lundi 25 mai 2009
En toute simplicité
J'ai reçu hier un mot de Sophie...
Avec son autorisation - en fait, elle me l'a fortement suggéré, attendant je suppose nombre de commentaires susceptibles de l'éclairer - je publie ici un extrait de sa lettre...
Très Cher G.
C'est un rêve étrange la nuit dernière qui m'a permis de réaliser à quel point je suis habitée par un fantasme auquel je n'accordais jusqu'à présent que peu d'importance : l'insolite nudité d'un homme dans un contexte banal de la vie quotidienne...
Voici, en deux mots : une de nos soirées chez moi, apéritif voluptueux, musique sensuelle, badinage philosophique décadent et petit repas fin agrémenté de ce jeu coutumier de séduction auquel nous nous livrons toujours vous et moi... Rien de très spécial n'est-ce pas, sauf que vous étiez entièrement nu alors que je portais, sur une lingerie prune, ma petite robe lilas, celle des grandes occasions et que vous aimez tant. Vous étiez nu mais vous auriez pu être en complet veston ou en smoking que la situation n'aurait pas été plus naturelle ! Et c'est justement le naturel de cette nudité, incongrue en la circonstance, qui me met dans tous mes états et constitue le fond de ce fantasme...
Je vous observais, et je notais au fur et à mesure les différentes postures et formes de votre sexe, fonction de votre humeur et de vos pensées les plus secrètes, jusqu'à me persuader que votre fourniment me permettait de lire en vous ou du moins, d'apprécier différemment ce que vous me disiez !
J'étais au réveil très excitée, tout autant qu'intriguée par mon excitation ! Je réalisais que depuis le jour où pour la première fois et par pure provocation, je m'étais dévêtue devant vous, je n'avais cessé de désirer voir votre queue dans les circonstances les plus diverses, flaccide ou turgescente, au repos ou en alerte ou encore, prise de cette semi-bandaison que j'aime tant...
Je sais bien que je ne vous ai jamais parlé de cette inclination particulière. Et il est vrai que je rougis maintenant de l'audace qui me prend à vous l'écrire ainsi... Cela me dispensera d'avoir à vous le dire la prochaine fois que nous nous verrons : certes, vous ne m'avez jamais privée du spectacle de votre bâton de maréchal, mais voyez-vous très cher G, j'adorerais, vraiment j'adorerais que vous veniez dîner un de ces soirs, simplement vêtu de votre eau de toilette alors que je m'habillerai moi, comme pour un soir de fête...
...
Vôtre,
Sophie
Ma réponse :
Disons jeudi soir... Cela vous va ?
J'apporterai le dessert...
Commentaires
Regardeuse...
Chère Sophie,
Il est en effet rare que les femmes s'autorisent à dire (et s'avouer) ce que provoque en elles la vision de la nudité masculine et en particulier d'un sexe d'homme, si explicitement révélateur de son état émotionnel ou sensuel, sachant en particulier qu'il n'en est pas toujours tout à fait maître.
Fantasme savoureusement transgressif, tant la scénographie inverse, une femme dénudée sous le regard d'un homme habillé, est si banale, quoique donnant de bien belles photographies.
Je crois savoir que l'Eronaute a un faible particulier pour celles qu'il appelle les « regardeuses ».
Le challenge sera très certainement de maintenir la seule caresse du regard tout au long de la conversation et du repas.
Je gage que vous saurez tenir le défi, tant pour votre plaisir que pour celui de G.
@ Visiteuse
Ah, chère Visiteuse, je me suis demandé un instant en vous lisant, qui de vous ou de Sophie gagnerait à connaître l'autre... Je n'ai pas tranché : j'ai l'intuition que le bénéfice vous reviendrait également à l'une et à l'autre. Et à moi aussi peut-être, mais c'est une autre histoire...
Humm ! Je vois que nous sommes plusieurs a avoir ce fantasmes et à l'écrire, et que certains hommes n'attendent que notre demande, surement bien plus à l'aise dans leur nudité que nous mêmes.
Me permettez vous de penser à vous deux jeudi soir ? (sourire)
Plutôt...
lundi Matin.....
Oui nous sommes nombreuses a avoir ce fantasme, j'ai imaginé aussi cette situation lors d'un rdv ... malheureusement celui ci n'a pas eu lieu














