Journal d'un Eronaute

Correspondances érotiques. Confessions intimes et récits alertes... L'érotisme comme principe vital

vendredi 13 novembre 2009

Cul-poème : les stances d'Elodie

Dis-les moi les mots, Elo !
Les mots d'Elodie, mélodie des mots.

Cul, bite, couille...
Et chatte, chatte mouille...
StancesTurgescent... Oh !
L'énorme mot...
Mots tressés
Queue dressée
Turgesexe et cent. Sans que...

Queue ?
Votre queue dant ma chatte !
Vite, vite, vite !
Venez bite
Me bouffer la chatte.
M'enchanter la touffe
Me doigter...
Me bitecouiller
M'enchanter, m'enchatter
M'éjouirculer.

Lyre

Posté par Eronaute à 11:29 - NOTES & JOURNAL DE BORD - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 11 novembre 2009

Hypnose

En ces temps de recueillement et de commémorations diverses, envie de ressortir de mes tiroirs quelques vieux petits texticules et de me souvenir...

- C'est mon tour, a-t-elle dit. Ce soir je fais ce que je veux…

Agnès à moitié nue m'a poussé sur le bord du grand fauteuil, m'a arraché chaussures et pantalon puis s'est penchée sur moi… Et je n'ai plus vu que le sommet de son crâne. Sa tête et son dos blanc. Comme un grand poisson qui ondulait dans les mers chaudes.

Son dos blanc, et le vieux miroir du fond avec ses bords biseautés, ses traces douteuses, ses illusions, ses diffractions… Agnès fourrageait dans mon slip.

Le vieux miroir de la grand-tante Ernestine - celui de son mariage - me jette un regard glauque. C'est dire qu'elle en a vu d'autres cette psyché décatie ! Et elle en a réfléchi des vertes et des pas mûres et même de toutes les couleurs puisque Ernestine, qui avait fait les colonies au bras de son officier de mari, faisait paraît-il des orgies aussi torrides que tropicales en compagnie de son époux...

Dans les irisations bleutées du miroir, je la voyais gober de gros fruits exotiques le menton dégoulinant de nectar, le sein lourd et vibrant de plaisir... Et tandis que me berçait l'évocation des impudeurs de jadis, des plis d'ombre et des éclats de lumière redessinaient la croupe tendue d'Agnès qui se gorgeait de mon désir…

Posté par Eronaute à 14:39 - 2 ESTIVALE AGNES - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 4 novembre 2009

Madame ***

J'avais passé la nuit chez les ***.
Dans la chambre d'amis, pour être précis. Je suis sûr que Madame aurait apprécié d'autres arrangements, y compris l'absence de Monsieur, mais ce dernier est un peu sourcilleux et Madame a des principes... Le genre de femme qui ne fonctionne que par allusions, sous-entendus et se contente de fantasmes inassouvis. Je ne lui en veux pas mais c'est bien dommage : Estelle *** a tout ce qu'il faut pour entretenir une conversation, des arguments remarquables et j'aime la conversation... Donc, chambre d'amis...

Dame offrant ses seins dans l'espoir de voir autre choseJolie chambre d'ailleurs. Grande baie, vue sur le tilleul et le massif de rosiers, reproduction au mur d'une Dame de Le Tintoret, accès direct à la salle de bain... Au réveil, j'avais oublié que ladite salle de bain était aussi celle de la chambre de mes hôtes. Et c'est dans le plus simple appareil, nanti de mon habituelle ardeur matinale que je suis inopinément entré dans la salle d'eau. Estelle l'occupait déjà...

