mercredi 24 décembre 2008
Solstice
L'

VOUS SOUHAITE DE JOYEUSES FÊTES ...
samedi 20 décembre 2008
Brandicole
Viens...
Tu sais, j'aime quand on se brandicole, toi et moi !
Viens...
Laisse-moi léssucher ta chamoune, laisse-moi béer ta fendille...
De ma langouine ardente, délicatement, j'ouvrirai les vrèles de ton entredélisse, je défroisserai tes pétales et clifouinerai ton capuchonnet...
Vois mon esperluette se raidisser !
Vois comme mon drisir est grand et la fait se tendre...
Prends-la pour la miminer.
J'aime tellement que tu me mimines, pendant que je te dactylumide...
Viens !
J'aime quand on se brandicole, tu sais...

mardi 16 décembre 2008
Jeux d'eau
Moi qui croyais te faire peur avec mon arrivée intempestive !
Le gymnase est obscur, les vestiaires sont déserts, et ça fait un moment que je te regarde sous ta douche. Je te zyeute dans l'ombre, tu prends ton temps, tu te prélasses et tu paresses, tu te caresses ici ou là, négligemment, l'air de rien, parce que ça mange pas de pain, évidemment… Tu te crois seule. Et sous le prétexte de te laver de toute ta transpiration, tu te fais mousser ! Tu ne négliges aucun détail, aucun repli. De tes mains tu navigues sous tes bras, sur tes seins, au bas de ton
ventre où tu te fais une toison d'écume pour habiller tes lèvres qui gonflent doucement comme la pâte à la chaleur de ton désir… J'ai envie de les bouffer. Continue, tu me rends dingue ! Ne te prive pas ! Je te regarde et tu ne le sais pas mais tu fais exactement comme si tu le savais, comme si tu voulais me provoquer, comme si tu m'attendais ! Comme si tu attendais que s'érige soudain dans la pénombre une énorme queue pour la pétrir de tes doigts, la façonner à ta mesure, la mitonner pour la déguster lentement, l'avaler… Juste une queue bien dure qui viendrait se lover entre tes fesses tandis que t'enserrant de mes bras je te masserais les seins, te pincerais les tétons, les ferais glisser sous mes doigts…
Tu écartes les jambes, tu plies les genoux, tu lèves un peu la tête en tendant le cou, les yeux fermés. De tes deux mains tu t'écartèles comme un fruit que tu livres au jet tiède de la douche et tu t'épanouies comme une fleur exotique. Tu te croyais seule, mais tu n'es pas surprise lorsque ma langue vient se joindre à tes doigts… lorsque t'agrippant j'ouvre tes fesses, lorsque me redressant je viens te manger les seins et la bouche et que, sur ton ventre, se dresse mon pieu conquérant…
Tu t'en saisis, tu l'étires et le masses. Glissant de mousse il t'échappe et tu le reprends, tu en fais ta chose, ton butin, ton sceptre, ton bâton de plaisir. Tu le conduis vers ta grotte marine, l'enfiles pour ne plus le perdre, t'y empales… Et tu ondules, tu ondules, tu ondules...
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Tiens-donc, me dis-je en relisant ce billet...
(Oui, parce qu'il m'arrive de me relire et parfois aussi de me dire : "Tiens-donc..." ce qui alerte immédiatement mon armée de jeunes assistantes dévouées, attentives à mes doutes). Et me voilà parti dans quelques recherches enfiévrées pour découvrir soudain, là, bien visible sur la pile de gauche, l'une des dernières News Letters de Vallisnéria...
- Mince alors, surenchèré-je, j'ai pompé Vallis !
- Ohhhhh ! murmure le choeur des vierges imaginant je ne sais quoi...
- Qu'on me l'appelle, il faut que je lui parle...
- M'enfin G, dit la petite blonde chargée de mon agenda, vous ne la connaissez même pas !
- Peu importe ! Une table pour deux aux "Copains d'abord" ce soir-même et qu'on lui fasse apporter par coursier des brassées de roses au pied de son lit, sur le champ !
