samedi 10 mai 2008
Au feutre...
En voilà une bonne idée... Non ?

mercredi 30 avril 2008
Tabula rasa
Un de ces moments que l'on aime voir s'éterniser, tandis que le plaisir vibre encore dans toutes les parties de votre corps, alors que la fatigue a finalement eu raison de vous. A demi assise dans les coussins en désordre à la tête du lit, Elle rêvassait et frissonnait au souvenir de son dernier orgasme, jambes ouvertes. Allongé en travers, j'avais posé ma tête sur sa cuisse et me perdais dans la contemplation méditative de sa chatte qui bâillait comme un coquillage échoué sur une plage humide, à marée basse, émergeant de l'écume des draps blancs...
Quelques jours plus tôt, Elle arborait encore un somptueux buisson brun parfaitement taillé en triangle dont la pointe semblait tenir en équilibre sur son clitoris... Comme un écu sur une perle de nacre... "Mes armes, mon blason...." disait-elle, à peine emphatique ! "Je n'ai jamais ôté un poil de cette toison armoriale si ce n'est pour en délimiter le contour. Mais du passé, je saurai faire table rase", avait-elle ajouté, énigmatique...
Et maintenant, mon regard glissait sur sa vulve glabre et fière de l'être, s'invitait entre ses lèvres rosées qui palpitaient d'aise et de désir...
- J'aimerais bien... dit-elle.
- Hummm ? répondis-je d'un doigt inquisiteur...
J'agaçais sa fente humide de chatouillis rêveurs... Sans lâcher mon sexe pourtant amolli par nos ébats récents elle poursuivit :
- Le moment me semble opportun... Pour vous accorder à mon virginal mont de Vénus, je vous raserais bien volontiers !
- Vous savez ma Douce, avec la modeste pilosité qui est la mienne cela ne fera guère de différence...
- S'il vous plaît ! Ne vous faites pas prier... Et d'ailleurs si vous acceptez je vous promets que ce soir je... (Elle poursuivit en me chuchotant à l'oreille une proposition parfaitement malhonnête qu'il est inutile de transcrire ici...)
- Soit, dis-je ! Procédez... Mais je vous avertis : vous vous débrouillez toute seule et je ne bouge pas d'ici...
D'un bond elle fut dans la salle de bain puis revint munie de l'outillage adéquat et dans l'instant, elle fut sur moi, s'affairant à son opération...
D'un œil, je surveillais les mouvements inquiétants du rasoir mais fus stupéfait de sa dextérité ! Elle commença par mon pubis que je voyais luire sous la mousse, débusqua les moindres poils à la racine de ma verge et pour en faire le tour consciencieusement elle me la tenait en suspension. Inutile précaution d'ailleurs, puisque rapidement l'objet se redressa tout seul facilitant son intervention... Puis elle s'attaqua aux replis, aux dessous de l'affaire, aux courbes délicates de mes testicules que je sentais délicieusement rouler sous ses doigts et sous son rasoir de barbière, pour finir entre mes cuisses où elle s'attarda plus que de raison...
- Voilà, dit-elle triomphante !
Le résultat était parfait : propre et lisse comme un sou neuf, j'étais chauve et bandais comme un forcené.
- Une petite lotion peut-être ? Un léger massage, pour apaiser le feu du rasoir ?
- Ma foi, dis-je...
Et sa bouche fut partout...
dimanche 27 avril 2008
Souvenir de vacances

vendredi 25 avril 2008
Escajambe
Jardin public

vendredi 18 avril 2008
Filles de sable
Je n'avais plus tout à fait l'âge des châteaux de sable, encore moins celui pâtés humides alignés à la lisière des vagues. Pourtant, le souvenir de la cousine Zaza n'était pas loin... A proximité du parasol familial, je révisais mon adolescence prochaine et m'adonnais à mon occupation favorite : je regardais les filles. Après la grisaille scolaire et la rigueur des vêtements citadins, la plage était l'un des rares endroits, sinon le seul, où mon intérêt croissant pour l'anatomie féminine pouvait enfin se satisfaire, grâce à la mode du bikini. Je me moquais bien qu'elle vînt, cette mode, d'un atoll lointain où se poursuivaient les expériences nucléaires américaines : je rêvais d'explosions plus intimes que l’efflorescence de ces corps dévêtus me suggérait avec insistance.
Le port du "deux-pièces" relevait pour moi d'un autre mystère ! Comment pouvaient-elles arborer cette absence de vêtement lorsqu'en ville un simple coup de vent révélant un instant l'obsédante et chaste culotte de coton blanc les faisait hurler de confusion ?