Surpris tout nu par quelqu'un qui n'est pas censé le connaître dans cette tenue adamique, un homme a généralement un réflexe assez simple : une main (ou deux, cela dépend autant de son degré de pudeur que de la taille de... ses mains) devant ses génitoires, et hop, voilà qui lui suffit pour se sentir un peu moins exposé ! Une femme... Eh bien une femme, c'est moins évident semble-t-il et c'est surtout dans 90% des cas, assez surprenant. Il faudrait sans doute vérifier (l'enquête est ouverte Mesdames, vous pouvez vous exprimez...) mais j'ai souvent pu observer un réflexe inattendu : les dames cachent d'abord et essentiellement leurs seins avec leurs deux mains et leurs bras ! Dieu sait - enfin je suppose qu'il le sait - que des seins sont attirants pour le regard et qu'ils génèrent bien des fantasmes. Mais tout de même, un sexe féminin ça inspire aussi ! En tout cas, moi, ça m'inspire... Mais non : surprise toute nue par un homme, la dame cache soigneusement sa poitrine, laissant alors son intimité exposée, faute de mains supplémentaires. Bon...

J'entrai donc dans la salle de bain, et Estelle y était nue. Plus exactement, elle ne portait qu'un soutien-gorge qu'elle finissait d'ajuster avec précision...
- Oh, pardon, dis-je en prenant un air penaud et omettant dans ma fausse confusion de cacher ce qu'elle n'aurait pas dû voir mais qu'elle regardait avec insistance.
- Pardon, pardon, répétais-je, je ne savais pas, j'ignorais que, je...
C'était charmant : d'une main, elle retenait une bretelle qui glissait, de l'autre elle cachait inutilement sa lingerie...
- Ce n'est rien, ce n'est rien, dit-elle en rosissant un peu, vous voyez bien que je suis presque habillée...

ChezJ'admirai au passage les nuances de la langue française ! Ce "presque habillée" me laissait d'autant plus songeur qu'elle ne semblait guère se soucier du flamboiement auburn de sa toison sous laquelle je devinais une longue fente sombre qui s'étirait paresseusement. L'improbable face à face me sembla durer plus que de raison...
- Mais vous-même, reprit-elle enfin... Oh ! Mon Dieu ! Oh, mon dieuuuu... Je suis tellement confuse !
Elle le paraissait si peu, pourtant.
- Je vous prie de m'excuser, dis-je, je reviendrai plus tard...

- Nooon ! Surtout pas... Restez... Enfin, je veux dire, c'est moi qui... Ou plutôt, je vais... Enfin, ne bougez pas... Je... Faites comme si...

Et d'un coup elle explosa, abandonnant toute réserve :
- Ah, merde, cela fait tellement longtemps que je n'ai pas vu une autre queue que celle de Marc ! Et en plus, vous bandez ! Vous permettez que je regarde ?

Elle regarda...

Posté par Eronaute à 15:42 - HISTOIRES VRAIES - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 1 novembre 2009

Le choc des pulsions

... Images de circonstance ...

Pace

PierreTombale

Bronze

Photos Internet

Posté par Eronaute à 08:00 - CÔTE OBSCUR DU DESIR - Commentaires [2] - Permalien [#]

lundi 26 octobre 2009

Un abîme de réflexion

CroVous connaissez tous l'effet dit "de Cro-Magnon" chez les humains d'aujourd'hui ?
Principe fondé sur une observation simple : un homme ne trouve jamais la plaquette de beurre posée devant son nez dans le réfrigérateur, alors qu'il est capable de localiser un restau à 250 kilomètres à la ronde... Chez la femme, dit-on, c'est exactement l'inverse !
Et tout ça, parce que nos ancêtres répartissaient scrupuleusement les rôles : l'homme qui chassait toute la journée dans les grands espaces voyait la moindre gazelle à des lieues, y compris derrière l'horizon, tandis que  sa Cro-Mignonne claquemurée pour la garde des gnafrons connaissait les plus petits recoins de leur caverne...

Interprétation qui n'est pas la mienne : j'ai lu ça chez une copine, dans l'un de ses magazines scientifiques, "Elle" je crois... Mais c'est assez séduisant comme analyse parce qu'en définitive ça explique bien des choses ! Et notamment, voilà qui permet de comprendre pourquoi les mecs savent repérer toute nana circulant dans un périmètre assez vaste alors que les femmes, dit-on, préfèrent attendre le facteur...  De méchantes langues avancent, toujours dans ledit magazine scientifique, que les hommes ont un GPS à la place des testicules !

