Plus que quelques jours
mon Amiral et on sera en été oui...Patience...sourire. Mais un printemps comme ça c'est déjà si bon, hein ?...
"Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
O toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savait"
A une passante (Baudelaire)
J'adore ce poème parce que ces moments là sont fugaces, et forts, entre joie, envie et frustration...
Merci pour ton texte qui me rappelle ces moments d'exception.
Bises de papillon
;-)
http://corpsetgraphies.canalblog.com/archives/2009/03/29/13078469.html#c25254105