Etendu sur le ventre et feignant une profonde méditation, je ne perdais pas une miette du spectacle que m'offraient ces demoiselles. Par petits groupes, elles allaient et venaient, riant fort et souvent faux. Elles avançaient parfois les bras croisés, comme on les voit au lycée serrer contre elles leurs livres et leurs classeurs. Ici, à défaut de classeurs, elles ne serraient sur leurs jeunes seins qu'un dernier vestige de pudeur et sous la pression de leurs bras nus leur poitrine gonflait leur soutien-gorge...
Quelques unes, étendues sur leur drap de bain, côté pile ou côté face, évoquaient des paysages de dunes blondes animés de creux et de courbes que je déchiffrais avec avidité, maudissant les quelques centimètres carrés de tissu qui me séparaient encore de la révélation définitive. Je faisais l'apprentissage de la frustration que suscite un corps qui se dénude sans jamais tout à fait se révéler. Ces ventres plats, blancs ou dorés, ces nombrils impudiques, ces hanches sculptées que soulignait d'un trait fragile le minuscule bikini, ne faisaient qu'exacerber mon désir d'en découvrir davantage, de comprendre enfin pourquoi si peu d'étoffe constituait l'obstacle le plus infranchissable.
D'autres, qui sortaient de l'eau, s'allongeaient ruisselantes à même le sol où elles s'abandonnaient au soleil en s'étirant. Je guettais alors leurs moindres mouvements qui déplaçaient sensiblement les maillots : d'infimes modifications de frontière découvraient des liserés de chair pâle que je n'aurais jamais dû voir et qui repoussaient les limites de l'invisible ! Peu à peu, le sable les recouvrait. Des bancs dorés asséchaient leur peau brune. Des îlots émergeaient sur les reliefs, s'étendaient, puis se rassemblaient en continents entiers dont les rivages s'étiraient sur l'étoffe, l'effaçant. Le sable gommait les frontières, s'affranchissait des limites, les habillait enfin de leur nudité.
Lorsqu'elles se relevaient, je m'imaginais voir s'éloigner des statues de femmes nues dont le moule encore chaud sur la plage révélait leur empreinte où, pour m'enivrer de leur parfum j'allais m'étendre, les yeux clos...

jeudi 10 avril 2008
Echos
Histoire d'animer un peu ce Journal, je "remonte" ici la très belle réponse de Vallisneria à mon dernier billet, "Tendresse"...
Envie de moi ?
Envie de moi dans la nuit vivante
Toute la nuit
Dans vos veines, envie de moi ... ?
Envie de me savourer
De retrouver le goût de ma peau
Encore ...
Dites moi encore des mots pour peindre mes saveurs..
Encore des mots tendres ... !
De votre bouche qui me touche comme une fée affolée
Pendant que vos tempes s’embrasent
Que votre sang se précipite, cogne,
Que ma peau vous hante
Non... Attendez....
Encore un peu...
Attendez...
Semez le trouble
Voilà,
Modifiez vous pour remplir tous mes vides
Étalez mes jambes nues
Ouvrez les comme un livre
Pour y lire ce qui me tue.
Et je ne peux résister au plaisir de lui répondre en écho :
Émoi de vie
Émoi de vous dans la nuit
Et toi, et moi… Toute la nuit
Vaine envie de toi…
A vous savourer, j'avoue
Le goût de la vie retrouvée
Encore, en corps à corps…
Vous peindre de mots
Vous animer de douleur
Goûter vos saveurs
De ma bouche tendre
Qui s'embrase et vous torture
Affolée
Hantée
Non ! Attendez…
Voilà…
Déchaînez votre impudeur
Que se livre votre émoi
Que je baise ce qui vous tue !
mardi 8 avril 2008
Tendresse
Envie de vous !
De vous prendre, de vous avoir, de vous posséder…
De disposer de vous…
C'est votre faute aussi : vous êtes désirable !
Énigmatique et désirable…
Alors je vous désire… Tout entière : votre silhouette et votre ombre, le parfum mystérieux qui flotte autour de vous... Et les rêves secrets qui vous hantent.
Envie de vos yeux, de votre bouche, de votre sein blanc et du velours de votre ventre. De vos paupières closes sous mes caresses, de vos lèvres qui murmurent à mon oreille... De la douceur de votre giron, de la chaleur de votre grotte… De vos yeux qui espèrent, de votre bouche qui supplie, de vos seins qui palpitent, de votre intimité soyeuse qui s'ouvre et que j'outrage.
Soyez à moi ! Vous, tout entière…
Votre cou, vos cheveux qui dansent, vos mains qui virevoltent, vos jambes, vos cuisses d'albâtre qui s'ouvrent, vos lèvres qui m'aspirent, vos seins qui fanfaronnent, votre cul qui tangue.