Sorte de corollaire, un homme de façon générale tient pour acquis que tout jupon passant à sa portée et qui lui adresse le moindre battement de cil (et le battement d'un cil de jupon, croyez-moi, c'est quelque chose...) n'a plus envie que de lui ! Ca, c'est effectivement très étonnant et procède d'une sorte d'assurance en béton armé qui lui permet de croire en toutes circonstances qu'il est irrésistible : si elle passe sans le regarder, c'est qu'elle est subjuguée ; si elle lève un œil sur lui, c'est qu'elle désespère de le convaincre de ses charmes et si elle lui sourit, alors c'est qu'elle n'en peut vraiment plus d'attendre... Effet Cro-Magnon indiscutable : l'homme ne veut voir que ce qui est loin et inaccessible et rarement l'adorable petit pot de beurre qu'il a sous les yeux...

Remarquez que l'inverse n'est pas faux. Prenez la femme de mon voisin, par exemple. Une adorable brunette dont je suis sûr qu'elle imploserait si elle portait le regard juste un peu plus loin... Eh bien, elle ne veut voir que son mec parce qu'elle l'a sous le nez, évidemment ! Alors que moi, je suis de l'autre côté de la clôture...

Enfin, moi ce que j'en dis...

Posté par Eronaute à 16:49 - NOTES & JOURNAL DE BORD - Commentaires [8] - Permalien [#]

mardi 20 octobre 2009

Harcèlement

- Eh bien moi je dis que si vous ne postez pas des photos, votre blog, tout le monde s’en fout !
- Peut-être bien Mathilde… Cependant, permettez-moi de ne pas avoir envie de me tirer régulièrement le portrait à poil ! Ça devient bizarre à force…
- Mais puisque je suis votre photographe officielle !
- C’est ce que vous dites ! Je vous rappelle que vous n'avez pas l'exclusivité...

Ça fait un moment qu’on discute comme ça, inutilement…

Elle a débarqué sans prévenir, sous prétexte d’une panne d’eau chaude dans sa chambre ! Faut dire que les coïncidences s’accumulaient ce jour là… Au hasard d’un déplacement, même ville, même hôtel... Et voilà qu’on déambule maintenant dans la piaule, chacun à sa toilette, à ses affaires. Mais elle tout d’un coup, ça lui a pris comme ça, elle menace de me fusiller de son numérique, à bout portant…

- Bon… Vous permettez que je m’habille ?

- Ben non, justement !

Je la regarde du coin de l’œil. Les cheveux défaits, un slip léopard inattendu (où donc a-t-elle trouvé ce machin horrible ?) et la poitrine épanouie se balançant au gré de ses mouvements brusques… C’est qu’elle finirait par me mettre en retard, Mathilde !

- … Et puis je vais vous dire… Ce qui serait plus logique, c’est que je poste des photos de femmes, non ? Un homme, ça s’intéresse aux photos de femmes...

- Oui mais ce sont des femmes qui vous lisent !

- Vu comme ça en effet…

- Et puis zut ! Vais vous en faire des photos de femmes, moi…

La voilà qui boude. Ou qui fait semblant ! Et qui se photographie elle-même, ici, là, le bras tendu… Et qui ne s’intéresse plus à moi…


J’aurais du me méfier un peu… Quand je suis revenu dans la salle de bain elle se tirait le portrait devant le miroir. Pas fait attention… Et clic !

- Et voilà-voilàààààà… Vous aurez une photo mixte, comme ça… Pour faire plaisir à tout le monde ! Et vous la publierez n’est-ce pas ? Sinon je dis à Elodie que vous me harcelez…

Alors voilà...

Mixte

Posté par Eronaute à 08:00 - HISTOIRES VRAIES - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

vendredi 9 octobre 2009

Le chasse-marée

Basse-mer...

- Je suis atterrée, G ! Et terrifiée aussi, pour faire bonne mesure... Accablée, terrorisée et puis je ne sais quoi d'autre, mais je le suis, croyez-moi ! Et n'essayez surtout pas de me consoler, ni de me plaindre...
Impermanence- Mais je n'ai encore rien dit, Sophie...

