... Le doute d'une ombre !
Ah, forcément ! Selon l'angle de vue, c'est plus du tout la même chose...
Quoique...
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L'ombre d'un doute...
Gymnase
Moi qui croyais te faire peur avec mon arrivée intempestive !
Le gymnase est obscur, les vestiaires sont déserts, et ça fait un moment que je te regarde sous ta douche. Je te zyeute dans l'ombre, tu prends ton temps, tu te prélasses et tu paresses, tu te caresses ici ou là, négligemment, l'air de rien, parce que ça mange pas de pain, évidemment… Tu te crois seule. Et sous le prétexte de te laver de toute ta transpiration, tu te fais mousser ! Tu ne négliges aucun détail, aucun repli. De tes mains tu navigues sous tes bras, sur tes seins, au bas de ton ventre où tu te fais une toison d'écume pour habiller tes lèvres qui gonflent doucement comme la pâte à la chaleur de ton désir… J'ai envie de les bouffer. Continue, tu me rends dingue ! Ne te prive pas ! Je te regarde et tu ne le sais pas mais tu fais exactement comme si tu le savais, comme si tu voulais me provoquer, comme si tu m'attendais ! Comme si tu attendais que s'érige soudain dans la pénombre une énorme queue pour la pétrir de tes doigts, la façonner à ta mesure, la mitonner pour la déguster lentement, l'avaler… Juste une queue bien dure qui viendrait se lover entre tes fesses tandis que t'enserrant de mes bras je te masserais les seins, te pincerais les tétons, les ferais glisser sous mes doigts…
Tu écartes les jambes, tu plies les genoux, tu lèves un peu la tête en tendant le cou, les yeux fermés. De tes deux mains tu t'écartèles comme un fruit que tu livres au jet tiède de la douche et tu t'épanouies comme une fleur exotique. Tu te croyais seule, mais tu n'es pas surprise lorsque ma langue vient se joindre à tes doigts… lorsque t'agrippant j'ouvre tes fesses, lorsque me redressant je viens te manger les seins et la bouche et que, sur ton ventre, se dresse mon pieu conquérant…
Tu t'en saisis, tu l'étires et le masses. Glissant de mousse il t'échappe et tu le reprends, tu en fais ta chose, ton butin, ton sceptre, ton bâton de plaisir. Tu le conduis vers ta grotte marine, l'enfiles pour ne plus le perdre, t'y empales… Et tu ondules, tu ondules, tu ondules...
L'appel de la gimblette
Elisabeth, tout le monde l'appelait Babou lorsque je l'ai rencontrée... Alors je l'ai appelée Babou. Comme tout le monde ! C'était assez surprenant d'ailleurs, dans le cadre de relations très sérieuses et strictement professionnelles. Enfin, quand je dis strictement professionnelles, les relations, je veux parler du début. Parce qu'après bien sûr...
"Après", ça commence à l'occasion d'une visite au Louvre. Pourquoi y étions-nous ?
Sa passion pour l'histoire de l'art, la peinture, les "frivolités" du 18ème siècle, je ne sais plus trop et c'est en tout bien tout honneur que nous déambulions gravement dans les galeries silencieuses jusqu'à ce que nous nous trouvions, dans l'aile Sully, devant quelques Fragonard dont elle me dit alors toute son admiration.
- Mais c'est terriblement érotique, lui dis-je, feignant de découvrir...
- Je ne vous le fais pas dire !
Elle me tirait par le bras d'une toile à l'autre, s'exclamant, s'enflammant presque ; et pour être sûr de ne pas la perdre je posai ma main sur sa taille, comme pour me laisser guider par ses mouvements...
- Cette jeune fille qui joue avec son chien, c'est...
- Et "Le feu aux poudres" ! Regardez... Regardez ! Ne dirait-on pas que ce petit angelot consume sa torche au sein brûlant de l'innocente enfant ? Et cette tache blonde, là, au creux du pubis, à votre avis ??
- C'est... c'est en effet très troublant...
Ce qui était plus troublant encore, c'était le contact de sa chair sous ma paume à travers sa robe, la chaleur qui en irradiait, le mouvement infime de ses muscles et l'impression que c'était elle, soudain, qui s'appuyait sur ma main et non l'inverse tandis qu'elle me décrivait les détails les plus croustillants... Et les scènes équivoques qu'évoquaient ces peintures, prenaient un tout autre sens, alimentant ma tentation : j'y voyais Babou elle-même, cuisses nues, la chemise en désordre et le feu aux joues s'abandonnant à quelques plaisirs solitaires...
- Vous allez vous moquer de moi, me dit-elle tout à trac en rougissant un peu : vous contemplez ces tableaux en même temps que moi, et j'ai l'impression que vous me regardez par le trou de la serrure !