Venez ! Je vous veux !
Que je vous punisse du désir que vous m'inspirez… De votre désir que je désire…
Envie de vous prendre, de vous avoir, de vous posséder.
Et d'abuser de vous…
Venez ! Que je vous torture...
samedi 5 avril 2008
Concerto pour trois
Elle avait rêvé d'un amant suffisamment averti pour la livrer, pendant l'amour, à la concupiscence d'un ou deux autres hommes… Il exposerait ainsi son désir inépuisable à leurs propres désirs, décuplant la violence de ses sens, la plongeant dans l'abîme vertigineux de l'oubli et de la volupté...
… Dans un salon aux lumières diffuses, sur un grand sofa de soie, je lui fais l'amour devant deux témoins... Elle les devine plus qu'elle ne les voit, elle entend peut-être leur souffle et de légers remuements... Elle est nue sous quelques voiles légers, abandonnée à mes caresses, à mes pénétrations répétées, ivre d'une jouissance qui lui semble ne plus devoir s'arrêter. Une nouvelle fois, alors que je cherche encore de ma langue le miel de sa source, elle prend mon sexe dans sa bouche pour le sucer longuement sous les regards avides de nos deux spectateurs qu'elle devine dans l'ombre... Comme dans un rêve, elle se surprend à ouvrir plus largement ses cuisses, tentée de leur montrer mieux encore l'intensité de son désir et le creux de son intimité offerte...
Dans la lumière incertaine que quelques bougies rendent équivoque, elle croit percevoir une ombre qui bouge et qui s'avance... L'un des deux hommes est là, près de nous, et tandis qu'elle étreint toujours mon sexe dans sa main, qu'elle le lèche à petits coups de langue précis, juste sur le bout de mon gland, elle le découvre à demi nu, sa virilité dressée, énorme et tentatrice...
Il lui frôle les seins d'une main, de l'autre lui caresse le pubis sous lequel son clitoris tendu comme une corde de violon vibre et frémit entre mes lèvres...
J'ai pris sa main libre qui s'égarait sur son ventre et l'ai posée doucement sur ce sexe inconnu qu'elle tâte maintenant avec précaution, comme pour le reconnaître et l'apprivoiser. Un sexe de belle taille qui bande comme un dieu ! Je la vois l'entourer de ses doigts, le presser un peu pour éprouver sa résistance, faire quelques va et vient, timides et lents, puis plus assurés, sans lâcher de l'autre main mon propre désir, dressé avec encore plus de force...
Allongée sur le dos, les seins frémissant de ses propres mouvements, elle nous masturbe, nous branle avec passion tandis que nos quatre mains la parcourent, la fouillent et l'affolent, jouant un concerto dont elle règle la mesure, un sexe dans chaque main... Elle jouit maintenant sans discontinuer et cependant que sa chatte palpite et suinte de plaisir, je devine à son sourire gourmand le ton qu'elle entend donner au prochain mouvement ! Elle nous tire vers elle, elle rapproche l'une de l'autre ses mains toujours bien pleines, elle nous conduit vers sa bouche et nous suce tour à tour puis ensemble, se délectant déjà de notre offrande prochaine...
Non mais !
- Regardez...
- Quoi donc ?
- Cette photo, sur internet, là...
- Oui... Et alors ?
- Il n'y a rien qui vous frappe ?
- Ah mais, si... Merde alors...
- Je ne vous le fais pas dire !
- C'est scandaleux, comment ont-ils pu ?
- Vous vous rendez compte... Ma salle de bain !
- Comment ça, votre salle de bain ?
- Exactement. Ils ont fait leur photo dans ma salle de bain !
- ...
- Leur photo, et je n'ose pas imaginer quelles autres cochonneries.
- Je n'ose pas non plus, je vous assure...
- Je vais porter plainte. Je les attaque, ils passent en justice, je les lamine, les écrase et leur petite salope de blondasse, idem !
- Moi aussi !
- Vous aussi ? Mais...
- Moi aussi... Et vous allez passer un salle quart d'heure !
- M'enfin...
- Et vous devrez vous expliquer !
- M'expliquer ? Et à quel sujet, je vous prie ?
- Oui Monsieur ! Leur petite salope de blondasse, comme vous dites, c'est ma femme...
samedi 29 mars 2008
Regardeuses...
Je ne sais résister que rarement aux femmes qui s'avouent voyeuses et pudiques à la fois... Elles nourrissent ainsi sans le savoir l'un des fantasmes essentiels de l'Eronaute...