Ses lèvres tremblaient un peu. Nous étions chez elle, sous la véranda qui donne sur la mer. Refuge douillet mais ouvert aux mystères du large, à l'angoisse du vide et du temps qui passe sans nous le dire. Au loin là bas, un soleil automnal refusait de mourir, éclaboussant encore l'horizon de rayons rouges et or désespérés... Dans la lumière moribonde, Sophie m'apparaissait irréelle, splendide, magnétique à force d'être désirable. Comme hier, comme toujours...

- Vous n'avez encore rien dit, peut-être, mais je vous connais : vous allez trouver le moyen de me faire fondre et je vais oublier les raisons de ma dépression !
- Eh bien je ne vous console pas, je ne vous plains pas, mais dites-moi au moins ce qui vous arrive...
- Je vieillis ! Voilà ce qui m'arrive... Je vieillis et c'est une catastrophe : je grossis, je m’empâte, j'ai des vergetures ici ou là, ma chair est flasque, mes rides se creusent, mes seins tombent...
- Vos seins tombent ?! Vous voulez rire ou quoi ?
- Si ! Ils tombent… Et ils sont mous, c'est une horreur. Regardez...
D'un geste théâtral elle avait ouvert son chemisier sur sa poitrine nue, ferme, admirable, vivante. Sa peau douce et ambrée jouait si bien des reflets cuivrés du couchant que le soleil, un instant, suspendit sa course...

- Et puis bon, je suis obligée de porter des lunettes...
- Mais vous avez toujours porté des lunettes, Sophie !
- Oui, mais non !
- Ah...

Elle regardait la mer...
Silhouette dorée découpée sur le petit théâtre de l'estran que grignotait le flux du montant. Les vagues inlassables poursuivaient leur entreprise, apportaient et retiraient leur comptant de minuscules charognes marines, de putréfaction, de vie et de mort... Erosion, lente transformation, impermanence...

- Vous savez quoi, G ? La mer, c'est la vie autant que la mort... Le matin tôt, quand la plage est déserte, je descends me baigner nue et je me prends parfois pour un cadavre que la marée va reprendre pour nourrir un peu de vie, ailleurs...
Elle avait en parlant laissé glisser son chemisier puis sa jupe, qui s'étalait maintenant en corolle  sombre autour de ses pieds, puis sa culotte...
- Voyez comme je suis, G...
- Toujours la même, Sophie... Délicieuse…
- Oui, mais... Vous pourriez me désirer encore, parfois, de temps en temps, à l'occasion, en rêve ou pour de vrai ?
- Venez là, So...
- Oui, mais...

Haute mer. Beaucoup plus tard...
Sur la plage, à la limite des vagues...

- C'est terrible ça... Quand je te suce j'aime bien voir...
- Normal, non ? Moi aussi, quand je te...
- Oui, mais...
- Quoi encore ?
- J'ai laissé mes lunettes là-haut. Tu vois bien que je vieillis...

Posté par Eronaute à 11:26 - 3 L'AUTOMNE de SOPHIE - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

mardi 6 octobre 2009

Et vous n'avez pas honte ?

Vous avez raison ma Chère !

C'est parfaitement honteux... Et me le dire, en plus ! Pour ajouter à votre confusion, je vous précise tout de même que je m'en doute... Vous ne le savez pas que je m'en doute ? Et pourtant, si...

Tandis que nous parlons comme ça, comme si de rien n'était, je vous vois bien, vous et votre main, faire des manigances et détourner la conversation au profit de votre chatte qui réclame parce qu'elle n'a jamais assez de tout ce qu'on lui donne ! Je vous vois bien, dans l'intimité de votre salon... Vous vous croyez à l'abri des regards alors vous prenez vos aises, un peu renversée sur votre siège, vous écartez vos jambes, vous remontez votre jupe l'air de rien, ou vous ouvrez votre pantalon, vous éprouvez du bout des doigts la rotondité pulpeuse de vos lèvres et la tendre dépression de votre fente sous votre culotte et vous aimez sentir comme tout cela peut-être à la fois gourmand et désirable... Et pour peu que dure notre conversation, je le sais bien, vos dessous vont glisser aussi, et vous allez vous retrouver dans une posture parfaitement obscène, jouissant à la fois de ma voix, de vos doigts et de l'incongruité de la situation.