- Sur le champ ou au pied de son lit, faudrait savoir, insiste Aglaé...
Bon... Ça ne s'est peut-être pas passé tout à fait comme ça, toujours est-il que la lecture de cette fameuse News Letter avait dû sacrément me tournebouler pour que, inconsciemment, j'en reproduise le décor et le contexte dans l'historiette ci-dessus...
Ma confusion et mes hommages , chère Vallis...
Vous avez trop de talent pour qu'on vous imite !
Mais vous deviez ce jour-là rêver si fort...
jeudi 11 décembre 2008
L'exécuteur (3)
On lira ICI le début de cette chronique...
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Au salon du Pilori, l'assistance est nombreuse. Le visage dissimulé sous des loups de carnaval et des dominos noirs ou blancs, les spectateurs sommairement vêtus de capes, de foulards ou de toges antiques, cherchent la meilleure place et se pressent au bas du podium. Liée sur son chevalet, Dame Hermine exposée n'attend plus que mon bon plaisir…
C'est un tirage au sort qui m'a désigné Exécuteur pour la saison. Ici, personne ne connaît personne : le port du masque est obligatoire… On laisse avec ses vêtements de ville son identité au vestiaire puis les couples se séparent. Ce sont des groupes anonymes qui se forment alors dans la lumière diffuse des salons où l'on s'adonne chaque soir à des jeux de rôle choisis au hasard par un majordome impénétrable. Quoique...
Sur la petite estrade, j'use de mon privilège et flatte ostensiblement la jolie croupe de Dame Hermine… On attend du bourreau qu'il exécute sa tâche avec succès mais on attend aussi de lui qu'il l'accomplisse en exposant à l'assistance une virilité de bon aloi. L'anonymat, ma nudité et la posture engageante de ma victime me facilitent les choses ! Hermine frémit sous mes caresses, se contracte un peu et, la malheureuse oubliant ses liens, tente vainement de resserrer les cuisses lorsque j'ai le bon goût d'explorer plus avant les doux replis de son intimité…
C'est alors que je décide d'agir. Le premier coup de badine lui arrache un gémissement de surprise et de douleur. De vraie douleur… Je sais que les premières fustigations sont difficiles à supporter : je serai donc clément et surtout attentif à ménager mes effets, autant que la progression subtile de l'échauffement des chairs vers une inflammation générale des sens. Au cinquième coup, je vois rougir les fesses rondes offertes à mon exercice et se garnir d'élégantes zébrures, annonciatrices de l'incendie ! Je temporise… Histoire de me redonner de l'allant, j'effleure du dos de la main le postérieur de la suppliciée, le caresse légèrement et considère avec une envie secrète le tendre abricot qui s'offre à ma convoitise. Quelques pensées lubriques s'imposent alors à moi, provoquant un regain de vigueur que semble apprécier l'assistance…
Je reprends mon office. J'enchaîne une série de petits coups légers convenablement répartis sur le fessier de la Dame puis, la voyant se détendre un peu, je la gratifie soudain d'un unique coup sec et précis sur sa motte. "Ahh !!" dit Hermine en se cambrant autant qu'elle le peut dans son harnachement… "Ahhh !!" fait l'assemblée pétrifiée où j'aperçois une dame se frotter tendrement les seins… Une autre plus loin, plonge une main décidée sous la toge de son voisin.
... Nous ne sommes plus loin du compte : je n'ai plus que deux ou trois coups à offrir à Hermine et je m'applique à les lui dispenser pour son plus grand bien. Voilà déjà quelques minutes que ses gémissements ont changé de tonalité et je vois son fruit s'ouvrir à mes espérances et luire d'un désir paradoxal. Et lorsque mon stick de cuir souple s'abat pour la dernière fois, impérieux, sec et brûlant, ma victime arquée dans ses liens reste ainsi tendue entre douleur et petite mort, au bord de l'orgasme… "Grâce !" crie-t-on dans la foule… "Le coup de grâce !!!"