Elle se détourna vivement vers une toile...
- Décidément, ça me plaît beaucoup !
- Quoi donc ? Les cuisses de cette jeune personne ou le fait que je vous regarde par le trou de la serrure ?
- Devinez...
Il existe deux versions au moins sur le thème de la jeune fille jouant avec son chien, toutes deux datant de 1768 et portant parfois le nom de "La Gimblette"... Point de gimblette pourtant sur l'oeuvre ci-dessus alors que dans une position différente, et tout à fait intéressante, la jeune fille présente une gimblette (un biscuit !) à son chien qu'elle maintient entre ses pieds... Métaphore de la tentation qu'éprouve aussi le spectateur de découvrir ce qui n'est ici que suggéré, impossible à atteindre. Déclinaison à l'infini du voyeurisme qu'évoque cette porte entr'ouverte, en haut du tableau à gauche... L'autre version ? Eh bien la voici :
... Et puisque nous ne sommes ici jamais avares de précisions sur les symboles, faut-il préciser que la gimblette se présente comme un petit anneau rebondi muni en son milieu d'un charmant petit trou ? Sacré Fragonard, va !!
Sondage : résultats et commentaires
Histoire de faire le point sur cette affaire de sondage particulièrement sensible en ces temps de crise, voici résumés les résultats que chacun peut vérifier d'ailleurs en cliquant là où il faut...
Il appert donc clairement que ce que l'on veut voir dans ce blog ce sont :
- premièrement les récits d'histoires véridiques...
- deuxièmement, des photos de l'Eronaute (ben oui, de moi)
- ensuite (mais pas loin), des photos de mes amies
- loin derrière, des histoires imaginaires...
Pour le détail des suggestions qui m'ont été faites en privé je ne vous dis qu'une chose : c'est pas piqué des hannetons - certain(e)s se sont un peu lâché(e)s - et je ne suis pas sûr de pouvoir satisfaire toutes les demandes ! Quoique bon...
Autrement dit, vous êtes tou(te)s des voyeurs invétéré(e)s !
Ah, quelle joyeuse bande d'heureux coquins sommes-nous !!
... Allez, zou ! Je vais écrire et plonger dans mes photos...
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Sondage...
Je suis curieux...
Mais vous aussi !
Retour au bureau : les Voeux
- Bonjour, bonne année !
(Dis-donc, tu es en beauté toi ce matin... Et sexy avec ça...)
- Oh, c'est vrai... Tous mes vœux ! On se fait la bise ?
(Ahhh, te voilà, toi... Mmmm)
- Avec plaisir...
(C'est ça. Viens là que je te frôle les seins, l'air de rien...)
- Allez ! Quatre, c'est la coutume...
(Je vais me coller contre lui, pour voir...)
- Je vous souhaite des tas de bonnes choses.
(Wahou ! ce qu'elle peut sentir bon ce matin...)
- Et moi également. Vous avez passé de bonnes fêtes ?
(Mmm... J'adore le creux de son cou, si je pouvais...)
- Excellentes. Et votre famille, ça va ?
(Est-ce qu'au moins ton connard de mari, a réussi à te faire grimper aux rideaux, hein ?)
- A merveille. Et votre épouse ?
(Je suis au moins aussi bien qu'elle, non ? Et chaude en plus... Ça ne te viendrait pas à l'idée de...)
- Ca va, ça va. Merci... Elle est restée chez sa mère quelques jours...
(Et d'ailleurs, je ne sais pas trop quoi faire ce soir, tu vois... Je pourrais te montrer mes estampes japonaises et toi tes dentelles...)
- Ah vous allez vous sentir bien seul ! Célibataire en somme !
(Je suis sûre que c'est un coup magistral, ce mec... Et cette façon de regarder mes seins... Ça m'électrise !)
- Je vais bien trouver à m'occuper...
(Mais dis-donc, t'as pas de soutif toi !)
- Oh je m'en doute. Vous semblez tellement... heu, créatif !
(Et au lit, tu es créatif aussi, non ? Parce que je pourrais t'inspirer...)
- N'exagérons rien...
(Et peut-être pas de culotte non plus... Putain, j'ai une de ces envies de te passer la main au cul, moi...)
- Vous êtes trop modeste ! Vous allez bien trouver le moyen de lever quelques petites...
- Pardon ?
- ... de trouver quelques petites idées !
(Oups ! Je me demande bien à quoi il pense là...)
- Ma foi... Eh bien écoutez... Ravi de cette rencontre. Si on allait travailler ?
(Si on allait dans un coin sombre plutôt, que je te trousse dans les archives par exemple, au milieu des cartons, hein ? Oui, bon... Faut pas rêver non plus... Je me demande si elle n'est pas un peu frigide cette nana...)