Non mais... Vous vous êtes vue ? Cuisses ouvertes, sexe assoiffé... Défaite, dépenaillée, le rose aux joues ? Et si nous raccrochons trop tôt ? Je ne vous donne pas 2 minutes : je sais bien que l'instant qui suit vous vous défaites de toute pudeur et c'est à moitié nue que vous allez poursuivre et vous abandonner à votre plaisir...

Honteux disions-nous ? Oui. Et même impudique, indécent, obscène... et tellement savoureux n'est-ce pas ! Et si vous saviez comme c'est bon de le savoir sans rien vous dire, de vous laisser faire comme si je ne me doutais de rien, de poursuivre une conversation très convenable tout en guettant les moindres variations de votre souffle...

Ah mais, c'est que vous finiriez par me...

Bon... Je vous appelle quand ?

Posté par Eronaute à 19:18 - CORRESPONDANCES SENSIBLES... - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

samedi 19 septembre 2009

L'été des deux soeurs

J'ignore comment se débrouille Mathilde – une lecture assidue de mon blog peut-être et de patientes investigations – et je ne veux surtout pas connaître ses motivations, mais il semblerait bien qu'elle réussisse à approcher chacune de mes relations féminines... Elle est surprenante, Mathilde !

Lorsque je suis passé chez elle l'autre jour, je l'ai trouvée en pleine séance photographique en compagnie de Miriane... C'était charmant ! Tour à tour modèles et photographes elles s'essayaient l'une et l'autre à diverses poses dans toutes les pièces de l'appartement, débattant du meilleur angle et du décor le plus adapté... "Et la salle de bain ! On n'a pas fait la salle de bain... Ah non, c'est nul la salle de bain ! C'est d'un convenu..." J'en étais à me demander comment diable Miriane avait pu connaître Mathilde, lorsqu'on m'invita à participer. Ce ne fut pas désagréable... Inattendu, mais pas désagréable du tout !

Mais c'est alors, Mathilde tenant l'appareil, Miriane faisant mine de s'emparer du mien et moi censé convoiter les appâts de la première, qu'une petite bulle de souvenirs enfouis depuis longtemps remonta jusqu'à la surface de ma conscience pour y éclater sans prévenir !

C'était... il y a longtemps ! Des vacances à la ferme, l'été... Un fermier un peu rude qui m'apprenait à conduire ses vaches, des champs à perte de vue, un petit bois propice aux escapades... et les deux filles du fermier ! La plus jeune qui avait mon âge et un début de seins qui m'intriguaient beaucoup, on l'appelait Luve... Sa sœur aînée, elle, avait des seins qui ne m'intriguaient plus autant depuis le jour où, dans la grange, elle me les avait montrés, me demandant ce que j'en pensais. Je n'en pensais pas grand-chose : j'avais juste envie d'y mettre le nez dedans, et d'un certain nombre d'autres choses indistinctes qui pourtant commençaient à se préciser. Reine devait avoir seize ans...

Et me voici par un après-midi caniculaire, mon éternel Kodak en bandoulière, en exploration dans le petit bois avec les deux soeurs... Le prétexte de la pause fut sans doute, près du ruisseau aux écrevisses, cette cabane dont l'aménagement moussu invitait à la sieste. Reine, qui avait du préméditer son coup, décida qu'il fallait se rafraîchir et ne trouva rien de mieux que de nous asperger copieusement... Bataille d'eau ! Dissipation générale, souffles courts, caresses volées, tendres indignations... Les vêtements trempés collaient aux corps, les blouses s'ouvraient sur des poitrines ingénues et des culottes angéliques de coton blanc...

