mardi 11 novembre 2008
Glissement progressif
Juste du coin de l'oeil. Je passe devant votre porte entrouverte et juste du coin de l'oeil, je vous aperçois puis je vous regarde un instant, parce qu'il y a sur votre robe, là, un reflet de lumière qui accentue admirablement la courbe de votre fesse gauche...
Je poursuis mon chemin dans le couloir sombre. Un pas seulement... Et je reviens, parce que vous ne bougez pas, appuyée des deux mains contre le mur, les reins légèrement creusés. Vous attendez... Vous réfléchissez, vous rêvez... Je ne sais pas. Vous attendez, suspendue entre deux choses, entre deux mouvements... Un petit tas de lingerie à vos pieds... A votre épaule, la bretelle de votre robe n'est plus retenue sur votre dos à moitié nu que par votre immobilité. Alors j'attends : il suffirait de si peu pour que l'étoffe glisse...
Je pourrais entrer dans votre chambre...
Silencieusement. La faire glisser moi-même cette robe. Elle coulerait gracieusement sur vos hanches, elle s'étalerait en corolle autour de vos pieds, je l'accompagnerais en me baissant, vous effleurant de mes lèvres et puis je remonterais mes mains le long de vos jambes, de vos cuisses et je prendrais votre taille... Vous vous sentiriez moins nue. Puis je les poserais sur votre ventre et puis sous vos seins... Et puis sur votre gorge... Vous sentiriez sur vos reins la boucle froide de ma ceinture et sur vos fesses, le velours de mon pantalon...
Ou alors, je pourrais entrer, poser mes mains sur vos cuisses, juste au bas de votre robe, pour la trousser jusqu'à votre taille, pour découvrir votre cul que la lumière prend si bien. Je me collerais contre vous et vous sentiriez sur vos fesses...
... Il n'a pas du se passer trois secondes ! Posté dans l'embrasure de votre porte, je vous regarde et je sens, soudain et incongru dans le couloir de cet hôtel, mon désir gonfler, impérieusement. Alors je bats en retraite, je fais un pas discret en arrière et c'est juste quand je ne vous vois plus que je vous entends dire :
- Viens...
(Collaboration artistique : ©Vallisnéria)
Commentaires
Vous me guettiez du coin de l’œil, vous me regardiez parce que, sur ma robe, un reflet de lumière accentuait la courbe de mes fesses... vous me regardiez parce que je ne bougeais pas, appuyée des deux mains contre le mur, les reins légèrement creusés, un petit tas de lingerie à mes pieds .. à rêver, à attendre, croyiez-vous ..
attendre, non ;-)
seulement le désir de me pelotonner
éblouie
au creux de votre paume
et ronronner
comme un petit chat
fare le fusa...
Et si l'invitation ne vous était pas adressée...
Si, cachée de vos yeux une personne, insoupçonnée de vous mais connue de la jolie robe bleue... profitait elle aussi du spectacle...
Quelle confusion !!!
après avoir lu le glissement progressif chez Vallis, je viens lire le votre. Beau duo de mots, c'est suggestif ça laisse à penser que... mais on ne sait pas et c'est trés agréable.
baisers
Armandie
@ Armandie
Ça laisse à penser quoi, coquine Armandie ?
PS je confirme, c'est trèèèèèèèès agréable :D
@ Lyzis
Vous avez de ces idées !!
idé...al ?
des idées sortent souvent de grandes choses :D
@ Vallis
Et vice versa, Valiis, vice versa !! Combien de fois vous l'ai-je dit...
réponse à votre comm
sans doute, mais il faut me répéter les choses sans cesse, je suis une toute petite fille parfois savez vous ? ;-D
Je me permets de vous mettre ci dessous le lien vers la réponse à votre comm, vu qu'au fur et à mesure que je réponds les peudos disparaissent dans la liste et je ne sais pas comment faire autrement (comme vous êtes aussi sur Canalblog vous aurez peut être une solution à ce problème crucial :D)
http://partoutchezsoi.canalblog.com/archives/2008/11/11/11325971.html#c19052832
POUH ;;SUPER bien écrit, j'aime ces instants de silence dans le texte avec les points de suspension, ce sont peut êtreles moments ou l'on ne pense plus et où le rêve vient déposer le silence de l'émoi..kiss
