Avec un rien d'ostentation, je considère Dame Hermine, je fais courir mes doigts le long de ses vertèbres, lui caresse les fesses de mon sexe érigé… Elle soupire, gémit, supplie qu'on la délivre… Prenant un peu de recul, je darde ma cravache comme le ferait un torero avec son épée et lui porte l'estocade du bout de mon instrument. L'effet est immédiat : Hermine perdant tout contrôle jouit sauvagement sous les vivats de l'assistance…
Mémoires inachevées
(Chroniques véritables de la Haute Tour)
mercredi 10 décembre 2008
Savez-vous...
Vous êtes là, Madame...
Assise bien droite dans votre fauteuil, un peu engoncée dans votre habillement d'hiver, je suppose que vous allez dans un instant rejoindre votre chambre. Vous êtes là, banale à première vue, quelconque sous votre longue jupe grise, votre veste de laine noire, votre cache-col rouge, en désordre, votre petite cape : rien ne retient le regard ! A première vue, je dis bien... Parce que cette abondance de vêtements, tout ce textile qui fait des plis, qui déborde, coule, cascade et serpente sur vous m'irriguent d'un désir inattendu et m'invitent impérieusement à inventer ce que je ne distingue pas, justement...
Vous êtes là, Madame, secrète, discrète, sage. Trop sage… Et je ne vois que vous ; votre cou, pâle, fin, gracile, qui ondule lorsque vous tournez la tête, cette échappée dans les replis complexes de votre encolure ouverte, ce chemisier blanc qui sourit un peu entre les boutons… Et votre buste, dont je devine les formes abandonnées sous votre veste… Et la légère dépression de votre jupe, là, entre vos cuisses que vous tenez si légèrement écartées sous le sombre rempart de l'étoffe, si légèrement animées que j'imagine soudain, jusqu'à son parfum, le détail soyeux de votre lingerie… Savez-vous, Madame…
Embarrassée de vos sacs et de votre équipage hivernal négligemment défait, vous buvez votre thé vert avec cette nonchalance désœuvrée que l'on aime surprendre et bousculer… Vous buvez votre thé et votre main gauche gracieusement courbée glisse sous votre veste, effleure votre sein droit tandis que vos yeux, un instant, se perdent dans le vague. Savez-vous, Madame…
Vous avez reposé votre tasse sur la table basse, vous avez ramené vos jambes vers le fauteuil, les inclinant un peu et croisant vos pieds… Et vous avez lentement, très lentement, lissé votre jupe le long de votre hanche moulant soudain, au bord du siège, la rondeur d'une fesse…
Savez-vous Madame, l'envie que j'ai de vous suivre dans le hall tout à l'heure, de prendre avec vous l'ascenseur fin de siècle qui monte si lentement, de planter mes yeux dans les vôtres, de descendre au troisième étage où, sur le palier, sans autre forme de procès, je trousserai votre longue jupe pour vous faire part de mon désir ?
Vous le savez, n'est-ce pas ?
dimanche 7 décembre 2008
Amarres larguées
(Réedition)
Manœuvre à virer, la nuit sur le grand fleuve.
Amarres larguées.
Demi-tour sur place, barre à tribord, en avant lentement...
Les Abeilles du port s'activent, vibrillonnent et s'accolent au navire pour de somptueux baisers de métal. Elles tirent et poussent, vont et viennent le long de la coque. Les haussières se tendent et claquent, s'ébrouent, dispersant alentour des cataractes irisées. Les remorqueurs se cabrent dans des bouillonnements d'écume... Le monstre s'ébranle et la proue fantomatique du cargo bientôt me fait face, majestueuse, qui se dresse dans un gémissement de câbles raidis.
Du haut des mats de charge, de gros projecteurs lèchent le ponton de leurs faisceaux, éclaboussent soudain notre voiture et leur lumière blanchâtre illumine un instant la croupe impudique puis la nuque de Douce qui, penchée entre mes cuisses s'affaire et me suce, faisant jaillir la promesse d'un autre voyage...
jeudi 4 décembre 2008
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