Plus tard, étendus en désordre sur la mousse, nous n'entendions plus que le crissement estival des insectes mêlé à nos respirations effarouchées... L'air vibrait de lumière et de bruissements entêtants. Nos jeux nous avaient jetés là, enchevêtrés d'innocence et de désirs indéfinis. Mes jambes reposaient entre les cuisses de Luve, si près de sa culotte que j'en percevais la tiédeur effleurer ma peau. Assise en tailleur près de nous, Reine laissait errer ses doigts de l'un à l'autre et à chaque passage, distraitement, défaisait un peu plus mon short où Luve plongea une main timide et néanmoins curieuse... Encouragé par cette audace innocente, j'eus rapidement raison du seul bouton qui protégeait encore ses seins de gazelle. Dans le feu de l'action, puisque je connaissais déjà la poitrine de Reine, je glissais ma main libre dans sa culotte.

(Je devrais ajouter ici que c'est à ce moment précis que me revint le souvenir de la cousine Zaza et de la douce sensation provoquée par sa toison soyeuse dans ma paume ; souvenir que j'avais oublié alors, et que pour des raisons mystérieuses je devais effacer de nouveau de ma mémoire... Il se trouve cependant que, par effet de dominos, l'évocation de la chatte de Zaza en présence des deux filles du fermier, me fit bander comme un jeune cerf, que Luve s'en rendit compte évidemment et que du coup, alors que le soleil filtrant à travers le feuillage nous éblouissait elle sut exactement ce qu'elle devait faire de mon sexe ; par voie de conséquence, Reine en profita illico...)

Je ne suis plus très sûr de la suite...
Ce dont je me souviens, c'est de mon boîtier Kodak que brandissait Reine et dont j'entendais régulièrement le déclencheur. Je me souviens aussi que mon père me proposa le soir d'aller porter ma pellicule à développer ! Je ne sais plus ce que j'ai trouvé comme raison, mais je l'en ai fort heureusement dissuadé... Je la conserve encore, on ne sait jamais !

PetitBois

Posté par Eronaute à 14:35 - ANAMNONAUTE - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

mercredi 16 septembre 2009

Saison de fruits

C'est beau une ville la nuit...
Surtout l'été, quand la nuit est chaude, et que nous avons rendez-vous, la soirée et la nuit devant nous... Rien qu'une soirée, une nuit... Mais toute une soirée, toute une nuit !

C'est la saison des fruits... Je suis gourmande de nature, vous aussi, non ? Alors on se retrouvera "à la capitale" : de nos terres lointaines, il fallait bien que l'on se rejoigne, que l'on converge - en un mot comme en deux... Oui, bon, hum !

Aussi extraordinaire que cette rencontre ait pu me paraître au départ, elle se fait évidence ; extraordinaire mais évidente. Cela paraît étrange, mais c'est. Oui, oui, faites un effort, c'est facile à comprendre ! Je suis sûre que vous suivez. Comme l'extraordinaire d'arriver pile à l'heure au rendez-vous, par exemple, malgré kilomètres et bouchons, et tellement de variables en route ! Et aussi de se reconnaître tout de suite, en même temps, dès qu'on s'aperçoit, avec pourtant les seuls indices d'une pâle photo et d'une description...

Vous me rejoignez et l'on se voit. Pas le temps de se toucher, on est en plein carrefour, il faut bouger ! Mais la soirée commence, tout va bien. Par où commencer, d'ailleurs ?

Par où commence-t-on lorsqu'on fait connaissance ? Eh bien, je ne sais pas... Un tas de trucs qui prennent du temps, qui tournent autour, avant de se toucher, de s'apprivoiser, de se trouver. Mais là non. Un peu, oui, on est polis, policés, bien élevés, et c'est délicieux aussi tout ça... Mais on est apprivoisés, aussi : on s'est apprivoisés ! Alors... besoin de se rafraîchir et l'on va jusqu'à l'hôtel, on monte. Et là... Non non, attendez : on est civilisés, oui on va descendre dîner, passer la soirée en ville... Mais on a failli... ne pas ! En tout cas, il faut qu'on se touche, qu'on se rassure, qu'on s'assure...  C'est bien vous... Votre corps, votre peau, votre parfum à présent, je ne rêve pas... (Tiens, vous ne m'avez pas pincée !) Bon, ce premier contact me met sur orbite, ascension directe vers le désir, confirmation d'attirance cinq sur cinq... Descendons manger, si vous voulez, pour moi tout ce que vous voulez tout va bien. Je redescends oui, mais une part de moi, non : ce désir, qui ne fait que commencer...

