mercredi 26 mars 2008
Hypnose
- C'est mon tour, a-t-elle dit. Ce soir je fais ce que je veux…
Agnès à moitié nue m'a poussé sur le bord du grand fauteuil, m'a arraché chaussures et pantalon puis s'est penchée sur moi… Et je n'ai plus vu que le sommet de son crâne. Sa tête et son dos blanc. Comme un grand poisson qui ondulait dans les mers chaudes.
Son dos blanc et le vieux miroir du fond, avec ses bords biseautés, ses traces douteuses, ses illusions, ses diffractions… Agnès fourrageait dans mon slip...
Le vieux miroir de la grand-tante Ernestine, celui de son mariage, me jette un regard glauque. C'est dire qu'elle en a vu d'autres cette psyché décatie ! Et elle en a réfléchi des vertes et des pas mûres et même de toutes les couleurs puisque Ernestine, qui avait fait les colonies au bras de son officier de mari, faisait paraît-il des orgies aussi torrides que tropicales en compagnie de son époux...
Dans les irisations bleutées du miroir, je la voyais gober de gros fruits exotiques le menton dégoulinant de nectar, le sein lourd et vibrant de plaisir... Et tandis que me berçait l'évocation des impudeurs de jadis, des plis d'ombre et des éclats de lumière redessinaient la croupe tendue d'Agnès qui se gorgeait de mon désir…
Commentaires
Un instant
unique et multiple, comme les mille caches tendues par le miroir... vous avez le don de tresser ces évocations qui se répondent par-delà le temps. Un voyage dans un reflet...
Impossible
de vous résister comme ça, mon Amiral...Quelle chance elle a Agnès !
Tant d'images en quelques mots... merci.
B
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Qu'elle chance qu'Elle n'est pas passée son tour!!!!
faire ce qu'Elle veut..c'est encore le mieux..
Non...
ah, si les miroirs parlaient ... ;-)
Si les miroirs parlaient...comme dis vallis', on serait dans le pétrin!
