- Ce serait plus sage en effet... Allez, une bise encore : ce n'est pas tous les jours le Nouvel An n'est-ce pas ? Hi hi...
(Si tu savais l'envie que j'ai de sentir ta grosse queue contre mon ventre, rien que d'y penser... Tiens, ça me fait mouiller... Allez viens... Mmmm... Mais... mais... Tu bandes ! Ah ben dis-donc, il t'en faut peu, mon salaud...)
- Et encore tous mes vœux...
(Désespérant... Même pas un frémissement...)
2012
Allez donc savoir ce qui se cache sous 2012 !! ...
Bonne Année à tous...
Curiosité
Tu sais quoi ?
L'un des plus beaux défis philosophiques et existentiels à la fois, c'est à coup sûr de regarder par la fenêtre et de se voir passer dans la rue !
J'ai essayé... Je te jure. Physiquement je veux dire : me poster à la fenêtre, regarder, sortir, passer... Eh bien, ce n'est pas si simple ! Non, non, ce n'est pas une question de rapidité. C'est juste une question de regard. Dans la rue, je jette un œil vers la fenêtre : je n'y suis plus évidemment. Pourquoi ? Mais parce que je regarde de dehors, justement.
J'ai donc tenté une autre approche.
Je suis à la fenêtre, je regarde, je sors, je passe mais je m'abstiens de jeter un œil vers la fenêtre. Et ça marche : je ne me vois pas regarder mais je sens bien qu'on me regarde... Tu sais, ce petit picotement dans le dos, juste entre les deux épaules... Terrible comme sensation. Terrible...
Et à la fenêtre, me dis-tu ? Si je me suis vu passer dans la rue ?
Eh bien non... Mais ça ne prouve rien : je sors tellement vite que je n'ai pas le temps de voir, bien sûr...
Quelle question !!
Bête à poils
Paraît que les peaux, les fourrures, tout ça, c'est plus trop à la mode parce qu'écologie et espèces en voie de disparition obligent... A bien y réfléchir, on pourrait se demander s'il vaut mieux polluer en fabriquant du synthétique à base de pétrole ou sacrifier quelques bestioles !
Allez... je rigole ! C'est juste pour trouver une introduction à ce billet. En fait, j'ai une vraie fascination pour la fourrure. Et c'est sexuel, je le dis tout net. Ça confine carrément au fantasme (pratiquement inassouvi soit dit en passant, parce qu'au prix où est le beurre c'est pas demain la veille que je vais me vautrer dans des peaux de bêtes à poils – ou dans des peaux de bêtes, virgule, à poil) ; je suppose que c'est mon côté féminin qui s'exprime là, puisqu'il paraît que ce sont les femmes qui aiment les fourrures... Ce qui fait d'ailleurs (suivez mon raisonnement) que lorsqu'il m'est arrivé – rarement il est vrai - de faire un brin de causette à une femme sur une peau de loup, c'était très étrange : si elle était un peu bi, elle avait l'impression de se trouver à la fois avec moi et avec une copine et si elle ne l'était pas, elle vivait une première expérience homo... Et chacun sait que l'homo est un loup pour l'homme. Alors pour la femme, vous n'avez pas idée ! En plus, moi – c'est vrai je suis un peu obsédé – je ne peux pas voir une fourrure sans penser toison*... Et je ne peux pas voir une toison, féminine s'entend, sans éprouver l'envie d'y fourrer les doigts dedans... Donc, le brin de causette sur fourrure est généralement explosif !
Bref... La fourrure c'est un machin étonnant. Plein de sens, de symboles, de sensations et tout et tout ! Ça vous chatouille les endroits les plus sensibles : le nez, les testicules, les neurones, les seins, l'imagination... Ça donne envie de toucher, de frôler, d'effleurer, de... Fourrure, c'est un vieux mot (fuere) qui désignait autrefois ce qu'on glissait à l'intérieur de n'importe quel truc pour le rendre plus douillet ! De là est venu le verbe : fourrer ! Mais on ne fourre pas nécessairement tout avec de la fourrure, voyez-vous ? On peut d'ailleurs fourrer son nez dans les affaires des autres, se fourrer le doigt dans l'œil (et l'œil n'est pas toujours ce qu'on croit... un peu d'imagination que diable !), on peut se fourrer dans le pétrin qui n'est pas un endroit très confortable, on peut aussi se faire fourrer, équivalent de se faire avoir ou de se faire b... Vous voyez bien qu'on y revient !
Et vous voudriez que je renonce à mes fantasmes de fourrure pour un dérivé de pétrole ? Non mais, ça va pas la tête !
* Et moi qui suis quasiment glabre !! Pas étonnant que je fasse comme Jason...
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