Nous sommes très civilisés et tout m'intéresse, il y a longtemps que je n'étais pas venue là : je veux tout voir, alors on y va ! Visitons ce Paris qui nous berce, en se tenant par la main, par la taille, en s'arrêtant ici ou là... Tout est prétexte à musarder, allons boire ici un verre, manger là ou bien là, oui c'est bien, parler, je ne me lasse pas de vous écouter, je ne suis pas la dernière à parler non plus, les minutes coulent comme des fruits mûrs, délice et gourmandise... Car bien sûr nous nous frôlons beaucoup, nous nous touchons et nous palpons encore plus, et nous rions pas mal aussi ! Nous marchons d'un même pas, même taille, hanche contre hanche, votre main se faufile derrière, descend de ma taille à mes fesses, je la sens bien, coquine, maline, experte, pour savoir si j'ai quelque chose sous ma robe... Et moi, je sens que vous avez une ceinture, et je pense "Tiens, merveilleux il faudra l'enlever"... Et soudain il faut traverser, je vous entraîne, nous courons, ouf, passés ! Nous avons 15 ans, et (même si c'est en réalité plusieurs fois quinze) c'est joyeux, c'est bon d'être en vie ! D'être envie...

Au restaurant, vous me direz que vous savez que j'ai une petite culotte, et que vous allez me demander de l'enlever... Ohlala ! Rougissement général chez moi, il me semble, de la racine des cheveux à cette culotte, justement. D'abord, elle n'est pas "petite", vous vous trompez : vous savez tout ce que je dois mettre dedans ? Plaisanter sur mes bonnes fesses ne me fait guère gagner de temps et ne vous détourne pas de votre idée : "Oui, mais vous allez l'enlever !" Vous savez que j'aime que vous soyez déterminé comme ça... Même si là, sur le coup, il me faut reprendre mon souffle... Bon, une grande inspiration et j'y vais ! Ça ne me déplaît pas d'ailleurs : quelle liberté sous ma robe, avec cette chaleur ! Comment ça, je vous touche en la posant sur votre pantalon ? Oui, bon... Vous remarquez tout décidément !

SaisonNuitIl fait une chaleur à  Paris, c'est incroyable. Je vous ai fait faire tout un détour pour récupérer ma veste, et je ne sais plus quoi en faire ! Paris, comme nous, a pris un repas épicé ou je ne sais quoi, un vent tropical. La soirée ne fraîchit pas : si l'on s'écoutait, on passerait la nuit entièrement nus ! Vous savez quoi ? Il faut s'écouter, de temps en temps...

Pour s'écouter, on s'est écoutés ! On a pris le temps. Pour se regarder. Et se voir. Et se toucher. Au dehors, au dedans, toutes les caresses et autres de ces choses qu'on voulait, dont on avait envie, qui nous venaient...
Un désir inextinguible, une soif l'un de l'autre comme une spirale, un truc hélicoïdal, quelque chose comme ça...

Et le plaisir, par vagues, qui me soulève, et revient, encore et encore...
Et le vôtre, enfin, dans ma bouche...
Tard dans la nuit, au matin, nous avons dormi, un peu.
Et le matin, encore et toujours, le goût d'y revenir...

Vous savez quoi, G ?
Il y a un truc que j'ai oublié de vous dire en mangeant une mangue, au restaurant : la mangue, j'ai toujours trouvé que ça avait un goût de sexe de femme...

Pas vous ? 

Elodie 

Posté par Eronaute à 12:15 - CORRESPONDANCES SENSIBLES... - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,
Page suivante »